Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : cheikfitanews
  • cheikfitanews
  • : Info en ligne des Congolais de Belgique
  • Contact

BRÈVES NOUVELLES

 

Vidéo du slogan-phare des congolais jusqu'au 20 décembre 2016

kabila oyebela

Suivez  attentivement cette Vidéo.Antenne monde de la société civile de la RD Congo ou: comment contrôler La CENI et les élections en RD Congo… Rejoignez la plateforme

               

 Nous Soutenir

Du 25 décembre 2006, date de création de notre site à aujourd’hui, vous êtes des centaines de milliers à avoir lu nos articles ou consulté notre site. Nous vous en remercions. Derrière ces articles, ces reportages photos et vidéos, il y a un travail de titan, de sacrifices énormes et un coût très élevé: temps, ordinateurs, caméras, appareils photos, supports numériques, logiciels, billets de train, de bus, d’avions, chambres d’hôtel…2015 et 2016 seront deux années déterminantes pour la RD Congo durant lesquelles, une information fiable sera un grand allié de la paix, de la justice, de la stabilité… Pour le bien être du plus grand nombre, dans ce sous-continent. Si vous pensez que notre travail peut y contribuer, la meilleure façon de confirmer votre conviction, c’est de faire un don, aussi petit soit-il, pour soutenir cette action.

Par paypal : cheik-fita@myway.com par compte bancaire avec comme mention, «Soutien à Info en ligne des Congolais de Belgique» Compte bancaire n ° 000-3415900-45 IBAN BE44 0003 4159 0045

BIC BPOTBEB1

 CONTACT Téléphone : 0032495336519mail via le lien suivant:  http://ann.over-blog.com/blog-contact.php?ref=522882

VIDEO à voir et à partager 

Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

cheikfitanews.net, contact Téléphonique: 0032495336519

Recherche

FLASH-NOUVELLES EN BREF-BREAKING NEWS

KINSHASA, vue de Brazzaville

CHEIKFITANEWS KIN VUE DE BRAZZA

LOGO CONGRES MONDIAL DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

BANQUE DES DONNEES DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

Une nécessité

Texte Libre

MOSAIQUE-SITE-3-copie-1.png

2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 09:16

En ce dernier mardi du mois d’avril 2007 une dame a défrayé la chronique dans la communauté congolaise de Belgique. Elle  s’appelle Colette. Elle est journaliste, elle est belge. Elle  doit parler aux congolais vivant à l’étranger. Où ? Dans une salle située en plein quartier « Matonge», le lieu de Belgique le plus fréquenté des Congolais, attirés par les différentes activités liées à leur vécu et à leur culture : aliments, CD et DVD de musique et de théâtre du pays, salon de coiffures, magasins d’habillement.

 

A Matonge-Ixelles, les Congolais ne sont propriétaires ni d’immeubles, ni des commerces les plus juteuses. Seul leur portefeuille y trinque.

 

Ne parade pas à Matonge qui veut. Surtout quand on a une certaine notoriété et qu’on est un « pro-kabiliste » avéré ou supposé. L’homme d’Etat belge Louis Michel, alors ministre des affaires étrangères avait ouvert le bal en recevant des quolibets un certain samedi 5 juin 2004 lors d’un deuil organisé par les associations POTO MO INDO et ACC5. Un deuil en mémoire des victimes à Bukavu de la barbarie des rebelles congolais pro-rwandais. Depuis lors, bien de personnalités surtout congolaises, y ont été prises à parti, voire bousculées. Mais prudents, la plupart préfèrent s’abstenir d’y passer.

 

Une heure avant, quand j’arrive à «  l’espace Matonge », lieu de la rencontre, l’écrivain belgo-congolais Antoine Tshitungu me confie, un peu inquiet : « Ils menacent de venir tout brûler ici ! » Ce sera lui l’animateur du jour.

 

Colette Braeckman pourrait-elle être la bienvenue ?

 

Depuis deux décennies, la journaliste belge est omniprésente sur la scène politique congolaise par ses écrits. Autant du temps de Mobutu elle s’était attiré la sympathie de l’opposition et de l’UDPS, autant elle est vouée aux gémonies par  l’opposition actuelle dont l’UDPS et bien entendu par les différentes associations et groupes des congolais de Belgique qui considèrent le pouvoir de Kinshasa comme étant pire que celui de Mobutu : Aventurisme, incompétence, népotisme, animateurs à identité douteuse,  dérive dictatoriale, liberté de presse confisquée, corruption, assassinats, pillage des richesses nationales, atteinte à l’intégrité territoriale, mainmise étrangère…

 

 

18h40, accompagnée d’une personne et à pied, Colette Braekman descend la chaussée de Wavre et entre dans la salle. Il n’y a encore presque personne. Elle s’entretient avec les organisateurs sur les dispositions pratiques.

