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Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, parcours de fils, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, sa conférence de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, fils Avis sur le boycotter des musiciens du Congo Par les combattants ...

 17/11/2014, Fin d'Ebola en RD Congo. RFI

Bonne nouvelle dans la Lutte contre Ebola:. Les autorites de la République démocratique du Congo announcent samedi la fin de l'Épidémie sur leur Territoire déclarée fin août en RDC.

Le Ministre congolais de la Santé Félix Kabange Numbi a announcé samedi la fin de l'Épidémie, 42 jours après l'enregistrement du dernier malade, Soit deux la Période d'incubation

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

 Il ya du sang  Dans Mon portable et ma télévision, est Ce que je viens de découvrir En regardant non reportage ancien de Canal Plus Datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, NOTAMMENT le coltan, par Les multinationales occidentales. Le coltan Est Un minerai entrant Dans la composition de Nombreux Composants électroniques Que l'sur Retrouvé Dans Les portables, les Télévisions, les armes, les missiles, .... VOICI LA LISTE DES 85 mises Multinationales (ci-dessous) de en cause par L 'ONU DANS LE pillage de la RDC et financement indirect de la guerre civile à l'est.

lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

Vie de Renégat: 

MALU MALU cheikfitanews

En RD Congo, l'église désavoue Malu Malu l'abbé. (RFI) L'abbé Apollinaire Malu Malu was désavoué par l'Eglise catholique. La conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Réunie samedi CE 29 juin 2012, non Demande des sanctions canoniques. Contre lui le Prêtre AVAIT ETE Reconduit Il ya PEU Choix à la Tête de la commission électorale. Malu Malu PRDE, les premiers ministres de la MINISTRES MINISTRES MINISTRES DANS Temps de l'ONU, fils poste de directeur général de l ' Institut panafricain Cardinal Martino. La CENCO request also aux Fidèles et aux «  Les Les Les Les Les hommes de bonne volonté  »d'être Prêts à faire Échec à Toute manœuvre de la modification de la Constitution. Source de RFI

1. Partant, Le Cas de M. l'Abbé Apollinaire Malumalu, prêtre du Diocèse de Butembo-Beni Qui a OptE D'Oeuvrer Au Sein De La CENI Sérums Pris en CHARGEUR Fils nominale Evêque Sie appliquera Fils Un endroit les sanctions canoniques Qui s 'imposent.
1.Peinés par le CAS très regrettable de l'engagement de M. l'Abbé Malumalu à la CENI, les Evêques de la CENCO l'Ontario, Verser Une partie de Leur, Demis de sa Fonction de directeur général de l 'Institut panafricain Cardinal Martino (IPCM).
1.CE CAS déplorable de Donné aux Evêques de la CENCO Membres, l'Opportunité d'exhorter et de RAPPELER à tous les ecclésiastiques (Prêtres, religieux et religieuses) la noblesse de Leur identité Dans l 'église et l «impératif d'honorer SES EXIGENCES Dans leur Vie et Leur ministère. (Extrait de la CENCO communiqué)

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 08:45

Samedi 8 août 2015 à partir de la porte de Namur à Bruxelles, des combattants organisent une marche pour dénoncer :
Le dialogue UDPS-Kabila,
La division des provinces et la mascarade d’élections qui s’en suivra avec  objectif caché, le parachutage des membres du PPRD  à la tête des 21 nouvelles provinces,
La tentative d’étouffer l’affaire de la fosse commune de Maluku, véritable boulet attaché aux piedsde monsieur Joseph Kabila,
Selon les organisateurs, Joseph Mbeka et Patrick Tshibangu, le dialogue UDPS-Kabila n’est qu’un jeu de dupe comme l’ont été par le passé, la table ronde de Bruxelles, la conférence nationale souveraine, le dialogue de Sun city. À toutes ces occasions, c’est le peuple qui a été floué.
Les organisateurs insistent sur le pouvoir et la force des marches. Dans le passé, ce sont de telles actions qui ont permis à des grands hommes comme Gandhi ou Martin Luther King de se faire entendre et de gagner leurs combats.
Les organisateurs en appellent à la fin de la distraction avec le pseudo-combat sur Internet par des clics. Cela n’a eu comme résultat que la division au sein du mouvement des combattants.
La marche débutera à 13h30 avec comme point de chute, le rondpoint Schuman en face des institutions de l’Union Européennes

Bruxelles, le 30 juillet 2015

Cheik FITA



illustration: début d'une marche des Congolais à la Porte de Namur. Photo d'archives (cheikfitanews)

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 08:56

Dans un (nouveau) calendrier publié mardi 28 juillet 2015, la CENI, commission électorale nationale indépendante de la RD Congo, a programmé en date du 6 octobre 2016 des élections pour les gouverneurs de nouvelles provinces.

Mais dans un calendrier publié le 12 février 2015, la CENI avait déjà annoncé l’élection des gouverneurs de nouvelles provinces pour le 31 janvier 2016.

Ainsi, les gouverneurs fantoches élus début octobre ne dirigeront que durant moins de 120 jours. Et les 21 nouvelles provinces auront droit à des élections  de gouverneurs dans l’intervalle de trois mois.

Comme selon la constitution, les gouverneurs sont élus pour 5 ans, les aventuriers élus le 6 octobre, accepteront-ils de céder la place aux nouveaux venus, ou resteront-ils gouverneurs jusque 2021 ?

Et les gouverneurs à élire le 31 janvier 2016, quel sera leur sort ?

C’est à se demander :

  • Si les membres de la CENI travaillent avec un revolver sous la tempe,
  • Ou s’ils sont tellement corrompus, que pour l’ argent leur a fait tourner la tête au point de descendre la culottejusqu’aux chevilles.

La CENI confirme son mode de navigation à vue et son total mépris du Congolais, en faisant chevaucher son processus biaisé avec celui publié précédemment en février 2015 pour les élections provinciales sur toute l’étendue de la république.

Situation totalement ubuesque et triste déchéance des "politichiens " congolais.

