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BRÈVES NOUVELLES

http://www.voaafrique.com/a/menace-sur-les-reseaux-sociaux-avant-la-fin-du-mandat-de-kabila-en-rdc/3637256.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.voaafrique.com/a/menace-sur-les-reseaux-sociaux-avant-la-fin-du-mandat-de-kabila-en-rdc/3637256.html

 

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=-J5ObUKrHmw

 

 

 

 

 

http://www.cheikfitanews.net/2017/03/elections-au-rassemblement-temoignage-de-celui-qui-a-pilote-le-processus.html

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/channel/UCoOL8sf4taCgbL2cJy7NyNg

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/channel/UCoOL8sf4taCgbL2cJy7NyNg

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=0quPBiMbkpo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=b82o4074eXI&t=72s

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=sSkgK9Ux0LA&t=424s

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=SoYmgRJwLic

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=V6v6vSD8K8Q&t=9s

Vidéo du slogan-phare des congolais

pour fin mandat de J. Kabila

kabila oyebela

réserve photos du site

Suivez  attentivement cette Vidéo.

Antenne monde de la société civile de la RD Congo ou:

comment contrôler La CENI et les élections en RD Congo…

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VIDEO à voir et à partager 

Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 21:57

 

 

Dans un communiqué publié le 13 février2015 et signé par son Secrétaire Général monsieur Bruno Mavungu Puati, l’UDPS dénonce l’inconstitutionnalité de la date de la présidentielle ainsi que les insuffisances et les incohérences contenues dans le calendrier électoral publié par la CENI.

N’ayant aucune confiance au régime de monsieur Kabila issu du hold-up électoral de 2011, l’UDPS conclut : « Les éléments présentés par la CENI ce jour, et surtout les contraintes énoncées, reflètent un sérieux déficit de préparation de la part du gouvernement en place, qui a eu plus de 3 ans d’exercice pour ce faire.

«Ceci trahit des desseins cachés, tel que le glissement tant décrié du calendrier électoral afin de prolonger illégalement le mandat de Monsieur Kabila. Ce qui a déjà été confirmé récemment par des tripatouillages des textes constitutionnels ayant justifié les événements, du 19 au 21 janvier dernier, qui se sont soldés par les actes criminels de la part d’un gouvernement, actuellement honni par la population »

Néanmoins, l’UDPS ouvre une petite porte en disant : « Eu égard à ce qui précède, et pour éviter de réitérer les erreurs flagrantes commises lors du cycle électoral de 2011, il est impératif d’organiser l’ensemble du processus électoral de manière consensuelle. »

Bruxelles, le 13 février 2015

Cheik FITA

Calendrier électoral en RD Congo, l’UDPS dénonce l’inconstitutionnalité et les desseins caché du clan Kabila
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 19:36

La CENI, Commission Electorale Nationale Indépendante a publié le jeudi 12 février 2015 le calendrier électoral global pour la RD Congo qui se présente comme suit :

25 octobre 2015 : les élections provinciales, municipales, urbaines et locales, députés provinciaux, conseillers communaux, et des secteurs/chefferies : ouverture des bureaux de vote et de dpouillement, vote et dépouillement pour les communales et les locales

17 janvier 2016 : élection des sénateurs.

20 janvier 2016 : vote des conseillers urbains, des bourgmestres et des chefs de secteur

31 janvier 2016 : élection des gouverneurs et vice-gouverneurs.

7 mars 2016 : élection des maires et maires adjoints

20 septembre 2016 : convocation du scrutin pour l’élection présidentielle

27 novembre 2016 : élections présidentielle et législatives ; ouverture des bureaux de vote et dépouillement, déroulement du dépouillement.

7 décembre 2016 : annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle

17 décembre 2016 : proclamation des résultats définitifs.

20 décembre 2016 : prestation de serment du nouveau Président de la République.

27 janvier 2017 : annonce des résultats provisoires pour les législatives

Par la même occasion, la CENI annonce que le cycle électoral coûtera 1 145 408 680 dollars américains.

En analysant ce calendrier, on constate deux choses :

  1. En date du 26 mai 2014, la CENI avait déjà publié un autre calendrier électoral. (voir article en cliquant sur le lien suivant :  http://www.cheikfitanews.net/2015/01/calendrier-electoral-en-rd-congo-14-juin-2015-locales-29-aout-urbaines-18-septembre-2016-la-presidentielle.html). Apparemment, ce nouveau calendrier vient corriger celui de l’année passée. Acte gratuit ?
  2. Pour la présidentielle, la constitution dit ceci en son article 73: «  Le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice ». La CENI convoque la présidentielle le 20 septembre 2016, soit trois mois avant la fin du mandat du Président sortant. En même temps, la CENI organise la présidentielle deux mois plus  tard soit le 27 novembre 2016. Jonglage ? Souci de se conformer à la présidentielle de 2011 ? Volonté délibérée de narguer ceux qui s’en tiennent au délai constitutionnel ou arrogance pour prouver qu’il est possible de ne pas se conformer à la constitution sans qu’il n’y ait « hécatombe » ? Tentative de ne pas respecter sciemment la constitution afin de créer un précédent pour justifier des coups fourrés futurs? Dans tous les cas, il n’est pas exclu qu’il y ait des réactions dans la population qui voudrait que désormais nul ne soit au dessus de la constitution. Et si par malheur il y avait de la casse ou de morts, le responsable intellectuel ne serait-il pas le concepteur de ce calendrier, un brin provocateur ? De la même façon que le responsable intellectuel des casses et morts des manifestations du 19 au 21 janvier est connu : celui qui avait conçu le projet de loi électoral chahuté.

Ce calendrier constitue une avancée majeure vers la démocratisation et l'alternance au pouvoir.

Fixer la présidentielle pour le 27 novembre 2016 au lieu du 19 septembre ne se réfère à aucun article de la constitution. La CENI le sait. Volonté de Malu Malu d’énerver  la constitution ?

Bruxelles, le 12 février 2015

Cheik FITA

 

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Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 01:12
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 17:42

Enlevé le 21 janvier 2015 en soirée par des éléments de la garde présidentielle, c’est seulement le mardi 10  février 2015 en début d’après-midi que le défenseur des Droits de l’Homme Christopher Ngoyi Mutamba a pu être vu. Cela s’est passé au ministère de l’intérieur où ses avocats dont son fils aîné ont pu enfin le voir.

