Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : cheikfitanews
  • cheikfitanews
  • : Info en ligne des Congolais de Belgique
  • Contact

BRÈVES NOUVELLES

 

Vidéo du slogan-phare des congolais jusqu'au 20 décembre 2016

kabila oyebela

Suivez  attentivement cette Vidéo.Antenne monde de la société civile de la RD Congo ou: comment contrôler La CENI et les élections en RD Congo… Rejoignez la plateforme

               

 Nous Soutenir

Du 25 décembre 2006, date de création de notre site à aujourd’hui, vous êtes des centaines de milliers à avoir lu nos articles ou consulté notre site. Nous vous en remercions. Derrière ces articles, ces reportages photos et vidéos, il y a un travail de titan, de sacrifices énormes et un coût très élevé: temps, ordinateurs, caméras, appareils photos, supports numériques, logiciels, billets de train, de bus, d’avions, chambres d’hôtel…2015 et 2016 seront deux années déterminantes pour la RD Congo durant lesquelles, une information fiable sera un grand allié de la paix, de la justice, de la stabilité… Pour le bien être du plus grand nombre, dans ce sous-continent. Si vous pensez que notre travail peut y contribuer, la meilleure façon de confirmer votre conviction, c’est de faire un don, aussi petit soit-il, pour soutenir cette action.

Par paypal : cheik-fita@myway.com par compte bancaire avec comme mention, «Soutien à Info en ligne des Congolais de Belgique» Compte bancaire n ° 000-3415900-45 IBAN BE44 0003 4159 0045

BIC BPOTBEB1

 CONTACT Téléphone : 0032495336519mail via le lien suivant:  http://ann.over-blog.com/blog-contact.php?ref=522882

VIDEO à voir et à partager 

Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

cheikfitanews.net, contact Téléphonique: 0032495336519

Recherche

FLASH-NOUVELLES EN BREF-BREAKING NEWS

KINSHASA, vue de Brazzaville

CHEIKFITANEWS KIN VUE DE BRAZZA

LOGO CONGRES MONDIAL DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

BANQUE DES DONNEES DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

Une nécessité

Texte Libre

MOSAIQUE-SITE-3-copie-1.png

10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 05:43

Avec l’approche de la date fatidique du 19 décembre 2016 au delà de laquelle le Président actuel en RD Congo redeviendra automatiquement un simple citoyen, le décor de l’après-Kabila se plante progressivement.

Il y a eu et il y aura de plus en plus de la cacophonie dans la majorité présidentielle, il y a, et il y aura de plus en plus de personnes qui fuiront le bateau à la dérive. D’abord sur la pointe des pieds, ensuite en prenant les jambes à leur cou. Il y aura enfin les plus gourmands, qui resteront le plus longtemps possible dans le bateau afin de se remplir les poches via flatteries de bas étage et coups fourrés. Certains de ceux-là couleront sûrement avec le bateau. Et oui !

Au nom du MPR, monsieur Mukulumanya wa N’Gate Zenda, ancien ministre des affaires étrangères sous Mobutu vient d’ouvrir un nouveau front dans le combat contre l’actuel régime finissant : la confrontation des bilans des deux partis qui ont dirigé le plus longtemps, notre pays la République Démocratique du Congo : le MPR d’une part, et le PPRD, enfant adultérin de l’AFDL, de l’autre. Le style de l’auteur est sévère, mais courtois.

De sa communication, l’auteur lui-même dit ceci :

« Entretien Mukulumanya-Kabila sur la démocratie en RDC est une leçon d'Histoire politique immédiate du Congo qu'il importe que tous les patriotes connaissent et apprennent à nos enfants dont ceux qui sont nés au début de la guerre sont déjà en âge de voter afin que tout le monde sache à quoi s'en tenir et sur quel pied danser sur la lutte déjà engagée depuis les 19, 20, 21 et 22 janvier pour une seconde libération du Congo. »

En 1997, l’AFDL avait chassé le MPR de Mobutu. 18 ans après, quel bilan ?

Il est souhaitable que le parti qui espère devenir majoritaire dans le parlement qui sera issu des élections du 18 septembre 2016 pense déjà à tirer les leçons de ces deux expériences politiques.

Oui, malgré les tergiversations du clan au pouvoir et de l’abbé Malu Malu de la CENI, le dimanche 18 septembre 2016 au plus tard, il devra y avoir des élections législatives et l’élection présidentielle. Et le 19 décembre 2016 au plus tard, la RD Congo tournera définitivement la page « Joseph Kabila ». Oui, au plus tard car, l’appétit du pouvoir peut tenter les dirigeants actuels à se cramponner coûte que coûte, énervant ainsi le souverain primaire qui peut récupérer à tout moment son bien.

 

Bruxelles, le 10 février 2015

Cheik FITA

 

 

DEMOCRATIE CRIMINELLE ET ATYPIQUE :

LE PEUPLE CONGOLAIS DOIT OUVRIR LE BON OEIL !

(ENTRETIEN DE Mr MUKULUMANYA wa N'GATE ZENDA, PRESIDENT DU M.P.R., AVEC LE GENERAL JOSEPH KABILA, PRESIDENT DU P.P.R.D. ET PRESIDENT DE LA R.D.C.).

Monsieur le Président de la République,

En République Démocratique du Congo (R.D.C.), comme vous le savez bien, la démocratie, malgré l'absence de paix et la poursuite des massacres des Congolais, se fait sur le fond de l'électoralisme du pouvoir issu de la pseudo-révolution congolaise : la révolution afdélienne rwando-ougandaise !

Il s'agit, comme je vous l'ai déjà dit, d'une démocratie de façade, une démocratie caricaturale, dans laquelle la souveraineté n'appartient pas au peuple constitué des vrais Congolais, le gouvernement n'est pas non plus le fait du peuple congolais et les règles universellement admises pour crédibiliser tout processus démocratique ne sont pas respectées. Et c'est cette démocratie atypique que vous êtes occupé à instaurer dans l'ex-République du Zaïre, malheureusement en complicité avec une certaine « communauté néocolonialiste » dite, à tort,  « communauté internationale » ! Une démocratie d'apparence, telle que vous et vos parrains bien connus la voulez, ne laissant aucune chance aux natifs congolais de parvenir au pouvoir pour enfin y réaliser librement le destin du peuple congolais.

De telle sorte, ce me semble, que le développement que vous croyez pouvoir y réaliser en marginalisant les vrais  enfants du pays est un leurre, un gros mensonge, de la poudre jetée aux yeux des Congolais. Et aussi longtemps qu'il sera et demeurera ainsi octroyé par des multinationales mafieuses exploitant, dans l'opacité la plus totale, les ressources naturelles du Congo à leur profit, au profit exclusif de l'étranger et des poches de quelques faire-valoir congolais, il ne permettra jamais à la R.D.C. de devenir, en dépit de vos proclamations sans fondements, un pays émergent. Car, ma foi , pour accéder au rang des pays émergents, les ressorts de l'économie nationale d'un pays doivent être nationaux, c'est-à-dire, en ce qui concerne la R.D.C., ils doivent être congolais.

Monsieur le Président de la République,

J'ai suivi, tout au long du mois de décembre 2014 et du mois de janvier 2015, vos différentes prestations, vous qui, nonobstant les incohérences et les carences évidentes de votre gouvernance, présidez aujourd'hui, à la faveur d'un processus démocratique vicié et lacunaire, aux destinées de mon pays, la République Démocratique du Congo (R.D.C.), ex-République du Zaïre, pour servir uniquement les intérêts des puissances étrangères agissant par le Rwanda et l'Ouganda interposés.

Ce que, de ces prestations, il m'en a été donné d'observer est si et tellement grave et scandaleux que je m'oblige de vous en entretenir ici et, à cette occasion, d'en appeler, d'abord, à la vigilance de tous les instants du peuple congolais subjugué, en particulier de ses dignes et vrais intellectuels ; ensuite, à la conscience et au sens de responsabilité des dirigeants du monde, à la fois membres permanents du Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies (O.N.U.), membres du G 8 et membres du G 20, afin que tous, chacun de leur côté et dans la sphère de leur influence, s'emploient très activement et dans le respect de la moralité publique à œuvrer honnêtement pour parvenir à arrêter sans plus attendre les pires crimes contre l'humanité et tant des violations massives des droits de l'homme et des droits souverains du peuple congolais que vous n'arrêtez pas d'y poursuivre, sous des agissements malicieusement frauduleux et inavoués, au nom d'une prétendue « révolution de la modernité » sans objectifs ni finalité connus, jamais clairement ou plutôt mal définie.