Voici le nouveau calendrier pour la parodie d’élections afin d’élire des pseudo-gouverneurs:

Du 24 juillet au 21 août 2015: Dépôt des candidatures auprès de la ‘représentation provinciale de la CENI ;

• Du 22 août au 26 août 2015: Retrait, ajout ou substitution des candidatures ;

• Du 27 août au 10 septembre 2015: Transmission des dossiers physiques des candidats au Bureau de la CENI et délibération ;

• Le 11 septembre 2015: Publication de la liste des candidatures recevables et non recevables par la CENI ;

• Du 12 septembre au 14 septembre 2015: Dépôt des recours en contestation des listes des candidatures à la Cour d’appel;

• Du 15 septembre au 21 septembre 2015: Traitement des contentieux des candidatures par la Cour d’Appel;

• Le 22 septembre 2015: Publication de la liste définitive des candidats par la CENI ;

• Du 22 septembre au 1er octobre 2015: Accréditation des témoins, des observateurs et des journalistes aux Secrétariats Exécutifs Provinciaux de la CENI de chaque nouvelle province ;

• Du 02 octobre au 04 octobre 2015: Campagne électorale;

• Le 06 octobre 2015: -Election des Gouverneur et Vice-gouverneur par les Députés provinciaux; -Publication des résultats provisoires par la CENI ;

• Du 07 octobre au 14 octobre 2015: Dépôt des recours en contestation des résultats devant la Cour d’Appel;

• Du 15 octobre au 21 octobre 2015: Traitement des contentieux des résultats par la Cour d’appel;

• Le 22 octobre 2015: Publication des résultats définitifs par la Cour d’Appel.

 

Bruxelles, le 29 juillet 2015

Cheik FITA 

Illustration: Ubu Roi d'Alfred Jerry et le logo de la CENI

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 20:24

Ils ont dû grimacer en écoutant le discours de Barack Obama à l’Union Africaine, tous ces Présidents africains qui ont consommé leurs deux mandats constitutionnels et qui cherchent à se cramponner.

Les phrases de Barack Obama prononcées le 28 juillet 2015 à Addis-Abeba sonnaient comme des gifles :

 « La démocratie en Afrique est menacée par les dirigeants qui refusent de quitter le pouvoir. »

« L’union africaine doit pousser les présidents à respecter la fin de leurs mandats et leurs constitutions »

« Je ne comprends pas pourquoi les gens s’acharnent à s’accrocher au pouvoir »

«Quand un dirigeant politique essaie de changer les règles pour rester au pouvoir , comme au Burundi, c'est une source de troubles »

« L’Afrique doit éradiquer le cancer de la corruption »

« Le progrès en Afrique dépend de la démocratie et de la mise en place d’élections libres »

Ecoutez la vidéo.

CDB

28.07.2015

 

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 08:21

Dans sa volonté désespérée de se maintenir au pouvoir, le régime de monsieur Joseph Kabila tente actuellement une trouvaille : contrôler la territoriale. Comment ? En mettant en place des gouverneurs-fantoches dans les nouvelles provinces, « gouverneurs » qui seront en temps utile, le relai fidèle de tout ce qui se mijotera au sommet de l’état.

Deux institutions sont caporalisées pour cela :

  • Les députés provinciaux dont le mandat avait couru de 2007 à 2012 et qui se cramponnent toujours, profitant de la distraction du peuple congolais,
  • La CENI entérinée le 7 juin 2013 par l’assemblée nationale. Pour rappel, voici sa composition :

Le Bureau de la CENI avec six membres

Président                      : Apollinaire Malu-Malu (Société civile, Nord-Kivu),

Vice-président               : André Mpungwe (PPRD/Majorité, Katanga),

Rapporteur                    : Jean-Pierre Kalamba (UDPS Opposition, Kasaï-Occidental),

Rapporteur adjoint        : Onésime Kukatu (Palu/Majorité, Bandundu),

Questeur                       : Mme Chantal Ngoyi Tshite Wetshi (MSR Majorité, Kasaï- Oriental)

Questeur adjoint           : Micheline Bie Bongenge (MLC/Opposition, Equateur).

L’Assemblée plénière de la CENI, organe de contrôle et d’orientation où les décisions sont délibérées. En plus des six membres du bureau, elle est composée de :

Mme Marie Desanges Keta Lokondjo (AFDC/Majorité, Province Orientale),

Benjamin Ban-gala Basila                (ARC/Majorité, Province Orientale).

Mme Elodie Ntamuzinda                  (société civile/ADDF, Sud-Kivu),

Gustave Omba                                 (UNC/Opposition, Maniema),

Jean- Baptiste Ndundu                             (Société civile/CDCE, Bas-Congo)

Kaputu Ngombo                               (GPLDS/Opposition)

Ngangwele Augustin                        (CCU/Majorité, Kinshasa)

Peut-on avoir confiance en ces gens ?

En acceptant d’organiser les élections des gouverneurs-fantoches des nouvelles provinces, la CENI vient d’être caporalisée, et ces membres eux, viennent de se disqualifier définitivement et avec eux, les associations ou partis dont  ils sont issus, dont ceux qui se disent de l’opposition ( UDPS-Badibanga, MLC, UNC), et qui gardent un silence complice autour de ces manœuvres actuelles du clan kabiliste.

Il ne sera pas étonnant de voir, en véritables aventuriers politiques, des membres de ces partis briguer le poste de gouverneur-fantoche dans différentes nouvelles provinces, alors qu’au même moment, ils ont déposé des candidatures pour les provinciales d’octobre 2015 d’où devraient être issus des vrais gouverneurs de toutes les provinces.

Ce comportement s’appelle de la duplicité, une véritable trahison du peuple.

 

Bruxelles, le 28 juillet 2015

Cheik FITA

 

CENI de la RD Congo progressivement caporalisée, qui en sont membres ?

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 07:47

2015 et 2016 sont deux années déterminantes durant lesquelles le peuple congolais sera obligatoirement appelé aux urnes afin qu’il se choisisse ses représentants à tous les niveaux. Comment éviter la mésaventure de 2011 ?

Depuis février 2015, la plateforme AMSC-RD Congo met progressivement en place son réseau tant à l’extérieur du pays qu’en RD Congo pour observer les élections en RD Congo, collecter les résultats, les compiler rapidement et les rendre publiques.

Telle est la mission que s’est assignée la plateforme AMSC-RD Congo, « antenne monde de la société civile de la RD Congo ».

