Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : cheikfitanews
  • cheikfitanews
  • : Info en ligne des Congolais de Belgique
  • Contact

BRÈVES NOUVELLES

 

Vidéo du slogan-phare des congolais jusqu'au 20 décembre 2016

kabila oyebela

Suivez  attentivement cette Vidéo.Antenne monde de la société civile de la RD Congo ou: comment contrôler La CENI et les élections en RD Congo… Rejoignez la plateforme

               

 Nous Soutenir

Du 25 décembre 2006, date de création de notre site à aujourd’hui, vous êtes des centaines de milliers à avoir lu nos articles ou consulté notre site. Nous vous en remercions. Derrière ces articles, ces reportages photos et vidéos, il y a un travail de titan, de sacrifices énormes et un coût très élevé: temps, ordinateurs, caméras, appareils photos, supports numériques, logiciels, billets de train, de bus, d’avions, chambres d’hôtel…2015 et 2016 seront deux années déterminantes pour la RD Congo durant lesquelles, une information fiable sera un grand allié de la paix, de la justice, de la stabilité… Pour le bien être du plus grand nombre, dans ce sous-continent. Si vous pensez que notre travail peut y contribuer, la meilleure façon de confirmer votre conviction, c’est de faire un don, aussi petit soit-il, pour soutenir cette action.

Par paypal : cheik-fita@myway.com par compte bancaire avec comme mention, «Soutien à Info en ligne des Congolais de Belgique» Compte bancaire n ° 000-3415900-45 IBAN BE44 0003 4159 0045

BIC BPOTBEB1

 CONTACT Téléphone : 0032495336519mail via le lien suivant:  http://ann.over-blog.com/blog-contact.php?ref=522882

VIDEO à voir et à partager 

Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

cheikfitanews.net, contact Téléphonique: 0032495336519

Recherche

FLASH-NOUVELLES EN BREF-BREAKING NEWS

KINSHASA, vue de Brazzaville

CHEIKFITANEWS KIN VUE DE BRAZZA

LOGO CONGRES MONDIAL DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

BANQUE DES DONNEES DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

Une nécessité

Texte Libre

MOSAIQUE-SITE-3-copie-1.png

18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 23:04

 

 

Mercredi 18 janvier 2012 dans l’après-midi, monsieur Didier Reynders, ministre belge des affaires étrangères a été longuement entendu à la commission des relations extérieures de la chambre.

En un mot comme en mille, monsieur Didier Reynders appuyait la lettre de monsieur Di Rupo à Kabila et pour lui, ce dossier de la présidentielle congolaise était clos : Le Président, c’est monsieur Joseph Kabila.

La Belgique est le seul pays occidental à s’avancer si loin. Ironie de l’histoire, la Belgique se retrouve aujourd’hui dans la même situation que lors de l’accession de notre pays à l’indépendance : seule contre tous.

Notre billet du 17 janvier dernier était une véritable prémonition.( 17 JANVIER 1961-17 JANVIER 2012 BELGIQUE-RD CONGO, L’OMBRE DE LUMUMBA ? )

 

Comment s’est passée la séance ?

Les députés initiateurs des questions étaient-ils satisfaits par les réponses du ministre des affaires étrangères ?

Plusieurs dossiers étaient à l’ordre du jour dont les élections chahutées de la RD Congo : L’enrichissement de l’uranium par l’Iran, les armes à sous-munition, les élections russes, la situation en Bosnie, le Kazakhstan, la Palestine.

Trois députés  avaient adressé des questions au ministre des affaires étrangères sur la question du Congo :

George Dallemagne du CDH

Dirk Vandermalen de SPA

Et Peter Logghe du Vlaams Belang.

Le député du CDH  décrira les déficiences du processus électoral congolais. Pour la présidence, il  demandera si le ministre maintenait toujours sa petite phrase à savoir :

« Cela n’influait pas sur l’ordre d’arrivée » malgré :

-         Les fraudes avérées,

-         Les bourrages d’urnes,

-         Le rapport de la firme belge Zetes  qui reconnaissait  la présence d’un million de doublons,

-         La disparition de  17% des données dans les régions pro-opposition…

-         Que l’Union européenne ne concluait jamais sur l’ordre d’arrivée,

-         Tous les rapports qui confirmaient des fraudes massives à tous les échelons de compilation

-         Qu’aujourd’hui on ne pouvait plus affirmer que joseph Kabila avait gagné,

-         Que la Belgique était le seul pays au monde a affirmer cela…

Deuxième question de monsieur Dallemagne.