 

Cinq minutes après, un véhicule de la police s’arrête dehors. Les deux policiers qui y étaient descendent à la recherche des responsables de la salle, laissent leurs numéros de contact au cas où… Des agents de la police en civil arriveront eux aussi.

 

Il est 19h21 quand la manifestation commence.

 

Une certaine tension est perceptible dans la salle. Deux activistes de Bana Congo arrivent. Et tout  près de moi, l’un lance à son ami : « yeyo, moto akomaka makambo ya lokuta  » traduisez : « Voilà la personne qui écrit des contrevérités et sur nous et sur notre pays. »

 

S’il veut mener à bien la rencontre, Antoine devra recourir à tout son sens d’équilibriste, gérer ses nerfs et surtout avoir la chance de son côté. Un propos mal placé pouvant à tout moment mettre le feu aux poudres.

 

Antoine Tshitungu présente l’oratrice : Auteur d’au moins cinq ouvrages sur l’Afrique centrale, une référence en la matière. Puis il plante le décor en donnant les règles de jeu. C’est une rencontre axée essentiellement sur le livre. Il en a été ainsi lors de rencontres antérieures. Il est demandé aux intervenants de ne pas s’attarder sur des commentaires trop longs, compte tenu du temps d’occupation de la salle et de l’emploi de temps de l’invitée. La rencontre est un débat d’idées. Il est demandé aux participants de s’en tenir à cela, dans le respect mutuel. «  La courtoisie sera de rigueur ! » Pas de corrida verbale.

 

Il y aura deux volets :

 

  1. Un jeu de questions réponses pour cerner la personnalité complexe de l’invitée.

     

  2. Une deuxième partie libre durant laquelle les participants poseront des questions sur les écrits de Colette Braeckman.

En guise d’introduction, l’animateur démarre.

Que sait-on de vous ? Pas grand chose. Est-ce que vous avez écrit des livres seulement sur le Congo ? Non. Je me suis rendu compte que vous avez écrit des livres sur d’autres régions dans le monde. Notamment un livre important sur la révolution des œillets c’était en 75. c’est un livre qui ne parle pas sur l’Afrique en tant que tel, mais c’était à l’époque de la démocratisation du Portugal concomitante aux indépendances accordées aux anciennes provinces de l’empire portugais.  N’oublions pas que les Portugais se sont toujours targués d’avoir forgé un empire en Afrique. Et nous avons un pays proche. Il y a des questions de frontières que nous allons aborder tout à l’heure. ..

Puis la première question tombe.

 

Question

 

Etre journaliste et écrivain comme vous, ce n’est pas facile. Il y a un épisode de votre vie de journaliste qui m’est revenue à l’esprit. Je ne sais pas si vous en avez souvenance, un des dictateurs de l’époque vous avait gratifié d’un vocable, c’est étonnant. Celui de pasionnaria. Je ne sais pas si vous avez souvenance de cet épisode et si vous pouvez rappeler dans quelles circonstances vous avez été gratifié de ce vocable qui témoigne que parfois les dictateurs africains il y en a qui ont le sens de la répartie.  

 

CB

 

C’était à l’époque du président Mobutu, pour ne pas le nommer c’était la fin des années quatre-vingt, à cette époque-là, les relations étaient encore assez bonnes entre la Belgique et le Zaïre. Et en tout cas le président Mobutu n’avait pas l’habitude d’être critiqué, d’être mis en cause. Et lorsque je l’ai égratigné dans quelques articles, il a pris très mal les choses, il a commencé toute une polémique par le biais de l’agence « azap » dont je me souviens encore des dépêches vraiment kilométriques, extrêmement longues, c’est  l’époque où on avait encore des télex au journal et ces dépêches arrivaient par télex et au journal on rigolait  parce qu’il y avait des mètres et des mètres de papiers qui défilaient et qui étaient des critiques ou vraiment des diatribes dans lesquelles on me traitait de passionaria et puis ça inspirait même des dessins de presse de notre collaborateur du soir à l’époque Royer qui faisait des dessins et après il y a eu en 89  la querelle entre la Belgique et le Zaïre de l’époque. Et c’est un peu une saga et malheureusement la journaliste n’est qu’un simple témoin.

