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Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

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Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 05:16


Madame  Thérèse Pakasa. PHOTO LE SOFT NUMÉRIQUE

Notre confrère "Le Soft International" de Kin Key Mulumba vient de publier une interview exclusive de Madame Thérèse Pakasa du Palu.
Ceux qui connaissent l'histoire du processus démocratique en RD Congo, se souviennt des actes de bravoure de cette "dame de fer" contre le régime de Mobutu, à une époque où très peu de gens osaient ouvrir la bouche contre le système en place alors.
De tas de gens tirent aujourd'hui de plantureux revenus de l'avancée démocratique en RD Congo: argent, villas, voiture, voyages, études des enfants dans les grandes universités d'Europe et d'Amérique... Jusqu'à l'orgueil, voire au mépris des autres.
Après lecture de cette longue interview, nous espérons que désormais en se mirant, ces usufruitiers de notre processus démocratique se verront sous un autre éclairage.

Cheik FITA
Info en ligne des Congolais de Belgique
Bruxelles, le 15 août 2009

Comment vous présenter?
Je suis une Pende, du secteur de Lozo, territoire de Gungu, district de Kwilu, province de Bandundu. J’ai eu six enfants. Deux sont morts suite à tout ce que j’ai vécu. Dures épreuves. J’ai étudié jusqu’en deuxième Normale - comme on le disait en ce moment là. A la mission catholique Leversville, aujourd’hui Sowa. Je suis une ménagère. Les capacités que j’ai viennent de Dieu. Chacun de nous naît avec. Ces qualités sont divines. Puis, un jour, elles se manifestent. C’est question de les utiliser à bon escient.

Êtes-vous du village de Gizenga?
Lui, il est Pende, de Kandale. Son village c’est Makala. Certes, dans le Gungu...

Quand vous parlez de qualités divines, à qui pensez-vous?
Lumumba n’a pas fait de grandes études. Voyez ce qu’il a pu représenter et ce qu’il représente. Il n’a fait que cinq ans de primaire. Sa pensée politique n’en fut pas moins sublime.. Il valait plus qu’un universitaire. Moi qui vous parle, je n’ai pas été à l’Université. J’ai pourtant eu à gérer le Palu, fort bien. Pour gérer, diriger, il faut avoir ces capacités divines…

Vous êtes une figure bien connue au sein du Palu. Avez-vous de la force physique pour continuer la lutte politique qui est dure?
Je suis restée en marge de tout quinze ans durant. Et je pense que j’ai beaucoup de force, aujourd’hui beaucoup plus qu’avant. La force c’est moral, mental, spirituel. Le mental ne vieillit pas. C’est le physique qui vieillir. Le mental reste intact, toujours plus fort. Quand on est dans la vérité, on exprime des qualités morales, spirituelles, et cela vous aide à être chaque jour plus fort. J’ai encore toutes les capacités de mener la lutte. Il ne s’agit pas seulement de lutter contre ces gens du Palu mais contre tous ceux qui nous empêchent de nous développer. Nous luttons contre le colonialisme qui s’est mué en néocolonialisme. Nous avons eu l’Indépendance mais nous n’avons pas un système de Gouvernement approprié ni un mode d’action approprié. Colonialisme et néocolonialisme, c’est du pareil au même. Donc, il faut maintenant lutter pour changer. Il nous faut désormais créer un Etat indépendant et souverain. Ceux qui pensent que j’ai vieilli se trompent.

Quinze ans loin de la politique, cela ne vous a-t-il pas fait perdre des répères...
Ces années de silence ont été des années de travail. Quand Antoine Gizenga était en exil, c’est moi - et moi seule - qui avait organisé le parti. J’ai implanté le parti. J’ai organisé les manifestations aux risques et périls de ma vie. Quand il est revenu en 1992, il a pris ma place. Nous avons travaillé avec lui mais, plus tard, il y a eu des divergences. Et il m’a destituée de mes fonctions. Et je me suis retirée. Mais je regardais tout ce qui se passait dans ce parti, le mien, le nôtre.

On vous appelle la Dame de fer. Comment vous vous êtes laissé débarquer du Palu, parti que vous avez dirigé des années durant?
Gizenga avait le regard tourné ailleurs. Il trompait l’opinion. Il se faisait proclamer nationaliste. En réalité, il n’en est pas un. Moi, je l’ai découvert. Gizenga n’a que les intérêts en tête. Vous pouvez voir cela aujourd’hui.