Maître Sylvain Lumu, secrétaire exécutif de la ligue des électeurs et avocat de Christopher Ngoyi nous l’a confirmé lors d’un entretien téléphonique.

Monsieur Christopher Ngoyi est apparu affaibli mais bien vivant. Il a pu s’entretenir durant quelques minutes avec les siens avant que la police ne le réembarque dans un véhicule avec comme destination, le parquet.

Pour Me Lumu, l’arrestation de Christopher Ngoyi est politique. La preuve, le délai de détention préventive largement dépassé et avec comme lieu de détention, l’ANR.

Pour maître Lumu, une fois devant le parquet, Christopher Ngoyi pourrai alors présenter ses éléments de défense.

La fédération Internationale des Droits de l’Homme que nous avons contacté a décidé de mettre aussi ses avocats à la disposition de Christopher Ngoyi, au cas il y aurait procès.

 

Bruxelles, le 10 février 2015

Cheik FITA 

 

Enfin, Christopher Ngoyi Mutamba affaibli mais vivant, exhibé par la police au ministère de l’intérieur
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Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 05:43

Avec l’approche de la date fatidique du 19 décembre 2016 au delà de laquelle le Président actuel en RD Congo redeviendra automatiquement un simple citoyen, le décor de l’après-Kabila se plante progressivement.

Il y a eu et il y aura de plus en plus de la cacophonie dans la majorité présidentielle, il y a, et il y aura de plus en plus de personnes qui fuiront le bateau à la dérive. D’abord sur la pointe des pieds, ensuite en prenant les jambes à leur cou. Il y aura enfin les plus gourmands, qui resteront le plus longtemps possible dans le bateau afin de se remplir les poches via flatteries de bas étage et coups fourrés. Certains de ceux-là couleront sûrement avec le bateau. Et oui !

Au nom du MPR, monsieur Mukulumanya wa N’Gate Zenda, ancien ministre des affaires étrangères sous Mobutu vient d’ouvrir un nouveau front dans le combat contre l’actuel régime finissant : la confrontation des bilans des deux partis qui ont dirigé le plus longtemps, notre pays la République Démocratique du Congo : le MPR d’une part, et le PPRD, enfant adultérin de l’AFDL, de l’autre. Le style de l’auteur est sévère, mais courtois.

De sa communication, l’auteur lui-même dit ceci :

« Entretien Mukulumanya-Kabila sur la démocratie en RDC est une leçon d'Histoire politique immédiate du Congo qu'il importe que tous les patriotes connaissent et apprennent à nos enfants dont ceux qui sont nés au début de la guerre sont déjà en âge de voter afin que tout le monde sache à quoi s'en tenir et sur quel pied danser sur la lutte déjà engagée depuis les 19, 20, 21 et 22 janvier pour une seconde libération du Congo. »

En 1997, l’AFDL avait chassé le MPR de Mobutu. 18 ans après, quel bilan ?

Il est souhaitable que le parti qui espère devenir majoritaire dans le parlement qui sera issu des élections du 18 septembre 2016 pense déjà à tirer les leçons de ces deux expériences politiques.

Oui, malgré les tergiversations du clan au pouvoir et de l’abbé Malu Malu de la CENI, le dimanche 18 septembre 2016 au plus tard, il devra y avoir des élections législatives et l’élection présidentielle. Et le 19 décembre 2016 au plus tard, la RD Congo tournera définitivement la page « Joseph Kabila ». Oui, au plus tard car, l’appétit du pouvoir peut tenter les dirigeants actuels à se cramponner coûte que coûte, énervant ainsi le souverain primaire qui peut récupérer à tout moment son bien.

 

Bruxelles, le 10 février 2015

Cheik FITA

 

 

DEMOCRATIE CRIMINELLE ET ATYPIQUE :

LE PEUPLE CONGOLAIS DOIT OUVRIR LE BON OEIL !

(ENTRETIEN DE Mr MUKULUMANYA wa N'GATE ZENDA, PRESIDENT DU M.P.R., AVEC LE GENERAL JOSEPH KABILA, PRESIDENT DU P.P.R.D. ET PRESIDENT DE LA R.D.C.).

Monsieur le Président de la République,

En République Démocratique du Congo (R.D.C.), comme vous le savez bien, la démocratie, malgré l'absence de paix et la poursuite des massacres des Congolais, se fait sur le fond de l'électoralisme du pouvoir issu de la pseudo-révolution congolaise : la révolution afdélienne rwando-ougandaise !

Il s'agit, comme je vous l'ai déjà dit, d'une démocratie de façade, une démocratie caricaturale, dans laquelle la souveraineté n'appartient pas au peuple constitué des vrais Congolais, le gouvernement n'est pas non plus le fait du peuple congolais et les règles universellement admises pour crédibiliser tout processus démocratique ne sont pas respectées. Et c'est cette démocratie atypique que vous êtes occupé à instaurer dans l'ex-République du Zaïre, malheureusement en complicité avec une certaine « communauté néocolonialiste » dite, à tort,  « communauté internationale » ! Une démocratie d'apparence, telle que vous et vos parrains bien connus la voulez, ne laissant aucune chance aux natifs congolais de parvenir au pouvoir pour enfin y réaliser librement le destin du peuple congolais.

De telle sorte, ce me semble, que le développement que vous croyez pouvoir y réaliser en marginalisant les vrais  enfants du pays est un leurre, un gros mensonge, de la poudre jetée aux yeux des Congolais. Et aussi longtemps qu'il sera et demeurera ainsi octroyé par des multinationales mafieuses exploitant, dans l'opacité la plus totale, les ressources naturelles du Congo à leur profit, au profit exclusif de l'étranger et des poches de quelques faire-valoir congolais, il ne permettra jamais à la R.D.C. de devenir, en dépit de vos proclamations sans fondements, un pays émergent. Car, ma foi , pour accéder au rang des pays émergents, les ressorts de l'économie nationale d'un pays doivent être nationaux, c'est-à-dire, en ce qui concerne la R.D.C., ils doivent être congolais.

Monsieur le Président de la République,

J'ai suivi, tout au long du mois de décembre 2014 et du mois de janvier 2015, vos différentes prestations, vous qui, nonobstant les incohérences et les carences évidentes de votre gouvernance, présidez aujourd'hui, à la faveur d'un processus démocratique vicié et lacunaire, aux destinées de mon pays, la République Démocratique du Congo (R.D.C.), ex-République du Zaïre, pour servir uniquement les intérêts des puissances étrangères agissant par le Rwanda et l'Ouganda interposés.

