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BRÈVES NOUVELLES

FAIRE-PART. Bruxelles, 16.12.2014

Le Centre Amani et la Communauté africaine de Bruxelles vous annoncent le décès du Révérend Père

KARL SUER

Aumônier de la communauté africaine de Bruxelles et fondateur du Centre Amani.

Décès Survenu à Bruxelles le 15/12/2014 à la Clinique Saint Michel

Programme :

- Vendredi 19/12/2014 : Veillée de prière : Église Saint Boniface (Ixelles) de 19h à 22h

- Samedi 20/12/2014 : Messe : Basilique de Koekelberg à 10h30 suivi de l'inhumation à Bruges  

Contacts :

CENTRE AMANI CENTRUM - 322 Rue du Noyer * 1030 Bruxelles

Tél. +32 2 732 45 23 - Fax: +32 2 732 55 11

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Kinshasa, 14 décembre 2014

Éve Bazaiba, nommée Secrétaire Générale du MLC en remplacement de Thomas Luhaka, exclu du parti.

Afrique du Sud, 14 décembre 2014

Louis Koyagyalo, gouverneur de l’Equateur est décédé le dimanche 14 décembre 2014.

VIDEO à Voir et à partager. 

Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, parcours de fils, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, sa leçon de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, Fils Avis sur le boycott des musiciens du Congo Par les combattants ...  17/11/2014, d'ailettes Ebola en RD Cong RFI

Bonne nouvelle sur le devant de la Lutte contre Ebola:. Les autorites de République démocratique du Congo announced samedi Ontario la fin de l'Épidémie sur Leur Territoire DECLAREE fin août en RDC, l'Épidémie de l'ONU ne provoquent la mort des 49 Personnes de.

Le Minister congolais de la Santé Félix Kabange Numbi announced samedi la fin de l'Épidémie, 42 jours Après l'Enregistrement du Dernier malade, Soit DEUX FOIS la Période d'incubation

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

 Il ya du sang  Dans Mon portable et ma télévision, est Ce que je viens de découvrir En regardant non reportage ancien de Canal Plus Datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, NOTAMMENT le coltan, par Les multinationales occidentales. Le coltan Est Un minerai entrant Dans la composition de Nombreux Composants électroniques Que l'sur Retrouvé Dans Les portables, les Télévisions, les armes, les missiles, .... VOICI LA LISTE DES 85 mises Multinationales (ci-dessous) de en cause par L 'ONU DANS LE pillage de la RDC et financement indirect de la guerre civile à l'est.

lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

Vie de Renégat: 

MALU MALU cheikfitanews

En RD Congo, l'église désavoue Malu Malu l'abbé. (RFI) L'abbé Apollinaire Malu Malu was désavoué par l'Eglise catholique. La conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Réunie samedi CE 29 juin 2012, non Demande des sanctions canoniques. Contre lui le Prêtre AVAIT ETE Reconduit Il ya PEU choix à la Tête de la commission électorale. Malu Malu PRDE, les premiers ministres de la MINISTRES DANS Temps de l'ONU, fils poste de directeur général de l'Institut panafricain Cardinal Martino. La CENCO request also aux Fidèles et aux «  Les Les Les hommes de bonne volonté  »d'être Prêts à faire Échec à Toute manœuvre de la modification de la Constitution. Source de RFI

1. Partant, Le Cas de M. l'Abbé Apollinaire Malumalu, prêtre du Diocèse de Butembo-Beni Qui a OptE D'Oeuvrer Au Sein De La CENI Sérums Pris en CHARGEUR Fils nominale Evêque Sie appliquera Fils Un endroit les sanctions canoniques Qui s 'imposent.
1.Peinés par le CAS très regrettable de l'engagement de M. l'Abbé Malumalu à la CENI, les Evêques de la CENCO l'Ontario, Verser Une partie de Leur, Demis de sa Fonction de directeur général de l 'Institut panafricain Cardinal Martino (IPCM).
1.CE CAS déplorable de Donné aux Evêques de la CENCO Membres, l'Opportunité d'exhorter et de RAPPELER à tous les ecclésiastiques (Prêtres, religieux et religieuses) la noblesse de Leur identité Dans l 'église et l «impératif d'honorer SES EXIGENCES Dans leur Vie et Leur ministère. (Extrait de la CENCO communiqué)

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 20:36

 

Quelques centaines de personnes se sont réunies à la Place Poelaert de Bruxelles, jeudi 18 décembre 2014 de 12h00 à 14h00 afin de protester contre les déclarations du ministre Théo Francken :  Il doutait de la valeur ajoutée en Belgique des originaires de la RD Congo, du Maroc et de l’Algérie.

Plusieurs messages ont été lancés et des artistes se sont succédé  sur le podium érigé pour la circonstance.

Les organisateurs se sont promis de refaire cela en été, un week-end.

Les personnes interviewées étaient toutes contre les propos du vice-ministre, et les trouvaient d’un autre âge.

Bruxelles, le 18 décembre 2014

Cheik FITA 

Place Poelaert, mobilisation contre la "valeur ajoutée" de Théo Francken

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 20:50

 

Lors d’une conférence de presse au Brussels Club press Europe à Bruxelles, mardi 16 décembre 2014, Me Jean-Claude Muyambo, président du parti politique congolais SCODE a affirmé devant la presse internationale ainsi que la presse congolaise de Belgique son crédo de depuis quelques mois : Il est hors de question pour monsieur Joseph Kabila de changer la constitution pour se maintenir, il ne doit plus se représenter en 2016,  la CENI doit organiser toutes les élections dans les délais.

Depuis quelques semaines, maître Muyambo et son parti ont claqué la porte de la majorité présidentielle.

Durant sa communication, Me Muyambo a ajouté que l'opposition contre le plan de monsieur Joseph Kabila n’était pas son point de vue à lui seul, mais celui de la presque totalité de la population du Katanga, sa province natale. Pour appuyer son affirmation, maître Jean-Claude Muyambo a donné quelques exemples :

Dans le Nord-Katanga, supposé être le fief de Joseph Kabila : Malemba-Nkulu, Manono, Ankoro, la population vit dans une misère totale. Même les produits les plus élémentaires sont inaccessibles : savon, sel, sucre…

L’ancien ministre de l’intérieur de passage par là, avait été interpellé par la population en ces termes : « Nous avions voté pour lui en 2006, nous avions voté pour lui une seconde fois en 2011. Qu’en avons-nous tiré ? Pas de troisième mandat pour lui. »

Lors des questions de la presse, il a été demandé à Me Muyambo si ce qu’il critiquait aujourd’hui n’existait pas quand il était dans la majorité présidentielle, et pourquoi partir seulement en ce moment.

L’avocat a déclaré que même quand il était dans la majorité présidentielle, il n’avait jamais galvaudé sa personnalité et son indépendance de pensée. Et plusieurs fois, il avait pris des positions courageuses. Et d’ajouter : « Dans toutes les familles politiques, il y a des bons et des mauvais »

Et pour l’avenir ?

Maître Muyambo a affirmé que l’urgence pour le moment était de sensibiliser l’opinion internationale face au risque que monsieur Joseph Kabila pourrait faire courir au pays en voulant se cramponner au pouvoir.

 

Bruxelles, le 16 décembre 2014

Cheik FITA 

Jean-Claude Muyambo: "le Katanga dit non à Joseph Kabila"
Jean-Claude Muyambo: "le Katanga dit non à Joseph Kabila"

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 08:05

 

Un discours d'une heure vingt sur l'état de la Nation.

Problème de légitimité d'abord, ceux qui étaient dans la salle étaient-ils vraiment représentatifs de la Nation congolaise? 

Après analyse point par point du contenu, quelle est la part des réalisations d'une part, et la part des promesses de l'autre? Après 13 ans de règne, ne pourrait-on pas attendre mieux? Les points chauds de l'actualité ont-ils été abordés, à savoir l'engagement à ne pas traficoter la constitution, à ne pas briguer un troisième mandat... Le social du citoyen est-il à la hauteur des potentialités du pays? Le citoyen est-il content de son sort?
En défintive, secteur par secteur, quel est l'état de la nation en cette fin de 2014: Très bon? Bon? Assez bon? Médiocre? Mauvais?
Ecoutez le discours, afin de se faire une opinion.
CDB

 

DOCUMENT

         Il y a une année, du haut de cette tribune, je tirais, à votre intention et à celle de l’ensemble de notre population, les conclusions des Concertations Nationales.