Monsieur le Président,

Deux faits récents corroborent ce que je viens de dire ici : premièrement, le mensonge et la confiscation des droits souverains, civils et politiques des vrais nationaux congolais au profit des étrangers jouissant de la nationalité congolaise par usurpation ; deuxièmement, la falsification de l'Histoire du Congo pour non seulement blanchir l'invasion et les crimes contre l'humanité perpétrés par des Rwandais, des Ougandais et des Burundais en R.D.C., mais surtout pour couvrir la mainmise étrangère sur le pouvoir national et les ressources naturelles, normaliser les pillages de celles-ci à travers les exploitations minières et forestières illicites et mafieuses, et favoriser l'occupation et le peuplement des pans entiers du territoire national congolais par des étrangers notoires.

C'est pour ces raisons que vous êtes entrain d'initier une politique irresponsable et non transparente d'infiltration par le rapatriement en R.D.C., ex-Zaïre, de plusieurs ressortissants des pays voisins, qui n'ont jamais eu d'adresses connues au Zaïre avant la Guerre de l'Est, et en initiant en même temps une politique de décentralisation non prioritaire en ce temps de guerre et de crise politique quasi-permanentes pour leur doter des villages, des Villes et donc des entités territoriales qui n'ont jamais existé au Zaïre et dont ils n'ont jamais été originaires dans ce pays mien, et tout cela, au mépris des lois et des règles nationales alors en vigueur !

L'ex-Zaïre, l'actuelle République Démocratique du Congo, vous le savez Monsieur la Président, est devenu, depuis l'avènement de l'Alliance des Forces de Libération du Congo (A.F.D.L.) dont vous étiez membre et dont vous êtes l'heureux héritier, un pays fantôme, un pays sans identité claire, un pays occupé, miné et laminé par des agresseurs et envahisseurs prétendument congolais ayant des bases naturelles dans ses pays voisins dont ils sont originaires.

L'ex-Zaïre, l'actuelle R.D.C., vous le savez aussi bien, Monsieur le Président, hier pays respecté à travers le monde où ses ressortissants, en voyage ou dans leurs pays d'accueil, étaient remarquables et fiers d'être Zaïrois, la pseudo-révolution kabiliste afdélienne ainsi que la pseudo-révolution de la modernité actuelle l'ont ravalé au bas de l'échelle des Nations. A tel point qu'il est devenu, par votre propre faute, le marchepied de ses voisins et de ses partenaires pauvres et sans envergure ! 

Monsieur le Président de la République,

Cette situation ne vous inspire-t-elle pas qu'il y a nécessité de changer le fusil d'épaule et, en étant humble et conscient de vos limites, de considérer qu'il y a aujourd'hui place dans mon pays pour un nouveau discours politique, une nouvelle démocratie et une nouvelle politique économique afin de redresser la R.D.C. et de parvenir enfin à redorer le blason terni de l'ex-Zaïre ? 

Si vous ne le savez pas, je me permets de vous le dire ici, les priorités, pour une gouvernance à la fois responsable et attentive aux aspirations des Congolais, à l'exigence de l'avènement d'un État de droit, souverain et véritablement démocratique, auraient dû être avant tout la défense de l'intégrité du territoire national et la restauration de la souveraineté nationale sur l'ensemble de ce territoire et sur toutes les ressources naturelles du Congo. Le reste devrait donc suivre après.

Dans cette optique, l'attention devait donc porter sur le sevrage de votre régime de la tutelle de vos parrains rwandais et ougandais, l'arrêt total des incursions et des infiltrations des ressortissants étrangers en territoire congolais, la sécurité des personnes et des biens, la fin des violences, des pillages, des assassinats et des hostilités que pourtant et malheureusement vous laissez faire dans la partie orientale du Congo sans y conduire une action vigoureuse face à nos voisins belliqueux.  

A ce sujet, je pense que même s'il est juste et impérieux d'assurer dans l'ex-Zaïre la sécurité des personnes étrangères fuyant les conflits récurrents dans leurs pays d'origine dont le Congo et les Congolais ne sont cependant ni la cause ni l'objet, en aucun cas, si votre Gouvernement était sérieux et responsable. Leur intégration dans la communauté nationale ne devrait être une priorité. Car, ce qu'il fallait faire contre la guerre portée par ces personnes contre la R.D.C. était plus important : l'arrêter, exiger le pardon et obtenir la réparation pour nos plus de six millions de morts. 

1. DE LA COHESION NATIONALE OU DE LA « COHESION DES BELLIGERANTS » ?

Monsieur le Président de la République,

J'ai bien suivi la lecture, sur les antennes de l'ex-Voix du Zaïre, actuelle Radio Télévision Nationale Congolaise (R.T.N.C.), de votre Ordonnance n° 14-078 du 07 décembre 2014, portant nomination des membres de votre « Gouvernement » dit de « cohésion nationale ». Mais, à aucun moment je n'en ai eu le sentiment qu'il s'agissait là d'un acte sincère d'un enfant du pays visant à réaliser cet important objectif qu'est la cohésion nationale !

Car, pour le Mouvement Populaire de la Révolution, mon parti, et pour l'homme d’État congolais, philosophe et homme politique que je suis, c'est autour des principes de la souveraineté nationale, des valeurs nationales et des valeurs républicaines, dont spécialement la défense du territoire congolais par ces temps de la Guerre venue du Rwanda, que devait se faire la cohésion nationale.

Mais, qu'avez-vous fait ? Au fur et à mesure que le journaliste attaché à vos services à la présidence égrenait les noms des membres du Gouvernement maintenus ou promus, mon œil n'y a vu  que vos anciens et nouveaux complices de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (A.F.D.L.) devenus ensuite membres de votre parti, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement (P.P.R.D.), puis les membres des partis frères et amis alliés dans votre Majorité présidentielle : tenez-vous bien, 40 pro-kabilistes sur un total de 47 membres du gouvernement.

Plus étonnant est en outre le fait que la majorité des membres issus des partis politiques de votre Majorité présidentielle sont d'anciens agents bien connus au service du Président Paul Kagame de la République du Rwanda ayant presté dans le mouvement politico-militaire dont il est l'initiateur, le Rassemblement des Congolais pour la Démocratie (R.C.D.), et ceux de l'autre mouvement politico-militaire, le Mouvement de Libération du Congo (M.L.C.), parti créé par son alter ego, le Président Yoweri Kaghuta Museveni de la République de l'Ouganda.

Ils ont le sang des Congolais sur leurs mains ! Et leurs consciences en sont lourdement chargées ! Pour toujours. Vous en rendez-vous compte ? Au point qu'ils n'ont plus le courage, pour la plupart, de renseigner dans leurs notices biographiques, les fonctions qui ont été les leurs pendant la Guerre de l'Est et les rôles qu'ils y ont joués entre octobre 1997 et le début de la Transition, en 2004.

Monsieur le Président,

Pour vous, la cohésion nationale se ramène donc à ceci : satisfaire les ambitions politiciennes de ceux qui vous soutiennent en les nommant aux postes de responsabilité gouvernementale et disposer certains de vos hommes de main et certains pions des suzerains dont vous êtes le vassal à certains postes clés ou spécifiques en vue d'accomplir des missions et des tâches non explicites prévues dans l'un ou l'autre agenda caché de la Guerre de l'Est, et tant que le peuple n'y voit ou n'y comprend rien, la cohésion est faite !   