Ce que, de ces prestations, il m'en a été donné d'observer est si et tellement grave et scandaleux que je m'oblige de vous en entretenir ici et, à cette occasion, d'en appeler, d'abord, à la vigilance de tous les instants du peuple congolais subjugué, en particulier de ses dignes et vrais intellectuels ; ensuite, à la conscience et au sens de responsabilité des dirigeants du monde, à la fois membres permanents du Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies (O.N.U.), membres du G 8 et membres du G 20, afin que tous, chacun de leur côté et dans la sphère de leur influence, s'emploient très activement et dans le respect de la moralité publique à œuvrer honnêtement pour parvenir à arrêter sans plus attendre les pires crimes contre l'humanité et tant des violations massives des droits de l'homme et des droits souverains du peuple congolais que vous n'arrêtez pas d'y poursuivre, sous des agissements malicieusement frauduleux et inavoués, au nom d'une prétendue « révolution de la modernité » sans objectifs ni finalité connus, jamais clairement ou plutôt mal définie.

Monsieur le Président,

Deux faits récents corroborent ce que je viens de dire ici : premièrement, le mensonge et la confiscation des droits souverains, civils et politiques des vrais nationaux congolais au profit des étrangers jouissant de la nationalité congolaise par usurpation ; deuxièmement, la falsification de l'Histoire du Congo pour non seulement blanchir l'invasion et les crimes contre l'humanité perpétrés par des Rwandais, des Ougandais et des Burundais en R.D.C., mais surtout pour couvrir la mainmise étrangère sur le pouvoir national et les ressources naturelles, normaliser les pillages de celles-ci à travers les exploitations minières et forestières illicites et mafieuses, et favoriser l'occupation et le peuplement des pans entiers du territoire national congolais par des étrangers notoires.

C'est pour ces raisons que vous êtes entrain d'initier une politique irresponsable et non transparente d'infiltration par le rapatriement en R.D.C., ex-Zaïre, de plusieurs ressortissants des pays voisins, qui n'ont jamais eu d'adresses connues au Zaïre avant la Guerre de l'Est, et en initiant en même temps une politique de décentralisation non prioritaire en ce temps de guerre et de crise politique quasi-permanentes pour leur doter des villages, des Villes et donc des entités territoriales qui n'ont jamais existé au Zaïre et dont ils n'ont jamais été originaires dans ce pays mien, et tout cela, au mépris des lois et des règles nationales alors en vigueur !

L'ex-Zaïre, l'actuelle République Démocratique du Congo, vous le savez Monsieur la Président, est devenu, depuis l'avènement de l'Alliance des Forces de Libération du Congo (A.F.D.L.) dont vous étiez membre et dont vous êtes l'heureux héritier, un pays fantôme, un pays sans identité claire, un pays occupé, miné et laminé par des agresseurs et envahisseurs prétendument congolais ayant des bases naturelles dans ses pays voisins dont ils sont originaires.

L'ex-Zaïre, l'actuelle R.D.C., vous le savez aussi bien, Monsieur le Président, hier pays respecté à travers le monde où ses ressortissants, en voyage ou dans leurs pays d'accueil, étaient remarquables et fiers d'être Zaïrois, la pseudo-révolution kabiliste afdélienne ainsi que la pseudo-révolution de la modernité actuelle l'ont ravalé au bas de l'échelle des Nations. A tel point qu'il est devenu, par votre propre faute, le marchepied de ses voisins et de ses partenaires pauvres et sans envergure ! 

Monsieur le Président de la République,

Cette situation ne vous inspire-t-elle pas qu'il y a nécessité de changer le fusil d'épaule et, en étant humble et conscient de vos limites, de considérer qu'il y a aujourd'hui place dans mon pays pour un nouveau discours politique, une nouvelle démocratie et une nouvelle politique économique afin de redresser la R.D.C. et de parvenir enfin à redorer le blason terni de l'ex-Zaïre ? 

Si vous ne le savez pas, je me permets de vous le dire ici, les priorités, pour une gouvernance à la fois responsable et attentive aux aspirations des Congolais, à l'exigence de l'avènement d'un État de droit, souverain et véritablement démocratique, auraient dû être avant tout la défense de l'intégrité du territoire national et la restauration de la souveraineté nationale sur l'ensemble de ce territoire et sur toutes les ressources naturelles du Congo. Le reste devrait donc suivre après.

Dans cette optique, l'attention devait donc porter sur le sevrage de votre régime de la tutelle de vos parrains rwandais et ougandais, l'arrêt total des incursions et des infiltrations des ressortissants étrangers en territoire congolais, la sécurité des personnes et des biens, la fin des violences, des pillages, des assassinats et des hostilités que pourtant et malheureusement vous laissez faire dans la partie orientale du Congo sans y conduire une action vigoureuse face à nos voisins belliqueux.  

A ce sujet, je pense que même s'il est juste et impérieux d'assurer dans l'ex-Zaïre la sécurité des personnes étrangères fuyant les conflits récurrents dans leurs pays d'origine dont le Congo et les Congolais ne sont cependant ni la cause ni l'objet, en aucun cas, si votre Gouvernement était sérieux et responsable. Leur intégration dans la communauté nationale ne devrait être une priorité. Car, ce qu'il fallait faire contre la guerre portée par ces personnes contre la R.D.C. était plus important : l'arrêter, exiger le pardon et obtenir la réparation pour nos plus de six millions de morts. 

1. DE LA COHESION NATIONALE OU DE LA « COHESION DES BELLIGERANTS » ?

Monsieur le Président de la République,

J'ai bien suivi la lecture, sur les antennes de l'ex-Voix du Zaïre, actuelle Radio Télévision Nationale Congolaise (R.T.N.C.), de votre Ordonnance n° 14-078 du 07 décembre 2014, portant nomination des membres de votre « Gouvernement » dit de « cohésion nationale ». Mais, à aucun moment je n'en ai eu le sentiment qu'il s'agissait là d'un acte sincère d'un enfant du pays visant à réaliser cet important objectif qu'est la cohésion nationale !

Car, pour le Mouvement Populaire de la Révolution, mon parti, et pour l'homme d’État congolais, philosophe et homme politique que je suis, c'est autour des principes de la souveraineté nationale, des valeurs nationales et des valeurs républicaines, dont spécialement la défense du territoire congolais par ces temps de la Guerre venue du Rwanda, que devait se faire la cohésion nationale.