Vous pensez à l’ingratitude. ..
Il n y a pas un autre mot. C’est de ça qu’il s’agit. Je leur ai tout laissé: ma chambre à coucher, mon lit, mes draps, etc. Renseignez-vous auprès des voisins. J’avais transformé ma maison en permanence du Palu, puisqu’à l’époque, le parti n’avait rien. Pas même une chaise.

Le Palu est aujourd’hui aux affaires, vous souffrez d’en être éloignée...
Je suis abandonnée à moi-même. Je vis dans ces conditions que vous pouvez voir. Ils ont tous tout oublié. Cela prouve qu’ils ont la mémoire courte. J’ai fait la prison pour le Palu, pour Gizenga. Toute ma famille a fait la prison avec moi: ma mère - une vieille dame -, un bébé de deux semaines. Gizenga connaît tout. Certes, l’important est de défendre le Palu. Gizenga et son groupe ont trahi le peuple, le parti et toutes les valeurs du Palu dont ils faisaient semblant de porter.

Alors!
Nous nous battons pour les valeurs du Palu. Les valeurs que Lumumba a prônées. Quand il était en exil à Brazzaville, j’étais en contact permanent avec lui. Il le sait. Mais je ne comprends pas pourquoi a-t-il agi ainsi. On l’appelle Patriarche. Chez les Bantous, cela signifie Sage. Malgré le poids de l’âge, il devait se souvenir de tout ça. C’est l’histoire du parti.

Gizenga se trouvait aussi rendu en Union Soviétique...
Ç, je n’en sais rien. Moi, je l’ai connu à Brazza. Pas ailleurs. Il a passé son exil à Brazza. Il s’était rendu en URSS certes mais avant l’exil. Il est reparti en URSS pour un court moment avant son retour définitif au pays. Il s’est rendu peu après au Canada pour des soins médicaux.

Quels rapports avez-vous avec son nouvel entourage?
On l’appelle Patriarche. C’est-à-dire un vieux. Pensez-vous qu’un jeune puisse changer ses idées, à son âge? C’est lui qui, au contraire, qui dirige ces jeunes, qui leur montre la ligne à suivre. Mais les intérêts égoïstes se sont tout simplement croisés. Comme moi aujourd’hui, j’ai une vision de vie, l’idéal. Personne ne peut changer ma voie à cause des intérêts égoïstes, non!

Quand avez-vous commencé votre lutte?
J’ai commencé ma lutte en 1987 au sein du Palu. J’avais alors cinquante ans.

Comment avez-vous connu Gizenga?
Je me trouvais à Brazza à la rencontre de mon frère, commando et chauffeur de Mobutu. Il allait faire un coup contre Mobutu. Malheureusement, les choses n’ont pas très très bien marché. On ne savait pas là où il se trouvait. Et, un jour, nous avons reçu un message qu’il s’était exilé à Brazza. En 1985, je suis allé encore voir mon frère et, là, j’apprendrais que Gizenga s’y trouvait en détention. Il venait d’Angola. En 1986, on l’avait libéré. Le gouvernement du Congo Brazza lui avait donné une villa à Mikalu et il en avait profité pour organiser des réceptions des réfugiés venant de la R-dC. Avant déjà, je le connaissais bien en 1960, parce qu’il était le président du PSA et mon défunt mari Christian Mafuta était secrétaire provincial alors que Cléophas Kamitatu était président provincial et Marc Katsunga vice-président provincial. A l’époque, comme président du PSA, il avait initié des tournées. Il avait fait Feshi, Popokabaka… et, enfin, Gungu où il fut logé chez nous. Puis, je l’ai revu en 1960 quand il est devenu Vice-Premier ministre. Aussitôt après, il est parti en exil. Et j’avais perdu toute trace de lui jusqu’à cette rencontre de 1986 à Brazza lorsqu’il tentait de mettre en place une machine. Je n’ai pas trouvé de grandes idées. Tout ce qu’ils faisaient c’était de s’accuser mutuellement. Tel a fait ceci, tel cela… J’ai suivi et j’ai compris que Gizenga n’irait pas loin. Je me suis mise à poser des questions du type: sont-ce ces gens-là qui allaient réellement libérer le Congo? Et j’ai dit: «non, je ne pense pas». Après, je suis retournée chez mon frère. Deux semaines plus tard, Gizenga a envoyé sa femme à ma recherche. Elle m’a dit: «le vieux a dit «même Thérèse aussi m’a fui», parce que tous ces réfugiés l’avaient aussi quitté. Moi, j’ai dit non. J’étais dégoûtée. Puis, j’ai préparé un repas et je le leur ai amené. Je leur ai dit tout le mal que je pensais de leurs discussions de ce jour-là et que je ne pensais pas qu’avec ces gens-là, il pouvait libérer le Congo.