Et ce qui m'a le plus choqué dans cet acte de nomination des membres de ce que vous avez appelé « Gouvernement de cohésion nationale », c'est ensuite  le fait que plusieurs membres de ces trois mouvements politico-militaires qui ont détruit mon pays, la R.D.C., ex-Zaïre, qui ont massacré et perpétré le génocide des populations congolaises en même temps que des populations rwandaises, notamment hutu fuyant le pogrom chez eux, y ont été nommés, en criminalisation du concept même de « démocratie » qui inclut au Congo la participation des massacreurs ! Comment sont-ils devenus Congolais et démocrates ? Qui les avaient absous, ces responsables des massacres de mes frères et sœurs congolais, ces violeurs de mes sœurs, de nos filles, de nos femmes et de nos mères ou ces tueurs à gage à l'Est du Congo-Zaïre ? Laurent-Désiré Kabila ? Kamerhe et les négociateurs de Sun City ? Kamerhe, Malu-Malu, Tshibanda et les négociateurs de Goma ? Mwamba et les négociateurs de Kampala ? Vous-même ? Ou le peuple congolais ?

Naturellement, la démocratie congolaise, déjà hideuse, de façade et criminelle, en est sortie encore plus fortement criminalisée. Sans doute à la grande satisfaction des puissances occidentales et des institutions onusiennes, elles qui, cependant, prêchent, font et cotent les démocraties dans le monde, mais qui, en R.D.C., la portent, violatrice des droits de l'homme et ainsi criminalisée, à bout des bras comme des mal voyants, puisqu'elles y trouvent leurs comptes au grand dam des pauvres et ignorants Congolais entraînés par des leaders cupides, en mal d'intégrité morale et malvoyants. 

Pour vous, c'est démocratique que ces membres viennent d'une kyrielle de nouveaux petits partis politiques que, dans votre stratégie de confiscation des droits civils et politiques des Congolais et de nuisance à l'unité et aux intérêts du Congo et de ses Citoyens, vous avez autorisé à fonctionner pour flouer aussi bien l'opinion nationale que vous maintenez dans une ignorance totale de ce que vous faites contre la R.D.C. et son peuple, que la grande majorité de l'opinion internationale, celle tout au moins qui n'est pas impliquée dans vos agissements ignominieux. Quelle supercherie ?   

Ne me dites pas, Monsieur le Président, que vous avez intégré l'opposition républicaine dans votre « Gouvernement de cohésion nationale ». Car, je ne vois pas de quelle opposition me parlez-vous ?

Celle d'anciens membres de ces mêmes mouvements politico-militaires ? Ou celle de Monsieur Léon Lobitch Kengo wa Dondo, le Président de votre Sénat qui siège hors mandat constitutionnel ?

Le Président Kengo n'a jamais été un opposant à un quelconque régime politique. Car, ayant toujours été au service des puissances prédatrices de la finance internationale, schéma dans lequel vous vous êtes inscrits et vous venez de vous installer confortablement avec votre Premier Ministre Matata Ponyo, Kengo wa Dondo s'est toujours plutôt opposé aux intérêts du peuple, hier zaïrois et aujourd'hui congolais. Il s'est ainsi taillé la réputation peu honorable de « l'homme de la rigueur » ne s'opposant systématiquement et surtout qu'aux droits et avantages sociaux des agents de carrière des services publics de l’État, des militaires, des policiers et des travailleurs des entreprises publiques et paraétatiques.

Au point qu'à plusieurs reprises, le Président Mobutu Sese Seko, prenant le parti du peuple, s'en plaignait : « On ne mange pas la rigueur ! », tempêtait-il à l'adresse des institutions du Breton Woods (Banque Mondiale et Fonds Monétaire International).

N'avait-il pas raison, Mobutu, si l'on observe aujourd'hui comment les gens marchent partout contre la politique de l'austérité, même en Occident où elle avait été conçue ? Et, pour sa part, le Président américain Barack Obama, ne vient-il pas, lui aussi, de reconnaître, ce dimanche 1er février 2015 sur les antennes de la télévision américaine CNN, que l' « on ne peut pas continuer à pressurer des pays en pleine dépression » comme pour dénoncer la fameuse politique de l'austérité et indiquer par là que la vie des gens, notamment des salariés, comme spécialement les conditions sociales et sanitaires des fonctionnaires, des enseignants, des magistrats, des militaires, des policiers et de tous les travailleurs manuels et intellectuels, doivent être améliorées ? 

Dans mon livre blanc de résistance contre la prédation, ses accusations mensongères et les débuts de sa politique d'allégeance aveugle aux puissances étrangères au Zaïre intitulé : L'Affaire Kengo-Mukulumanya où l'Autre Face de la Rigueur (1995, 218 pages, voir annexe 1), alors qu'il exerçait les fonctions de Premier Ministre, j'avais déjà dénoncé Léon Lobitch Kengo wa Dondo pour son inclination à défendre les intérêts rwandais en R.D.C. et surtout pour sa mauvaise gestion du dossier des réfugiés hutu rwandais (1994-1995) qui se sont ensuite organisés en F.D.L.R. et dont s'occupait directement son collaborateur Elvis Mutiri wa Bashara, Congolais d'origine rwandaise, alors chargé des missions dans son Cabinet, auquel vous venez de confier, dans votre Gouvernement de cohésion nationale, le portefeuille du Tourisme (on lira à ce propos : pages 125 à 138 du livre ci-devant cité).

Sans en dire plus ici, j'attire simplement votre attention sur le fait que l'ancien Premier Ministre Kengo wa Dondo a non seulement des affinités avec les Rwandais qui font la guerre en R.D.C. Il est celui par lequel la question de la gestion des réfugiés rwandais est devenue un problème en R.D.C. Il a trahi Mobutu et le peuple zaïrois hier. Et, sans gêne non plus, il continue à trahir le peuple congolais aujourd'hui !     

En me disant que vous avez intégré l'Opposition républicaine dans votre Gouvernement de cohésion nationale, je ne peux donc qu'en rire ! Car, je n'y vois alors que votre mépris des droits du citoyen, des droits souverains du peuple et des lois de la République Démocratique du Congo ainsi que des textes du droit de la guerre et du droit pénal international concernant spécialement la répression des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

A ce sujet, votre comportement m'apparaît de plus en plus comme franchement scandaleux et, naturellement, difficilement supportable.   

D'une manière générale, je me permets de vous rappeler ce que je vous avais à maintes reprises déjà dit à travers la presse nationale, notamment kinoise, et internationale, et que j'avais déjà dit à votre ancien et proche collaborateur, votre complice et négociateur en chef, Vital Kamerhe, ainsi qu'aux représentants d'alors de la Communauté internationale avant, pendant et après les négociations dites de paix de Sun City et de Pretoria et lors de la constitution du Gouvernement de Transition 1+4. 

Le fait, vous avais-je dit, Monsieur le Président de la République, d'associer les va-t’en guerre rwandais, ougandais et les Congolais à leur service dans la gestion de la période de Transition démocratique en R.D.C., en leur accordant sans gêne, comme une prime à la guerre qu'ils ont menée contre l'ex-Zaïre et aux tueries qu'ils y ont perpétrées, d'être désignés aux postes de responsabilité dans les institutions de l’État congolais, hypothéquait très gravement l'avenir du Congo et de la démocratie au Congo, et que ce n'était qu'une faute !

N'avais-je pas, le premier exigé contre eux, précisément dans mon livre intitulé La Guerre de l'Est. Enjeux, Vérités oubliées et Perspectives de paix. Mémoire au Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies (1999 et 2000,128 pages, annexe 2), la nécessaire « création d'un Tribunal pénal international pour le Congo en vue de connaître de leurs crimes et de les réprimer » (p. 109) ?

C'est une manière cynique, injuste et immorale, avais-je insisté dans les temps qui ont suivi sous votre mandat, de garantir l'impunité de ceux qui ont pris les armes contre la R.D.C., ont massacré des Congolais et perpétré le génocide dans l'ex-Zaïre en les nommant ou en leur accordant le droit d'être électeurs et éligibles, et en réalisant ainsi l'intégration des criminels et des usurpateurs de la nationalité congolaise dans la communauté nationale congolaise au mépris des lois congolaises alors existantes en la matière et au mépris des dispositions pertinentes des instruments juridiques internationaux sanctionnant les crimes de sang, les viols, les pillages ainsi que les crimes contre l'humanité dont ils sont des cruels auteurs non repentis.  