Le ministre pouvait-il affirmer qu’aux législatives, les leçons de la présidentielle avaient été tirées par la CENI, qu’en serait-il de l’aide de la Belgique ?

Que pensait-il de la déclaration des évêques  congolais selon laquelle les résultats des élections législatives telles que présentées étaient inacceptables et que c’était une honte pour la RD Congo.

Quel était la réponse du ministre des affaires étrangères face aux déclarations d’un agent de l’ANR, (service de renseignement congolais) qui disait qu’il était de leur devoir de tout mettre en œuvre pour faire gagner monsieur Kabila ainsi que ses parlementaires. Quitte à infiltrer mêmes les missions diplomatiques étrangères.

Deuxième intervenant, le député Dirk Vandermalen de SPA

S’excusant sur le fait que sa question avait été rédigée le 19 décembre 2011 et que dans l’entretemps bien d’événements étaient survenus, le député Dirk Vandermalen de SPA voulait s’assurer que le ministre avait tiré les leçons de la suite des élections, étant donné qu’il avait déclaré qu’il ne pourrait se rendre à la prestation de serment de monsieur Kabila à cause de cet impair.

Que ferait la Belgique, irait-elle conforter la position de l’union européenne ?

Que pensait-il du fait que les experts britanniques et américains arrivés à Kinshasa avaient de la peine à accéder aux données, la coopération avec la CENI étant très difficile ? Et que dans l’entretemps, les experts américains avaient tout bonnement rebroussé chemin ?

Compte tenu de la similitude entre la présidentielle et les législatives en ce qui est du chaos, pensait-il maintenir l’enveloppe financière de la Belgique au profit du processus électoral congolais ?

La tranche conditionnelle 2009-2013 serait-elle maintenue ?

Dans l’accord gouvernemental il était bien spécifié que le processus électoral ne pouvait être soutenu que s’il était crédible, ou l’on ferait comme si de rien n’était ?

Le député du SPA signalera qu’il était très déçu par les propos de l’ambassadeur de Belgique en RD Congo : il mettait de l’huile sur le feu.

Le troisième intervenant, le député  Peter Logghe du Vlaams belang s’excusera aussi du fait que sa question avait été écrite le 21 décembre 2011 et que dans l’entretemps, bien d’événements étaient survenus.

Son souci était de savoir si le gouvernement avait pris des dispositions pour les ressortissants belges au cas où la situation dégénérait.

Combien de belges y avait-il en RD Congo ? Y avait-il des unités militaires prêtes  à intervenir au cas où ?

Dans sa réponse, monsieur Didier Reynders commencera par rappeler que la RD Congo était un état indépendant et qu’il était impérieux de le traiter comme tel et d’adopter les propos en conséquence.

Pour la présidentielle congolaise, tout le monde était d’avis le premier jour de la bonne tenue des élections. Les irrégularités ont commencé à être dénoncées après, dans le processus de compilation.

Cela étant, les conclusions du Centre carter dénonçaient des irrégularités, mais affirmaient aussi que cela n’influait pas sur l’ordre d’arrivée.

Aucun rapport n’avait dit le contraire.

Ainsi, en réunion restreinte des Vice-Premiers ministres autour du Premier ministre, il avait été décidé d’écrire la lettre aux forces politiques congolaises et au Président Kabila.

Le dossier était clos.

Les députés à l’initiative des questions étaient-ils satisfaits ?

Pour George Dallemagne, la RD Congo était en pleine crise morale et politique. Et le processus électoral avait fragilisé le pays au lieu de le consolider.

Il n’était qu’à voir les manifestations des congolais,

Leur désarroi ici en Belgique et au pays.

Il sied de suggérer une initiative, et ne pas sous-estimer la crise politique.

Pour le député Verlanden, en se basant sur les critiques de ceux qui étaient sur terrain,

En se basant sur les observateurs neutres,

En se basant sur les observations de l’église catholique qui avait mis 30.000 observateurs,

Leur jugement au final est alarmant. Il y avait problème.