Mais, qu'avez-vous fait ? Au fur et à mesure que le journaliste attaché à vos services à la présidence égrenait les noms des membres du Gouvernement maintenus ou promus, mon œil n'y a vu  que vos anciens et nouveaux complices de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (A.F.D.L.) devenus ensuite membres de votre parti, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement (P.P.R.D.), puis les membres des partis frères et amis alliés dans votre Majorité présidentielle : tenez-vous bien, 40 pro-kabilistes sur un total de 47 membres du gouvernement.

Plus étonnant est en outre le fait que la majorité des membres issus des partis politiques de votre Majorité présidentielle sont d'anciens agents bien connus au service du Président Paul Kagame de la République du Rwanda ayant presté dans le mouvement politico-militaire dont il est l'initiateur, le Rassemblement des Congolais pour la Démocratie (R.C.D.), et ceux de l'autre mouvement politico-militaire, le Mouvement de Libération du Congo (M.L.C.), parti créé par son alter ego, le Président Yoweri Kaghuta Museveni de la République de l'Ouganda.

Ils ont le sang des Congolais sur leurs mains ! Et leurs consciences en sont lourdement chargées ! Pour toujours. Vous en rendez-vous compte ? Au point qu'ils n'ont plus le courage, pour la plupart, de renseigner dans leurs notices biographiques, les fonctions qui ont été les leurs pendant la Guerre de l'Est et les rôles qu'ils y ont joués entre octobre 1997 et le début de la Transition, en 2004.

Monsieur le Président,

Pour vous, la cohésion nationale se ramène donc à ceci : satisfaire les ambitions politiciennes de ceux qui vous soutiennent en les nommant aux postes de responsabilité gouvernementale et disposer certains de vos hommes de main et certains pions des suzerains dont vous êtes le vassal à certains postes clés ou spécifiques en vue d'accomplir des missions et des tâches non explicites prévues dans l'un ou l'autre agenda caché de la Guerre de l'Est, et tant que le peuple n'y voit ou n'y comprend rien, la cohésion est faite !   

Et ce qui m'a le plus choqué dans cet acte de nomination des membres de ce que vous avez appelé « Gouvernement de cohésion nationale », c'est ensuite  le fait que plusieurs membres de ces trois mouvements politico-militaires qui ont détruit mon pays, la R.D.C., ex-Zaïre, qui ont massacré et perpétré le génocide des populations congolaises en même temps que des populations rwandaises, notamment hutu fuyant le pogrom chez eux, y ont été nommés, en criminalisation du concept même de « démocratie » qui inclut au Congo la participation des massacreurs ! Comment sont-ils devenus Congolais et démocrates ? Qui les avaient absous, ces responsables des massacres de mes frères et sœurs congolais, ces violeurs de mes sœurs, de nos filles, de nos femmes et de nos mères ou ces tueurs à gage à l'Est du Congo-Zaïre ? Laurent-Désiré Kabila ? Kamerhe et les négociateurs de Sun City ? Kamerhe, Malu-Malu, Tshibanda et les négociateurs de Goma ? Mwamba et les négociateurs de Kampala ? Vous-même ? Ou le peuple congolais ?

Naturellement, la démocratie congolaise, déjà hideuse, de façade et criminelle, en est sortie encore plus fortement criminalisée. Sans doute à la grande satisfaction des puissances occidentales et des institutions onusiennes, elles qui, cependant, prêchent, font et cotent les démocraties dans le monde, mais qui, en R.D.C., la portent, violatrice des droits de l'homme et ainsi criminalisée, à bout des bras comme des mal voyants, puisqu'elles y trouvent leurs comptes au grand dam des pauvres et ignorants Congolais entraînés par des leaders cupides, en mal d'intégrité morale et malvoyants. 

Pour vous, c'est démocratique que ces membres viennent d'une kyrielle de nouveaux petits partis politiques que, dans votre stratégie de confiscation des droits civils et politiques des Congolais et de nuisance à l'unité et aux intérêts du Congo et de ses Citoyens, vous avez autorisé à fonctionner pour flouer aussi bien l'opinion nationale que vous maintenez dans une ignorance totale de ce que vous faites contre la R.D.C. et son peuple, que la grande majorité de l'opinion internationale, celle tout au moins qui n'est pas impliquée dans vos agissements ignominieux. Quelle supercherie ?   

Ne me dites pas, Monsieur le Président, que vous avez intégré l'opposition républicaine dans votre « Gouvernement de cohésion nationale ». Car, je ne vois pas de quelle opposition me parlez-vous ?

Celle d'anciens membres de ces mêmes mouvements politico-militaires ? Ou celle de Monsieur Léon Lobitch Kengo wa Dondo, le Président de votre Sénat qui siège hors mandat constitutionnel ?

Le Président Kengo n'a jamais été un opposant à un quelconque régime politique. Car, ayant toujours été au service des puissances prédatrices de la finance internationale, schéma dans lequel vous vous êtes inscrits et vous venez de vous installer confortablement avec votre Premier Ministre Matata Ponyo, Kengo wa Dondo s'est toujours plutôt opposé aux intérêts du peuple, hier zaïrois et aujourd'hui congolais. Il s'est ainsi taillé la réputation peu honorable de « l'homme de la rigueur » ne s'opposant systématiquement et surtout qu'aux droits et avantages sociaux des agents de carrière des services publics de l’État, des militaires, des policiers et des travailleurs des entreprises publiques et paraétatiques.

Au point qu'à plusieurs reprises, le Président Mobutu Sese Seko, prenant le parti du peuple, s'en plaignait : « On ne mange pas la rigueur ! », tempêtait-il à l'adresse des institutions du Breton Woods (Banque Mondiale et Fonds Monétaire International).

N'avait-il pas raison, Mobutu, si l'on observe aujourd'hui comment les gens marchent partout contre la politique de l'austérité, même en Occident où elle avait été conçue ? Et, pour sa part, le Président américain Barack Obama, ne vient-il pas, lui aussi, de reconnaître, ce dimanche 1er février 2015 sur les antennes de la télévision américaine CNN, que l' « on ne peut pas continuer à pressurer des pays en pleine dépression » comme pour dénoncer la fameuse politique de l'austérité et indiquer par là que la vie des gens, notamment des salariés, comme spécialement les conditions sociales et sanitaires des fonctionnaires, des enseignants, des magistrats, des militaires, des policiers et de tous les travailleurs manuels et intellectuels, doivent être améliorées ? 

