Malgré les promesses de dialogue, les organisations syndicales ne constatent pas de réelle volonté de concertation. C’est pourquoi elles ont décidé de commun accord de maintenir le préavis de grève.
Sont actuellement visés :
L'INFO en ligne des CONGOLAIS DE BELGIQUE
Des centaines de congolais de Belgique se sont retrouvés le samedi 28 janvier 2012 entre 14h et 18h00 à Anvers pour un sit-in contre le pillage de la RD Congo, et à Bruxelles, contre le hold-up électoral de monsieur Kabila.
Anvers, halte aux minerais de sang
À Anvers, la manifestation a consisté en un sit-in pour dénoncer les multinationales qui s’enrichissent dans la production d’appareils de communication dont une des composantes provient de la RD Congo : le coltan.
Problème, ce minerai est non seulement exploité et vendu illégalement, mais dans sa chaîne de production, des congolaises sont victimes de viols et d’assassinats de la part des groupes armés qui pullulent dans le coin. Ces multinationales sont ainsi des alliés dans l’ombre des ennemis du peuple congolais.
Symboliquement, des appareils de communication et de musique ont été cassés et détruits. Des CD et DVD de certains musiciens sont également passés à la casse.
Plusieurs de ces musiciens, par cupidité ont soutenu le Président sortant aux élections passées. Conséquence pour eux, embargo indéfini.
Bruxelles, rancune contre la RTBF
À Bruxelles, c’est une marche qui a eu lieu avec comme point de départ, la gare du Nord et point de chute, le palais de justice.
Avant que la marche ne commence, notre confrère Bernard Lepla de la RTBF et son équipe arrivent.
Un groupe de manifestants s’opposent à leur présence et éconduisent les confrères. Raisons ? Le traitement de l’information de la RD Congo serait pro-Kabiliste sur leur chaîne.
Les journalistes ne désarmeront pas pour autant. Durant longtemps, ils essaieront de couvrir la marche.
Le parcours de la marche offrait une grande visibilité : Place Rogier, gare centrale, Mont des Arts et enfin palais de justice. Durant le parcours, plusieurs belges voulaient connaître la raison de la marche. Des manifestants expliquaient volontiers la situation en RD Congo qui se résumait en ceci:
« Il y a eu en RD Congo une élection présidentielle qui a été remportée par monsieur Etienne Tshisekedi, le candidat de l’opposition. Le Président sortant, conscient de son bilan négatif a pris le devant en mettant en place une véritable machine à fraude. Malheureusement, le gouvernement belge soutient le fraudeur ! »
Durant les derniers six cents mètres, sur l’avenue royale, les manifestants marcheront en silence, bouche scotchée, pour illustrer le silence assourdissant de la communauté internationale face à la tragédie congolaise.
Il sied de signaler la présence d'une délégation venue d'Allemagne.
Député Laurent Louis, star
Devant le palais de justice, les organisateurs remercieront les manifestants pour l’affluence et la discipline.
Parole sera donnée à un invité d’honneur : le député fédéral Laurent Louis, président du MLD. Il était dans la marche du début à la fin.
De Kabila, Laurent Louis dira qu’il est aux abois avec comme porte de sortie, la fuite, ses soutiens extérieurs l’ayant lâché.
Il fustigera le comportement de la classe politique belge face au problème congolais, et le manque de courage de la Belgique pour reconnaître l’exploitation du Congo durant des décennies.
Devenu populaire dans la communauté congolaise depuis son intervention tonitruante au parlement face au ministre des affaires étrangères, le député sera très applaudi.
Police discrète
À 17h30, la manifestation se dispersera dans le calme.
La police aura été très discrète, presqu’invisible, à part quelques agents en civil et ceux qui réglaient la circulation aux carrefours.
Congolais vivant à l’étranger, debout
Deux mois après les élections, la mobilisation contre le hold-up électoral de Kabila n’a pas faibli dans la communauté congolaise de l’étranger. D’autres marches sont prévues un peu partout : Mechelen, Berlin, Bruxelles….
Objectif : le départ de Joseph Kabila du pouvoir.
Cheik Fita
Bruxelles, le 28 janvier 2012
RESUME VIDEO
Jean-Claude Vuemba, député élu de Kasangulu est en séjour en Europe depuis quelques semaines, en compagnie d’autres membres de l’opposition.