Aujourd'hui, je nourris le même sentiment : en constituant votre Gouvernement de cohésion nationale vous vous êtes moqué éperdument des principes du droit international, des droits de l'homme et des droits du peuple congolais. Ce qui s'était passé hier aux négociations mal organisées et mal conduites d'Afrique du Sud, de Goma et de Kampala, et votre façon de constituer ce dit Gouvernement, ne sont qu'une manière cynique de faire perdurer l'instabilité, la criminalisation, la caricature et la décrédibilisation de la démocratie naissante et le processus électoral en R.D.C.

Peuvent témoigner de mes convictions et de mes propos d'alors les responsables encore en vie des quotidiens et hebdomadaires suivants qui les portaient à la connaissance de notre peuple : Le Phare, Le Potentiel, Numerica, Le Palmarès, La Tempête des Tropiques, Vision, La Semaine du Reporter, Demain le Congo, L'Avenir, Le Forum des As, Ekeseni, Salongo, La Prospérité, Le Grognon, et beaucoup d'autres encore.  

Monsieur le Président de la République,

Cela étant, et le sachant, comment et pour quel dessein avez-vous finalement préféré rééditer la même faute que vous aviez déjà commise à l'issue des négociations anti-légalité et anti-souveraineté congolaises d'Afrique du Sud, en reprenant les mêmes criminels impunis et en les positionnant pour faire encore plus mal au sein du « Gouvernement » que vous ne vous êtes pas gêné de qualifier de « cohésion nationale » ? Quelle est votre ligne de conduite des affaires publiques nationales ?

Pourquoi, veut savoir le peuple congolais, avez-vous accordé le privilège de participer à ce Gouvernement à tant d'anciens cadres, dont d'anciens Présidents et porte-paroles, des mouvements politico-militaires de création et d'obédience étrangères, qui, non seulement ont pris, dans un passé récent, des armes contre mon pays, la R.D.C., et son peuple, favorisé les pillages de nos ressources naturelles, violé nos filles et nos femmes, massacré nos populations, mais aussi qui ont justifié ces cruautés et absurdités, et qui, pour bon nombre d'entre eux, ne jouissent même que de la nationalité congolaise irrégulièrement acquise, par dol ou encore par usurpation, à la faveur de la Guerre de l'Est qui avait été déclenchée par les « Banyamulenge » pour l'acquérir ? Pourquoi ?

Pourquoi, Monsieur le Président, votre Gouvernement est-il, par ailleurs, constitué dans sa grande majorité des personnalités qui portent sur eux la responsabilité civile et pénale des crimes de guerre, des crimes de droit commun et des crimes économiques qui ont exproprié les enfants du pays de leurs droits miniers au profit des étrangers et des multinationales mafieuses qui financent la guerre ?

Enfin, pourquoi et comment, continue à s'interroger le peuple, vous obstinez-vous à nommer des telles personnes qui ne se sont jamais amendées, qui ne se sont jamais montrées respectueuses des lois et règlements de la R.D.C., qui n'ont jamais demandé pardon au peuple congolais, qui n'ont jamais rien réparé et qui ne se sont jamais réconciliées avec lui ?

Quant à moi, personnellement, je ne m'explique pas le bien-fondé, s'il y en a, de la nomination, comme responsable des services de sécurité publique, de Monsieur Evariste Boshab dont j'avais dénoncé, dans une Requête (voir preuves de l'existence de celle-ci, annexe 3) en cours d'instance à la Cour Suprême de Justice, le fait que cet important maillon de votre majorité ait fait publier au Journal Officiel de la République Démocratique du Congo, alors qu'il était votre propre Directeur de Cabinet, des fausses Ordonnances couvrant des multinationales mafieuses que vous avez personnellement affirmé n'avoir jamais signées devant les membres de la mission d'enquête constituée des Avocats Généraux de la République qu'avait diligentée, auprès de votre Cabinet et de votre Excellence, le Parquet Général de la République pour tenter d'y voir clair.

De même, je ne m'explique pas non plus pour quel mobile mon ami personnel Alexis Thambwe Mwamba, ancien Président du R.C.D., a-t-il été nommé en ce moment à la tête du Ministère de la Justice alors qu'il est mis en cause, directement ou indirectement, avec feu Katumba Mwanke, ancien Ministre Délégué auprès de votre Excellence, à la Présidence de la République, et d'autres membres de vos Gouvernements successifs, dans la même Requête (voir annexe 3) en souffrance depuis huit ans devant la Haute Cour de Justice, pour avoir conclu, en expropriation irrégulière et abusive des droits miniers des opérateurs économiques nationaux, au moins un Accord léonin au profit de la multinationale canadienne Banro Corporation et ses multiples filiales (comme Twangiza Minning SARL, Namoya Minning SARL, etc.) bien connue pour son financement de la Guerre.

Quelle est finalement la moralité publique des pareilles nominations dans un Gouvernement de la République dit de « cohésion nationale » ? Et pourquoi la mise à l'écart, sinon la marginalisation des Congolais qui n'avaient pas pris les armes contre leur pays ? Où conduisez-vous la R.D.C. ?

Monsieur le Président de la République,   

Je sais, comme vous, ce qui vous a poussé à constituer maintenant seulement votre Gouvernement de cohésion des criminels impunis : la peur de voir aussitôt démontées, au cas où votre pouvoir viendrait à être mis hors d'état de continuer à nuire, les structures économiques extraverties que votre Premier Ministre actuel Matata Ponyo, en économiste de chambre et amateur bien en retard de l'évolution du modèle économique dépassé auquel il reste accroché, est entrain d'installer en R.D.C..

Mais, au lieu de faire, pour régler les différends, ce que le bon sens suggère dans ce cas, organiser, comme vient de le recommander le Pape François dans son message de paix à l'occasion de la fête de la Nativité 2014, un dialogue franc et ouvert réunissant, d'un côté, ceux de votre camp, des Congolais de votre bord, les seuls qui participent à votre « Gouvernement de cohésion d'anciens belligérants complices et des prédateurs » réunis dans le cadre de votre Majorité présidentielle, face, de l'autre côté, à ceux qui pensent comme moi ou partagent les mêmes idées que moi, des vrais enfants du pays, des nationaux congolais que vous abhorrez et rejetez et auxquels vous n'avez jamais accordé la moindre de votre meilleure attention, vous avez préféré réunir vers la fin de 2013 des Concertations dites nationales qui sont et demeurent sans lendemains. Vous avez ainsi gaspillé une belle occasion d'éviter des casses, comme celles, mortelles, auxquelles nous venons d'assister, du 19 au 22 janvier 2015, à  Kinshasa, à Goma et à Bukavu, et de prévenir d'autres casses encore possibles au cas où votre départ du pouvoir et celui des vôtres serait forcé. 

Agir ainsi, évidemment, dépassait votre capacité d'appréhension des enjeux de l'heure et votre capacité d'action. Tout comme il dépassait le niveau de compréhension, la capacité d'écoute et d'analyse et les compétences de ceux avec lesquels vous dirigez misérablement et risiblement le pays aujourd'hui. Des assoiffés de pouvoir pour le pouvoir, qui ne rêvent qu'à devenir un jour Ministre, ou Président de la R.D.C., et mourir. Alors que l'on sait qu'ils ne sont capables de rien, sauf des critiques haineuses, injustifiées et stériles ! Pourtant, la situation du Congo, aujourd'hui, nécessite des têtes bien faites, bien pleines et bien pensantes, c'est-à-dire celles des meilleurs. Mais, en dehors des stratégies pour la confiscation et la conservation du pouvoir, vous ne faites rien pour mettre de l'ordre dans la Maison Congo, ni pour mettre les Congolais en ordre de marche et de bataille pour conquérir une paix véritable et durable et réaliser le développement tant souhaité.

Il est temps que les Congolais se réveillent, ouvrent le bon œil et se ressaisissent. Et que la descente du Congo aux enfers soit arrêtée. Car, par votre action et celle, nuisible, de vos parrains, le Congo de Lumumba et de Mobutu est entrain d'échapper aux Congolais et court le risque de disparaître ! 