            Depuis lors, des progrès ont été accomplis.

            Il reste cependant plusieurs défis à relever pour bâtir le Congo de nos rêves.

            En être conscient est nécessaire pour ne pas, face aux difficultés, ou à la lenteur du changement souhaité, succomber à la tentation du découragement.

            Mais aussi pour apprécier les performances plutôt remarquables, enregistrées dans plusieurs domaines, sans pour autant verser dans une autosatisfaction béate, ou occulter les faiblesses et insuffisances qu’il faut corriger, pour atteindre l’objectif ultime de nos efforts collectifs; celui d’un destin national maîtrisé, et d’un indice de développement humain en constante amélioration.

            Le premier défi à relever dans cette optique est celui de la consolidation de la paix et de la sécurité chèrement conquises.

            Penser, dans ce domaine, que les résultats obtenus sont irréversibles, c’est faire preuve d’une naïveté et d’une cécité également coupables.

            En effet, ayant constaté que, chaque fois qu’il y a accalmie, aussi brève soit-elle, et que les Congolaises et Congolais peuvent totalement dédier leur attention et leurs énergies au développement du pays, ils accomplissent des belles et grandes choses, les forces obscures de l’intérieur et de l’extérieur, guettent la moindre distraction, la moindre inattention de notre part pour rallumer le feu. C’est le cas depuis quelques mois dans le secteur de Béni Mbau au Nord-Kivu, où des milliers de personnes sont contraintes d’abandonner leur foyer, et où la population subir quotidiennement des violences insupportables, du fait des bandes d’anarchistes dépourvues de toute revendication intelligible, moins encore légitime.

            Aux rebelles étrangers qui sèment la désolation et commettent ces crimes odieux, ainsi qu’à leurs complices, fils et filles égarés de notre pays qui leur apportent aide et soutien, nous avons le devoir patriotique d’adresser un message non équivoque : les guerres à répétition retardent l’avancement des espaces où elles sévissent et tirent l’ensemble du pays vers le bas. Rien, mais alors rien, ne sera épargné pour y mettre définitivement fin, et pour en neutraliser les instigateurs, quels que soient leur rang social ou obédience politique.

            Ordre a donc été donné aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo de poursuivre le travail de restauration de la paix jusqu’à l’éradication de toutes les forces négatives, nationales et étrangères.

            Au vu de leurs brillantes prestations des dix-huit derniers mois, je ne doute pas que nos vaillants soldats s’acquitteront de cette mission à notre pleine satisfaction.

            Au nom de tous nos compatriotes, Je tiens à leur rendre hommage pour le lourd tribut que, depuis près de seize ans, ils paient pour la défense de la patrie.

            Dans la même optique, la réforme du secteur de sécurité va se poursuivre, avec un élan renouvelé, de manière à doter notre pays des forces de défense et de sécurité qui soient à même de dissuader toute velléité d’agression extérieure, ouverte ou déguisée, et de neutraliser, avec un maximum d’efficience, toute menace contre la paix et la stabilité en n’importe quel coin du territoire national, rassurant ainsi, par la même occasion, les investisseurs, qu’une fois encore, J’invite à venir participer à la mise en valeur de nos ressources du sol et du sous-sol.

            Par ailleurs, pour consolider la paix dans les zones anciennement occupées par la rébellion, l’opération Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, «DDR» en sigle, composante essentielle du plan global de réforme du secteur de sécurité, a été redynamisé et a permis, en l’espace d’à peine une année, la démobilisation de près de 5000 anciens combattants. Il en est de même de la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre qui a déjà pu récupérer près de mille armes individuelles, contribuant ainsi à une réduction substantielle de la violence armée.

            Il faut cependant souligner que la responsabilité de contribuer à la préservation de la paix et de la sécurité n’incombe pas seulement au Gouvernement, aux forces armées et à la police. C’est un devoir citoyen qui s’impose à tous. Particulièrement en ce moment où notre pays est exposé, comme bien d’autres, à la menace terroriste, et où des individus sans foi ni loi, à la solde d’une idéologie prônant la violence aveugle, s’en prennent aux biens et aux personnes innocentes, tel que nous le vivons depuis peu à Beni et dans ses environs.

            Je salue la mémoire de ceux de nos compatriotes, victimes des balles et des machettes de ces terroristes, et renouvelle les condoléances les plus attristées de la République à leurs proches. Ces crimes ne resteront pas impunis!

            En guise d’hommage à ces frères et soeurs de Béni, ainsi qu’à tous les autres compatriotes, civils et militaires, qui nous ont quitté au cours de cette année, du fait de l’action des terroristes, de la maladie à virus Ebola ou d’accidents divers, Je vous prie de bien vouloir observer une minute de silence.

            J’invite par ailleurs chacun de nous à faire son auto-évaluation face à l’obligation de contribuer à la préservation de la paix, et à prendre, en conséquence, ses responsabilités en âme et conscience.

            J’en appelle tout particulièrement à ceux de nos concitoyens, jusque-là réfractaires à l’ordre et à la loi. Je les exhorte à abandonner la violence, sans délai et sans conditions, et à rejoindre le camp de la paix et du travail en commun.

            Ils auraient tort de se méprendre sur notre détermination.

           

Honorables Députés et Sénateurs,

            Les Concertations Nationales, organisées il y a un an, dans ce même cadre du Palais du Peuple, avaient pour but de renforcer la cohésion nationale en vue de faire échec aux forces extérieures, envieuses d’une partie de notre territoire national et de nos ressources naturelles.

            Sans vouloir remettre en cause les principes démocratiques, elles cherchaient aussi les voies et moyens de fédérer les forces vives de la nation, et de mobiliser le plus largement possible autour du programme de reconstruction et de développement du pays, par-delà les divergences politiques.

            Comme l’enseigne l’histoire de notre pays, face à tous les défis, s’unir ou périr est la règle du succès. C’est unis que nos leaders de 1960 ont arraché l’indépendance! C’est unis que notre génération gagnera la bataille de l’émergence!

            Le premier objectif, celui de gagner la guerre nous imposée dans l’Est du pays, a été atteint. Le second, relatif à la mobilisation générale pour la reconstruction et le développement est en voie de l’être.

            D’abord, avec l’adoption, par consensus, de plusieurs recommandations que, pour y avoir concouru, tous les participants aux Concertations ont l’obligation morale de défendre, et dont, en tant que Garant de la Nation, J’ai pris l’engagement de veiller à la mise en oeuvre.

            Ensuite avec la mise en place, comme promis, d’un Gouvernement qui réunit la plupart de nos courants politiques et forces sociales, puissant vecteur de cohésion nationale, et gage de succès de la lutte contre l’exclusion et la précarité, ainsi que du combat pour notre épanouissement individuel et collectif.

            Nous nous rapprocherons davantage de cet objectif avec la mise en oeuvre de la plupart des résolutions des Concertations et du programme du Gouvernement de cohésion nationale.

            Je tiens à rappeler que les missions principales de ce Gouvernement sont les suivantes:

            - consolider la paix;

            - rendre effective l’autorité de I’Etat sur l’ensemble du pays;

            - appliquer les recommandations des Concertations Nationales;

            - mettre en oeuvre le processus de décentralisation;

            - appuyer l’organisation des élections;

            - améliorer les conditions sociales des populations;

            - et poursuivre la reconstruction du pays.

 

Honorables Députés et Sénateurs,

            Sur le plan politique, je me réjouis de constater que la culture démocratique s’enracine chaque jour davantage, et que la pensée unique a cédé la place au débat. Un débat libre, généralement riche et nourri, souvent intense, voire vif.

            Je salue ce développement, preuve incontestable de la vitalité de notre démocratie.

            Je déplore cependant certains dérapages constatés récemment, notamment, le recours à la violence, qu’elle soit verbale ou physique. Je le déplore tout particulièrement quand cela se produit au sein de nos Assemblées Parlementaires.

            Quels que soient l’importance ou le caractère brûlant des sujets traités, l’hémicycle doit demeurer le temple du dialogue et des échanges, parfois sévères, mais toujours courtois, et non se transformer en arène, lieu des confrontations sans règles ou limites.

            Les représentants du peuple que sont les Députés et Sénateurs, se doivent de demeurer, à tous égards, et en toute circonstance, des modèles vivants de la nouvelle citoyenneté.