Il a accepté de se prêter à nos questions sur la situation politique congolaise : des élections qui, au lieu de clarifier la situation politique, ont par contre brouillé les cartes, et plongé le pays dans une crise politique dont la sortie est incertaine.
Dans un style direct sans langue de bois, il fustige l’arnaque politique opérée par le camp du Président sortant.
Pour monsieur Vuemba, selon la loi électorale, les fraudeurs doivent être sanctionnés, disqualifiés.
À Kinshasa la capitale par exemple, il est impensable que l’ex-majorité présidentielle face jeu égal avec l’opposition comme le publie la CENI pour la Funa par exemple.
Au cours de la tournée qu’ils effectuent, les membres de l’opposition ont rencontré plusieurs personnalités politiques dans plusieurs pays.
Vu l’ampleur de la fraude, deux solutions restent : ou le recomptage des voix, ou l’organisation d’un deuxième tour pour la présidentielle.
Sinon ?
Et au vu de son impopularité, ce serait un rêve pour monsieur Kabila d’espérer encore régner en RD Congo.
Pour terminer, le député de Kasangulu a lancé un message à tous les Congolais de descendre dans la rue le 16 février prochain.
L’impérium doit progressivement aller vers celui qui a la légitimité : Étienne Tshisekedi.
Bruxelles, le 27 janvier 2012
Cheik Fita
A Monsieur Didier REYNDERS
Ministre des Affaires étrangères
Rue des Petits Carmes 15, 1000 Bruxelles
Objet : Le Cri d’Alarme d’un prêtre congolais
à Monsieur Didier REYNDERS Excellence Monsieur le ministre,
Je suis prêtre congolais de l’Eglise Catholique travaillant à Bruxelles qui ai choisi la Belgique comme patrie. C’est avec des larmes aux yeux et avec une très grande tristesse que je viens vous adresser cette lettre pour vous exprimer les mécontentements de la plupart des Congolais résidant sur le territoire belge.
Avec une attention particulière, nous suivons vos différentes déclarations soit au Parlement soit dans les médias, depuis que vous êtes ministre des Affaires étrangères, sur la situation qui prévaut actuellement en RD Congo.
Vous êtes, avec tant d’autres, citoyens d’un pays de droit, d’une société démocratique, qui se réfère à chaque circonstance à la constitution et aux lois belges pour résoudre tout problème qui se pose dans la société. Et vous particulièrement, cela figure dans le texte du serment que vous avez prêté devant Sa Majesté le Roi
Puis-je vous rappeler que, pour les élections en RD Congo, existe une loi Electorale qui est considérée comme le garde-fou du processus électoral. Cette loi électorale stipule dans ces articles ci-après :
Art 89 Est puni d’une servitude pénale principale de six mois à cinq ans et d’une amende de 100 000 à 500 000 Francs Congolais :
1. Toute personne qui soustrait des bulletins ou pose des actes susceptibles de fausser les résultats du vote ;
2. Tout membre de la Commission électorale nationale indépendante ou de sa représentation locale qui facilite la fraude au cours du déroulement des opérations locales. Il est, en outre, puni de la déchéance de ses droits politiques pendant une période de six ans
Art 95 Est puni d’une servitude pénale principale de cinq ans et d’une amende de 100 000 à 500 000 Francs Congolais ou de l’une de ces peines seulement quiconque :
1. falsifie le relevé du dépouillement ou le procès verbal des opérations électorales ;
2. détruit sciemment un bulletin de vote avant la fin des délais de contestation de l’élection. Il est, en outre, privé de ses droits politiques pour une durée de six ans.
Art 96 La contrefaçon des bulletins de vote est puni de mêmes peines que le faux en écritures, conformément au code pénal.