2. LE CONGO (OU LE ZAÏRE) DE MOBUTU ?

Oui, Monsieur le Président de la République,

J'ai, à ce sujet du Congo et de ses dignes fils, suivi à la mi-décembre votre discours sur l'état de la Nation devant l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès. L'impression que vous m'avez laissé – je dis bien l'impression – est que vous ne donnez pas encore la preuve que vous connaissez ou êtes déjà parvenu, après quatorze ans de mandat de Chef d’État, à maîtriser l'Histoire du pays que vous dirigez malgré tout. Or, lit-on dans Siracide : chapitre 10, verset 3 : « Un roi ignorant est la ruine de son peuple ».  

Cela m'a alors interloqué ! En effet, ou vous n'êtes pas Congolais et dans ce cas l'ignorance de l'Histoire du Congo est compréhensible, ou vous êtes Congolais, et dans ce cas, on peut vous accuser de trahison ou de falsification de l'Histoire du Congo. Dans les deux cas, au regard des responsabilités qui sont les vôtres, vous n'êtes pas l'homme qu'il faut à la place que vous occupez.  

Rien que l'évocation des noms des personnalités congolaises qui vous paraissent les plus dignes d'éloges, pour ne pas parler d'autres thèmes de votre discours, m'a mis la puce à l'oreille à ce sujet.

Rassurez-vous, Monsieur le Président Joseph Kabila, ce n'est pas la première fois que cela vous arrive. Mais, à force d'écouter les critiques insensées et farfelues constamment débitées par vos fréquentations congolaises ou étrangères à l'encontre du plus entreprenant de vos prédécesseurs, feu le Président Mobutu Sese Seko, vous ne lui accordez plus la considération qu'il mérite !

Lui, Mobutu, au moins, a donné le meilleur de lui-même plus que vous ne le faites pour restaurer une paix véritable qui a duré au moins de novembre 1965 à avril 1990 au Congo-Zaïre ; lui qui a en outre réalisé et assuré l'unité nationale que la pseudo-révolution afdélienne dont vous êtes l'héritier est venu remettre en cause ; lui qui a toute sa vie œuvré pour garantir la défense de l'intégrité du territoire national et la souveraineté nationale sur l'ensemble des ressources naturelles congolaises ; lui qui a aussi lutté pour réaliser la défense et la promotion de la souveraineté et des valeurs de la culture de la Nation congolaise, voilà votre illustre prédécesseur, dont pourtant vous vous êtes gêné de citer le nom dans votre discours sur l'état de la Nation à la mi-décembre 2014 ! Pourquoi ?  

S'agissant de vos personnalités préférées : une femme et un homme de Dieu parmi plusieurs Pasteurs de l’Église que compte l'Histoire politique nationale, deux anciens Premiers Ministres sur un peu plus d'une vingtaine et deux anciens Chefs d’État sur quatre, vous avez dit à peu près ceci, je cite de mémoire : « … le Congo de Kimpa Vita, de Kimbangu, de Lumumba, de Kasavubu, de Kabila et de Gizenga » ! C'est là un bien malheureux et pitoyable amalgame !

C'est là, Monsieur le Président, en omettant de parler du Congo de Mobutu, que vous m'êtes apparu, souffrez que je vous le dise, comme un nain politique, je veux dire comme un apprenti politicien !

 

Cette évocation, qui m'a été transmise par ondes de l'immeuble de l'ex-Voix du Zaïre construit par Mobutu, vous l'avez faite dans un Palais du Peuple également construit par Mobutu, sous l'éclairage électrique produit par la plus grande centrale hydroélectrique jamais construite en Afrique, à Inga, par le même Mobutu, juste à côté du Stade ex-Kamanyola construit par le même Mobutu, mais qu'en arrivant au pouvoir le Président Laurent Kabila, tué au Palais de Marbre construit par Mobutu, a rebaptisé Stade des Martyrs pour effacer le triste souvenir de la défaite militaire que le Colonel Joseph-Désiré Mobutu lui avait infligée à Kamanyola, au Sud-Kivu, en présence de Che Guevara !

En faisant honneur, dans votre discours devant le Congrès, à Laurent-Désiré Kabila et à Antoine Gizenga, en quoi les trouvez-vous plus méritants ou plus honorables que feu le Président Mobutu ? Dites-moi, devient-on saint ou héros du jour au lendemain, sans que l'on ne sache, pour celui qui est déjà mort, qui l'a tué et pourquoi, ni pour quel motif faites-vous héros celui qui vit encore  ?

Il me semble à ce sujet qu'il faille bien clarifier le concept de « héros ». Il est important en effet que l'on dise aux Congolais la vérité, ce qu'on leur cache s'agissant de la mort de Laurent-Désiré Kabila, par exemple. Est-il héros national parce qu'il a été tué dans sa propre maison, par sa propre femme, par son propre enfant, par son propre collaborateur ou par son propre garde du corps ? Ou le serait-il parce qu'il a été tué par les étrangers qu'il avait amenés et introduits dans l'ex-Zaïre pour l'investir, l'occuper, le piller et y perpétrer des massacres de grande envergure de ses propres Concitoyens et même des populations étrangères qui s'y étaient réfugiées ? Sinon, qui est cet ennemi dont vous ne citez jamais le nom qui l'aurait tué et que tous ceux qui l'ont, dans une légèreté déconcertante, élevé à la dignité du héros national aimeraient peut-être considérer comme l'ennemi du peuple congolais ?    

Certes, en citant le nom de Kimpa Vita et/ou de Simon Kimbangu, vous avez oublié ou plutôt vous ne saviez peut-être pas que c'est dans le cadre de sa politique de l'Authenticité que le Maréchal Mobutu, estimant que son pays devait avoir et célébrer ses propres héros nationaux et ses propres saints, avait exhumé et honoré la mémoire des dignes fils et filles du pays tombés sous les balles ou les coups de l'ennemi et morts pour la patrie :

d'abord, Kimpa Vita, Ndona (en Kikongo) Béatrice, du Royaume Kongo (une Jeanne d'Arc zaïroise) qui vécut à la fin du XVIIème et au début du XVIIIème siècles, et que Mobutu avait demandé aux Congolais d'honorer comme le symbole de la Résistance congolaise, mais dont l'hommage fut ensuite terni et abandonné du fait qu'on avait découvert qu'elle avait été tuée, brûlée vive, parce qu'elle avait été accusée d'être sorcière et hérétique ;

ensuite, Simon Kimbangu dont Mobutu fit un martyr. Il le décora à titre posthume dans les ordres nationaux du Léopard, en 1991. Emprisonné par les autorités coloniales belges en 1921, Kimbangu fut assassiné par les mêmes colonisateurs belges dans une cellule de prison que j'ai eu à visiter à la Kasapa, au Katanga. Et c'est Mobutu qui, dès 1965, aida ses enfants Diangenda, Dialungana, Kisolokele, etc. à reconstituer et à faire rayonner l'Église kimbanguiste, une Église authentiquement zaïroise, en Afrique et dans le monde ;

dans cette optique, le Président Mobutu encouragea nos Pasteurs protestants à s'unir au sein d'une seule et même structure ecclésiale que l'on a par la suite dénommée Église du Christ au Zaïre (E.C.Z.), alors dirigée par Monseigneur Bokeleale auquel a succédé Mgr Marini ;

et c'est dans cette même optique que Mobutu, cet ancien élève chrétien des Collèges des Pères Jésuites de Lisala, de Mbandaka et de Kinshasa, accorda son soutien aux démarches de nos prélats catholiques, avec à leur tête le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, successeur du Cardinal Malula et prédécesseur du Cardinal Monsengwo, en vue de la béatification de nos jeunes héros catholiques Bakanja et Anuarite.

Il en fut d même de la Communauté musulmane du Zaïre avec comme chef spirituel notamment El Hadj Mudilo wa Malemba auquel a succédé El Hadj Abdallah la Mangala.