            Quant à la classe politique, majorité et opposition confondues, elle a, en tout temps, et quels que soient les enjeux, l’obligation morale de concourir à la consolidation de la cohésion nationale et de s’abstenir de jouer au pyromane; de privilégier l’intérêt général sur les intérêts privés, la patrie sur les partis.

            Contester à temps et à contretemps, y compris ce que soi-même on défendait la veille, par simple souci de gains politiques; entretenir des débats interminables sur des thèmes aux antipodes des préoccupations existentielles de nos populations; travestir sciemment les faits, et user systématiquement, comme stratégie politique, de procès d’intention, de l’injure publique, ou des atteintes à la dignité des adversaires n’honorent pas la politique. Elle la discrédite.

            J’invite donc chacun de nous à plus de modération, de respect de l’autre, de sérénité et de sens de responsabilité.

 

Honorables Députés et Sénateurs,

            Confirmant notre attachement à l’Etat de droit et au respect de la Constitution, le Gouvernement a, au cours des douze derniers mois, poursuivi l’approfondissement de la décentralisation, option irréversible.

            Pour parfaire le processus, plusieurs lois sont en cours d’examen au niveau du Parlement. Il s’agit, entre autres, de la Loi portant création de la Caisse Nationale de Péréquation, de la Loi sur la Fonction Publique Nationale et Provinciale, de la Loi portant Statut des Chefs Coutumiers et de la Loi fixant les limites des Provinces.

            J’invite les honorables Députés et Sénateurs à accélérer le processus de leur adoption.

            D’autres défis également importants attendent d’être relevés, notamment la mise en place d’un cadre cohérent, combinant la fiscalité locale, le système de rétrocession et un mécanisme national de péréquation afin d’assurer une répartition équitable des investissements entre les provinces, condition d’un développement national équilibré et meilleure assurance contre l’action néfaste des forces centrifuges.

            Dans cette optique, j’en appelle, une fois encore à l’élaboration urgente et à la mise en oeuvre accélérée, par le Gouvernement, d’une politique de regroupement des villages. Cela est nécessaire pour faciliter la modernisation des milieux ruraux et améliorer les conditions de vie des millions de nos compatriotes qui y habitent, grâce au développement des infrastructures et à l’installation des équipements requis, que l’éparpillement actuel rend impossible.

            Vu que l’Etat ne peut pas déployer une unité de police ou de l’armée dans chacun de nos villages, parfois distants l’un de l’autre de plusieurs kilomètres, et dont beaucoup ne comportent que quelques cases, cela permettrait aussi de mieux assurer la sécurité desdits compatriotes et de leurs biens, la triste expérience des massacres enregistrés ces derniers temps dans le territoire de Béni démontrant à suffisance que l’éloignement et la difficulté d’accès sont des critères importants du choix des cibles à frapper par les terroristes.

            Pour ce qui est de la réforme de la territoriale, et suivant les conclusions de la mission d’évaluation envoyée dans les provinces, le rajeunissement, le recrutement sur concours et la formation des administrateurs de territoire en constituent les axes prioritaires. Ils doivent et vont se poursuivre.

            Afin de consolider l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, et améliorer la gestion publique à la base, les inspecteurs territoriaux récemment nommés doivent rapidement rejoindre leur poste d’affectation.

 

Honorables Députés et Sénateurs,

            Un autre chantier important au titre de la gouvernance politique, est celui des élections. A ce sujet, et sans vouloir empiéter sur les prérogatives de la Commission Electorale Nationale Indépendante, je tiens à souligner les deux points suivants:

            D’abord, que les élections sont, dans notre pays, devenues incontournables pour l’accès aux plus hautes charges de l’Etat à pratiquement tous les niveaux. Nous ne pouvons donc pas en faire l’économie, quelles que soient nos difficultés. Toutes les élections prévues par les lois de la République seront donc organisées, conformément aux dispositions qui seront prises par l’institution compétente pour ce faire, à savoir la CENI.

            Ensuite, qu’il est du devoir de l’Assemblée Nationale et du Sénat, de doter la CENI des lois dont elle a besoin pour mieux programmer les différentes échéances électorales.

            J’invite pour sa part le Gouvernement à mobiliser et à mettre à la disposition de la CENI, les ressources nécessaires pour la bonne organisation des élections. Je l’exhorte tout autant à appuyer, comme il sied, l’Office National d’Identification de la Population, le résultat du travail de ce Service public étant nécessaire pour la bonne fin du processus électoral.

            Cela dit, comment clore ce chapitre, sans évoquer l’effervescence qui, depuis un peu plus d’un an, agite une partie aussi bien de la classe politique congolaise que de la communauté internationale à propos dudit processus électoral.

            Aux acteurs politiques congolais, de quelque bord qu’ils soient, on peut contester le moment choisi, ou les arguments développés, mais non leur droit de susciter ou d’entretenir le débat sur des questions d’intérêt national.

            On peut en revanche s’interroger sur le bien-fondé de l’auto-invitation, dans ce débat, de personnalités non congolaises, aussi bien intentionnées soient-elles.

            Il en va de même de la tendance, fort marquée, de certains compatriotes d’en appeler systématiquement à l’étranger pour régler les différends entre congolais, comme si dans ce pays nous n’avions pas, collectivement, assez de sagesse et de maturité pour le faire nous- mêmes.

            Ce comportement des uns et des autres est d’autant plus surprenant qu’il n’y a pas de crise politique en République Démocratique du Congo. Et, quand bien même une telle crise surviendrait, nous avons dans ce pays une tradition de dialogue qui en permettrait la gestion.

            Ma main a toujours été, et reste tendue!

            Je voudrais donc dire, aux premiers comme aux seconds, que le peuple congolais n’est pas n’importe quel peuple.

            Nous sommes les descendants de Béatrice Kimpa Vita et de Simon

            Kimbangu, de Joseph Kasa Vubu et d’Antoine Gizenga, de Patrice

            Emery Lumumba et de Laurent Désiré Kabila.

            Nous sommes ce peuple, tellement jaloux de son indépendance, conquise de haute lutte, et des libertés démocratiques obtenues parfois au prix du sang, qu’il répète, sans cesse, que l’immortel serment de liberté est celui que, de génération en génération, il s’engage à léguer à la postérité.

            De nos partenaires, et pourvu que cela soit fait dans le respect de notre souveraineté, nous sommes toujours prêts à recevoir des avis, conseils et suggestions. Mais jamais des injonctions!

 

Honorables Députés et Sénateurs,

            Du point de vue de la gouvernance économique, la stabilité du cadre macro-économique est, depuis quelques années, devenue une marque distinctive de notre économie que le Gouvernement s’est efforcé, avec succès, de préserver au courant de l’année qui s’achève.

            Aussi déterminante qu’elle puisse être pour la relance de notre économie, cette stabilité n’est pas à elle seule suffisante, et ne devrait pas être considérée comme une fin en soi.

            Nous avons aujourd’hui les assises solides recherchées pendant des années. Le défi et l’urgence du moment consiste dès lors à engager résolument l’Etat et le secteur privé dans un programme ambitieux d’investissements productifs, créateurs de richesses et d’emplois, gages de l’augmentation du revenu par tête d’habitant et de la réduction des inégalités sociales.

            Nous devons dès lors, avec la même discipline et la même rigueur observées pour atteindre les résultats macro-économiques actuels, nous appliquer à transformer notre économie en un multiplicateur d’opportunités économiques et sociales pour la majorité de nos populations.

            C’est tout le sens des efforts incessants consentis pour l’amélioration du climat des affaires. Ces efforts vont se poursuivre et s’accentuer.

            A cet effet, le Cadre Permanent de Concertation Economique est le lieu privilégié d’échanges, entre pouvoirs publics et secteur privé, en vue de cerner, ensemble, les obstacles sur lesquels notre économie bute encore, ainsi que les pistes de solution à même de faciliter la pratique des affaires.

            Je voudrais à ce sujet saluer l’initiative prise par le Gouvernement, en collaboration avec le secteur privé, dans le secteur du transport fluvial, et qui a permis d’éliminer les taxes redondantes et les redevances sans contrepartie ou base légale. Cet exercice devrait et va être étendu à d’autres secteurs, de manière à influer positivement sur les coûts des transactions, sur la compétitivité des entreprises et partant, sur les prix des biens et des services.