 

Question

 

Vous n’avez pas abordé l’Afrique par le Congo, vous avez visité toute une série de pays africains c’était dans les années 70. et vous avez été en Érythrée, vous avez été en Éthiopie, vous avez été en Angola, je crois  ou à cabinda. Et tout ça c’était avant de découvrir le congo. Est-ce que vous pouvez évoquer cette partie de votre  carrière ?

CB :

 

J’avais toujours en tête l’idée d’un jour  découvrir le Congo … les années soixante, là j’étais encore à l’école, j’avais toujours eu envie de découvrir le Congo, le Congo de l’indépendance,  le Congo de Lumumba. Bien sûr je n’ai pas pu le faire. Je n’avais pas de famille en Afrique. Je ne suis pas d’une famille de coloniaux. Donc j’ai dû attendre et j’ai toujours eu envie d’être journaliste pour aller en Afrique pour aller au Congo  mais qu’à l’époque, dans les années septante, ce n’était pas évident parce que c’était le régime Mobutu, il y avait d’autres journalistes grands reporters qui s’occupaient de ce pays et moi je suis entrée dans cette réalité africaine par d’autres biais. Je couvrais le changement au Portugal qu’on appelait la révolution  des œillets, la chute de la dictature, et ce qui m’a permis pour la première fois d’aller en reportage en Afrique et de découvrir ce qui était à l’époque les colonies portugaises, l’Angola et le Mozambique où se déroulaient des guerres de lutte de libération contre la tutelle coloniale. Alors justement vous me rappelez ça. Une chose qui m’avait frappé, c’est que j’ai pas mal voyagé dans ces pays et un jour j’étais en Angola et je suis allé au Cabinda et là j’ai visité ce territoire qui était vraiment un des lieux de la guerre et je suis allé à la frontière et à la frontière il y avait le poste frontière de douane avec le Zaïre. Et là j’ai discuté avec les gens d’en face, avec les zaïrois qui ont tout de suite dit ah ! Mais vous êtes belge, mais alors là on est cousin. Il faut venir chez nous, il faut traverser la frontière. Je me suis dit, là il ne faudra pas que je traîne, j’avais vraiment envie plus que jamais de traverser et d’y aller. Mais j’ai dû attendre, je suis allée en Éthiopie, en Érythrée aussi en Rhodésie  qui est devenu le Zimbabwe. J’ai couvert l’indépendance de la guerre de libération au Zimbabwe puis alors j’ai été en Afrique du sud où j’étais au moment des émeutes de Soweto. Donc j’ai dû un peu comme tous les journalistes patienter avant que mon heure n’arrive de découvrir enfin le pays dont je rêvais. J’ai pu le découvrir comme vous l’avez dit des hauts et des bas, et dans mes relations, parfois je pouvais y aller, parfois je ne pouvais pas.

 

Question

 

Vous êtes germaniste de formation si je me suis bien documenté et je sais aussi que de temps en temps en dehors de votre écriture journalistique vous commettez  comme on dit de petits récits, sur Lumumba, par exemple dans « impression d’Afrique ». Ce numéro de marginal de l’été 2000 vous avez écrit  une nouvelle sur lumumba.

 

 Est-ce que la littérature, la fiction est-ce que ce n’est pas un peu votre tentation de Venise ?

 

CB 

 

Là vous touchez un point sensible. C’est surtout un désir et un regret. En fait j’aimerais bien toucher à la fiction. Mais comme journaliste c’est difficile parce comme journaliste on est tout le temps sollicité par le réel et alors là je dois dire que l’actualité africaine, le réel africain et en particulier ce que j’ai vu et à quoi j’ai assisté au cours des quinze dernières années dans la région des grands lacs, ça dépasse la fiction. Il  s’est passé des choses tellement extraordinaires que je me demande quels sont les romanciers qui pourraient inventer des choses pareilles. Qu’il s’agisse de la fin de Mobutu,  des événements du Congo, des événements tragiques du Rwanda. Et donc mon plaisir est  grand de raconter le réel. Il est aussi grand qu’il le serait à imaginer de la fiction.