Quant à Patrice Eméry Lumumba, c'est le premier Congolais que le Président Mobutu, à peine arrivé au pouvoir, proclama Héros national congolais, en 1966. Et pour quiconque connaît bien l'Histoire glorieuse de la lutte pour l'indépendance du Congo et les liens qui unissaient Lumumba à Mobutu, il ne pouvait en être autrement : en effet, en 1958, à l'Exposition de Bruxelles (Belgique), l'ancien Sergent-comptable Mobutu, converti au journalisme, était aux côtés de Lumumba ; à la formation du premier Gouvernement congolais du 30 juin 1960, l'ancien Secrétaire national du Mouvement National Congolais (M.N.C.) de Lumumba, Joseph Désiré Mobutu, fut nommé par ce dernier au poste stratégique de Secrétaire d'Etat en charge du Secrétariat général du Gouvernement ; moins de deux semaines plus tard, la Force Publique, l'armée coloniale, ayant été décapitée de tous ses officiers, le Gouvernement belge ayant décidé du rappel en Belgique de tous les officiers belges à la suite des mutineries de Kinshasa et surtout de Mbanza-Ngungu, Lumumba se tourna vers son homme de confiance, Mobutu, le nomma précipitamment Colonel et Chef d'Etat-Major Général de la Force Publique, pour succéder ainsi au Lieutenant-Général Emile Janssens afin de mâter les mutineries et reprendre en mains une armée abandonnée et sans chefs à tous les niveaux. Et pourquoi Mobutu, me demandez-vous ? Parce qu'en 80 ans de pouvoir colonial, la Belgique et les autorités coloniales de ce pays n'avaient formé aucun officier noir, et pas plus de quatre vieux sous-officiers congolais au grade d'adjudant, sur l'ensemble du territoire national ! 

On imagine alors l'immense tâche qui fut celle de Mobutu, jeune officier de trente ans, nommé par le Président Kasavubu et le Premier Ministre Lumumba, qui, à partir de ce 12 juillet 1960, devait, pour sauvegarder l'unité de la Nation, reconstituer l'armée (d'où la création de l'Armée Nationale Congolaise, A.N.C., le 17 octobre 1960), les services secrets impliqués dans la mort de Lumumba étant demeurés aux mains de leurs anciens responsables belges, et faire face ensuite aux querelles des politiciens et aux ingérences étrangères qui ont été à la base des mutineries, des sécessions et des rebellions sanglantes dans les différentes provinces du Congo ex-belge.

Devenu Président de la République, Mobutu fit de son armée, l'Armée Nationale Congolaise, une grande armée au service du Congo et de l'Afrique. Des cadres des troupes d'élite africains vinrent ensuite se former ou parfaire leur formation militaire dans l'ex-Zaïre, précisément dans les centres de formation des troupes blindées, aéroportées, parachutistes et commando, créés par Mobutu : ainsi, des soldats venant de partout en Afrique, en l'occurrence, du Sénégal, du Mali, du Tchad, du Togo, de Centrafrique, du Soudan, de l'Ouganda, du Rwanda, du Burundi, de la Tanzanie, etc., reçurent leurs brevets de spécialisation et/ou d'officiers des mains des instructeurs zaïrois.

Si bien que lorsque je vous ai vu jubiler, il y a quelques temps, en réceptionnant à Dar-es-Salam, le premier bataillon des soldats congolais des Forces Armées de la R.D. C. (F.A.R.D.C.) formés en Tanzanie, j'ai réalisé, le cœur en peine, ô combien le Congo de Mobutu est tombé aussi bas !

Oui, Monsieur le Président de la République, le Congo de Mobutu !

Pour vous permettre de mesurer la gravité de votre erreur, laissez-moi vous apprendre encore un tout petit peu sur l'Histoire du Congo en vous disant qu'en plus de tout cela, à peine parvenu à la magistrature suprême, le 24 novembre 1965, le Lieutenant-Général Joseph-Désiré Mobutu a réalisé en un an – et c'est bien pourquoi on l'appelle dictateur – ce que les belges ne s'imaginaient pas et qu'il me semble que ni le Président Laurent-Désiré Kabila en trois ans de pouvoir, ni vous-même en quatorze ans au sommet de l'Etat, vous ne vous êtes pas montrés capables de faire : la reconstitution du portefeuille de l’État dont les sièges sociaux et administratifs des sociétés comme les documents et les archives étaient localisés en Belgique et où de rares archives, qui se trouvaient ou devaient se trouver aux sièges d'exploitation de ces sociétés au Congo furent emportées ; en même temps la restauration et la sauvegarde de la souveraineté nationale sur l'ensemble du territoire, du patrimoine culturel national et spécialement sur les ressources naturelles du pays ; et enfin la protection du peuple congolais et de son pouvoir en les mettant à l'abri de la tutelle étrangère.

Vous auriez les mêmes motivations, le même courage et la même capacité que Mobutu, il y a longtemps, en ce qui vous concerne, que vous auriez déjà mis le peuple congolais et votre pouvoir à l'abri des méfaits, des exactions ainsi que des interférences et des ingérences des Rwandais et des Ougandais au Congo. Mais, vous vous accommodez curieusement très bien de cette tutelle contre les intérêts de la Nation congolaise et les droits civils et politiques des Congolais !

Voilà pourquoi, 17 ans de pouvoir après Mobutu, la R.D.C. sous votre révolution et votre mauvaise gouvernance, est revenue à la case départ, ne connaît plus de paix, ni de progrès notable, votre action ne permettant par contre que l'essor des États pilleurs des ressources naturelles du Congo, précipitant alors l'inexorable descente de celui-ci aux enfers !   

A votre place, voici, pour votre information, ce qu'avait fait Mobutu à peine parvenu au pouvoir :

En trois ans, le jeune Président a construit la Cité de l'Organisation de l'Unité Africaine (O.U.A.) pour y abriter l'un des premiers Sommets de l'O.U.A., le Bureau du Président de la République, les jardins présidentiels, le Musée, le Théâtre de la Verdure et le Ministère des Affaires Etrangères.

Et dès la quatrième année, il a entrepris la construction du Barrage hydro-électrique d'Inga dont votre prétendue « révolution de la modernité » est si fière aujourd'hui. Un Barrage que projetait de construire la colonisation belge depuis 1921 et que, jusqu'à l'indépendance, en 1960, elle n'avait pu réaliser. Ainsi, tel que vous l'avez trouvé, le Barrage d'Inga, Mobutu l'a commencé et achevé en trois ans, c'est-à-dire de 1969 à 1971. Et dès cette année, il a entrepris de mettre en place et de construire des institutions d'enseignement supérieur, pédagogique, technique et professionnel pour former l'élite de demain comme ne l'avait jamais fait le colonisateur belge aussi bien à Kinshasa que dans chaque chef-lieu des Provinces et de certains districts. 

Ensuite poursuivant sa politique du développement autonome et de grands chantiers de la République, il a alors construit coup sur coup, outre la Foire Internationale de Kinshasa (Fikin) et l’Échangeur de Limete dont vous venez de faire seulement la finition et l’embellissement, des immeubles destinés à abriter les sièges des sociétés du groupe du Portefeuille de l’État qu'à l'indépendance les belges n'avaient pas laissés à Kinshasa, notamment ceux qui jonchent le Boulevard du 30 juin : les bâtiments de la Banque du Peuple (B.D.P.), de la Société Zaïroise de Commercialisation des Minerais (Sozacom), de la Banque Commerciale Zaïroise (B.C.Z.), de la Régie de Distribution des Eaux (Régideso), le Building de la Rigueur, etc.

Mais, aussi il construisit ceux qui ne sont pas visibles sur le Boulevard du 30 juin comme l'Hôtel des Monnaies (pour assurer la production des imprimés de valeur) à la Banque du Zaïre (B.Z.), les Galeries Présidentielles, les Galeries du 24 novembre sur l'avenue du Commerce, les immeubles de de la Société Nationale d’Électricité (S.N.E.L.) ; de l'Union Zaïroise des Banques (U.Z.B.), de la Compagnie Maritime Zaïroise (C.M.Z.), de l'Office Zaïrois de Contrôle (O.Z.A.C.), de Pétro-Zaïre, de l'Office de Gestion de la Dette Publique (O.GE.DE.P), de la Banque de Kinshasa, du Building Botour, du Centre du Commerce International du Zaïre (C.C.I.Z.) que vous avez préféré convertir en un Hôtel du Fleuve au lieu de développer les activités de sa destination première pour garantir un vrai développement économique du Congo en assurant la commercialisation de nos produits, etc.