Alors?
Je ne voyais pas en eux de grandes philosophies politiques. J’ai senti qu’ils n’étaient pas prêts à mener des actions et j’ai clairement dit à Gizenga qu’il devait compter sur une relève, la nouvelle génération. Dans le pays, tout avait changé. Il fallait qu’il évacue la mentalité de Léopoldville qu’il avait connue. Une nouvelle mentalité s’était mise en place au pays. Il nous fallait des gens très courageux qui connaissent les nouvelles réalités du pays pour faire du travail. Et, il me demande: «C’est ça les nouvelles réalités du pays?» Je lui ai dit oui.

Voulez-vous dire qu’iI avait perdu toute réalité du pays?
Il ne maîtrisait plus rien. Il était hors de tout. Je lui ai dit: est-ce que nous ne pouvons pas organiser des manifestations de rejet de ce régime Mobutu? Il me dit: «Est-ce vraiment ce qu’il faut? C’est donc ce qu’il faut entreprendre?» J’ai répondu par l’affirmative.

Puis, j’ai passé un long moment à Brazza sans penser le revoir un jour. Et là, il m’envoie à nouveau sa femme, la même, Anne Bumba. Il voulait me rencontrer. J’ai dit ne trouver aucun inconvénient. . Arrivée chez lui, il me demande si je n’étais pas prête à prendre mon adhésion au parti. Je lui ai demandé de quel parti il parlait? Il me répond: le Palu. Je lui demande de me donner les documents du parti - statuts, règlement intérieur, projet de société, etc. - afin que je puisse prendre connaissance de ce que ce parti envisage. Il me remet les statuts du parti et autres documents. Ce qui me touche en prenant connaissance de ces textes, c’est le discours de Lumumba et sa dernière lettre écrite à Pauline, sa femme. J’ai aussitôt pris mon adhésion. A l’époque, Gizenga était tout seul. Il était à la recherche des gens puisqu’il avait été abandonné par tous ses anciens camarades.

Pourquoi l’ont-ils quitté?
Je n’en sais rien. Peut-être n’y avaient-ils pas vu d’avenir au Palu. Mais il faut aussi savoir que dans la vie, il y a des gens qui lisent les événements à venir. Peut-être avaient-ils cerné son comportement. Moi, en tout cas, j’ai pris ma carte de membre. Elle porte le n°8. Comme j’étais déjà dans l’organisation, il m’a confié des responsabilité s. Il a adhéré à mon projet de marches contre le régime et m’a demandé de repartir au pays en vue de lancer ces mouvements de protestation. Le 8 mars 1987, j’ai traversé le fleuve dans le sens contraire. A l’époque, les gens avaient peur de Mobutu. Je n’ai trouvé que trois femmes plus moi-même. Nous étions quatre. La première manifestation a eu lieu le 23 juillet 1987. Nous avons commencé notre action à l’ambassade de Belgique et nous avons progressé jusqu’au niveau de la Sonas. La police nous a arrêtées, on nous a foutues dans les cachots de Mobutu, à l’AND. Nous y avons passé un mois et demi avant d’être libérées. Quand on est sorti des cachots, nous avons repris avec le recrutement des femmes, décidées de braver la dictature. Mais, nous n’étions plus que deux à mener ces actions. Les deux autres femmes ont été découragées par leurs maris. A nouveau, nous avons été arrêtées, torturées. Chez moi, le mécontentement montait. Ma mère avait trop peur d’être abattue par le régime. Je me suis alors mise à leur expliquer les droits fondamentaux, la Déclaration universelle des droits de l’homme, etc. J’ai fini par convaincre ma mère qui a marché avec moi. C’était le 19 avril 1988. Battues, torturées, nous avons à nouveau été enfermée et, cette fois, nous avons passé trois mois en prison avant d’être reléguées dans nos villages. J’ai fait cinq mois au village. Puis, je suis revenue dans la Capitale en vue de nouvelles manifestations. Malheureusement, une femme m’a dénoncée, on m’a encore arrêté le 4 janvier 1989 à quatre heures du matin avec une femme du Kasaï, Christine Kasanji, qui vit désormais aux Etats-Unis. Nous avons fait trois mois de cachot. Puis, nouvelle arrestation - un certain 15 du moi. Toute la maison avec un bébé de deux semaines a été raflée avant de libérer les enfants. Moi, cette femme Kasanji, ainsi que son mari, avons encore fait trois mois. La prison était devenue ma maison. Malgré tout, je n’avais pas lâché prise. J’ai recruté d’autres femmes. Le discours de Mobutu à la N’Sele a ouvert des opportunités. Gizenga a envoyé le modèle des cartes qu’on a imprimé. Quand il est revenu en 1992, nous leur avons tout laissé. Lui et sa femme. Même mon lit. On mangeait tous ensemble. Il aimait occuper cette place (qu’elle désigne du doigt, ndlr), regardant les passants. Plus tard, il a emmenagé à Limeté. On a continué de travailler ensemble - et je ne sais d’où lui est venu la crainte qu’il a eu de moi. Il a commencé à me créer de problèmes. Je ne sais pas, peut être qu’il a vu que j’étais plus active que lui. Et il voulait peut-être m’éloigner...