Puis-je vous rappeler que vous êtes Ministre d’un pays de l’Union européenne, qui a déployé des observateurs au Congo pour les élections du 28 novembre 2011. Dans son rapport, la mission de l’Union européenne écrit entre autres ceci au sujet de la falsification des résultats des élections au Congo: « La procédure de compilation des résultats au niveau des CLCR devait être garantie par plusieurs garde-fous, notamment, la présence des témoins des candidats/partis politiques à toutes les étapes de la compilation, leurs signatures de la fiche de compilation et du procès verbal ainsi que l’affichage public des résultats agrégés au niveau du territoire(article n°70 de la loi électorale). Cette dernière étape a connu plusieurs entorses qui obligent à poser la question de la crédibilité des résultats de plusieurs CLCR. Les procédures ont été jugées peu transparentes par les observateurs et les observatrices de la MOE UE au Katanga, dans le Sud-Kivu, à Kinshasa et dans la province Orientale où plusieurs des candidats/partis politiques et observateurs ont été empêchés d’observer l’ensemble des étapes de la compilation. Enfin, en contradiction avec la loi électorale, le bureau de la CENI a demandé à plusieurs CLCR de ne pas afficher immédiatement les résultats de la compilation mais de les envoyer d’abord au siège de la CENI afin de réaliser un contrôle de cohérence. Les observateurs ont été témoins de cette entorse à la loi à Goma, Mbandaka, Mbanza-Ngungu, Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi. »
Ce n’est pas tout. La MOE UE note encore : « par ailleurs les résultats provisoires restent caractérisés par un manque de transparence. Si la CENI a finalement publié des résultats détaillés par bureau de vote, ils ne comprennent pas le cas des procès-verbaux de chaque BV établis à la fin du dépouillement. Ces résultats ne reprennent que la saisie informatisée des PV, réalisée au sein des CLCR, parfois sans témoins. Plusieurs résultats de PV rendus publics le soir du dépouillement et observés par nos équipes sur le terrain notamment à Lubumbashi, ne correspondent pas avec ceux publiés par la CENI. »
Excellence Monsieur le ministre,
Vous avez été le premier à reconnaître cette vérité de votre mission d’observation quand vous avez regretté que la cour suprême de justice congolaise n’ait pas examiné sereinement et profondément la requête introduite par Monsieur Vital kamerhe. Aujourd’hui, vous soutenez la thèse invraisemblable que toutes les entorses faites à plusieurs étapes, et la falsification des résultats, et la disparition des fiches originales des résultats, n’ont pas changé l’ordre d’arrivée !
C’est une très une grande surprise pour le peuple congolais. René Descartes n’était ni africain ni
congolais. Pourtant,
son syllogisme que nous avons appris disait que lorsque les prémisses sont
fausses, la conclusion l’est automatiquement. Comment expliquer que pour les résultats qui manquent de transparence dans leur procédure de publication (la falsification des PV et la disparition des
fiches originales des résultats), l’ordre d’arrivée des candidats soit évalué vrai ? Comment expliquer que la conclusion soit vraie avec des
prémisses fausses ? Cet ordre d’arrivée dont vous parlez, c’est par rapport à quoi ? Est-ce par rapport à un vainqueur prédéfini par votre famille politique le MR ? Si on s’en tient
à la loi électorale telle que nous l’avons évoquée ci-haut, logiquement parlant, avant de parler de l’ordre d’arrivée, on devrait d’abord sanctionner pénalement tous
ceux qui ont contribué à la falsification avérée des résultats.
Excellence Monsieur le Ministre, Je pense que le vrai ordre d’arrivée, c’est le respect de la volonté du peuple congolais. Laurent Gbagbo a été délogé par la force, parce qu’il n’avait pas respecté la volonté des Ivoiriens, malgré sa prestation de serment. Kadhafi a été tué parce que, disait-on, il était dictateur et il ne respectait pas la volonté du peuple libyen. La Communauté Internationale, dont la Belgique, avait largué son artillerie la plus lourde pour se débarrasser de lui parce qu’elle voulait le bien du peuple libyen. Comment expliquer que vous, qui prônez la démocratie et l’Etat de droit, vous ne puissiez pas respecter et écouter le peuple congolais, qui aspire aussi à la justice, à la démocratie, et au bien-être comme tous les peuples de la terre. Comment expliquer que vous, qui prônez la transparence dans la gestion de la chose publique, la moralité dans la vie politique, la rectitude et l’honnêteté, vous puissiez encore soutenir des tricheurs et des fraudeurs ?
Pensez-vous que le peuple congolais ne mérite pas aussi une certaine dignité et un certain respect dans son autodétermination et dans ses aspirations les plus profondes? Lors d’un de ses voyages en Afrique, le président français, Nicolas Sarkozy avait dit que « les Africains ne sont pas encore entrés dans l’histoire. » Aujourd’hui que nous voulons nous frayer notre route pour entrer dans cette histoire par la grande porte, pourquoi vous ne voulez pas nous faciliter la tâche ? Quel intérêt la Belgique a-t-elle d’avoir un Congo faible et mal gouverné ? Croyez-vous qu’un Congo bien portant ne constituerait pas aussi une garantie pour les intérêts de la Belgique ? Croyez-vous qu’un Congo dirigé par Etienne Tshisekedi serait un Congo fermé, sans contact avec le Nord dont la Belgique ? Croyez-vous qu’un Congo dirigé par Tshisekedi n’aura pas besoin de la technologie de pointe et de l’expertise de la Belgique ou des hommes d’affaires belges ?