Quelle a été le jugement des Etats-Unis ? Ils ont été  déçus par la cour suprême de justice.

Le régime a-t-il été sensible à tout cela et a-t-il montré une volonté de collaborer ?

Et de conclure qu’il était désolé. Tout allait dans le même sens. Et il ne changeait pas d’avis. La compilation n’avait pas eu lieu correctement.

Et de demander : Quel serait la position de la Belgique vis-à-vis du Congo ?

Dans l’accord gouvernemental on avait stigmatisé la corruption du régime Kabila sur le plan économique et sur le plan politique.

Visiblement, lors de ces élections, le pouvoir en place aura décidé d’influencer les résultats avec l’argent… Avec la corruption !

Les élections du 28 novembre n’étaient pas une avancée mais un recul.

L’exécutif congolais qui est déjà fort avait besoin d’être contrebalancé par un bon législatif.

Est-ce le cas avec ces élections ?

Le député Peter Logghe du Vlaams belang  restera lui sur un questionnement :

Quelles sanctions suite aux irrégularités ?

Quelles mesures contraignantes à court terme ?

Quelles garanties pour la suite ?

La séance avait été suivie au balcon par une vingtaine de congolais qui avaient même rouspété au moment où monsieur Didier Reynders déclarera que pour la présidentielle congolaise, le sujet était clos.

C’est à 16h26 que la page du dossier Congo sera tourné.

Les congolais que nous interviewerons dehors se déclareront tous déçus par le ministre belge des affaires étrangères… par la Belgique officielle.

Les manifestations contre le hold-up électoral de monsieur Kabila continueront donc de plus belle.

Prochaine grande manifestation à Bruxelles, le 16 février 2012, en communion avec les congolais au pays, et en souvenir de la marche des chrétiens qui avait eu lieu le 16 février 1992 pour la réouverture de la conférence nationale souveraine.

 

Cheik Fita

Bruxelles, le 18 janvier 2012

 

 

DOCUMENT

Ci-dessous un extrait du rapport analytique de la séance

 

11.01 Georges Dallemagne (cdH): Monsieur le président, monsieur le ministre, je reviens sur un sujet qui fait, à juste titre, couler beaucoup d'encre au regard de la perplexité découlant des résultats des élections tant présidentielles que législatives en RDC.

Vous avez pris la décision de ne pas vous rendre à Kinshasa pour participer à l'intronisation de M. Kabila. Ce fut, selon moi, une bonne décision.

Dans votre communiqué du 17 décembre – ma question date un peu -, vous souligniez, à juste titre, que "la Belgique n'a cessé d'appeler les institutions responsables à tout entreprendre pour rendre le processus électoral transparent, afin que les résultats soient crédibles. Je regrette que la Cour Suprême de Justice n'ait pas usé de ses prérogatives pour un examen plus approfondi, critique et indépendant des résultats". Pourtant dans le même temps vous spécifiiez que: "ces déficiences ne paraissent pas de nature à remettre en cause l'ordre des résultats".

Sur quelles informations vous basez-vous pour arriver à cette conclusion? C'était, selon moi, une analyse que l'on pouvait faire dans les premiers jours, voire dans les premières semaines après la publication des résultats, mais depuis lors, les rapports qui se sont succédé vont toujours dans le même sens.

Je vois que vous ne partagez pas mon point de vue, mais tous les rapports dénoncent de nombreuses fraudes. Je pense ici au rapport de la firme belge qui était chargée de la constitution des listes électorales selon lequel il y aurait eu plus d'un million de doublons, à d'autres rapports qui dénoncent des fraudes massives, des bourrages d'urnes, au rapport selon lequel plus de 17 %… (coupure micro). Il y a également le rapport de la Fondation Carter, qui est d'ailleurs souvent cité de manière erronée et surtout le rapport de l'Union européenne qui ne conclut jamais que l'ordre des résultats n'est pas remis en cause. On le lui fait dire, mais il ne le dit nulle part. D'ailleurs, Mme Nedelcheva, qui s'est encore exprimée sur cette question, insiste pour qu'on ne lui attribue pas des conclusions qu'elle ne tire pas.

Quoi qu'il en soit, tous ces rapports montrent que les fraudes ont été massives, ce à toutes les étapes de la compilation des résultats des élections présidentielles en RDC.