 

Question

 

En lisant vos ouvrages et vos articles les plus récents, on se rend compte que vous êtes revenue de votre enthousiasme à l’égard des fameux dirigeants, enfin, ceux qui se disaient tels, de la nouvelle Afrique, qui étaient sensés être les architectes, les maîtres d’œuvre d’une Afrique nouvelle. Est-il besoin de les citer ? Museveni qui passait pour être le grand maître de fait de cette œuvre politique là qui finalement a tourné court et s’est traduite par une occupation du Congo, n’ayons pas peur des mots, qui a comme retombée  des guerres gigognes dont nous ne sommes pas encore sortis jusqu’aujourd’hui. Somme toute, est-ce que vous concédez avoir commis un impair en avalisant au début du moins dans les premiers livres là, la profession de foi de ceux qui se voulaient les maîtres, les initiateurs ou les continuateurs, c’est selon,  de la renaissance africaine. Ceux qui se sont voulu l’action sous la bannière d’un certain panafricanisme que moi j’appelle un panafricanisme croupion, parce qu’il n’a pas donné le fruit escompté. Est-ce que vous avez un regret par rapport à l’enthousiasme qui était le vôtre au moment où il y a eu la chute et le départ de Mobutu, le début de Kabila avec ce qu’ils ont pu laisser entrevoir comme espoir. Est-ce qu’aujourd’hui, nous concédez-vous l’idée selon laquelle c’était quand même un impair de faire trop confiance à des personnes dont vous ne connaissiez peut-être pas très bien les véritables objectifs, puisque dans les livres les plus récents vous êtes très dure à leur égard.

 

CB : Sur la déception à l’égard du panafricanisme, là vous avez raison. Mais moi j’étais restée sur l’idée des luttes de libération où il y avait effectivement à l’époque dans les années septante des collaboration entre les mouvements de libération africaine où il y avait des collaborations entres les mouvements de libération du Mozambique, de l’Angola qui s’entraidaient contre les puissances coloniales avec ce grand espoir d’une Afrique unie ou qui allait se relever, où les pays allaient s’entraider et des gens comme Museveni se référaient à cela. Il se referait à son amitié pour le président Nyerere en Tanzanie qui était quand même un des hérauts de ce panafricanisme et on pouvait déceler une filiation et imaginer qu’effectivement que les pays africains de la région allaient aider le peuple congolais à se débarrasser d’une dictature qui était devenue une des plus anciennes et les plus rétrogrades du continent. Donc on pouvait imaginer cela. C’était leurs discours. Il y avait en tout cas cette collaboration là dans la première guerre. Malheureusement comme un soufflet les illusions sont très vite retombées et je me suis rendue compte que hélas comme beaucoup, qu’en fait de panafricanisme, c’était surtout l’idée qui prévalait était que les pays voisins voulaient assurer leur développement en puisant  dans les ressources du Congo qui était comme une sorte de  gisement de matières premières, comme un supermarché sans gardien dans lequel chacun allait venir puiser de quoi assurer son propre développement. Alors là on n’est pas du tout dans la solidarité et dans le panafricanisme, on est dans l’exploitation d’un pays d’Afrique par d’autres pays africains et c’est le visage hideux de la mondialisation à l’échelle africaine. Et donc là effectivement cela a généré une certaine déception.

Question 

 

en regardant les choses à posteriori, quelle est la part de ces impérialismes locaux africains et la part de sincérité et d’idéal dans ce qu’ils auraient bien voulu réaliser ? Puisque j’ai l’impression moi que le panafricanisme servait tout simplement d’épouvantail et que l’idée était de mettre la main sur ce coffre-fort  à minerai qu’est le Congo et de faire de ce pays une sorte de grand-duché sous la botte d’un Kagamé ou d’un … Projet qui a tourné court. On reviendra un peu sur la façon dont les Congolais ont résisté face à cette entreprise impérialiste. Même s’il s’agit des africains. C’était quand même de l’impérialisme. Alors  je vous laisse réagir à ça. Est-ce qu’ils étaient seuls, ces africains ? Qui les soutenait ? 