Dans mon livre blanc de résistance contre la prédation, ses accusations mensongères et les débuts de sa politique d'allégeance aveugle aux puissances étrangères au Zaïre intitulé : L'Affaire Kengo-Mukulumanya où l'Autre Face de la Rigueur (1995, 218 pages, voir annexe 1), alors qu'il exerçait les fonctions de Premier Ministre, j'avais déjà dénoncé Léon Lobitch Kengo wa Dondo pour son inclination à défendre les intérêts rwandais en R.D.C. et surtout pour sa mauvaise gestion du dossier des réfugiés hutu rwandais (1994-1995) qui se sont ensuite organisés en F.D.L.R. et dont s'occupait directement son collaborateur Elvis Mutiri wa Bashara, Congolais d'origine rwandaise, alors chargé des missions dans son Cabinet, auquel vous venez de confier, dans votre Gouvernement de cohésion nationale, le portefeuille du Tourisme (on lira à ce propos : pages 125 à 138 du livre ci-devant cité).

Sans en dire plus ici, j'attire simplement votre attention sur le fait que l'ancien Premier Ministre Kengo wa Dondo a non seulement des affinités avec les Rwandais qui font la guerre en R.D.C. Il est celui par lequel la question de la gestion des réfugiés rwandais est devenue un problème en R.D.C. Il a trahi Mobutu et le peuple zaïrois hier. Et, sans gêne non plus, il continue à trahir le peuple congolais aujourd'hui !     

En me disant que vous avez intégré l'Opposition républicaine dans votre Gouvernement de cohésion nationale, je ne peux donc qu'en rire ! Car, je n'y vois alors que votre mépris des droits du citoyen, des droits souverains du peuple et des lois de la République Démocratique du Congo ainsi que des textes du droit de la guerre et du droit pénal international concernant spécialement la répression des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

A ce sujet, votre comportement m'apparaît de plus en plus comme franchement scandaleux et, naturellement, difficilement supportable.   

D'une manière générale, je me permets de vous rappeler ce que je vous avais à maintes reprises déjà dit à travers la presse nationale, notamment kinoise, et internationale, et que j'avais déjà dit à votre ancien et proche collaborateur, votre complice et négociateur en chef, Vital Kamerhe, ainsi qu'aux représentants d'alors de la Communauté internationale avant, pendant et après les négociations dites de paix de Sun City et de Pretoria et lors de la constitution du Gouvernement de Transition 1+4. 

Le fait, vous avais-je dit, Monsieur le Président de la République, d'associer les va-t’en guerre rwandais, ougandais et les Congolais à leur service dans la gestion de la période de Transition démocratique en R.D.C., en leur accordant sans gêne, comme une prime à la guerre qu'ils ont menée contre l'ex-Zaïre et aux tueries qu'ils y ont perpétrées, d'être désignés aux postes de responsabilité dans les institutions de l’État congolais, hypothéquait très gravement l'avenir du Congo et de la démocratie au Congo, et que ce n'était qu'une faute !

N'avais-je pas, le premier exigé contre eux, précisément dans mon livre intitulé La Guerre de l'Est. Enjeux, Vérités oubliées et Perspectives de paix. Mémoire au Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies (1999 et 2000,128 pages, annexe 2), la nécessaire « création d'un Tribunal pénal international pour le Congo en vue de connaître de leurs crimes et de les réprimer » (p. 109) ?

C'est une manière cynique, injuste et immorale, avais-je insisté dans les temps qui ont suivi sous votre mandat, de garantir l'impunité de ceux qui ont pris les armes contre la R.D.C., ont massacré des Congolais et perpétré le génocide dans l'ex-Zaïre en les nommant ou en leur accordant le droit d'être électeurs et éligibles, et en réalisant ainsi l'intégration des criminels et des usurpateurs de la nationalité congolaise dans la communauté nationale congolaise au mépris des lois congolaises alors existantes en la matière et au mépris des dispositions pertinentes des instruments juridiques internationaux sanctionnant les crimes de sang, les viols, les pillages ainsi que les crimes contre l'humanité dont ils sont des cruels auteurs non repentis.  

Aujourd'hui, je nourris le même sentiment : en constituant votre Gouvernement de cohésion nationale vous vous êtes moqué éperdument des principes du droit international, des droits de l'homme et des droits du peuple congolais. Ce qui s'était passé hier aux négociations mal organisées et mal conduites d'Afrique du Sud, de Goma et de Kampala, et votre façon de constituer ce dit Gouvernement, ne sont qu'une manière cynique de faire perdurer l'instabilité, la criminalisation, la caricature et la décrédibilisation de la démocratie naissante et le processus électoral en R.D.C.

Peuvent témoigner de mes convictions et de mes propos d'alors les responsables encore en vie des quotidiens et hebdomadaires suivants qui les portaient à la connaissance de notre peuple : Le Phare, Le Potentiel, Numerica, Le Palmarès, La Tempête des Tropiques, Vision, La Semaine du Reporter, Demain le Congo, L'Avenir, Le Forum des As, Ekeseni, Salongo, La Prospérité, Le Grognon, et beaucoup d'autres encore.  

Monsieur le Président de la République,

Cela étant, et le sachant, comment et pour quel dessein avez-vous finalement préféré rééditer la même faute que vous aviez déjà commise à l'issue des négociations anti-légalité et anti-souveraineté congolaises d'Afrique du Sud, en reprenant les mêmes criminels impunis et en les positionnant pour faire encore plus mal au sein du « Gouvernement » que vous ne vous êtes pas gêné de qualifier de « cohésion nationale » ? Quelle est votre ligne de conduite des affaires publiques nationales ?

Pourquoi, veut savoir le peuple congolais, avez-vous accordé le privilège de participer à ce Gouvernement à tant d'anciens cadres, dont d'anciens Présidents et porte-paroles, des mouvements politico-militaires de création et d'obédience étrangères, qui, non seulement ont pris, dans un passé récent, des armes contre mon pays, la R.D.C., et son peuple, favorisé les pillages de nos ressources naturelles, violé nos filles et nos femmes, massacré nos populations, mais aussi qui ont justifié ces cruautés et absurdités, et qui, pour bon nombre d'entre eux, ne jouissent même que de la nationalité congolaise irrégulièrement acquise, par dol ou encore par usurpation, à la faveur de la Guerre de l'Est qui avait été déclenchée par les « Banyamulenge » pour l'acquérir ? Pourquoi ?