J'ai en ma possession des PV de certains bureaux de vote qui montrent des résultats différents de ceux qui ont été publié par la Céni.

Tout cela démontre qu'en réalité … (coupure micro).

On ne peut vraiment pas dire que Joseph Kabila a gagné les élections présidentielles et toute personne qui se veut être de bon compte doit avouer que l'on ne connaît pas le résultat du suffrage du peuple congolais et donc, la volonté de ce dernier.

Je note d'ailleurs que la Belgique est le seul pays au monde à estimer que l'ordre des résultats n'est pas affecté par les fraudes massives qui ont eu lieu pendant l'élection présidentielle. J'ai entendu la commission américaine du Sénat, j'ai entendu une série de pays, mais je n'ai pas entendu cela. Si vous avez des exemples, je les écouterai avec grand intérêt. À moins de disposer d'informations totalement différentes, on ne peut, aujourd'hui, affirmer que l'ordre des résultats n'est pas modifié par les fraudes constatées lors de l'élection présidentielle.

En ce qui concerne les élections législatives, vous avez affirmé qu'il fallait effectivement que les autorités congolaises tirent les leçons de l'élection présidentielle. Je vous cite. Vous espériez que "les leçons de la compilation des résultats des présidentielles seraient tirées lors de la compilation, cette fois transparente et crédible, des résultats des élections législatives." Vous aviez même proposé l'aide de la Belgique pour la compilation et la révision de la compilation des résultats. Et je note qu'en date du 12 janvier, les évêques congolais estiment que "ce qui se passe au niveau de la compilation des résultats des élections législatives est inacceptable. C'est une honte pour notre pays. Le processus électoral a été entaché de graves irrégularités, qui entachent la crédibilité des résultats publiés."

Monsieur le ministre, quelles sont les démarches finalement entreprises par la Belgique pour proposer son assistance dans le dépouillement et la compilation des résultats des législatives? Quelle est l'aide précisément proposée? Quel a été l'accueil réservé à cette proposition de la part des autorités congolaises? (…) ont été mis(es) en œuvre? Quelles sont vos informations sur l'état d'avancement du dépouillement et la qualité de ces dépouillements? Estimez-vous que les leçons de la présidentielle ont été retenues ou rejoignez-vous les craintes des évêques congolais? Comptez-vous toujours vous rendre à l'ouverture de la nouvelle assemblée nationale congolaise dans un contexte – c'est peu de le dire – qui ne correspond pas vraiment aux souhaits que vous aviez exprimés pour le dépouillement des législatives?

Par ailleurs, monsieur le ministre, j'ai été surpris par la lecture d'un article dans La Libre Belgique, qui révèle, dans son édition du 19 décembre dernier, un exposé du directeur de l'Agence nationale de renseignements congolaise, datant d'août 2010 et qui est pour le moins surprenant, puisqu'il s'agit d'un véritable plan de bataille pour faire gagner le président sortant.

D'après La Libre Belgique, ce cadre de l'ANR explique à ses subordonnés que "notre institution doit s'investir pour la réélection de Joseph Kabila Kabange à la prochaine présidentielle ainsi que celle des membres de sa famille politique dans toutes les institutions républicaines."

Le cadre explique ensuite à ses troupes qu'elles doivent devancer les événements et saisir le taureau par les cornes en peaufinant les stratégies qui assureront la victoire du chef de l'État et des membres de sa famille politique aux élections générales. Parmi les instructions données par ce cadre de l'ANR, on trouve: "suivre et contrôler les médias" et plus saisissant encore: "prendre en charge toutes les représentations diplomatiques et celles des organisations du système des Nations Unies en vue de connaître les contacts étrangers des candidats tant à la présidentielle qu'aux législatives nationales" et "infiltrer toutes les représentations pour démasquer les activités pouvant déstabiliser l'élection du chef de l'État et des membres de sa famille politique".

Étiez-vous au courant de telles pratiques de prise en charge de nos postes diplomatiques? Est-ce que nos propres postes diplomatiques ont été pris en charge par les services de l'ANR? Pouvez-vous nous confirmer que nos représentations ont fait l'objet d'infiltrations par des agents de l'ANR? De telles activités sont-elles conformes au droit international? Dans le cas contraire, avez-vous pris des initiatives à cet égard? La sécurité de nos diplomates et de leurs contacts n'est-elle pas affectée par de telles pratiques?