            Je me réjouis du fait que le programme du Fonds National de Microfi nance, chargé d’accompagner les micro-entreprises et petits exploitants, ait déjà démarré dans certaines régions pilotes, et de ce qu’il va bientôt s’étendre sur l’ensemble du territoire national. Couplé à un rôle plus actif du secteur privé et à plus de dynamisme et d’initiatives de ses membres, la mise en oeuvre de ce programme devrait contribuer à l’inclusion des couches défavorisées dans le cercle vertueux du progrès économique et de l’amélioration progressive de leurs conditions de vie.

 

Honorables Députés et Sénateurs,

            Moteur traditionnel de croissance dans notre pays, le secteur minier ne cesse de progresser. A titre d’exemples, suite aux efforts engagés, les exportations de cuivre qui, en 2004 se situaient à 7.400 tonnes, ont atteint 922.000 tonnes à fin 2013. Sur la même période, celles de cobalt et d’or sont respectivement passées de 1.200 tonnes à 76.500 tonnes et de 12 Kilogrammes à 6000. La production minière devrait croître davantage et atteindre, à coup sûr, des niveaux record, au terme de l’année en cours, celle du cuivre étant projetée au-delà du seuil de I million de tonnes.

            Quoique premier pourvoyeur de recettes fiscales, la contribution du secteur minier au Trésor public demeure relativement modique. Elle devrait substantiellement augmenter à partir de l’exercice fiscal prochain, étant donné que les entreprises minières qui sont en phase finale d’amortissement de leurs investissements vont enfin commencer à déclarer les bénéfices qu’elles réalisent. Ce qui aura pour effet le paiement de l’impôt sur le bénéfice, et celui des dividendes aux associés privés et à I’Etat actionnaire, dividendes qui, elles aussi, génèrent respectivement des recettes fiscales et des recettes exceptionnelles pour le Trésor public.

            Toutes choses restant égales par ailleurs, particulièrement les cours des métaux, la contribution des mines au budget de recettes de l’Etat pourrait ainsi dépasser 350.000.000 de dollars dès la première année.

            La grande hypothèque demeure la question du déficit énergétique qui devient de plus en plus lancinante. Pour y faire face, le Gouvernement a élaboré un programme de construction et de réhabilitation de centrales hydro-électriques, afin d’augmenter l’offre d’énergie de manière à répondre, de façon soutenue, aux besoins de croissance de la production minière.

            La révision du Code minier s’impose aussi comme une urgence, de manière à maximiser les retombées financières et fiscales pour le trésor public, sans pour autant obérer la rentabilité et la compétitivité de l’industrie minière.

            Un autre objectif majeur de cette révision consiste à fixer un seuil minimal de valorisation locale requis, avant toute exportation de produits miniers, le délai au terme duquel l’exportation de produits bruts devrait impérativement cesser, et les mécanismes d’intéressement des entreprises à capitaux majoritairement congolais à l’essor du secteur minier, par le truchement de la sous-traitance. Un projet de loi conséquent sera incessamment soumis à l’examen du Parlement.

            Une attention particulière a tout autant été accordée à la certification de nos ressources minières, pétrolières, gazières et forestières.

            Concernant le secteur pétrolier, jusque-là laissé en jachère, un projet de loi portant régime général des hydrocarbures a déjà été transmis au Parlement. Son adoption donnerait au Gouvernement les moyens de sa politique en la matière. Parallèlement, des études ont été initiées pour permettre une meilleure évaluation de nos bassins sédimentaires, l’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu, et le renforcement de la capacité de nos infrastructures de transport et de stockage des produits pétroliers.

Honorables Députés et Sénateurs,

            Convaincu que son développement peut être le catalyseur d’une transformation, sans précédent, des milieux ruraux et un accélérateur puissant de la réduction de la pauvreté dans le pays, le secteur agricole est aussi au coeur de nos préoccupations.

            Alors que notre pays dispose de vastes étendues de terres arables, à même de nous assurer la sécurité alimentaire, notre production agricole est insignifiante, et l’agriculteur jusque-là condamné à l’indigence et à la précarité. Voilà pourquoi nous avons lancé un vaste programme de mécanisation et d’industrialisation de notre agriculture.

            Dans cette optique, nous avons lancé les travaux de construction d’une première usine d’engrais à Borna qui devrait devenir opérationnelle au courant de l’année 2015. Nous avons aussi inauguré un parc agroindustriel pilote à Bukangalonzo, dans la Province du Bandundu, expérience qui va être reproduite dans d’autres provinces à partir de l’année prochaine.

            Parallèlement à la mise en oeuvre de ces grands projets, le Gouvernement continuera à soutenir et à assister les paysans et les petits producteurs agricoles.

            Toujours dans le souci d’améliorer les conditions de vie à l’intérieur du pays, des programmes visant l’accès à l’eau potable dans les zones rurales, la réhabilitation et l’entretien des routes de desserte agricole, l’électrification des zones rurales et l’amélioration de l’habitat rural ont bénéficié des crédits conséquents. Et il va en être ainsi au cours des années à venir.

            S’agissant de la desserte en eau et en électricité de manière globale, elle demeure encore largement en-deçà des normes requises. Elle fait donc l’objet de nos préoccupations quotidiennes.

            La promulgation, le 17 juin 2014, de la loi sur l’électricité, qui libéralise le secteur et sécurise les investissements privés, avec comme point de mire la création de l’Autorité de régulation ainsi que de l’Agence de l’Electrification rurale, se veut un début de réponse structurelle aux besoins de développement de ce secteur sensible.

            Notre ambition est de transformer, avec la participation des investisseurs et opérateurs privés, les énormes potentialités dont regorge notre pays en énergie fiable, propre, non polluante et accessible à la majorité des congolais, indépendamment de leur niveau de revenus.

            Dans cette optique, un atlas d’énergies renouvelables, qui inventorie environ 780 sites hydroélectriques et d’autres sources énergétiques, a été confectionné pour servir d’outil de promotion des opportunités d’affaires auprès des investisseurs potentiels, nationaux et étrangers.

            C’est aussi par souci d’apporter des solutions pérennes au problème de déficit énergétique, que J’accorde une attention particulière, non seulement à la conception et à la préparation du projet Grand Inga, mais aussi à la construction de la centrale de Zongo 2 dans le Bas-Congo, ainsi qu’à la réhabilitation des machines des centrales d’lnga I, d’lnga Il des centrales de Nseke, Nzilo, Ruzizi et Tshopo, et bientôt de celles de Mpiana Mwanga et Force Bendera.

            Selon des prévisions fiables, la construction de la deuxième ligne de transport lnga-Kinshasa s’achèvera en juin 2015, le barrage de Kakobola, actuellement en construction dans le Bandundu, deviendra opérationnel au courant de l’année prochaine, et celui de Katende, au Kasaï-Occidental, fournira ses premiers kilowatts en 2016.

            La face du Congo et les perspectives de son développement s’en trouveront donc fondamentalement changées.

Honorables Députés et Sénateurs.

            Notre pays ne peut émerger en se dispensant des efforts sur le plan des infrastructures.

            Depuis une dizaine d’années, nous affectons une part importante de nos ressources aux études, à la construction et à la rénovation des routes, des chemins de fer, des ponts, des aéroports, des bacs et d’autres infrastructures et équipements de transport.

            Le projet de réunification des provinces et d’unification de la Nation par la voie routière et un réseau de transport multimodal avance, conformément aux prévisions. A ce jour, 72 villes et chefs-lieux de territoire sur 159 ont été désenclavés. Les Aéroports de N’Djili à Kinshasa, de Luano à Lubumbashi, de Bangboka à Kisangani, ainsi que celui de Goma sont en pleine modernisation.

            Des travaux importants de réhabilitation et d’amélioration de la voirie urbaine sont en cours, notamment à Kinshasa, Matadi, Bukavu et Kindu. Ceux qui ont dû être suspendus vont être relancés dès l’année 2015.

            Bien plus, plusieurs routes d’importance vitale pour nos populations et l’économie nationale ont été réhabilitées. Le résultat en est que si en 2006, 6.200 kilomètres de routes seulement étaient plus ou moins praticables, sur les 58.000 kilomètres du réseau d’intérêt national, aujourd’hui, ce sont 21.000 kilomètres qui sont effectivement praticables. Et l’effort ne s’arrêtera que quand nous aurons atteint un seuil de réalisations garantissant la fluidité totale du réseau.