Quel type de relations avez-vous avec sa femme, Anne Mbuba?
Maman Anne ne m’a jamais reçue. Mon fils est allé la voir et lui a proposé de lui passer mon n° de téléphone, elle a refusé. Antoine Gizenga a aussi refusé, expliquant à mon fils que j’étais trop orgueilleuse. Que j’avais laissé tomber le parti, que je n’avais plus de place au Palu et qu’il ne savait pas quelles responsabilité s il me confierait. Gizenga a oublié que c’est lui qui m’a écarté du parti.

Vous paraissez amère?
J’ai en tout cas de nombreux reproches à lui faire. Le parti tel que je le faisais fonctionner a complètement changé. C’est devenu un parti des gens qui suivent les intérêts égoïstes. Avant, on disait aux membres que nous cherchons à vous libérer, un pays où chacun pourra être libre et bénéficier de ce que nous avons comme richesse. Les discours ont changé. On entend des discours où les dirigeants cherchent à s’enrichir et les militants sont de plus en plus poussés à la pauvreté. Aujourd’hui le discours - la voie de Lumumba que l’on pensait suivre - n’est plus le même. Les décisions qui émanent du peuple ne sont plus prises en compte. Référez vous à l’affaire Mayobo. Gizenga a boycotté toutes les décisions du Cenal, le Conseil de discipline… C’est de la dictature, c’est du dépôtisme. Il réhabilite celui qu’il veut et chasse ceux qu’il n’aime pas. Le Palu n’est plus un parti du peuple.

A-t-on désormais deux Palu?
Non, il n’y a qu’un seul Palu. La lutte a lieu au sein du parti. Le Palu avec un seul dirigeant. Gizenga, nous le mettons de côté. Il a bien dit qu’il est fatigué. Bientôt, nous allons occuper le secrétariat général. La nature a dit non à Gizenga..

Vous avez créé un Palu Progressiste. ..
Quand Gizenga m’a chassée, j’ai créé un mouvement. Puisque je ne voulais pas m’écarter de la logique de Lumumba. Mais ce parti n’existe plus. Les services du ministère de l’Intérieur ont écrit à Gizenga pour l’en notifieri. On m’avait donné un délai de six mois pour changer la dénomination, j’ai refusé. Tous savent cela. Ils disent désormais n’importe quoi.

A quoi ressemble le Palu d’aujourd’hui?
Pas au nôtre en tout cas. Sans mâcher mes mots, le dynamisme n’existe plus dans ce mouvement. Ceux qui suivent ne suivent que pour les intérêts. Chacun cherche à tirer une dividende de ce qu’il fait. La démotivation des membres est due au fait que les dirigeants suivent deux voies à la fois. Ils cherchent des intérêts égoïstes et font semblant d’être des nationalistes. Ça ne peut pas marcher. Ces gens là fragilisent le parti.

Pour le Palu, Gizenga est un demi Dieu...
C’est un demi Dieu pour les ignorants. Ceux qui ne comprennent rien. Sur base de quoi serait il un demi Dieu? Le mythe est tombé. C’est l’origine de la faiblesse du Palu actuellement. Du fait que Gizenga, chef de file, n’incarne plus le parti. Tout mouvement dispose des compagnons de lutte et quand ceux-ci ne jouent pas leur rôle ou sont négligés c’est le déclin. Vous ramassez des opportunistes, d’emblée vous tombez puisque ceux là ne recherchent que leurs intérêts égoïstes. Moi, je n’ai pas connu Mayobo, qui est arrivé bien plus tard.Tout comme Sylvain Ngabu et consorts. J’ai commencé avec mes quatre femmes. Après le discours de Mobutu, il y a Fidèle Kianza, Ramazani décédé, docteur Minzia. Puis, d’autres personnes nous ont rejoint. Je pense que tous ces gens ne sont pas avec lui. Sur le plan idéologique, politique, de la lutte, des combats, nous ne sommes plus ensemble. S’il s’amende et redevient le nationaliste auquel j’ai toujours rêvé, nous pouvons nous retrouver autour d’une table. Mais ce que les gens doivent savoir, même si vous êtes issus de la même tribu, cela n’empêche pas les divergences.