 À cet effet, La plateforme AMSC-RD Congo porte à la connaissance des Congolaises et Congolais vivant en Europe, en Amérique, en Afrique du Sud et dans les pays émergeants, qu’elle invite toutes les Congolaises et tous les Congolais vivant  à l’étranger à la rejoindre et à devenir ainsi un membre actif du changement en RD Congo. Avec un effectif de 500 Congolais de  l’étranger et 70.000 au pays, il sera impossible que l’expression du peuple souverain dans les urnes, soit volée.

Le hold-up électoral de novembre 2011 n’aurait pu avoir lieu s’il existait une structure de la société civile congolaise, en synergie avec les Congolais vivant à l’étranger, capable non seulement de mobiliser le peuple pour qu’on ne lui vole pas ses élections, mais capable aussi de recueillir les preuves des résultats des urnes de tous les bureaux de vote.

La plateforme AMSC-RD Congo qui fonctionne en mode collégial à tous les niveaux a décidé de parer à cette insuffisance.

2015 et 2016, c’est un rendez-vous à ne pas manquer.

Rejoignez-nous en envoyant un  mail à :

contact@antennemondesocietecivile-rdcongo.com

Plus d’information, visitez le site : http://www.antennemondesocietecivile-rdcongo.com/

Organigramme de la plateforme AMSC-RD Congo

 

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 09:36

Alors qu’elle doit organiser les élections provinciales le 25 octobre 2015 pour toute la République Démocratique du Congo, par la bouche de son rapporteur, monsieur Jean Pierre Kalamba Mulumba Ngalula, la CENI, commission électorale nationale indépendante a décidé d’organiser le 31 août 2015, des élections de gouverneurs pour les nouvelles provinces.

La publication des résultats définitifs par la Cour d’Appel est prévue pour le 17 septembre 2015.

Depuis le 24 juillet, il est permis à tout congolais (tout aventurier) qui le souhaite, de déposer sa candidature pour devenir gouverneur ou vice-gouverneur d’une de ces nouvelles provinces.

Il s’agit des provinces suivantes :

Kwango, Kwilu et Maï-Ndombe pour l’ex-province de Bandundu;

Equateur, Mongala, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi et Tshuapa pour l’ex-province de l’Equateur;

Kasaï et Kasaï central pour l’ex-province du Kasaï occidental;

Kasaï Oriental, Lomami et Sankuru pour l’ex-province du Kasaï Oriental;

Haut Lomami, Haut Katanga, Lualaba et Tanganyka pour l’ex-province du Katanga Bas-Uele, Haut Uele, Ituri et Tshopo pour l’ex-province Orientale.

Point n’est nécessaire de le rappeler, les soi-disant « nouveaux » députés provinciaux n’ont pas qualité, d’abord parce qu’ils avaient été élus pour les anciennes provinces, ensuite et surtout, parce que leur mandat a déjà expiré depuis 2012. En pareil cas dans le pouvoir exécutif, on parlerait d’expédier les affaires courantes. Et élire un gouverneur n’est pas une affaire courante !

La CENI programme l’élection des gouverneurs le 31 août 2015. Et curieusement, sur son calendrier électoral encore en vigueur, le 31 janvier 2016, soit à peine cinq mois après, la CENI a prévu d’autres élections des gouverneurs !

A quel calendrier croire ?

Ce chevauchement de calendrier n’est-il pas une véritable ânerie digne des républiques bananières ?

En décidant d’organiser ce simulacre d’élections à la va-vite, la CENI a-t-elle agi d’une façon toute indépendante ou a-t-elle obéi à des injonctions ?

Etaler sur la place publique pareilles niaiseries est-ce avoir du respect pour le peuple congolais ou est-ce une façon pour la CENI et ses maîtres à penser de prendre tous les Congolais pour des imbéciles, des demeurés ?

 

Bruxelles, le 26 juillet 2015

Cheik FITA

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 12:51

Le samedi 8 août 2015 au passage 44 de Bruxelles sera organisée une matinée politique à laquelle est convié monsieur Étienne Tshisekedi, président du parti politique congolais, UDPS, Union pour la Démocratie et le Progrès Social.

L’initiative a été prise par un groupe de combattants suite à la cacophonie qui règne dans leur mouvement consécutivement à la décision de monsieur Tshisekedi de dialoguer avec le régime de Kabila.

Lors du hold-up électoral  qui avait permis à monsieur Joseph Kabila de se  cramponner au pouvoir pour cinq ans, les congolais à travers le monde entier avaient manifesté durant des mois contre cette imposture. Le mouvement des combattants était le fer de lance de cette contestation, vouant aux gémonies « l’autorité morale » du PPRD.

Pour les combattants, dialoguer avec le clan Kabila est une véritable trahison.

D’autre part, l’UDPS est un parti politique qui a pour ambition d’accéder au pouvoir via les urnes. Or, en 2011 Joseph Kabila avait étalé sa mauvaise foi en bourrant les urnes et en caporalisant la CENI, commission électorale nationale indépendante. Pour les élections de 2015-2016 dont monsieur Kabila est exclu, ce dernier peut-il subitement devenir de bonne foi ? Doit-on le laisser régenter le processus électoral sans un minimum de précautions sous prétexte qu’on ne peut dialoguer avec son clan ? Les accords d’Addis-Abeba et des résolutions de l’ONU proposant un dialogue, l’UDPS devrait-elle refuser et se radicaliser ? Pour quelle stratégie alors afin d’accéder au pouvoir ?

Enfin comme conséquence de cette grande cacophonie chez les combattants, c’est l’émiettement du mouvement. Une aubaine pour le  clan Kabila qui peut continuer dans ses stratégies de phagocyter les institutions dans l’espoir d’y trouver une formule magique permettant à Joseph Kabila de se cramponner au pouvoir une fois de plus.

En tant que pierre angulaire de la dynamique du changement, Étienne Tshisekedi a donc été invité à venir s’adresser à tous, frustrés, déçus, fidèles ou simple curieux, soucieux d'un avenir meilleur pour la RD Congo.

 

Bruxelles, le 25 juillet 2015

Cheik FITA 

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 08:51

 

Jeudi 23 juillet 2015 en soirée a eu lieu l’installation de la fédération Benelux du parti politique congolais « Emergence ». La manifestation a eu lieu à la maison culturelle flamande « Kuumba » au 35, rue de la paix au quartier Matonge. Après la présentation du projet politique du parti par son président Paul Makela, il y a eu un long échange avec l’auditoire. Durant celle-ci, à une question de la presse, Paul Makela a détaillé les objectifs de leur jeune parti :

Pour les prochaines provinciales, « Emergence » a déposé deux listes à Kinshasa et une liste à Kisangani.