C'est avec la nomination, en 1977, de son tout premier Premier Commissaire d'Etat, le Professeur Mpinga Kasenda (avec lequel j'ai travaillé 14 ans durant), qu'il a entrepris d'instituer les grands services publics de l’État et de les doter, en même temps, que toutes les entreprises publiques et les sociétés du Portefeuille, de leurs Comités de gestion et de leurs Conseils d'Administration.

En même temps, le nationaliste Mobutu jetait tout naturellement les bases que vous avez trouvées de l'industrialisation et du développement du Congo. Non seulement en réalisant le Barrage d'Inga déjà évoqué et la plus longue ligne de transport d'électricité d'Afrique, partant du Bas-Zaïre jusqu'à Lubumbashi, au Katanga, et au-delà dans les pays de l'Afrique australe. Mais, en mettant en place les différentes régies des secteurs financier et du transport, et en construisant, en outre, la Sidérurgie de Maluku ; la Sucrerie de Lutokila dans le Haut-Zaïre ; le Domaine Agro-industriel Présidentiel de la N'Sele (D.A.I.P.N.), que vous êtes entrain de ré-équiper à Kinshasa et à Lubumbashi ; le Pont Maréchal Mobutu sur le fleuve Congo ; la Société Zaïro-Italienne de Raffinage (Sozir) dans le Bas-Zaïre ; l'agrandissement de l'Aéroport de la Luano/Lubumbashi devenu un aéroport international ; la construction des aéroports internationaux à Goma, dans le Nord-Kivu, de Bangoka à Kisangani, Chef-lieu de la Province du Haut-Zaïre, et de Gbadolite dans la Province de l'Equateur, etc.

Je vous invite donc à comprendre, ainsi que tous vos thuriféraires, que tout cela, et bien d'autres choses encore, votre illustre prédécesseur, le Maréchal Mobutu, l'a réalisé, sans l'aide d'aucune multinationale comme vous et votre Gouvernement Matata en bénéficiez ; que tout cela, Mobutu l'a réalisé dans un climat d'hostilité sans pareil créé par ceux qui ne voulaient pas et qui ne veulent pas jusqu'à ce jour que le Congo se développe de façon autonome au détriment de certaines puissances dont son ancienne puissance coloniale ; que tout cela, Mobutu l'a réalisé alors que la production du cuivre par la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines), la poule aux œufs d'or du Zaïre, comme on la disait à l'époque, qu'il vous a laissée à 100% zaïroise, n'avait jamais atteint plus de 450.000 (quatre cents cinquante) mille tonnes de cuivre par an ; cette même Gécamines qui, pour votre prétendue révolution de la modernité, qui ne représente rien par rapport à la révolution ci-dessus décrite, et pour votre seul bonheur et celui de vos partenaires, produit aujourd'hui plus d'un million de tonnes de cuivre par an sans que l'on ne sache ce que cela rapporte au Trésor public !

C'est dire que pour réaliser ce peu que je viens d'évoquer, Mobutu misait simplement sur des compétences nationales, une gestion autonome des affaires nationales, une coopération responsable avec des pays amis comme la France, l'Italie, la Belgique, la Chine et le Japon, et, dans une certaine mesure, les États-Unis d'Amérique, la Grande Bretagne et l'Allemagne. Mais, quoi qu'il en fut, il le faisait dans la fidélité à l'idée d'un Congo uni et libre, dans la perspective d'un Congo indépendant, un Congo prospère entre les mains des nationaux dont avait rêvé Patrice Emery Lumumba.

Et cela, bien entendu, contrairement à ce que vous-même, les vôtres et vos griots ignorants n'arrêtez pas de faire à son encontre, je veux dire sans jamais proférer des critiques infondées, injustes, insensées et tout à fait inutiles contre le vénérable Président Joseph Kasavubu, son prédécesseur.     

3. LE CONGO DE LUMUMBA, C'EST LE CONGO DE MOBUTU ET NON DES KABILA

Monsieur le Président de la République,

Rassurez-vous, je n'ai jamais connu Lumumba, ni milité dans son parti, le Mouvement National Congolais (M.N.C.), ni encore moins dans aucun autre parti politique se réclamant de lui. J'avais à peine 11 ans d'âge lorsque le Congo belge est devenu indépendant. Mais, j'ai seulement eu la chance de bien étudier, de recevoir une bonne formation au pays comme à l'étranger, de travailler et d'acquérir une expérience solide aussi bien dans le secteur privé comme dans la fonction publique où j'ai gravi tous les échelons de l'Administration publique jusqu'à en atteindre les sommets.  

Aujourd'hui, si je vous dis que le Congo de Lumumba, c'est le Congo de Mobutu, c'est parce que, croyez-moi, des informations livresques et autres auxquelles j'ai pu accéder grâce aux contacts que j'ai eus avec ceux qui l'ont connu ou côtoyé concernant sa pensée politique, j'ai la nette conviction que, même s'il n'a jamais eu l'occasion de gouverner la R.D.C. pour l'indépendance duquel il avait mené, contre vents et marées, un combat de haute lutte, il rêvait d'un Congo uni et indépendant.

Et, au regard de la brève évocation des réalisations révolutionnaires du Maréchal Mobutu de 1965 à 1990 que je viens d'évoquer ci-dessus, et sans conjecturer sur ce que lui, Lumumba, aurait fait du Congo ex-belge si jamais il lui avait été possible de le diriger, je puis dire aujourd'hui, sans risque de me tromper, ni crainte d'être contredit par qui que ce soit, que LE CONGO DE LUMUMBA, C'EST BIEN LE CONGO DE MOBUTU qui a osé et réussi à traduire le rêve de Lumumba en actes et en paroles en réalisant ainsi les fondations du développement et de l'avenir du Congo. 

Croyez-moi donc, c'est une grave erreur, une pernicieuse trahison et une faute politique que de croire et de faire croire au peuple congolais, en répétant dans vos discours des propos ou des silences qui permettent aux journalistes ignorants ou sans courage de faire passer des messages de  haine ou de mépris à la radio ou de faire défiler des images sur l'écran de la télévision nationale, pourtant créées et installées par Mobutu, qui laissent penser que Mobutu n'avait rien fait pour la R.D.C. parce que selon des critiques malveillantes il n'aurait été qu'un vulgaire dictateur.

Ce faisant, vous voulez simplement pour des raisons connues de vous, et de vous seul, induire les jeunes congolais en erreur en leur faisant croire en conséquence que Mobutu ne serait bon que pour être jeté aux oubliettes, et que les vrais héros de la R.D.C. seraient, outre vous-même, le visionnaire et héros de la modernité, ceux que vous avez cités dans votre discours de décembre dernier devant vos parlementaires : Kimpa Vita, Kimbangu, Kasavubu, Lumumba, Laurent Kabila et Gizenga !

Mais, sachez simplement qu'on ne gomme pas l'Histoire d'un pays et d'un peuple comme ça ! Si l'oubli est bien le sort qu'il y a de mieux que vous réservez à Mobutu qui a fait tout cela, eh bien quel sort sera le vôtre aujourd'hui ou demain, vous et votre prédécesseur Laurent Kabila dont la révolution n'a fait, depuis dix-sept ans, qu'ensanglanter l'ex-Zaïre, massacrer, endeuiller et décimer les populations congolaises, occasionner et permettre l'occupation territoriale du Congo, les pillages des ressources minières et forestières du Congo par des entreprises mafieuses, brader la nationalité congolaise et favoriser la domination des Congolais par des étrangers, ruiner l'économie nationale et hypothéquer pour longtemps l'avenir du pays...