Dans nos villages, les tribunaux ne jugent que les frères et des sœurs. La justice est la justice. On ne peut laisser l’erreur progresser. L’erreur, nous devons la bannir

Finalement, c’est quoi votre combat politique?
Réaliser l’idéal de Lumumba. Sarkozy l’avait si bien dit que Lumumba a voulu faire du Congo, au cœur de l’Afrique, une nation heureuse. C’est ça mon rêve. Gizenga est tombé de l’autre côté mais moi, je continue la lutte. Et ce que nous devons savoir, dans un pays, nous devons avoir une pépinière politique. Et c’est dans un parti qu’on peut trouver ça. Nous devons prêché la bonne gouvernance.

N’êtes-vous pas coupée de Gizenga en vous annonçant à sa succession?
Gizenga doit être sincère. Il a dit que son état physique est défaillant. Il doit donc pourvoir à son remplacement. Et il n’y a pas une autre personne pour le remplacer en dehors de moi. Parce que j’ai combattu avec lui.

Il a peur que j’organise mieux les choses! Si je prends sa place, il ne doit pas avoir peur. Il restera pour nous une autorité morale. On ne change pas l’histoire. Par contre, je ne suis pas sûr si je peux travailler avec les gens qui l’entourent. Sauf s’ils s’amendent. Notre parti c’est le parti de l’unification. Le pouvoir vient du peuple. C’est un va et viens.

Que pensez-vous d’Adolphe Muzitu?
Il est Premier ministre, c’est tout. Je l’ai connu comme militant quand je coordonnais le Palu. Je ne cherche pas à savoir la façon dont il gère le Gouvernement. Je sais aussi qu’il est de Gungu, secteur de Kobo. Mais, personne de ces gens ne cherche à me rencontrer. Même pas un Député du Palu. J’ignore pourquoi. Je pense que pour eux, je suis une personne à abattre.

Comment jugez-vous les accords AMP Palu?
Ils auraient dû au préalable se mettre ensemble sur le programme, constituer une commission en vue d’examiner les points communs entre leurs programmes et dégagent un programme commun de gouvernement. Si la question avait porté sur la nomination du Palu à la deuxième position de l’Etat sans tenir compte du programme, ce fut une erreur.
PATIENCE KIMVULA

............ ......... ......... ......... .
«Devant la crise qui frappe, il nous faut raison garder», préconise le chef de la Jeunesse Réformatrice du Palu

MISE EN LIGNE 07 AOÜT 2009 | LE SOFT INTERNATIONAL N°1000 DATÉ 03 AOÜT 2009.
(...) «La situation qui prévaut au sein du Palu appelle à une vigilance tous azimuts de la part des forces progressistes et réformatrices pour lesquelles Antoine Gizenga Funji demeure l’autorité morale incontestable du parti. Ainsi, des opportunistes et aventuriers de tous bords qui tentent de déstabiliser le Palu devront être mis hors d’état de nuire dans un bref délai. Il est vrai que des individus gravitant autour du patriarche Antoine Gizenga Funji profitent de ses faiblesses humaines pour faire passer leurs volontés comme étant celle du patriarche. Il y a bien de fils de serpent qui se font passer comme l’ombre de Gizenga dans le seul but de s’enrichir au détriment du parti et de ceux-là mêmes qui ont permis le renouveau. Leurs stratégies et mode opératoire ont été régulièrement dévoilés et mis sur la place publique par la clairvoyance de la jeunesse réformatrice, fer de lance du Palu moderne et du futur. Compromises dans des actes contraires aux idéaux du Palu, ces personnes se sont disqualifiées» .