« Emergence » ambitionne  avoir des ministres provinciaux et des membres dans les bureaux des assemblées provinciales.

Lors des élections locales, le parti espère obtenir des conseillers urbains, diriger quelques deux ou trois mairies ainsi qu’avoir dix à vingt bourgmestres pour des communes dites  d’«émergences ».

Pour les législatives le parti met la barre à quinze députés, trois ministres, et des PDG dans les entreprises

Quelle est actuellement la position politique du parti ?

« La RD Congo a une constitution qui limite les mandats. Cela doit être respecté.

Après les élections, ils ne pourront pas se mettre en alliance avec ceux qui martyrisent le peuple. »

Que pense leur parti du balayage du système politique actuel ? «  Le peuple peut le faire, la constitution lui donne le pouvoir. »

C’est à l’issue de cette échange que les représentants du parti au Benelux ont été présentés  avec comme :

Secrétaire fédéral : Tshotsho Bokito

Ligue des jeunes : Serge Omombo

Ligue des femmes : Nelly Mbuyu

Quelques postes restent encore à pourvoir et appel a été lancé aux membres et adhérents.

Bruxelles, le 25 juillet 2015

Cheik FITA

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 08:59

Au point 48 de son calendrier électoral du 12 février 2015, la CENI, commission électorale nationale indépendante de la RD Congo avait prévu des élections provinciales, municipales, urbaines et locales en date du 25 octobre 2015.

Les élections urbaines, municipales et locales n’auront plus lieu. Les provinciales sont tout aussi hypothétiques à cette date là.

La CENI n’ose pas diffuser cette information, mais sera bien contrainte de le faire pour la raison suivante :

Avant le jour du scrutin, il existe un certain nombre de tâches que la CENI doit exécuter. Il se fait qu’à la date du vendredi 24 juillet 2015, la CENI n’a pas été en mesure de réaliser ses propres points précédents les élections. Les voici  et ce que la CENI y avait prévu:

Point 20.

Du 26 mai au 15 juin 2015

 Ouverture des bureaux réception et traitement des candidatures, retrait des formulaires, dépôt et traitement des dossiers des candidats conseillers des communes et des secteurs/chefferies.

Point 23

Du 21 juin au 10 juillet

 La transmission des données des candidats conseillers de communes et des secteurs/chefferies et délibération par l’assemblée plénière de la CENI,

Point 24

11 juillet 

Publication des listes provisoires des candidats conseillers de communes et des secteurs/chefferies

Point 26

13 juillet au 23 juillet

Contentieux des candidatures (dépôt et traitement des recours) des candidats conseillers de communes et des secteurs/chefferies

Point 28

28 juillet

Publication des listes définitives des candidats conseillers de communes et des secteurs/chefferies

Et le calendrier de la CENI a donc deux mois de retard.

La CENI est dans l’obligation d’informer le peuple congolais sur :

- Les raisons du retard,  

- La manière non seulement dont elle compte rattraper ce retard et proposer un nouveau calendrier.

Quid des élections provinciales ?

Au point 30, en date du 25 août 2015, il est prévu la publication des listes définitives des électeurs par circonscription, centre de vote et bureau de vote.

Or, depuis 2011, la CENI n’a plus procédé à l’enrôlement des nouveaux électeurs, tout en supprimant ceux qui sont décédés, ont changé de résidence ou ont quitté le pays.

Cet enrôlement n’a toujours pas commencé !

La CENI est ainsi totalement déboussolée, et les jours s’égrènent un à un.

Incompétence ? Mauvaise foi ? Ou les deux ? Le peuple congolais a droit à des explications.

 

Bruxelles, le 24 juillet 2015

Cheik FITA

RD Congo: la CENI perd la boussole, pas d’élections urbaines, municipales et locales le 25 octobre 2015

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 09:15

Depuis un temps, lors du discours prononcé à l’occasion de la fête nationale de leurs pays,  les ambassadeurs des pays occidentaux gratifient l’auditoire de propos que le pouvoir de Kinshasa gobe très difficilement.

Le mardi 21 juillet 2015, une semaine après l’ambassadeur de France, c’était au tour de monsieur Michel LASTSCHENKO, Ambassadeur de la Belgique de se livrer à cet exercice quelque peu acrobatique : ne pas froisser le pays hôte tout en ne pratiquant pas la langue de bois.

La meilleure technique ? De petites piques par-ci par-là, savamment calées entre des propos (un peu trop) aimables.

Bon diplomate, l’ambassadeur de Belgique a commencé son discours par des salutations dans les quatre langues nationales de la RD Congo :

« Bamama, Batata, Bandeko,  Mbote !... » Et il a terminé sa communication par un tonitruant : «  Je lève aussi mon verre à la santé de S.E Le Président Joseph Kabila Kabange et à la santé de LL MM le Roi et la Reine ».

Entre les deux bouts, a-t-il abordé la situation  du processus électoral chaotique congolais ? A-t-il osé faire allusion à la fuite en avant du régime avec ses tentatives désespérées de s’accrocher au pouvoir, la violation de la constitution ? As-t-il parlé du nécessaire consensus via un dialogue pour de bonnes élections ?

Dans le discours ci-dessous, nous avons  mis en gras, ce minimum qui ne pouvait pas ne pas être dit.

En passant, il a confirmé que Le Roi venait de donner son agrément pour  la venue en Belgique de Dominique Kilufia, comme nouvel ambassadeur de la RD Congo.

Bruxelles, le 23 juillet 2015

Cheik FITA

Photo. Michel Lastschenko, ambassadeur de la Belgique en RD Congo avec Henri Mova Sakani, ancien ambassadeur de la RD Congo en Belgique. source: page facebook  ambassade de RD Congo à Bruxelles

Document.