La manipulation de l'Histoire du Congo, le fait de vouer gratuitement Mobutu aux gémonies pour faire plaisir à ceux qui n'aiment pas les nationalistes, la marginalisation de vrais enfants du Congo dans la gestion actuelle de mon pays, la R.D.C., et le piétinement des droits souverains du peuple ainsi que le non-respect des droits civils des Congolais et la répression de l'exercice des libertés démocratiques par les Congolais dans leur propre pays pour faire le lit de la domination étrangère en R.D.C. constituent une action de haute trahison qui vous disqualifie pour continuer à exercer votre mandat, du reste frauduleusement acquis, à la tête de ce pays. Tant votre gestion de ce pays mien, le Congo-Zaïre, est par ailleurs calamiteuse !

Car, pour Mobutu, en particulier, les faits aujourd'hui nous montrent et tranchent en sa faveur : ce qu'il a fait durant son mandat de Chef d’État pour libérer le Congo des amarres du colonialisme et de la domination, Laurent-Désiré Kabila ne l'a pas fait, vous non plus et encore moins Antoine Gizenga ne saura plus jamais le faire. Vous, particulièrement, qui adorez être à la traîne de vos donneurs d'ordre rwandais, ougandais ou autres, vous ne le ferez jamais plus.

Pour mon parti, le M.P.R. et moi-même, vous avez déjà montré vos limites. Et le pire auquel doit s'attendre le peuple congolais si vous demeurez au pouvoir, c'est de voir l'ex-Zaïre de plus en plus détruit et ramené à la fin de votre règne cinquante-cinq ans en arrière comme vous êtes occupé à le faire maintenant avec vos collaborateurs de peu de savoir, de peu d'expérience, en tout cas de peu de patriotisme, en réalité des hommes de paille, sans personnalité, sans dignité ni l'amour du Congo.

C'est que le nationalisme dont vous vous prévalez, celui de Laurent-Désiré Kabila ou celui d'Antoine Gizenga, deux prétendus nationalistes dans lesquels vous vous reconnaissez, n'est pas le même que celui de Lumumba, étant bien entendu, comme je viens de le démontrer et le démontre ci-dessous, que le nationalisme de Lumumba est plutôt, bel et bien, celui de Mobutu.

Tant il est vrai que s'il ressuscitait et revenait à la vie aujourd'hui, l'ancien Premier Ministre Patrice Emery Lumumba ne se reconnaîtrait jamais dans ce que Laurent-Désiré Kabila a fait en introduisant des faux rebelles congolais dans l'ex-Zaïre pour mettre son pays à genoux, en feu et en sang, tout comme il ne pourrait pas se reconnaître dans ce que vous-même, Gizenga, Mende et tant d'autres Lumumbistes autoproclamés encore vous faites au Congo en citant intempestivement son nom !

Et ce ne sont surtout pas, son compagnon de lutte, Antoine Gizenga, votre ancien Premier Ministre, qui dirige depuis plus de cinquante ans un parti se réclamant de lui : le Parti Lumumbiste (Palu), ou, encore moins, son co-régionnaire, un jeune Lumumbiste, mon ami Lambert Mende, ancien leader du M.N.C./Lumumba originel, ancien porte-parole du R.C.D. et actuellement porte-parole de votre Gouvernement de prétendue cohésion nationale dans lequel il siège sous le label d'un tout autre parti politique, deux Lumumbistes qui avaient même fait l'exil en Occident à ce titre, ce ne sont pas, dis-je, ces deux Lumumbistes faussement affichés qui me démentiront à ce sujet.

Car, c'est Lumumba lui-même qui nous le dit à travers ces deux phrases tirées de sa dernière lettre qu'avant de mourir il avait adressée à sa femme Pauline, son épouse, qui, à son tour, vient de quitter cette terre des hommes :

« L'avenir du Congo est beau et (…) il attend de (ses enfants), comme il attend de chaque Congolais, d'accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n'y a pas de liberté, sans justice il n'y a pas de dignité, et sans indépendance il n'y a pas d'hommes libres »... Puis, écrivit encore Lumumba,

« Je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés... ».

Monsieur le Président de la République,

Je suis philologue, agrégé, philosophe et politique spécialisé en droit constitutionnel international : pouvez-vous, ou plutôt ceux qui écrivent pour vous, peuvent-ils dire en votre nom ce qu'il faut entendre par « reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté » et dire au peuple que ce que Laurent-Désiré Kabila a fait avec le conglomérat d'aventuriers qui l'avaient accompagné dans sa prise de pouvoir dans l'ex-Zaïre ou ce que vous et Gizenga êtes entrain de faire aujourd'hui en R.D.C. avec votre Majorité présidentielle est conforme à cette recommandation de Lumumba, ou en particulier conforme au respect des valeurs de dignité, de liberté et de justice pour mon peuple ? 

Ensuite, je suis diplomate, enseignant des droits de l'homme, spécialisé en droit international et en droit comparé des droits de l'homme : pouvez-vous, ou plutôt ceux qui écrivent pour vous peuvent-ils dire, en votre nom, ce qu'il faut entendre par « mourir la tête haute (…), plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés » et dire au peuple congolais et à la face du monde que, dans votre gestion des affaires nationales congolaises, ce que vous faites en faisant allégeance et en obéissant au doigt et à l'œil de Paul Kagame et de Yoweri Kagutha Museveni traduit-il bien cette dernière profession de foi et de volonté de Lumumba ?

Puisque, comme cela saute aux yeux, vous ne me répondrez pas et personne non plus en votre nom,  ma réponse toute claire et limpide à ces deux questions de fond est catégorique : c'est non ! Trois fois non ! Car, j'ai eu la chance, par la grâce et la bonté infinies de Dieu, de sillonner le monde, mais nulle part je n'ai trouvé, dans aucun continent, un pays libre dirigé et gouverné comme la R.D.C. aujourd'hui, c'est-à-dire : au mépris de la volonté populaire et des droits et libertés politiques du Citoyen, piétinant ainsi allègrement la souveraineté nationale ! Et dans un pays qui a connu, comme la R.D.C., au moins un génocide reconnu par l'O.N.U., y a-t-on jamais vu des massacreurs, comme d'anciens nazis en Allemagne, participé à des négociations politiques ou de paix, aux élections démocratiques générales ou à l'exercice du pouvoir au sein d'un gouvernement responsable ? 

C'est que vous avez déjà fait beaucoup de mal au Congo, Monsieur Kabila. Soyez donc humble, ouvert à tous, juste et responsable dans l'habit de Chef de l'État que vous endossez aujourd'hui.

C'est là une première leçon de l'Histoire du Congo ex-Zaïre et de science politique, qu'à la suite d'innombrables égarements pitoyables et inconsidérés que j'observe dans la gestion politique et économique actuelle de mon pays, le Congo de mon Papa, j'ai bien voulu vous donner et, à travers vous, la donner également à nos jeunes enfants ainsi qu'à tous ceux qui y ont de l'intérêt.

 

Le Président du MOUVEMENT POPULAIRE DE LA REVOLUTION,

MUKULUMANYA wa N'GATE ZENDA,

Ancien Ministre des Affaires Etrangères

Lu pour vous. Le MPR met au défi Joseph Kabila, « Président » du PPRD à confronter son bilan à celui de Mobutu

Partager cet article

Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews

ANNONCES...MESSAGES

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

(Cliquez sur la Couverture pour l'agrandir

et lire le résumé)

couverture démocratie assassinée

Moins Homme dite la guerre de Kolwezi. Théâtre

DISPONIBLES

.Chez Hermene Kaba, galerie entrée d'Ixelles, quartier Matonge, chaussée de Wavre

. Centre culturel Africaine Flamande, Kuumba, 35 rue de l'église, Matonge, Ixelles

Liens de sites recommandés

 http://www.antennemondesocietecivile-rdcongo.com/

 http://aprodec.blog4ever.com/

http://www.congoindependant.com

http://www.cheikfitanews.net/ 

http://www.congonetradio.com/

 http://banamikili.skyrock.com/

 

antennemondesocietecivile-rdcongo.com​

RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

551273_3366720923513_1133855912_3219857_1574178445_n.jpg

 

à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

FOCUS

Liens