Honorables Députés et Sénateurs,

            Dans un pays aux dimensions continentales comme le nôtre, le déplacement des personnes et des biens constitue un véritable défi qui ne peut se résoudre que par une politique de transport multimodal.

            En matière des chemins de fer, 38 locomotives ont été commandées, dont 20 sur fonds propres de la République. Vingt-et-une de ces locomotives seront livrées en Avril 2015.

            Cela est d’autant plus significatif, que le dernier effort d’équipement sérieux dans ce domaine a été consenti il y a 40 ans.

            Côté transport aérien, dès le premier trimestre de l’année prochaine, et après des années d’absence dans les cieux, le drapeau congolais flottera de nouveau sur les ailes d’une compagnie nationale d’aviation, «Congo Airways «.

            Quant au transport urbain, dont les difficultés affectent particulièrement la qualité de la vie de nos compatriotes habitant dans les grandes villes, J’exhorte les nouvelles sociétés de transport actives depuis peu, notamment à Kinshasa, à gérer en responsables les biens communs qui leur sont confiés. Je pense notamment aux bénéficiaires de l’opération, particulièrement chargée de symboles et de valeur pédagogique, d’introduction sur le marché des bus «esprit de vie». Belle illustration, parmi tant d’autres, de la vision de la révolution de la modernité!

            Il va de soi que toutes les initiatives prises dans ce domaine vont être poursuivies, et qu’elles vont, en plus, être étendues sur l’ensemble du territoire national.

            Une opération similaire de modernisation va être entreprise dans le secteur du transport fluvial et lacustre, la vétusté des embarcations étant la cause de multiples naufrages, dont le dernier en date sur le Lac Tanganyika.

 

Honorables Députés et Sénateurs,

            Autant que les autres gouvernements dans le monde, nous sommes préoccupés, par le réchauffement climatique et ses conséquences dramatiques.

            De par sa flore, riche et foisonnante, et ses immenses ressources naturelles, la République Démocratique du Congo ne saurait rester indifférente aux plaidoyers et efforts menés pour la sauvegarde de l’humanité.

            De manière à améliorer sa gestion forestière, le Gouvernement a assaini le secteur en renforçant les procédures à l’exportation des grumes. Des instructions précises ont été données aux exploitants en ce qui concerne l’obligation de reboisement, la lutte contre l’exploitation illégale des ressources forestières et l’optimisation de la valeur ajoutée locale.

            Une autre préoccupation majeure pour nous, au regard des particularités de notre pays et des exigences d’une bonne gouvernance politique, économique et sociale relève du foncier. Une bonne gestion foncière est non seulement facteur de paix, mais aussi un moyen efficace pour rassurer les investisseurs, accroître la production nationale et faciliter l’insertion sociale.

            Chez nous, cependant, ce secteur constitue le plus grand pourvoyeur de conflits et de procès judiciaires. li est important et urgent de faciliter l’accès du plus grand nombre à la propriété foncière. Une législation appropriée mérite d’être initiée à cet effet.

            Il est tout aussi important et urgent d’améliorer le travail de protection et de sécurisation des droits et des titres de propriété foncière et immobilière de I’Etat et des privés.

            Des contacts ont été pris avec des entreprises spécialisées capables de contribuer à cette amélioration, grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

            La terre doit être pour nous un facteur d’unité et non de division, d’enrichissement et non d’appauvrissement, d’épanouissement de la vie et non de mort.

            Bien souvent, les désordres constatés dans ce domaine sont dus à la méconnaissance et au non respect de la législation foncière. Les campagnes de vulgarisation de cette dernière ainsi que la sensibilisation de la population à son respect ont été lancées. Ils vont se poursuivre.

            Ma préoccupation concerne également les constructions anarchiques qui ne cessent de s’ériger ici et là dans nos villes. J’instruits l’ensemble des autorités responsables à agir avec la plus grande sévérité pour y mettre fin.

            Je demande, par ailleurs, à la justice de se montrer intraitable pour sanctionner les spoliations, empiétements et autres morcellements illicites.

            A cet effet, Je demande aussi aux Juges et aux Auxiliaires de la justice de s’élever au niveau des attentes, jusque-là insatisfaites, de la population et d’avoir un comportement conforme à leur déontologie. Cela vaut autant pour les contentieux fonciers que pour tous les autres contentieux.

Honorables Députés et Sénateurs,

            Sur le plan de la Santé Publique, des efforts pour améliorer notre système sanitaire demeurent au centre de nos soucis. Le programme de construction, de réhabilitation et d’équipement des structures sanitaires sur ressources propres de l’Etat poursuit son cours.

            Dans la foulée de la mise en service de l’hôpital du Cinquantenaire et de l’inauguration, à Kinshasa, de l’institut National Pilote d’Enseignement des Sciences de la Santé, nous avons lancé ou achevé des travaux de réhabilitation ou de construction dé plusieurs infrastructures hospitalières, cas de la Clinique Universitaire de Kisangani, et de 34 Centres de santé.

            Au cours de cette année 2014, notre pays a fait face à la terrible épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola. Cette maladie a entraîné le décès de 49 personnes, sans compter les pertes matérielles et financières dues à la baisse des activités économiques dans les zones infectées. Grâce à l’expertise de nos médecins et à l’encadrement efficace dont ils ont bénéficié, la République a su limiter les dégâts.

            En même temps que je pense à ceux qui ont perdu la vie durant cette épreuve, et que je présente nos condoléances à leurs familles, Je rends hommage à tous ceux qui ont participé avec abnégation pour combattre cette épidémie et y mettre fin.

            Que tous les professionnels de la santé qui, au quotidien, donnent le meilleur d’eux-mêmes dans la lutte contre les pandémies, épidémies et autres maladies récurrentes dans notre pays, souvent dans des conditions difficiles, trouvent aussi ici, l’expression de la reconnaissance de la République.

            Il sied de signaler que le Centre Régional de Formation et de Renforcement des Capacités du Corps Médical commis à la prévention et à la lutte contre Ebola, annoncé par ma voix du haut de la tribune des Nations Unies, a été effectivement créé, et est déjà opérationnel.

Honorables Députés et Sénateurs,

            C’est sur les bancs de nos écoles que se construit le Congo de demain.

            Pour concrétiser cette vision, nous n’avons cessé d’accroître le budget de l’éducation nationale, le faisant passer de moins de 3 % du budget national, durant les années 1990, à 16 % en 2014. Cette progression témoigne de notre volonté de faire de ce secteur, un vecteur important pour le développement de la République Démocratique du Congo.

            Nous nous engageons à poursuivre cette tendance car telle est la condition de notre émergence.

            La mise en œuvre de la mesure de la gratuité de l’enseignement primaire depuis 2010 nous a permis de scolariser plus de 2 millions d’enfants supplémentaires.

            Cette politique doit et va être poursuivie et étendue sur l’ensemble du territoire national.

Afin de mieux accueillir les enfants à l’école pour un enseignement et un apprentissage de qualité, un vaste programme de réhabilitation et de construction des infrastructures scolaires modernes a été lancé. A ce jour, 500 écoles sur le premier lot projeté de 1.000 sont déjà construites et équipées. Le Gouvernement est invité à accélérer la mise en œuvre de ce projet, l’assignation que je lui avais fixée étant de 1000 écoles par an.

            En vue de répondre aux impératifs du développement national, un accent accru sera désormais mis sur l’enseignement technique et professionnel. C’est dans cet esprit, que s’inscrit la création d’un ministère dédié à cet enseignement spécifique dans le Gouvernement actuel. En plus, un programme a été lancé afin de transformer des écoles d’enseignement général et normal en écoles techniques et professionnelles. Cinq nouvelles écoles techniques et professionnelles modernes ont ainsi été construites et équipées. Il est prévu d’étendre ce programme sur l’ensemble du pays.

            Par ailleurs, plus de 20 millions de manuels scolaires ont été distribués à travers le pays et 2.400 nouveaux inspecteurs de l’enseignement sont entrés en fonction. Bien plus, au cours de l’année qui s’achève, plus de 30.000 enseignants supplémentaires ont été mécanisés.

            Dans l’optique de l’émergence de notre pays, il est aussi plus que temps de repenser notre système d’enseignement universitaire et de nous poser la question du choix entre un enseignement universitaire de masse, mais fonctionnel d’une part, et d’autre part, un enseignement universitaire élitiste et général.