Discours de Mr Michel Lastschenko, ambassadeur du Royaume de Belgique en RD Congo. Mardi 21 juillet 2015

Excellence Monsieur le Représentant du Chef de l’Etat,

Eminence Monsieur le Cardinal,

Honorable  Présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques et de Coopération , chers collègues

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,

Monsieur le Procureur de la République près la Cour Constitutionnelle

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres

Messieurs les Gouverneurs

Honorables membres de l’Assemblée Nationale, du Sénat et du Conseil économique et Social,

Messieurs les Présidents des Cours et Tribunaux, messieurs les magistrats,

Messieurs les Officiers Généraux et officiers supérieurs

Messeigneurs les Evêques et prélats

Mesdames et Messieurs les représentants des Provinces

Mesdames et Messieurs  membres du Corps diplomatiques et consulaires

Mesdames et Messieurs les Bourgmestres

Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités

Liebe Landsleute

Chers compatriotes

Beste landgenoten

Chers amis 

Bamama, Batata, Bandeko,  Mbote !

Tozali na esengo ndenge boye mingi mpe toyambi bino epayi na biso. Soki ezalaki bolingo na bino te, feti oyo ya ba noko (belge) nde ekokaki kozala lolenge oyo te. Na yango natombeli bino boyeyi malamu, mpe tosepela elongo. Merci mingi bandeko. 

Bamama, Batata, Bampangi na munu,

Nkonso yi mvu, Mono na Nkento ya munu, beto kele na kiesse ya koyamba beno na inzo ya beto mpene pene na nzadi,  yayi kele inzo ya beno.

Muke na kutonda beno.

Ba Tatu  ne ba Mamu mioyo yenu bonso

Bua bualu bua Difesto dia dipanda dietu, mema ne mwena kuanyi tudji ne disanka dikole bua ku nuleja dinanga dia ditunga dia mwana wa bena belge kunudi; tuasakidila wa bungi kunudji nenu bonso.

Njambo Kwa wote

Tunafurahi sana kwa kuwapokea.

Kinshasa ina unganisha wa congomani wote kutoka mashariki, mangaribi, kaskazini, kussini.

Aksanti! Karibu kwa wote sana.

Mijn echtgenote en ik verheugen ons ten zeerste U vanavond welkom te heten in de tuin van de  Belgische Residentie. Het is in 2015 de derde keer dat wij het genoegen  hebben U te ontvangen  voor onze Nationale Feestdag, een tijd van vreugde en gezelligheid, een tijd ook om in het warme Kinshasa in gedachten even bij onze families en vrienden in het moederland te vertoeven.  Wij willen in het bijzonder vanavond  welkom heten aan onze landgenote, Mevrouw Hilde Jacques die vandaag haar verjaardag viert .

Mon épouse, les membres de l’Ambassade de Belgique et moi , sommes particulièrement heureux de vous accueillir dans ce jardin pour la fête nationale. Le 21 juillet est partout dans le monde une fête qui réunit tous les Belges et les amis de la Belgique, et c’est sans doute à Kinshasa, que cette manifestation répond le mieux à cet objectif d’amitié et de fraternité.  Nous célébrons cette année le 184e anniversaire de la prestation de serment de notre premier roi, le Roi Léopold 1er , l’occasion aussi d’adresser à LL MM  le Roi et la Reine  un hommage respectueux, puis nous  fêtons aujourd’hui le 2e anniversaire de la prestation du Roi Philippe  comme Roi des Belges.

Qu’il me soit permis de remercier l’artiste congolais Isaac Mondele , qui est parmi nous ce soir, et qui vient d’offrir à l’ambassade ce très beau portrait du Roi, un portrait qui accueillera désormais tous les visiteurs  de la résidence. Cher Isaac Mondele je ne manquerai pas d’informer S. M. le Roi et le Ministre belge des Affaires étrangères du geste plus qu’aimable et généreux que constitue le don de cette très belle œuvre d’art.

 Le grand avantage de la saison sèche à Kinshasa est évidement qu’il ne pleut pas. Pour les Belges l’avantage de ces journées de saison sèche est que le ciel est souvent gris, un peu menaçant, nous donnant vraiment l’impression avec la douce chaleur de la nuit  que nous sommes bien à Bruxelles un 21 juillet, nous interrogeant avec une sorte d’inquiétude joyeuse s’il pleuvra ce soir ou pas. C’est cette situation climatique particulière qui fait que la réception dans ce jardin nous donne tant à penser à Bruxelles en ce moment-même où débute une soirée où la bière coulera à flot, où des cornets de frites ou de crème glacée feront la joie des petits et des grands. Je voudrais remercier les différentes entreprises qui sont associées à cet évènement, mais en particulier remercier le Centre Wallonie Bruxelles pour son appui logistique et le Ministère belge de la Défense sans lequel nous ne serions pas en mesure chaque année de vous faire goûter quelques bières qui font la renommée de notre pays

 Excellences,

Mesdames et Messieurs

 L’écrivain congolais Fiston Mwanza Mujila, qui vit et travaille en Autriche  écrit dans le très beau récit poétique qu’il a publié il y a deux ans déjà, qu’en saison sèche à Kinshasa «  le fleuve s’ennuie à longueur de journée….sans savoir trop pourquoi », sans savoir sans doute qu’il est une métaphore de la vie, que les eaux que nous voyons le jour et nous imaginons s’écouler la nuit ,sont des peuples, des foules, des nations et des langues ,tant l’immense Congo porte en lui des espérances et des défis, apparemment contradictoires , mais en fait unis par cette grandiose et puissante voie fluviale, l’une des plus importantes au monde avec le Nil, l’Amazone, le Gange , l’Euphrate et le Fleuve jaune.

Je songeais à ces fleuves lointains , à ces différents courants légendaires , à travers leurs cheminements,  leurs bifurcations, leurs méandres , leurs empierrement ou ensablement parfois, en songeant aussi au monde qui est le nôtre en cette deuxième décennie du siècle,  à cette violence aussi partout présente aujourd’hui  – au Congo aussi malheureusement-, à toutes ces nations au Proche et  au Moyen Orient, en Afrique du Nord, en Afrique sahélienne, en Afrique de l’Est , en Asie, qui sont sinon déchirées par la guerre du moins en proie à des violences barbares, à l’Europe aussi , que la désunion guète parfois et qui n’échappe pas  - qui n’échappe plus- aux actes les plus désespérés et les plus sanglants, le monde comme le fleuve donc, comme son histoire qui est, pour reprendre à nouveau ce qu’écrivait Fiston Mwanza Mujila «  une blessure aiguë et simultanée, une blessure sale, une espèce de cadavre gonflé et à la fois concassé » 

Nous venons de célébrer il y a trois semaines le 55e anniversaire de l’Indépendance de la République démocratique du Congo, un anniversaire qui compte dans la vie d’une nation , d’autant plus que le pays se trouve au centre du continent, cette Afrique , qui malgré les drames qui la marquent et la martyrisent , est le continent , qui selon les plus grands experts économiques internationaux, est en passe de devenir , est d’ailleurs devenu après le spectaculaire développement de l’Asie depuis l’an 2000, le continent dont la croissance économique est la plus remarquable au monde.