«Quant à Mme Pakasa Thérèse, nous, la jeunesse, l’invitons à ne point suivre la voie des opportunistes en mal de positionnement et à renouveler son soutien à Antoine Gizenga Funji en faisant allégeance à ce monument vivant de l’histoire politique de la R-dC. Nous ne 1’acceptons pas comme secrétaire générale parce qu’elle n’est plus une militante du parti. Elle doit d’abord en tant que personne réfléchie se battre pour être réhabilitée. Je lui conseillerais de ne pas se comporter comme d’autres au sein du Palu qui veulent forcer la nature alors qu’ils n’ont rien à espérer. C’est vrai que les militants du Palu ont le droit de s’exprimer parce que la liberté d’expression est reconnue dans les statuts du parti. Mais certains parlent au nom de quoi, de qui? Lorsqu’on a été exclu, banni, hué et chassé comme un chien par ces mêmes militants qui vous ont jadis porté en triomphe et qu’on a par la suite traité de mendiants, de malheureux et à qui on a promis la pauvreté et tous les malheurs du monde! Le groupe de vieux qui soit disant envoie Gizenga en congé et met Mme Pakasa à sa place, doit revenir à la raison et savoir que dans le parti, nous avons tous un ennemi commun. Et si, aujourd’hui, le Palu est en ébullition, il n’y a qu’une cause: c’est encore ces fils de serpent». (...)

«Ces vieux doivent se rappeler l’heure où ces fils de serpent bradaient les postes revenant au Palu au profit d’amis incompétents comme eux-mêmes et qu’ils s’opposaient à l’offre de certains Députés de former un groupe parlementaire avec le Palu pour être plus forts au Parlement. Donc tous ces gens doivent savoir d’où vient la gangrène, la punaise, la sangsue au sein du parti. Il faut faire comprendre au patriarche que tant que cette gangrène sera toujours autour de lui, il y aura des problèmes qui risqueraient de dégénérer avec mort d’homme. (...) Il faut que les gens comprennent que c’est le congrès qui va départager tous ceux qui s’entretuent autour du patriarche pour prendre sa place. Il faut se mettre autour d’une table et discuter, sans les exclus bien entendu parce qu’ils ne sont pas militants du parti. Et, en plus de cela, les gens doivent faire attention parce que pendant que les gens se disputent le fauteuil du patriarche, la gangrène cherche comment remplacer les chefs de cellules, les prosecs, etc., par des gens acquis à leur sombre cause pour avoir l’avantage lors du congrès. Malheureusement pour la gangrène, nous avons découvert la manigance à temps et sommes prêts à les contrer» (....).

«Le peuple vaincra et le pouvoir est au peuple, à personne d’autre si ce n’est qu’au peuple. Il faut que les choses soient claires: Antoine Gizenga est et reste le S-g du parti jusqu’au congrès. Pour ceux qui l’entourent, l’avenir est incertain parce qu’ils sont considérés comme traîtres. Ils ont trempé dans des dossiers louches au sein du parti ou dans les affaires officielles».

«La jeunesse réformatrice n’adhère pas au mouvement des vieux parce que ce n’est pas l’objectif de notre lutte.

Je n’ai pas fui la guerre contre la gangrène au motif qu’elle m’a corrompu pour que je demande à mes amis d’abandonner le combat». (...)

«Ce n’est pas parce que je suis de la même tribu que le patriarche, que je suis un militant du Palu que je combats la gangrène du Palu. C’est moi qui ai donné le courage aux autres membres du parti de parler. C’est moi qui ai confisqué le mégaphone des mains de l’ancien secrétaire permanent, représentant le S-g du parti, le jour où il est venu nous annoncer qu’il cédait sa place à Dovel Mpango comme secrétaire permanent et que la gangrène avait repris le dessus. C’est de là que tout est parti, au même moment, Me Jean Bosco Mambo Katunda, le porte-parole, est allé affûter les armes pour mener une guerre sans merci contre la pègre». (...)

«La prochaine fois, je déballerai tout sur la vraie face cachée de cette pègre. Je dévoilerai les Sms de menaces de mort qui nous ont été envoyés et toutes sortes d’intimidation et de propositions par personnes interposées que nous avions rejetées en bloc.. Le peuple vaincra parce qu’il a déjà vaincu».
Sébastien Ndoy

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Published by SEBASTIEN NDOY - dans cheikfitanews
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ANNONCES...MESSAGES

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

(Cliquez sur la Couverture pour l'agrandir

et lire le résumé)

couverture démocratie assassinée

Moins Homme dite la guerre de Kolwezi. Théâtre

DISPONIBLES

.Chez Hermene Kaba, galerie entrée d'Ixelles, quartier Matonge, chaussée de Wavre

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Liens de sites recommandés

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RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

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à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

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