11.04 Didier Reynders, ministre: Monsieur le président, voici quelques éléments. Tout d'abord, pour autant que ce soit nécessaire, je voudrais rappeler que la RDC est devenue indépendante depuis un certain temps et que, dès lors, je crois qu'il faut traiter ce pays comme un pays indépendant. Je n'ai pas toujours le sentiment que c'est le cas dans tous les débats que nous développons à ce sujet; c'est donc toujours utile de le rappeler, même quelque temps après l'accession à l'indépendance.

Deuxième élément, en ce qui concerne les élections présidentielles, j'ai déjà eu l'occasion, y compris ici à la Chambre, de m'exprimer sur le sujet. Je ne vais pas rappeler tout ce que j'ai dit, à la fois sur la bonne tenue des élections et du dépouillement le jour de l'élection. Tout le monde l'a constaté et différents groupes au sein de cette assemblée également. Je ne vais pas rappeler non plus toutes les irrégularités - que j'ai eu l'occasion de signaler, comme tous ceux qui se sont exprimés sur le sujet - pendant le processus de compilation qui a mené à la proclamation des résultats.

C'est tellement vrai que, malgré toute une série de demandes et d'hésitations qui ont pu avoir lieu sur le sujet, j'ai pris la décision de ne pas me rendre à l'installation et à la prestation de serment du président. Cela étant, on peut toujours retourner les situations. J'ai lu - je crois que c'était dans cette même salle -, dans les conclusions du Centre Carter, la mention du fait que, jusqu'au moment où le Centre a travaillé, il n'y avait pas d'indications d'inversion de l'ordre des candidats. Vous pourrez me dire que personne ne s'est prononcé à ce sujet, mais je n'ai lu aucune phrase en sens inverse, dans aucun rapport officiel d'observateurs se trouvant sur le terrain.

Je voudrais simplement vous dire que cette analyse a été confirmée en cabinet restreint, en présence du premier ministre et de l'ensemble des vice-premiers ministres et cela a conduit d'ailleurs à un échange de correspondance entre le premier ministre et le président Kabila. Sur ce volet-là, en ce qui me concerne et en ce qui concerne le gouvernement, et je l'espère la majorité, le dossier est clos.

Troisièmement, en ce qui …

(brouhaha)

Le président: J'ai beaucoup de sympathie pour le Congo et les Congolais mais nos coutumes veulent que les personnes qui assistent aux débats parlementaires se taisent et n'interviennent pas dans le débat. Sinon, je fais évacuer la tribune, malgré toute la sympathie que j'ai pour vous!

11.05 Didier Reynders, ministre: Monsieur le président, je rappelle simplement que le premier ministre a dès lors communiqué pour féliciter tous les acteurs qui ont participé à l'opération électorale au Congo et pour annoncer la volonté de travailler avec les autorités congolaises. Notre objectif, je le rappelle quand même, est de tout faire pour que le processus démocratique progresse au Congo, comme ailleurs dans le monde - il y a beaucoup d'endroits où nous travaillons dans la même direction -, et nous essayons aussi de développer des actions de coopération au bénéfice de la population au Congo.

Troisième élément. Pour ce qui concerne la procédure en matière de dépouillement et surtout de compilation des résultats des élections législatives, qui ont eu lieu aussi le 28 novembre, la Belgique a effectivement envisagé de fournir une aide supplémentaire à la Céni pour la compilation des résultats des élections législatives. Lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni ont émis en décembre l'idée d'une assistance technique pour la suite du processus électoral, notre ambassadeur à Kinshasa leur a immédiatement offert son soutien. C'est ainsi qu'il les a accompagnés dans leurs démarches auprès du président de la Céni, le 19 décembre dernier. Cette offre ne s'est finalement pas concrétisée car aucune des solutions proposées ne permettaient d'apporter une aide significative dans le très court laps de temps qui nous était imparti. Les États-Unis ont finalement envoyé début janvier une mission de quatre experts, mais il ne s'agit pour l'instant que d'une mission préparatoire à une autre mission qui serait chargée de formuler des propositions pour rendre plus transparent le traitement des résultats des prochaines élections provinciales et locales.