 Est-ce à dire que la République démocratique du Congo est définitivement sortie de la prophétie du malheur qui faisait dire il y a des décennies, au lendemain des indépendances, que l’Afrique noire était mal partie,   sans doute non.  Pas encore.

 Mais il est certain que malgré des analyses sur son développement et sur ses orientations qui restent toujours valables à bien des égards , l’Afrique a changé ses paradigmes de développement, est redevenue une terre de promesses  et d’opportunités économiques, même si l’on doit constater , particulièrement en République démocratique du Congo que la croissance n’est pas suffisamment inclusive, que nos investissements périclitent trop souvent , que l’enthousiasme est trop souvent aussi  absent lorsque l’on évoque avec des industriels et financiers européens les opportunités présentes dans ce vaste pays.

J’y reviendrai

Nous vivons dans un monde où la réalité, la vérité d’un pays est de plus en plus difficile à saisir, malgré la vitesse de l’information, malgré la télévision ou internet qui nous font vivre l’évènement en direct. Mais parfois, trop souvent en fait, sans prendre le recul de la réflexion. Car ce qui est visible et apparent ne nous dit pas forcément grand-chose de ce qui se passe de façon moins visible.   Je reviens à ma métaphore du fleuve. Lorsque je le regarde chaque matin, il semble couler de façon lisse et régulière. Mais je ne sais rien des courants contradictoires qui le traversent sous la surface, même si j’en devine la force. Ce qui est paradoxal, ce qui fait la difficulté de nos analyses, des décisions politiques que nous recommandons à nos gouvernements, où des questions économiques et financières que des hommes d’affaires installés en Afrique sont appelés à trancher, est que l’Afrique comme tout autre continent est animée de mouvements de fonds contradictoires. Où est le lien entre la montée en puissance politique et économique des femmes et la progression d’un islam radical et en vérité tronqué dans son enseignement, dont on voit tous les jours les ravages, notamment au Nigeria ou au Cameroun ?  Comment concilier l’importance d’internet dans des pays où un modernisme,  que rien n’arrêtera,  cohabite avec des archaïsmes traditionnels qui échappent à toute rationalité occidentale ? La politique, la religion, l’économie , l’écologie , ont toutes leur place dans cette Afrique en marche, mais elles se développent, me semble-t-il,  selon des logiques et même avec des programmes logiciels  qui semblent échapper à toute cohérence, qui se heurtent les uns aux autres, et dont la conséquence  visible   paraît être  une grande confusion, alors que ce chaos apparent trouve sans doute un point d’équilibre quelque part. Malheureusement aussi ces tensions sont causes d’injustices, de spoliations, de violences diverses, comme si pour créer ce point d’équilibre il fallait passer par la loi de la jungle, la loi du plus fort.  C’est ce que nous disent les malheureux réfugiés d’Afrique qui s’échouent sur nos plages, au terme de traversées dont les dangers et les risques témoignent de la violence et de la misère que ces hommes, femmes et enfants tentent de fuir.

 Pour le diplomate européen, curieux des évolutions, il y a une interrogation ; comment interpréter l’affirmation nouvelle de  cette souveraineté  voulue par l’Afrique comment comprendre  cette appropriation de son destin   , de ses moyens et de ses ressources économiques , de cette volonté  d’un avenir radieux, alors que la corruption persiste et se développe même, alors que la misère s’aggrave parfois pour de larges couches de la population même si la pauvreté diminue dans son ensemble,   alors que le réel envol économique est encore trop souvent perturbé par les vents contraires que sont ces vielles pratiques prédatrices de la richesse nationale ?  C’est un défi que de comprendre tout ceci, d’essayer de comprendre l’Afrique  de comprendre sa logique si souvent irrévérencieuse à l’égard de nos schémas européens, toujours perturbante en fait.  Le danger qui nous guette à cet égard est une absence de vigilance, une absence d’attention. Il nous faut désormais nous battre non seulement pour le développement économique et social de l’Afrique, pour son épanouissement politique et démocratique , mais aussi lutter contre une sorte d’inquiétant glissement insidieux de nos opinions publiques et donc à terme de nos dirigeants politiques et leaders d’opinion , vers une sorte de placidité , d’acceptation de ce qui pourra advenir dans ces pays qui nous paraissent trop souvent négligés par leur propre gouvernements.

 Excellences

Mesdames et Messieurs

Chers amis

Avec les Congolais, nous nous sommes félicités et réjouis le 30 juin dernier du 55e anniversaire de l’Indépendance. Cette célébration nous a permis de revenir sur le chemin parcouru depuis 1960, un chemin parcouru ensemble mais souvent aussi de façon séparée.  Cette différenciation s’explique naturellement par les bouleversements et les transformations radicales ou subtiles qu’ont connus nos deux pays sur le plan institutionnel, politique, économique et social. Mais un cheminement commun aussi, car malgré les soubresauts dans nos relations, les brouilles et les réconciliations, jamais le lien entre Bruxelles et Kinshasa n’a été rompu.  Même lorsque le ciel se couvrait de nuages, même lorsque l’orage grondait entre nos capitales et que nous tremblions sous le tonnerre, nous sommes toujours revenus l’un à l’autre, poussés par des aspirations communes et les liens indicibles qui unissent nos populations, quelles que soient les difficultés. Nos échanges restent riches et nos contacts sont permanents à tous les niveaux, plus fervents et fertiles peut-être qu’ils s’éloignent du pouvoir et touchent le cœur des gens.