            C’est un fait indéniable que nos universités sont pleines, mais que nos champs, nos chantiers, nos ateliers et nos usines manquent de plus en plus de bras et de compétences techniques et professionnelles de niveau supérieur à même de porter notre pays vers l’abondance et la prospérité.

            Nous ne pourrions atteindre nos objectifs de croissance et d’émergence sans des ressources humaines de qualité, diversifiées et formées selon nos besoins. Il importe donc de rééquilibrer et d’adapter les orientations de nos jeunes dans le choix de leurs filières de formation.

            Une réflexion d’ensemble sur le devenir de notre système d’enseignement supérieur et universitaire va donc être menée.

            Honorables Députés et Sénateurs,

            Les nouvelles technologies de l’information et de la communication constituent aujourd’hui le secteur le plus dynamique de l’économie et de l’industrie mondiales. Dans tous les forums mondiaux, ces techniques et leur développement dominent le débat sur l’avenir.

            En République Démocratique du Congo, le secteur des télécommunications est un des principaux contributeurs au budget de l’Etat. Pour être en phase avec l’évolution de ce secteur, notre pays a été branché à la station d’atterrage de Muanda, ce qui a permis l’arrivée du haut débit dans notre pays et l’entrée de celui-ci dans l’économie numérique. Aujourd’hui, plus de 5.000 km de fibres ont été déployés à travers le pays. Cette installation nous permettra d’accroître le taux de pénétration du téléphone pour le faire passer de 30 à 50 %. A ce propos, il y a lieu de noter que pour la téléphonie mobile, le nombre des abonnés a connu une progression fulgurante, passant de 14.000 en 2001 à 20 millions aujourd’hui, chiffres des opérateurs faisant foi.

            A propos de l’avenir, de toutes les nombreuses ressources dont dispose notre pays, la plus précieuse est sa jeunesse, sève vivifiante de la Nation. li importe d’en améliorer l’encadrement.

            C’est le sens du programme national de lutte contre la violence en milieu des jeunes et de plusieurs initiatives qui visent la réinsertion sociale de ces derniers, au nombre desquelles, la formation professionnelle, et l’installation de brigades agricoles et d’ateliers d’initiation aux petits métiers.

            Concernant le chantier important de la parité homme - femme, et de la place de celle-ci dans nos institutions, notre performance demeure insatisfaisante. Aucune raison, aucun prétexte ne peut le justifier. La femme congolaise, majoritaire dans notre société, mérite plus et mieux.

            Victime de l’injustice pendant longtemps, elle a droit à bénéficier de mesures correctives. Dans cette optique, le Parlement, le Gouvernement et les partis politiques sont invités à prendre, chacun à son niveau, toutes les dispositions qui s’imposent pour que nous puissions arriver à une représentation plus équitable des femmes.

            Sur le plan sportif, le programme de construction des stades modernes a déjà commencé à se concrétiser, notamment à Matadi, Mbuji-Mayi et Kindu. Quatre stades municipaux pilotes sont par ailleurs en construction à Kinshasa. Et bientôt, nous organiserons les 4èmes jeux congolais.

            Honorables Députés et Sénateurs,

            Le monde est un grand archipel où les partenariats et les échanges entre les nations tiennent lieu de bras de mer permettant aux îlots de constituer un ensemble. Dans ce contexte, tout repli sur soi est suicidaire. Au cours des douze derniers mois, notre pays a donc continué à déployer une diplomatie agissante afin d’assurer la promotion et la défense de ses intérêts.

            Des résultats remarquables ont été enregistrés. La République occupe à nouveau une place digne de son rang dans le monde. Fortement sollicitée, sa présence est tout autant remarquée dans les rencontres internationales, tandis que Kinshasa s’impose de plus en plus comme lieu privilégié pour l’organisation des conférences et congrès sur des thmes d’intérêt majeur pour notre pays, l’Afrique et le monde.

            Parmi les événements de ce genre auxquels nous avons participé ou que nous avons accueillis, il y a lieu de mentionner plusieurs Sommets des Chefs d’Etat et de Gouvernement, ainsi que la 69ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies où J’ai réaffirmé notre volonté de poursuivre la consolidation de la paix, conformément à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, exigeant en retour qu’obligation soit faite aux autres signataires dudit Accord de tenir de même leurs engagements.

            Cerise sur le gâteau, notre pays vient tour à tour d’être honoré par l’élection de l’une de ses brillantes filles à la Présidence de Union Panafricaine de la Jeunesse et de l’un de ses éminents juristes à un poste de Juge à la Cour Pénale Internationale.

            S’agissant de la coopération avec les Nations-Unies en matière de maintien de la paix, le Gouvernement a récemment procédé, avec les Nations Unies, à une revue stratégique de la présence des Forces de la MONUSCO sur le sol congolais, prenant pour cela en compte l’évolution de la situation sur le terrain et la montée en puissance des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

            Par-delà les modalités pratiques qui restent à préciser, cette revue a conforté la position du Gouvernement de la République, à savoir:

            1. que la situation sécuritaire qui, à l’époque, avait justifié le déploiement d’un si grand contingent des forces internationales dans notre pays a, depuis lors, fondamentalement changé pour le mieux;

            2. que les risques de sécurité qui exigent aujourd’hui une attention prioritaire sont ceux liés à la présence de ce qui reste des groupes armés étrangers, singulièrement les ADF-Nalu et les FDLR;

            3. que la gestion de ces risques exigent certes une expertise et un équipement spécialisés pour lequel le concours des Nations Unies demeure le bienvenu, mais qu’elle ne justifie cependant pas le maintien sur notre sol d’un contingent de 20.000 hommes;

            4. que l’heure est donc venue d’amorcer la réduction du nombre des casques bleus sur notre territoire. Le contraire ne s’expliquerait pas pour un pays où il n’y a plus de guerre classique, où la protection des civils relève désormais plus des opérations de police que des opérations militaires et dont la situation sécuritaire générale s’est amélioré au point de lui permettre de se porter au secours d’autres frères et soeurs en détresse, comme il le fait si bien en République Centre Africaine, où les contingents des FARDC et de la Police Nationale Congolaise sont déployés sous la bannière des Nations-Unies, à la satisfaction de tous.

 

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Honorable Président du Sénat,

Honorables Députés et Sénateurs,

Mesdames et Messieurs les invités,

Mes chers compatriotes,

            Fort du tour d’horizon auquel Je viens de procéder, Je peux affirmer devant vous ce jour, qu’hier au bas de tous les tableaux de comparaison internationale, la République Démocratique du Congo a quitté la zone du désespoir; qu’elle a su préserver son unité et réaffirmer sa souveraineté, en dépit de multiples tentatives de déstabilisation, conçues et entretenues de l’extérieur comme de l’intérieur; que la paix et la sécurité, sans lesquelles aucun pays au monde ne saurait se construire, a été restauré sur la quasi-totalité du territoire national, grâce à la bravoure de nos forces de défense et de sécurité qui, porté par un peuple soudé comme un seul homme, ont vaincu les forces du mal et leurs commanditaires; et que les fondamentaux pour une croissance économique forte et durable sont en place.

            Bref, que l’état de la Nation congolaise est globalement bon!

            Et que si nous cultivons l’unité et la cohésion nationale, si nous nous mobilisons tous par-delà les chapelles ethniques et politiques, et si, en dépit des turbulences du parcours, nous tenons résolument le cap des réformes ambitieuses qu’impose la modernisation de notre pays dans tous les domaines, l’avenir de nos enfants et petits-enfants ne pourra qu’être radieux.

            Mon souhait a toujours été, et il demeure, que les conditions de vie de nos populations, et particulièrement celles des plus démunis d’entre nous, s’améliorent le plus, et le plus vite.

            Y arriver en tirant profit de la solidité actuelle des équilibres macroéconomiques est donc l’objectif prioritaire que j’assigne au Gouvernement.

            C’est une tâche d’autant plus ardue que la conjoncture économique mondiale est délétère. Mais, puisque réussir ce pari est une condition pour la paix durable, la stabilité et la cohésion dans notre pays, mobilisons-nous; soutenons le Gouvernement; aidons-le à mettre en œuvre les réformes économiques et sociales projetées, et soyons, chacun, un agent de développement pour notre pays.