 

CB

 

Il faut dire aussi que ce qui a joué ce sont des impératifs de sécurité. C’est que ces pays étaient préoccupés. En tout cas le Rwanda était préoccupé par des menaces pour sa sécurité, pour un régime qui avait pris le pouvoir après le génocide des Tutsi, et qui était préoccupé par sa sécurité et par des groupes armés qui se trouvaient en territoire congolais. Donc cela a joué. Mais le président Museveni lui voulait surtout un développement… Son panafricanisme était un paravent. Et je me rappelle très bien que dans plusieurs interviews, il disait que son objectif était de faire une route qui allait relier Kisangani à Kampala et dont l’objectif clair était de sortir les ressources du Congo via l’Ouganda. Et donc c’était une forme africaine déjà de la mondialisation. Mais je pense aussi que ces leaders n’étaient pas seuls et qu’ils étaient encouragés dans leur volonté d’ouvrir le Congo à leur emprise, ils étaient encouragés par des sociétés occidentales qui elles aussi brûlaient d’impatience d’accéder au sous-sol congolais et à ses ressources et qui estimaient que la dictature, le régime du président Mobutu, même s’il était en phase de transformation et de relatif dialogue après la conférence nationale, créait dans le pays une situation de désordre qui n’était pas propice à une exploitation des ressources et qu’il fallait promouvoir un ordre politique différent et que donc les pays africains voisins voulaient assurer leur développement en puisant dans les ressources  du Congo et qu’ils étaient aussi encouragés par des intérêts économiques et politiques occidentaux.

 

Question

 

Alors, sur cette problématique-là qui est assez  sensible puisque vous vous rendez quand même compte qu’on vous écoute religieusement quand vous traitez de ces problèmes-là. S’il y a des questions.

Question venant du public

 

(notre traduction  à partir du lingala)

 

Il est malaisé pour moi de poser la question à madame, parce que les problèmes du Congo ne la concernent pas. C’est pour cela que je voudrai revenir à ce que vous avez affirmé au début en la présentant, en me référant aussi à ce qu’elle vient de dire. Au début, vous avez affirmé qu’elle est une autorité en la matière. Elle réside en Belgique, elle va au Congo de temps en temps, peut-être toutes les deux ou trois semaines. Elle ne connaît pas ces problèmes-là. Voici ma question. A propos de toutes ces guerres, nous lui poserons des questions sur ce qu’elle a écrit, qu’elle écrit. Parce qu’elle est journaliste. Nous lui poserons des questions à propos de ses affirmations et non de la façon dont les choses se seraient déroulées. Parce que ces problèmes-là, ne la concernent pas. Je reviens maintenant à cette question. J’avais lu son livre « les nouveaux prédateurs » nous avons vu comment elle a parlé du parcours de Kabila jusque Kinshasa. En lisant, vous aurez l’impression qu’elle déresponsabilise les Européens. L’affaire est présentée comme s’il s’agissait d’une histoire entre Kagame et Museveni d’un coté, et Laurent Kabila de l’autre. Cet ouvrage a eu une grande audience. Beaucoup de gens ont demandé à ce qu’on en fasse une traduction en lingala. Je l’ai lu dans le souci d’en faire une traduction en lingala.

 

Reprise de la question en français par l’intervenant)

 

«  Je reviens à la question. Je ne peux pas poser à madame la question de savoir comment cela s’est passé là bas. Parce que madame habite en Belgique et se rend en Afrique ou au Congo une semaine, deux jours, trois jours, pour faire ses reportages de journaliste. Moi je ne peux pas lui poser de question sur le fond du problème. Ma question par rapport à ce qu’elle a écrit.

 

 

CB

... 

(à suivre)

 

 

 

Cheik FITA

 

 

Bruxelles, le 2 mai 2007

 

Partager cet article

Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
commenter cet article

commentaires

ANNONCES...MESSAGES

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

(Cliquez sur la Couverture pour l'agrandir

et lire le résumé)

couverture démocratie assassinée

Moins Homme dite la guerre de Kolwezi. Théâtre

DISPONIBLES

.Chez Hermene Kaba, galerie entrée d'Ixelles, quartier Matonge, chaussée de Wavre

. Centre culturel Africaine Flamande, Kuumba, 35 rue de l'église, Matonge, Ixelles

Liens de sites recommandés

 http://www.antennemondesocietecivile-rdcongo.com/

 http://aprodec.blog4ever.com/

http://www.congoindependant.com

http://www.cheikfitanews.net/ 

http://www.congonetradio.com/

 http://banamikili.skyrock.com/

 

antennemondesocietecivile-rdcongo.com​

RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

551273_3366720923513_1133855912_3219857_1574178445_n.jpg

 

à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

FOCUS

Liens