Je suis personnellement convaincu que nous ne pouvons pas nous contenter de cette situation. Le climat est serein certes, mais nous devons être les bergers des nuages, les regrouper, les disperser avant qu’ils ne décident de virer à l’orage.  Des groupes de jeunes gens en Belgique et en République démocratique du Congo – je pense au groupe du Vendredi à Bruxelles, à Génération Congo à Kinshasa , à l’association Filimbi – injustement poursuivie selon moi- s’interrogent sur les moyens d’améliorer nos relations, sur la nécessité d’inventer des liens nouveaux  reposant sur l’expertise, l’expérience et l’imagination de chacun. La question n’est pas de se demander uniquement ce que Bruxelles peut apporter à Kinshasa, mais aussi de comprendre que la Belgique peut beaucoup apprendre de l’expérience et des idées qui voient le jour et sont mises en œuvre en République Démocratique du Congo.  L’une d’elle , paradoxalement , est qu’il faudrait renoncer à nos programmes traditionnels de coopération bilatérale, mais tout axer sur la promotion et le développement du secteur privé, créateur d’emplois , un secteur privé dont les exigences de qualité  forceront les autorités et le secteur informel à améliorer   les niveaux de formations professionnelles et d’éducation en général , un secteur privé dynamique qui serait  à son tour le vivier de nouvelles initiatives, la nécessaire dimension supplémentaire indispensable pour le développement du secteur bancaire et du crédit,  et surtout le vecteur de changements profonds de mentalité

 J’évoquais il y a quelques instants les difficultés que nous rencontrions à convaincre des investisseurs à s’établir ici.  Chaque année pourtant nous organisons des missions économiques importantes tant à Kinshasa et dans d‘autres villes du pays,  qu’en Belgique. Dans quelques semaines le Ministre régional wallon de l’Economie Monsieur Jean Claude  Marcourt  sera à Kinshasa à la tête d’une nouvelle mission économique regroupant une quarantaine d’entreprises, et non des moindres, dont, -  je l’espère vivement-,  quelques entrepreneurs. Courageux. Car il faut en effet un certain courage, une patience réelle et une capacité de résistance non dénuée d’humour pour se lancer dans les affaires en République démocratique du Congo, notamment parce que nonobstant de nombreuses promesses, la convention pour la prévention de la double imposition signée entre la Belgique et la République démocratique du Congo n’est toujours pas complètement mise en œuvre ici, et parce que la convention pour la protection mutuelle des investissements, pourtant signée il y a plusieurs années, n’a toujours pas été ratifiée par le parlement congolais .

 Excellences

Honorables, Mesdames et Messieurs

Chers amis,

Toute cette problématique dépasse en fait les problèmes rencontrés par des entrepreneurs étrangers, mais se rapporte, me semble-t-il , à la question centrale de la mise en œuvre et du respect du contrat social entre les gouvernants et les citoyens , à la question de la mise en œuvre et du respect de l’Etat de droit .

 Malgré des efforts et des progrès en ce domaine la perception du monde  persiste, selon laquelle ces principes fondamentaux de la bonne gouvernance ne sont pas encore  établis ou ne sont pas suffisamment respectés en République démocratique du Congo,   comme subsiste aussi la peur, malgré les mesures prises par le gouvernement,   d’un Etat trop souvent perçu comme impuissant pour résister aux prédateurs de ses propres richesses.  Ces perceptions constituent un lourd handicap pour le développement socio-économique du pays. Car si les investisseurs ne se précipitent pas dans ce pays de cocagne  que devrait être en principe la République démocratique du Congo, c’est que nous n’arrivons pas ensemble, Congolais et expatriés vivant ici, gouvernement et diplomates, à les convaincre d’avoir confiance en l’avenir. De nouveaux bâtiments publics sont construits  , comme le splendide hôtel du gouvernement inauguré hier par le Chef de l’Etat sur le boulevard du 30 Juin, de nouvelles routes,  de nouvelles écoles, de nouveaux dispensaires médicaux, sont construits et planifiés comme le sont également   la réhabilitation de centrales électriques existantes ou la construction de nouvelles . Ces projets concrets sont certes une priorité du gouvernement et des provinces, mais l’impression qui domine est que ces efforts sont insuffisants et ne changent pas la physionomie mentale du pays,  que ce qui compte est moins le travail, l’honnêteté et la volonté de promouvoir le bien commun, que la recherche par une minorité  d’avantages personnels et la protection de leurs intérêts privés

Et ce qui complique évidement cette défiance mutuelle sont ces conflits locaux,  destructeurs et mortifères pour les populations concernées, des conflits qui sont toutefois,  sinon insignifiants,   du moins peu importants,  pour la stabilité du pays à l’échelle du continent qu’est la République démocratique du Congo.  Ces guerres locales sont pourtant  suffisamment  perturbatrices  que pour amplifier la méfiance internationale, d’autant plus qu’un accord simple sur le respect par toutes les parties concernées des Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies  et des dispositions de nombreux accords, dont l’Accord cadre d’Addis Abeba devraient permettre de régler rapidement  ce qui paraît parfois être une situation maintenue en état pour les besoins de je ne sais quelle cause.   J’ajouterai donc ma voix à toutes celles qui plaident pour un rétablissement rapide et sans conditions des relations de coopération entre le gouvernement et la MONUSCO dans tous ses domaines de compétences.

Excellences,

Honorables,

Mesdames et Messieurs,

Il est certain que 55 ans après l’indépendance,  le temps des leçons sur les vertus de la démocratie, de l’Etat de droit, du respect absolu des droits de l’homme n’est plus de mise.  La Belgique s’inscrit en tout cas dans cette vision du respect absolu de la souveraineté nationale des autres Etats du monde. Nous sommes parfaitement en mesure de comprendre que chaque Etat a ses propres conceptions de la vie en société, de ce compromis que sont  finalement le contrat social et la démocratie. Nous ne sommes pas suffisamment naïfs de croire que la démocratie est la réponse à tous les maux. Les questions de stabilité, de  consolidation des institutions comptent aussi. Mais je  crois  fermement toutefois, qu’au-delà de ces dimensions de l’Etat, dès lors qu’il se prétend démocratique il faut finalement faire confiance au peuple.  A travers l’histoire des peuples, les questions des passations de pouvoir,  y compris même des successions monarchique, ont toujours été, à moins de déboucher sur des violences incontrôlées, le fruit d’un consensus national, d’un dialogue ouvert et transparent, respectueux de tous et surtout respectueux des règles du jeu et des dispositions constitutionnelles   .  Nous nous félicitons que les consultations politiques menées pour l’instant à l’initiative du Chef de l’Etat démontrent une volonté claire de régler les questions politiques et sociétales du pays de manière consensuelle. Je suis persuadé que ce dialogue indispensable serait favorisé par des mesures de confiance appropriées et unilatérales, y compris en faveur de certaines personnes détenus,  dont plusieurs pourraient jouer un rôle positif pour le pays,  comme les Concertations nationales l’avaient demandé.  Nous sommes prêts en Belgique, avec nos partenaires européens et d’autres membres de la communauté internationale, je n’en doute pas, à contribuer au bon déroulement du processus électoral, dès lors qu’il sera appuyé par l’ensemble de la population et répondra aux exigences de transparence et d’équité que requiert partout dans le monde un tel exercice démocratique.