            Par le travail, grâce au travail, unis, et constants dans la lutte contre les antivaleurs et les facteurs de division, nous vaincrons toutes les vicissitudes, et transformerons, graduellement, mais sûrement, la situation de chacune et de chacun des congolais.

            Une fois de plus, je lance donc un appel pressant et solennel à l’unité et à la cohésion nationale.

            Que Dieu bénisse le Congo.

 

            Je vous remercie.

 

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 16:06

Bruno Mavungu, le secrétaire général de l’UDPS est en séjour en Belgique depuis le jeudi 11 décembre 2014 sur invitation du Président du parti, monsieur Étienne Tshisekedi.

Samedi 13 décembre 2014 en soirée, monsieur Bruno Mavungu a fait un déplacement à la salle Nekkersdal de Bruxelles à Laeken où se tenait une assemblée convoquée par les trois sections belges de l’UDPS : Bruxelles, Wallonie, Flandre.

La parole lui a été donnée par les organisateurs, après lui avoir souhaité la bienvenue.

Durant un peu plus d’une demi-heure, le secrétaire Général de l’UDPS s’est adressé aux membres de son parti présent dans la salle.

Depuis quelques mois, on constate certaines tensions au sein de l’UDPS, avec notamment la suspension de monsieur Pierre Mbuyi en tant représentant de l’UDPS en Belgique. Dans son adresse, le secrétaire général Bruno Mavungu est allé droit au but. Il a d’abord donné son propre parcours jalonné de coups bas de toutes sortes. Malgré cela, le Président du parti lui a fait confiance au point d’en faire le secrétaire général du parti.

Parlant de la fédération de Bruxelles, monsieur Mavungu a attiré l’attention de ses membres sur le fait que celle-ci devrait être le phare de toutes les fédérations de l’extérieur, de part sa situation dans la capitale de l’ancienne métropole, et capitale de l’Europe.

La fédération de l’UDPS Belgique était en devoir de rayonner le plus possible, de mobiliser tant les moyens humains que financiers.

Monsieur Mavungu a également brossé à l’intention des membres de l’UDPS Belgique la marche du parti : les contacts avec les différentes chancelleries et institutions internationales, les pressions sur le pouvoir, la redynamisation de la base…

Lors de l’interview qu’il nous a accordé, monsieur Bruno Mavungu a déclaré avoir déjà été reçu deux fois par le Président Tshisekedi. Une première fois le jour de son arrivée, une deuxième fois le samedi 13, durant 2 heures de temps, pour une séance de travail.

Pour les enjeux futurs, monsieur Bruno Mavungu a affirmé qu’une pression était exercée pour que la CENI soit changée, préalable pour des élections transparentes.

 

Bruxelles, le 14 décembre 2014

Cheik FITA

 

Reportage vidéo: Images, montage: Cheik FITA & Gérard Kanabasawo

Bruno Mavungu à Bruxelles « la Fédération de l’UDPS-Belgique doit rayonner »

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 07:01

Me Jean-Claude Muyambo, président du parti congolais SCODE séjourne depuis peu en Belgique. Mardi 16 décembre 2014, il tiendra une conférence de presse à l’intention de la presse nationale et internationale pour donner sa position et celle de son parti sur les enjeux politiques de l’heure en RD Congo.

Mais pour annoncer les couleurs, samedi 13 décembre, lors d’une conférence organisée par Jeannot Kabuya et des combattants de Belgique, Me Jean-Claude Muyambo a pris la parole durant une vingtaine de minutes.

Il a donné son parcours professionnel : né à Kolwezi, y ayant étudié, il a continué son cursus à l’université de Lubumbashi d’où il est sorti juriste. Il a d’abord été avocat, puis défenseur des droits de l’homme. Il s’est par la suite retrouvé en politique malgré lui. Et de fil en aiguille,  il s'est retrouvé dans la mouvance kabiliste. Y était-il à l'aise?

Deux faits l’ont révolté aux cours des derniers mois : la volonté de monsieur Kabila de se cramponner au pouvoir en violation de la constitution, et l'interdiction de tenir un meeting au Kasaï avec ordre donné à son pilote de rentrer à Lubumbashi alors que l’aéronef était déjà en plein vol depuis une demi-heure.

Durant son intervention, Me Jean-Claude Muyambo a déclaré : « Nous allons aider Kabila à quitter le pouvoir conformément à l’article 64. »

Et d’être plus précis : « Si d’ici mars, il ne s’engage pas à respecter la constitution, s’il ne s’engage pas sur la voie de l’alternance et que lui et Malu Malu ne diffusent pas un calendrier électoral global, et si enfin Mr Kabila n’arrête pas de nous distraire avec l’ONIP, Office national d'identification de la population, nous allons l’aider à quitter le pouvoir, conformément à l’article 64 de la constitution »

Pour Jeannot Kabuya, initiateur de la rencontre, l’heure est venue de s’organiser dans la diaspora. Comme le bateau « Kabila » commence à prendre l’eau, il n’y a pas de mal accueillir les transfuges, et renverser le rapport de force.

Dans le milieu des combattants, les esprits sont encore très méfiants. L’utilisation exagérée durant la séance du mot « honorable » à l’intention de Muyambo et du député Okundji qui était là, n’a pas manqué de faire tiquer certains dans l’assistance.

 

Bruxelles, le 14 décembre 204

Cheik FITA

Depuis Bruxelles, Me Muyambo lance à Kabila un ultimatum: mars 2015

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 09:32

Vendredi 12 décembre 2014 en fin de matinée, la Belgique rend un dernier hommage à la Reine Fabiola. Les chaînes de télévision retransmettent en direct les funérailles.

Les personnalités politiques belges sont là, ainsi que de nombreuses têtes couronnées.

Le climat est venteux, des gouttes de pluies tombent par moments. 

Info en ligne des Congolais de Belgique

 

Photos: capture d'écran du direct de la RTBF

L'adieu de la Belgique à la Reine Fabiola
L'adieu de la Belgique à la Reine Fabiola

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 08:36

Il ne faut pas être sorcier pour affirmer qu'en RD Congo la période allant du 1er janvier 2015 au 20 décembre 2016 sera une période de tous les enjeux et de tous les dangers. Pourquoi ?

Enjeux d’abord.

Élections de la base au sommet

Dès 2015, des élections doivent avoir lieu à tous les niveaux, de la base au sommet. Moyens financiers réunis à temps ou pas, la CENI de Malu Malu se retrouvera dans l’obligation d’organiser ces élections. Et par la pression intérieure, et par la pression extérieure.

Un sénat et des gouverneurs périmés, plus d’un quart de siècle sans bourgmestres issus des urnes

Des gouverneurs de provinces sans légitimité.

L’on n’y prête guère attention,  c’est depuis 2012 que  les assemblées provinciales et leurs membres, les gouverneurs de province, ainsi que le sénat ont perdu toute légitimité. Leurs mandats de cinq ans ayant déjà expiré.

Les dernières élections locales datent de la fin des années 80. Depuis lors qui dirigent les communes ? Des individus nommés !

C’est donc un véritable clan d’imposteurs qui ne sont là que pour leurs poches, tout heureux que le peuple ne les chasse pas encore.

Et d’une façon formelle, leurs décisions sont-elles sensées engager les Congolais dont ils n’ont plus le mandat ? Non.

Impossible décollage social

Il est claironné que le cadre macroéconomique de la RD Congo est bon, que le pays  a une croissance positive. La réalité sociale est aux antipodes : le taux de chômage avoisine les 90%, la misère est noire : carence alimentaire, pas d’accès à l’énergie électrique ni à l’eau courante, pas de soins de santé digne de ce nom… La liste est longue.

Pourrissement du climat politique

Depuis le hold-up électoral de novembre 2011, le sommet de l’état est caractérisé par l’illégitimité.

Même avec les chiffres de la CENI renforcés par le bourrage des urnes, plus de 50% des Congolais n’avait pas voté pour monsieur  « Joseph Kabila» ! Ajouter à cela l’impopularité résultant d’une façon tout à fait normale de  l’usure du pouvoir et des contreperformances dans la gestion de la république, au jour d’aujourd’hui, si l’actuel locataire du palais de la nation réunissait 10% d’intentions favorables, ce serait une prouesse.

1997-2015 : l’âge majeur des enfants de la « libération ».