Les termes de référence de cette deuxième mission sont toujours en train d'être discutés. Ces experts n'assistent donc pas la Céni dans le processus de compilation des élections législatives. Quant aux Britanniques, ils ont un financement prévu pour l'envoi d'experts africains mais attendent toujours une proposition concrète de la Céni.

Le dépouillement des bulletins de vote est terminé mais le processus de compilation des résultats a pris du retard et la Céni a décidé de reporter l'annonce des résultats qui était prévue pour le vendredi 13 janvier. La publication des résultats aura normalement et finalement lieu le 18 janvier pour les 165 circonscriptions des provinces congolaises et le 26 janvier pour la ville-province de Kinshasa. C'est là que la Céni rencontre le plus de difficultés. La compilation est aujourd'hui terminée dans presque tous les centres locaux de compilation des résultats. Les résultats ont été immédiatement affichés dans la plupart de ces bureaux. Nos informations sur la qualité du dépouillement et de la compilation sont malheureusement parcellaires. Il n'y a pas d'observateurs présents. Seule la division électorale de la Monusco, qui fournit un appui logistique à la Céni, nous a donné quelques indications, soulignant notamment le fait que l'enregistrement des PV à Kinshasa avait été beaucoup moins problématique que lors de la présidentielle.

De ce fait, si nous comprenons les craintes de la CENCO, nous ne pouvons pas encore, à l'heure actuelle, prendre une position définitive sur la qualité et la validité de ce processus de dépouillement.

Ma visite au Congo ne pourra, je le répète encore une fois, avoir lieu qu'après la publication des résultats définitifs des élections législatives et normalement l'installation d'une nouvelle assemblée. Je rappelle qu'après la publication des résultats provisoires, prévue pour les 18 et 26 janvier, il y aura encore une période de recours devant la Cour suprême. Nous devrons également tenir compte de la manière avec laquelle le processus de compilation des résultats se sera déroulé, je l'avais déjà évoqué.

Monsieur Dallemagne, je n'ai pas connaissance de tentatives d'infiltration dans notre représentation diplomatique au Congo. Toutes les mesures de protection sont prises. Si nécessaire, les règles internationales seront rappelées aux autorités congolaises, mais je pense que notre ambassadeur le fait très régulièrement.

Monsieur le président, je rappelle que nous souhaitons apporter un soutien, comme énoncé dans la déclaration gouvernementale, à l'évolution démocratique du Congo, comme d'un certain nombre d'autres États. Le processus en ce qui concerne le soutien financier est, pour l'instant, arrêté en attendant l'évolution de la situation.

Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, tout déplacement au Congo, quelles que soient les communications à l'égard du président Kabila par la suite, sera décidé en fonction d'une évaluation de l'évolution de la situation et, notamment, de la compilation des résultats des élections législatives. Ma position n'a pas changé.

L'attitude à l'égard de l'élection présidentielle a été concertée au sein du cabinet restreint avec le premier ministre et l'ensemble des vice-premiers ministres. La position du premier ministre a été très clairement de communiquer avec le président Kabila, à la fois pour féliciter l'ensemble des forces congolaises pour leur participation au processus électoral mais aussi pour annoncer notre volonté de faire en sorte que la situation progresse au Congo. Cela étant, c'était bien un message adressé au président Kabila après sa prestation de serment

 

Partager cet article

Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
commenter cet article

commentaires

ANNONCES...MESSAGES

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

(Cliquez sur la Couverture pour l'agrandir

et lire le résumé)

couverture démocratie assassinée

Moins Homme dite la guerre de Kolwezi. Théâtre

DISPONIBLES

.Chez Hermene Kaba, galerie entrée d'Ixelles, quartier Matonge, chaussée de Wavre

. Centre culturel Africaine Flamande, Kuumba, 35 rue de l'église, Matonge, Ixelles

Liens de sites recommandés

 http://www.antennemondesocietecivile-rdcongo.com/

 http://aprodec.blog4ever.com/

http://www.congoindependant.com

http://www.cheikfitanews.net/ 

http://www.congonetradio.com/

 http://banamikili.skyrock.com/

 

antennemondesocietecivile-rdcongo.com​

RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

551273_3366720923513_1133855912_3219857_1574178445_n.jpg

 

à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

FOCUS

Liens