Je sais très bien que la situation de la RDCongo est une histoire des gros sous, avec des multinationales qui tirent les ficelles dans l’ombre. Cependant, en tant que prêtre, je viens faire appel à votre conscience de chrétien, car vous l’êtes.. Je viens faire appel à votre sens de père de famille, car, vous avez aussi des enfants qui ont du sang et de l’eau dans leurs corps. Voyez que les enfants congolais veulent aussi jouir de la vie comme vos quatre enfants à Liège. Les femmes congolaises veulent aussi jouir de la vie comme votre épouse à Liège. Les familles congolaises veulent aussi jouir de la vie comme votre famille à Liège.
J’en appelle à votre conscience. Je vous prie de voir l’intérêt du peuple congolais et non les intérêts d’une personne ou d’un groupe de personnes. Vous êtes libre d’entretenir vos relations personnelles avec qui que ce soit, mais cela ne doit pas être au détriment de tout un peuple.
De quel peuple congolais parlez-vous, Monsieur le Ministre, à travers toutes vos déclarations ? S’agit-il vraiment dece peuple qui manifeste à Washington, à Londres, à Tel-Aviv, à Séoul, à Paris, à Bruxelles, à Anvers, à Leuven, à Zaventem, à Rome, en Australie ou d’un autre peuple congolais imaginaire, que, vous seul et Joseph Kabila connaissez ? Le peuple congolais ne se retrouve pas dans ce peuple dont vous parlez. Au pays, il est bâillonné. Il a peur de manifester à cause de la sauvage répression qui s’ensuivrait, et vous le savez très bien.
Ces Congolais qui manifestent aujourd’hui à travers le monde, croyez-vous qu’ils sont tous partisans de l’UDPS ou d’Etienne Tshisekedi ? Croyez-vous que ce sont des voyous ? Croyez-vous que ce sont des opportunistes ? J’ose vous dire que NON. C’est un peuple qui en a marre avec des tueries, des enlèvements, de l’impunité, de la pauvreté grandissante qui ne cessent de croître en RDCongo malgré ses innombrables potentialités. Le peuple congolais s’est mis debout pour dire NON aux tricheurs et aux fraudeurs. Il veut tenter une autre expérience, comme l’a fait le peuple belge en 1999 afin que les libéraux accèdent au pouvoir. Comme disent les Evêques congolais dans leur dernière déclaration sur les élections : « on ne dirige pas un pays par défi. » Il est pratiquement impossible de « diriger un pays contre la volonté populaire », dit la Mémoire de la Révolution française.
En 2006, je vous avais adressé une correspondance à travers laquelle, je me plaignais des différentes violations des droits de l’homme en RDCongo et vous me répondiez en ces termes : « Je tiens à vous assurer sur le fait, que lors de mes contacts officiels avec les représentants congolais, j’insiste systématiquement sur la préoccupation des autorités belges de voir se développer en République Démocratique du Congo , comme dans d’autres Etats de la région, un Etat de droit respectueux des droits de l’homme et des valeurs démocratiques. Soyez assuré que je poursuivrai dans cette voie. » (Cfr réponse du 06 07 2006, références CABFIN/DR/CG). Où en sommes-nous aujourd’hui, après 11 ans de pouvoir de Joseph Kabila ?Où en sommes-nous avec la démocratie ? Où en sommes-nous aujourd’hui, après 50 ans d’indépendance nominale ? Est-il normal qu’après 50 ans d’indépendance, les Congolais soient en retard de 50 ans en matière de développement ?
Comment est-il possible que vous continuiez toujours à défendre avec force un tel régime ? Est-ce que ce que vous défendez aujourd’hui en RDC correspond aux valeurs démocratiques auxquelles vous croyez ? Existe-il deux démocraties ? Une à l’africaine et une autre à l’européenne ? Croyez-vous qu’il n’y a que le peuple hongrois qui mérite du respect ? Pendant que je vous écris cette lettre, ce 23 janvier, on vient de m’apprendre de Kinshasa que deux étudiants viennent d’être tués au niveau du rond-point Ngaba par des mercenaires recrutés par Joseph Kabila. Ils ont été tués parce qu’ils voulaient se rendre à la résidence du Président Etienne Tshisekedi.