Qui seront électeurs en 2015 et 2016 ?

Les jeunes, qui constituent l’essentiel de l’électorat.

Ceux qui auront dix-huit ans en 2015, sont nés… En 1997, l’année de la « libération » !

Ceux qui auront trente ans, avait douze ans en 1997, ils entraient à l’école secondaire. Pour ceux qui y entraient, comment ont-ils étudié ? Ceux parmi eux qui auront eu la chance d’arriver en sixième secondaire et d’obtenir le diplôme d’état, quel est leur niveau ? Et enfin pour les rares qui auront été jusqu’à l’université, quel débouché l’état leur aura donné comme emploi ?

La tranche d’âge qui a entre 18 et 30 ans, une génération de l’Internet et des réseaux sociaux, qu’a-t-elle comme aspiration, dire « Kabila Oyé » ou accéder aux bienfaits de la technologie actuelle, en mangeant trois fois par jour ?

Dangers

En face de ces électeurs, en ce début du mois de décembre 2014, le clan Kabila vient de mettre en selle  ses « généraux » pour la période pré-électorale qui commence : une équipe gouvernementale dont un bon nombre mangeait dans la main de Mobutu, et l’autre partie constituée d’individus sans foi ni loi.

Effet Burkina-Faso

Les USA, le sommet de la francophonie l’ont répété aux tenants du pouvoir :

«  Respectez les échéances, respectez les textes, allez solliciter le pouvoir auprès du peuple». Et le peuple congolais en ce moment, ce sont ces laisser-pour comptes. Ceux-ci, seront-ils tentés par le phénomène Burkina-Faso ? Oui. Ils n’ont rien à perdre, ils ont l’âge du risque et de l’aventure.

Et les Congolais vivant à l’étranger, ceux qui prennent en charge l’essentiel du poids social des millions des leurs au pays, ont-ils désarmé ? Ont-ils finalement digéré le hold-up électoral du 28 novembre 2011 ? Eux pour qui l’horloge de la démocratie s’était arrêtée ce jour-là ?

Portent-ils dans le cœur monsieur « Joseph Kabila »? Non.

Resteront-ils inactifs de 2015 à 2016 ? Non ?

Pourront-ils concevoir une jonction « Congolais de l’étranger-société civile  » au pays ? Oui.

Bipolarisation

Entre janvier 2015 et décembre 2016, une page inédite de l’histoire de la RD Congo s’écrira car, deux camps seront face à face.

D’un côté, ceux qui veulent se maintenir au pouvoir par tous les moyens, une clique, « un conglomérat d’aventuriers » comme l’aurait dit Mzee Laurent Désiré Kabila.

De l’autre, ceux qui aspirent à une meilleure vie, sur le sol de leurs ancêtres, des millions de crève-la-faim, clochardisés à outrance, quasi réduits au rang de cheptel humain par l’incurie, l’aventurisme , l’incompétence et la navigation à vue de ceux qui ont confisqué les manettes du pouvoir.

Entre janvier 2015 et décembre 2016, un camp gagnera, ça passera pour lui et... Ca cassera pour l’autre.

 

Bruxelles, le 9 décembre 2014

Cheik FITA

Billet. RD Congo 2015-2016, ça passe ou ça casse

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 15:04

 

La troisième grève tournante organisée par le front commun syndical a complètement paralysé le transport en commun à Bruxelles, le lundi 8 décembre 2014. Au niveau de la gare du midi, aucun train, aucun tram, aucun métro, aucun bus STIB, ni DE Lijn, ni TEC.

Devant les bureaux de l’ONEM, un piquet de grève était visible, avec une forte animation.

Les délégués syndicaux qui ont daigné répondre à nos questions étaient unanimes : Si  Charles Michel et son gouvernement font la sourde oreille, le bras de fer continuera. Une manifestation nationale est prévue le 15 décembre 2014. Selon toujours ces délégués, des actions plus radicales ne sont pas à exclure ultérieurement, en cas d'entêtement du gouvernement MR-NVA.

 

Bruxelles, le 8 décembre 2014

Cheik FITA 

 Grévistes à Bruxelles. Si Charles Michel fait le sourd, nous continuerons

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 06:56

Les médias officiels de la RD Congo ont diffusé dimanche 07 décembre 2014, la liste des membres du nouveau gouvernement dit de « cohésion nationale ». Monsieur Matata Mponyo est maintenu à la tête de l’exécutif. Il est à noter l’entrée au gouvernement de monsieur Thomas Luhaka, secrétaire général du MLC, le parti dirigé par Jean-Pierre Bemba, actuellement détenu par la CPI à La Haye. Voici la liste des membres du nouveau gouvernement :

A. Trois Vice-Premiers Ministres
1. Vice-Premier Ministre de l’Intérieur : Evariste Boshab
2.      Vice-Premier Ministre des PTT /NTIC ; Thomas Luhaka
3.      Vice-Premier ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale : Willy Makiashi
B. Deux ministres d’Etat
1. Ministre d’Etat chargé du Budget : Michel Bongongo
2. Ministre d’Etat chargé de la Décentralisation : Salomon Banamuhere

C. Ministres
1. Affaires Etrangères : Raymond Tshibanda
2. Défense nationale : Aimé Ngoy
3. Justice : Alexis Thambwe Mwamba
4. Portefeuille : Louise Munga
5. Relation avec le Parlement : Tryphon Kin Kiey Mulumba
6. Communication et Médias : Lambert Mende
7. Enseignement Primaire et Secondaire : Maker Mwangu
8. Plan et révolution de la Modernité : Olivier Kamitatu
9. Fonction publique : Jean-Claude Kibala
10. Infrastructures et Travaux Publics : Fridolin Kasweshi
11. Finances : Henri Yav Muland
12. Economie : Modeste Bahati
13. Environnement : Loyota Ndjoli
14. Commerce : Mme Kudianga Bayokisa
15. Industrie : Germain Kambinga
16. Agriculture Pêche et Elevage : Kabwe Mwehu
17. Affaires Fonctières : Bolenge Tenge
18. Mines : Martin Kabwelulu
19. Hydrocarbures : Crispin Atama Tabé
20. Energie : Jeannot Matadi Nenga
21. Culture et Arts : Baudouin Banza
22. Tourisme : Elvis Mutiri wa Bashara
23. Santé : Félix Kabange Numbu
24. ESU : Théophile Mbemba
25. Enseignement technique et Professionnel : Jean Nenga Tshimanga
26. Urbanisme et Habitat : Omer Egwake
27. Transport : Justin Kialumba Mwana Ngongo
28. Recherche scientifique  et technologie : Daniel Madimba
29. Genre, Famille et Enfant : Bijou Kat
30. PME : Bohongo Mpoyi
31. Développement Rural : Eugène Serufuli
32. Jeunesse, Sport et Loisirs : Sama Lukonde Kienge

D. Vice-ministres

1.      Intérieur : Mme Martine Bukasa
2.       Défense : René Sibu
3.      Justice : Mboso Nkodia Mpuanga
4.      Budget : Ernestine Nuoka
5.      Coopération Internationale : Franck Mwe-di-Malila
6.      Congolais de l’Etranger : Antoine Boyamba
7.      Energie Maguy Rwakabuba
8.       Finances : Albert Mpeti
9.      Plan : Lisette Lisangame Ngalamulume
10.      PTT : Enoch Sebinenza.

 

 

Bruxelles, le 8 décembre 2014

Cheik FITA

 

Le MLC de Bemba entre dans le gouvernement de Kabila

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 12:13

Vendredi 5 décembre 2014 en soirée, Le Collectif des Femmes Congolaises pour la Justice et la Paix a organisé une soirée d’hommage et de commémoration du martyr des femmes de Mwenga, qui avaient été ensevelies vivantes en 1999 par les rebelles du RCD/Goma d’Azzarias Ruberwa.

C’était à la maison des ACP sise 451, avenue Georges Henri, 1200 Bruxelles.

Soirée du souvenir à coups  de communications, musique, saynète, projection de film, exposition…

Leçon de la rencontre : il est impérieux que la paix revienne dans le Kivu, que l’impunité cesse en RD Congo, et qu’un jour tous les criminels soient poursuivis et jugés.

 

Bruxelles, le 6 décembre 2014

Cheik FITA

Commémoration du martyr des femmes de Mwenga ensevelies vivantes en 1999

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RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

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à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

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