Pourquoi, Monsieur le Président, votre Gouvernement est-il, par ailleurs, constitué dans sa grande majorité des personnalités qui portent sur eux la responsabilité civile et pénale des crimes de guerre, des crimes de droit commun et des crimes économiques qui ont exproprié les enfants du pays de leurs droits miniers au profit des étrangers et des multinationales mafieuses qui financent la guerre ?

Enfin, pourquoi et comment, continue à s'interroger le peuple, vous obstinez-vous à nommer des telles personnes qui ne se sont jamais amendées, qui ne se sont jamais montrées respectueuses des lois et règlements de la R.D.C., qui n'ont jamais demandé pardon au peuple congolais, qui n'ont jamais rien réparé et qui ne se sont jamais réconciliées avec lui ?

Quant à moi, personnellement, je ne m'explique pas le bien-fondé, s'il y en a, de la nomination, comme responsable des services de sécurité publique, de Monsieur Evariste Boshab dont j'avais dénoncé, dans une Requête (voir preuves de l'existence de celle-ci, annexe 3) en cours d'instance à la Cour Suprême de Justice, le fait que cet important maillon de votre majorité ait fait publier au Journal Officiel de la République Démocratique du Congo, alors qu'il était votre propre Directeur de Cabinet, des fausses Ordonnances couvrant des multinationales mafieuses que vous avez personnellement affirmé n'avoir jamais signées devant les membres de la mission d'enquête constituée des Avocats Généraux de la République qu'avait diligentée, auprès de votre Cabinet et de votre Excellence, le Parquet Général de la République pour tenter d'y voir clair.

De même, je ne m'explique pas non plus pour quel mobile mon ami personnel Alexis Thambwe Mwamba, ancien Président du R.C.D., a-t-il été nommé en ce moment à la tête du Ministère de la Justice alors qu'il est mis en cause, directement ou indirectement, avec feu Katumba Mwanke, ancien Ministre Délégué auprès de votre Excellence, à la Présidence de la République, et d'autres membres de vos Gouvernements successifs, dans la même Requête (voir annexe 3) en souffrance depuis huit ans devant la Haute Cour de Justice, pour avoir conclu, en expropriation irrégulière et abusive des droits miniers des opérateurs économiques nationaux, au moins un Accord léonin au profit de la multinationale canadienne Banro Corporation et ses multiples filiales (comme Twangiza Minning SARL, Namoya Minning SARL, etc.) bien connue pour son financement de la Guerre.

Quelle est finalement la moralité publique des pareilles nominations dans un Gouvernement de la République dit de « cohésion nationale » ? Et pourquoi la mise à l'écart, sinon la marginalisation des Congolais qui n'avaient pas pris les armes contre leur pays ? Où conduisez-vous la R.D.C. ?

Monsieur le Président de la République,   

Je sais, comme vous, ce qui vous a poussé à constituer maintenant seulement votre Gouvernement de cohésion des criminels impunis : la peur de voir aussitôt démontées, au cas où votre pouvoir viendrait à être mis hors d'état de continuer à nuire, les structures économiques extraverties que votre Premier Ministre actuel Matata Ponyo, en économiste de chambre et amateur bien en retard de l'évolution du modèle économique dépassé auquel il reste accroché, est entrain d'installer en R.D.C..

Mais, au lieu de faire, pour régler les différends, ce que le bon sens suggère dans ce cas, organiser, comme vient de le recommander le Pape François dans son message de paix à l'occasion de la fête de la Nativité 2014, un dialogue franc et ouvert réunissant, d'un côté, ceux de votre camp, des Congolais de votre bord, les seuls qui participent à votre « Gouvernement de cohésion d'anciens belligérants complices et des prédateurs » réunis dans le cadre de votre Majorité présidentielle, face, de l'autre côté, à ceux qui pensent comme moi ou partagent les mêmes idées que moi, des vrais enfants du pays, des nationaux congolais que vous abhorrez et rejetez et auxquels vous n'avez jamais accordé la moindre de votre meilleure attention, vous avez préféré réunir vers la fin de 2013 des Concertations dites nationales qui sont et demeurent sans lendemains. Vous avez ainsi gaspillé une belle occasion d'éviter des casses, comme celles, mortelles, auxquelles nous venons d'assister, du 19 au 22 janvier 2015, à  Kinshasa, à Goma et à Bukavu, et de prévenir d'autres casses encore possibles au cas où votre départ du pouvoir et celui des vôtres serait forcé. 

Agir ainsi, évidemment, dépassait votre capacité d'appréhension des enjeux de l'heure et votre capacité d'action. Tout comme il dépassait le niveau de compréhension, la capacité d'écoute et d'analyse et les compétences de ceux avec lesquels vous dirigez misérablement et risiblement le pays aujourd'hui. Des assoiffés de pouvoir pour le pouvoir, qui ne rêvent qu'à devenir un jour Ministre, ou Président de la R.D.C., et mourir. Alors que l'on sait qu'ils ne sont capables de rien, sauf des critiques haineuses, injustifiées et stériles ! Pourtant, la situation du Congo, aujourd'hui, nécessite des têtes bien faites, bien pleines et bien pensantes, c'est-à-dire celles des meilleurs. Mais, en dehors des stratégies pour la confiscation et la conservation du pouvoir, vous ne faites rien pour mettre de l'ordre dans la Maison Congo, ni pour mettre les Congolais en ordre de marche et de bataille pour conquérir une paix véritable et durable et réaliser le développement tant souhaité.

Il est temps que les Congolais se réveillent, ouvrent le bon œil et se ressaisissent. Et que la descente du Congo aux enfers soit arrêtée. Car, par votre action et celle, nuisible, de vos parrains, le Congo de Lumumba et de Mobutu est entrain d'échapper aux Congolais et court le risque de disparaître ! 