Beste  landgenoten, chers compatriotes

Ik ben U allen dankbaar voor het werk dat U in de Democratische Republiek Congo uitvoert, voor uw engagement en uw gedrevenheid. Votre travail ici , à Kinshasa mais aussi à travers le pays, est non seulement un témoignage de votre foi personnelle en l’avenir du pays, mais aussi un signal fort, montrant qu’au-delà de l’ambassade et des discours officiels, la Belgique reste active ici et entend le rester pour un meilleur développement du pays. Soyez fiers de ce que vous représentez, soyez en aussi dignes,  car le comportement personnel de chacun répond à une exigence morale générale , et se reflète en bien ou en mal dans l’image que se forment de la Belgique nos amis congolais . Ik moet U niet uitleggen dat de toekomstige maanden bijzonder belangrijk zullen zijn voor de toekomst van het land. Aarzelt dan nooit beroep te doen op de Ambassade , en op mijzelf persoonlijk, blijft eerlijk en voorzichtig in uw gedrag, hebt vertrouwen in het leven en in de toekomst .

Je voudrais profiter de cette fête du 21 juillet pour dire à nouveau à quel point nous sommes tous heureux à l’ambassade de servir notre pays et  la coopération bilatérale entre la Belgique et la République démocratique du Congo dans ce très beau et très accueillant pays. L’année prochaine, à l’automne, nous espérons pouvoir vous accueillir pour l’inauguration de notre nouvelle ambassade

Notre fête cette année, ce soir, est l’occasion de remercier mes collaborateurs – en particulier évidement mon assistante personnelle,  Katleen De Vos qui,  avec mon épouse, Catherine  veille à ce que notre ambassade et notre maison restent ouvertes à tous et servent aux mieux les intérêts du Royaume. Qu’il me soit permis toutefois, avant de clôturer mon propos de saluer et de rendre hommage à cette dizaine de collaborateurs qui nous ont quitté cet été ou partiront dans les jours qui viennent vers Bruxelles ou d’autres horizons. Je veux en particulier saluer Thomas Stevens, Conseiller politique qui nous quitte au bout de quatre ans, et qui mériterait bien, tant il connaît la vie politique congolaise d’être nommé Ministre, député ou sénateur honoraire.  Comme me le disait un parlementaire ce soir encore, avec le départ de Thomas, le Palais du Peuple ne sera plus le même. Salutations aussi et remerciements à  Ruth Osisi, Nela Bogavac, Frank Rysselinck et Paul Legrand de la section consulaire,  à Anthony Charles du département administratif et immobilier , à Eric Willemaers et Koen Van Acoleyn  de la section de coopération, à Bart Uyttendaele, Directeur adjoint de la CTB,   à Mario Verleye, Guy Vanuytrecht et Eric Pigneur  des services de l’Attaché de Défense Je salue enfin Mme Marianne Lemarchand, Présidente du Conseil d’Administration du Lycée Prince de Liège qui quittera très bientôt Kinshasa . 

Nous vous remercions pour votre engagement, regretterons votre absence, et vous souhaitons à vous et à vos familles,  le meilleur pour l’avenir. 

Je remercie aussi l’Ambassadeur Henri Mova qui vient de quitter ses fonctions à Bruxelles pour assumer un difficile et prestigieux mandat politique à Kinshasa, et souhaite le bienvenu à Bruxelles à S. E l’Ambassadeur Dominique Kilufia à qui S. M le Roi vient de donner son agrément

 Excellences

Honorables

Mesdames et Messieurs

Chers Amis

Il ne sert à rien de se mêler d’un débat auquel l’on n’est pas invité.  Le débat politique congolais est un débat entre Congolais. Mais notre silence  si on nous l’impose ne voudra pas dire notre indifférence, et ce retrait, cette discrétion  ne nous empêcheront pas de croire et d’affirmer que les principes et les valeurs incarnés par la Constitution de 2006 sont des principes honorables, équilibrés et justes, suffisamment forts et stables que pour permettre la consolidation de l’Etat à travers et au-delà des échéances électorales.   Nous sommes conscients aussi que notre responsabilité s’arrête à nos conseils, et que le libre arbitre de ceux que nous n’arriverons pas à convaincre est aussi respectable que le nôtre. Il faut pouvoir accepter les limites de notre pouvoir de persuasion , accepter notre impuissance , et laisser nos interlocuteurs prendre seuls leur destins en main , si telle est leur destinée et s’ils en acceptent les conséquences. Je suis convaincu qu’il est important lorsque que l’on assume des mandats politiques ou des responsabilités de gouvernement d’avoir toujours à l’esprit cette réflexion du philosophe et théologien Paul Ricoeur selon laquelle « nous ne sommes libres pour et avec autrui que  dans des institutions justes » 

Je me garderais  donc de donner d’autres conseils.  Comme l’écrit Fiston Mwanza Mujila  - dont le livre  «  Le fleuve dans le ventre » m’accompagne depuis des mois-,   « le fleuve Congo n’entérinera pas de sitôt son troisième âge. Quoi qu’il arrive, quoi  qu’il adviendra, il demeure et demeurera beau, flexible, rageur et provocant » telle les générations futures, les enfants de ce pays et du monde entier, traversant nos nuits et nous menant de  l’océan des rêves  à l’accomplissement de leurs espérances

Je vous invite, à lever votre verre au bonheur, à la prospérité et à l’harmonie de la République démocratique du Congo et de la nation congolaise, au bonheur, à la prospérité  et à l’harmonie du Royaume de Belgique. Je lève aussi mon verre à la santé de S.E Le Président Joseph Kabila Kabange et à la santé de LL MM le Roi et la Reine.

Je vous remercie.

 

 

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Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews

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RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

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à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

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