Comme homme politique, l’histoire que vous écrivez vous poursuivra toujours, en bien ou en mal. Et le jugement de cette histoire sera très sévère. Un proverbe congolais dit : « Ce n’est pas le jour où tu manges le crapaud que tu auras la gale. » Pour dire que les résultats des actes que nous posons aujourd’hui nous suivent d’éternité en éternité, même si vous n’arrivez pas à voir personnellement les fruits de ce que vous semez aujourd’hui contre les Congolais, vos enfants, les enfants de vos enfants le sauront. En vous mettant aujourd’hui du côté des affameurs et des tueurs du peuple congolais à cause de petits intérêts matériels, vous devez savoir que même vos petits-enfants, arrières-petits enfants en payeront le prix tôt ou tard.
Lorsque, je rends visite aux personnes âgées dans des maisons de repos, on me présente de temps en temps certaines personnes qui ont eu beaucoup d’argent dans leur vie. Ce qui est frappant cependant, c’est de constater que ces personnages sont obligés aujourd’hui de rester dans une petite chambre ou se déplacent en chaise roulante. Ils n’ont pas emporté leur compte dans la maison de repos et ils n’emporteront rien dans la tombe. Cela interpelle ma conscience de chrétien : pourquoi ne pouvons- nous pas nous entraider à mieux passer bonnement ces quelques années sur terre ?
Je me permets de vous dire qu’il n’est pas encore tard pour que vous puissiez vous mettre du côté du vrai peuple congolais et non du côté de ce peuple mythique dont vous parlez tout le temps dans les médias. C’est pourquoi, en tant que prêtre n’ayant aucune ambition politique, je viens lancer à votre intention ce cri d’alarme, afin que vous puissiez vous mettre du vrai côté de l’histoire. Si certaines réalités ne vous permettent pas de voir certaines choses avec vos yeux, veuillez au moins ouvrir votre cœur de chrétien pour écouter le peuple congolais, abandonné dans cette galerie de souffrances.
Je reste prêt à vous rencontrer pour vous parler de vive voix si tel est votre souhait. Mais j’espère surtout que ce cri d’alarme du pauvre prêtre touchera votre conscience de ministre et serviteur des concitoyens, et par surcroît celle du père de famille que vous êtes.
Veuillez croire, Excellence Monsieur le ministre, en l’expression de mes sentiments distingués.
Abbé Gilbert YAMBA, prêtre
Rue Pannenhuis 19, 1090 Bruxelles
Té : 0479 414 942 Mail : gilbertyamba@yahoo.fr
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Copie :
-Madame Els SCHELFHOUT
-Ministre de la Coopération du Gouvernement Fédéral Belge
-Philippe Moureau
-Président du CDH
-Président du CD&v
-Président des FDF
Président du MLD
-Président du MR
-Président de la NVA
-Président du Vlaam Belang
-Président du Open Vld
-Président du PS
-Président SPA
Le jeudi 26 janvier 2012, le quartier de résidence du Président Tshisekedi était hautement militarisé.
Selon maître Shabani, secrétaire général de l’UDPS que nous avons eu au téléphone vers 15h30, le Président Tshisekedi voulait sortir de sa résidence, il en a été empêché par la police, il y a eu des échauffourées, plusieurs personnes ont été blessées.
Le Secrétaire général de l’UDPS s’attelle à collecter des informations afin d’établir un bilan définitif des victimes.
Le 28 novembre 2011, il y avait eu des élections en RD Congo. Le pouvoir en place avait conçu, planifié et exécuté un vaste plan de fraudes et de bourrages d’urnes.
Cela conduira à la proclamation de monsieur Kabila comme président, par la commission électorale nationale indépendante CENI, et la cour suprême de justice. Hélas, toutes les deux institutions fortement inféodées au président sortant.
Sur base des données d’observateurs de son parti et d’autres organisations indépendantes le donnant gagnant, monsieur Tshisekedi se proclamera à son tour président et prêtera serment.
Ce jeudi 26 janvier 2012, monsieur Tshisekedi avait décidé de se rendre au palais de la nation, siège de la Présidence. La police l’en a empêché.
Cheik Fita
Bruxelles le 26 janvier 2012