2. LE CONGO (OU LE ZAÏRE) DE MOBUTU ?

Oui, Monsieur le Président de la République,

J'ai, à ce sujet du Congo et de ses dignes fils, suivi à la mi-décembre votre discours sur l'état de la Nation devant l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès. L'impression que vous m'avez laissé – je dis bien l'impression – est que vous ne donnez pas encore la preuve que vous connaissez ou êtes déjà parvenu, après quatorze ans de mandat de Chef d’État, à maîtriser l'Histoire du pays que vous dirigez malgré tout. Or, lit-on dans Siracide : chapitre 10, verset 3 : « Un roi ignorant est la ruine de son peuple ».  

Cela m'a alors interloqué ! En effet, ou vous n'êtes pas Congolais et dans ce cas l'ignorance de l'Histoire du Congo est compréhensible, ou vous êtes Congolais, et dans ce cas, on peut vous accuser de trahison ou de falsification de l'Histoire du Congo. Dans les deux cas, au regard des responsabilités qui sont les vôtres, vous n'êtes pas l'homme qu'il faut à la place que vous occupez.  

Rien que l'évocation des noms des personnalités congolaises qui vous paraissent les plus dignes d'éloges, pour ne pas parler d'autres thèmes de votre discours, m'a mis la puce à l'oreille à ce sujet.

Rassurez-vous, Monsieur le Président Joseph Kabila, ce n'est pas la première fois que cela vous arrive. Mais, à force d'écouter les critiques insensées et farfelues constamment débitées par vos fréquentations congolaises ou étrangères à l'encontre du plus entreprenant de vos prédécesseurs, feu le Président Mobutu Sese Seko, vous ne lui accordez plus la considération qu'il mérite !

Lui, Mobutu, au moins, a donné le meilleur de lui-même plus que vous ne le faites pour restaurer une paix véritable qui a duré au moins de novembre 1965 à avril 1990 au Congo-Zaïre ; lui qui a en outre réalisé et assuré l'unité nationale que la pseudo-révolution afdélienne dont vous êtes l'héritier est venu remettre en cause ; lui qui a toute sa vie œuvré pour garantir la défense de l'intégrité du territoire national et la souveraineté nationale sur l'ensemble des ressources naturelles congolaises ; lui qui a aussi lutté pour réaliser la défense et la promotion de la souveraineté et des valeurs de la culture de la Nation congolaise, voilà votre illustre prédécesseur, dont pourtant vous vous êtes gêné de citer le nom dans votre discours sur l'état de la Nation à la mi-décembre 2014 ! Pourquoi ?  

S'agissant de vos personnalités préférées : une femme et un homme de Dieu parmi plusieurs Pasteurs de l’Église que compte l'Histoire politique nationale, deux anciens Premiers Ministres sur un peu plus d'une vingtaine et deux anciens Chefs d’État sur quatre, vous avez dit à peu près ceci, je cite de mémoire : « … le Congo de Kimpa Vita, de Kimbangu, de Lumumba, de Kasavubu, de Kabila et de Gizenga » ! C'est là un bien malheureux et pitoyable amalgame !

C'est là, Monsieur le Président, en omettant de parler du Congo de Mobutu, que vous m'êtes apparu, souffrez que je vous le dise, comme un nain politique, je veux dire comme un apprenti politicien !

 

Cette évocation, qui m'a été transmise par ondes de l'immeuble de l'ex-Voix du Zaïre construit par Mobutu, vous l'avez faite dans un Palais du Peuple également construit par Mobutu, sous l'éclairage électrique produit par la plus grande centrale hydroélectrique jamais construite en Afrique, à Inga, par le même Mobutu, juste à côté du Stade ex-Kamanyola construit par le même Mobutu, mais qu'en arrivant au pouvoir le Président Laurent Kabila, tué au Palais de Marbre construit par Mobutu, a rebaptisé Stade des Martyrs pour effacer le triste souvenir de la défaite militaire que le Colonel Joseph-Désiré Mobutu lui avait infligée à Kamanyola, au Sud-Kivu, en présence de Che Guevara !

En faisant honneur, dans votre discours devant le Congrès, à Laurent-Désiré Kabila et à Antoine Gizenga, en quoi les trouvez-vous plus méritants ou plus honorables que feu le Président Mobutu ? Dites-moi, devient-on saint ou héros du jour au lendemain, sans que l'on ne sache, pour celui qui est déjà mort, qui l'a tué et pourquoi, ni pour quel motif faites-vous héros celui qui vit encore  ?

Il me semble à ce sujet qu'il faille bien clarifier le concept de « héros ». Il est important en effet que l'on dise aux Congolais la vérité, ce qu'on leur cache s'agissant de la mort de Laurent-Désiré Kabila, par exemple. Est-il héros national parce qu'il a été tué dans sa propre maison, par sa propre femme, par son propre enfant, par son propre collaborateur ou par son propre garde du corps ? Ou le serait-il parce qu'il a été tué par les étrangers qu'il avait amenés et introduits dans l'ex-Zaïre pour l'investir, l'occuper, le piller et y perpétrer des massacres de grande envergure de ses propres Concitoyens et même des populations étrangères qui s'y étaient réfugiées ? Sinon, qui est cet ennemi dont vous ne citez jamais le nom qui l'aurait tué et que tous ceux qui l'ont, dans une légèreté déconcertante, élevé à la dignité du héros national aimeraient peut-être considérer comme l'ennemi du peuple congolais ?    

Certes, en citant le nom de Kimpa Vita et/ou de Simon Kimbangu, vous avez oublié ou plutôt vous ne saviez peut-être pas que c'est dans le cadre de sa politique de l'Authenticité que le Maréchal Mobutu, estimant que son pays devait avoir et célébrer ses propres héros nationaux et ses propres saints, avait exhumé et honoré la mémoire des dignes fils et filles du pays tombés sous les balles ou les coups de l'ennemi et morts pour la patrie :

d'abord, Kimpa Vita, Ndona (en Kikongo) Béatrice, du Royaume Kongo (une Jeanne d'Arc zaïroise) qui vécut à la fin du XVIIème et au début du XVIIIème siècles, et que Mobutu avait demandé aux Congolais d'honorer comme le symbole de la Résistance congolaise, mais dont l'hommage fut ensuite terni et abandonné du fait qu'on avait découvert qu'elle avait été tuée, brûlée vive, parce qu'elle avait été accusée d'être sorcière et hérétique ;

ensuite, Simon Kimbangu dont Mobutu fit un martyr. Il le décora à titre posthume dans les ordres nationaux du Léopard, en 1991. Emprisonné par les autorités coloniales belges en 1921, Kimbangu fut assassiné par les mêmes colonisateurs belges dans une cellule de prison que j'ai eu à visiter à la Kasapa, au Katanga. Et c'est Mobutu qui, dès 1965, aida ses enfants Diangenda, Dialungana, Kisolokele, etc. à reconstituer et à faire rayonner l'Église kimbanguiste, une Église authentiquement zaïroise, en Afrique et dans le monde ;

dans cette optique, le Président Mobutu encouragea nos Pasteurs protestants à s'unir au sein d'une seule et même structure ecclésiale que l'on a par la suite dénommée Église du Christ au Zaïre (E.C.Z.), alors dirigée par Monseigneur Bokeleale auquel a succédé Mgr Marini ;

et c'est dans cette même optique que Mobutu, cet ancien élève chrétien des Collèges des Pères Jésuites de Lisala, de Mbandaka et de Kinshasa, accorda son soutien aux démarches de nos prélats catholiques, avec à leur tête le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, successeur du Cardinal Malula et prédécesseur du Cardinal Monsengwo, en vue de la béatification de nos jeunes héros catholiques Bakanja et Anuarite.

Il en fut d même de la Communauté musulmane du Zaïre avec comme chef spirituel notamment El Hadj Mudilo wa Malemba auquel a succédé El Hadj Abdallah la Mangala.

Quant à Patrice Eméry Lumumba, c'est le premier Congolais que le Président Mobutu, à peine arrivé au pouvoir, proclama Héros national congolais, en 1966. Et pour quiconque connaît bien l'Histoire glorieuse de la lutte pour l'indépendance du Congo et les liens qui unissaient Lumumba à Mobutu, il ne pouvait en être autrement : en effet, en 1958, à l'Exposition de Bruxelles (Belgique), l'ancien Sergent-comptable Mobutu, converti au journalisme, était aux côtés de Lumumba ; à la formation du premier Gouvernement congolais du 30 juin 1960, l'ancien Secrétaire national du Mouvement National Congolais (M.N.C.) de Lumumba, Joseph Désiré Mobutu, fut nommé par ce dernier au poste stratégique de Secrétaire d'Etat en charge du Secrétariat général du Gouvernement ; moins de deux semaines plus tard, la Force Publique, l'armée coloniale, ayant été décapitée de tous ses officiers, le Gouvernement belge ayant décidé du rappel en Belgique de tous les officiers belges à la suite des mutineries de Kinshasa et surtout de Mbanza-Ngungu, Lumumba se tourna vers son homme de confiance, Mobutu, le nomma précipitamment Colonel et Chef d'Etat-Major Général de la Force Publique, pour succéder ainsi au Lieutenant-Général Emile Janssens afin de mâter les mutineries et reprendre en mains une armée abandonnée et sans chefs à tous les niveaux. Et pourquoi Mobutu, me demandez-vous ? Parce qu'en 80 ans de pouvoir colonial, la Belgique et les autorités coloniales de ce pays n'avaient formé aucun officier noir, et pas plus de quatre vieux sous-officiers congolais au grade d'adjudant, sur l'ensemble du territoire national ! 

On imagine alors l'immense tâche qui fut celle de Mobutu, jeune officier de trente ans, nommé par le Président Kasavubu et le Premier Ministre Lumumba, qui, à partir de ce 12 juillet 1960, devait, pour sauvegarder l'unité de la Nation, reconstituer l'armée (d'où la création de l'Armée Nationale Congolaise, A.N.C., le 17 octobre 1960), les services secrets impliqués dans la mort de Lumumba étant demeurés aux mains de leurs anciens responsables belges, et faire face ensuite aux querelles des politiciens et aux ingérences étrangères qui ont été à la base des mutineries, des sécessions et des rebellions sanglantes dans les différentes provinces du Congo ex-belge.

Devenu Président de la République, Mobutu fit de son armée, l'Armée Nationale Congolaise, une grande armée au service du Congo et de l'Afrique. Des cadres des troupes d'élite africains vinrent ensuite se former ou parfaire leur formation militaire dans l'ex-Zaïre, précisément dans les centres de formation des troupes blindées, aéroportées, parachutistes et commando, créés par Mobutu : ainsi, des soldats venant de partout en Afrique, en l'occurrence, du Sénégal, du Mali, du Tchad, du Togo, de Centrafrique, du Soudan, de l'Ouganda, du Rwanda, du Burundi, de la Tanzanie, etc., reçurent leurs brevets de spécialisation et/ou d'officiers des mains des instructeurs zaïrois.

Si bien que lorsque je vous ai vu jubiler, il y a quelques temps, en réceptionnant à Dar-es-Salam, le premier bataillon des soldats congolais des Forces Armées de la R.D. C. (F.A.R.D.C.) formés en Tanzanie, j'ai réalisé, le cœur en peine, ô combien le Congo de Mobutu est tombé aussi bas !

Oui, Monsieur le Président de la République, le Congo de Mobutu !

Pour vous permettre de mesurer la gravité de votre erreur, laissez-moi vous apprendre encore un tout petit peu sur l'Histoire du Congo en vous disant qu'en plus de tout cela, à peine parvenu à la magistrature suprême, le 24 novembre 1965, le Lieutenant-Général Joseph-Désiré Mobutu a réalisé en un an – et c'est bien pourquoi on l'appelle dictateur – ce que les belges ne s'imaginaient pas et qu'il me semble que ni le Président Laurent-Désiré Kabila en trois ans de pouvoir, ni vous-même en quatorze ans au sommet de l'Etat, vous ne vous êtes pas montrés capables de faire : la reconstitution du portefeuille de l’État dont les sièges sociaux et administratifs des sociétés comme les documents et les archives étaient localisés en Belgique et où de rares archives, qui se trouvaient ou devaient se trouver aux sièges d'exploitation de ces sociétés au Congo furent emportées ; en même temps la restauration et la sauvegarde de la souveraineté nationale sur l'ensemble du territoire, du patrimoine culturel national et spécialement sur les ressources naturelles du pays ; et enfin la protection du peuple congolais et de son pouvoir en les mettant à l'abri de la tutelle étrangère.

Vous auriez les mêmes motivations, le même courage et la même capacité que Mobutu, il y a longtemps, en ce qui vous concerne, que vous auriez déjà mis le peuple congolais et votre pouvoir à l'abri des méfaits, des exactions ainsi que des interférences et des ingérences des Rwandais et des Ougandais au Congo. Mais, vous vous accommodez curieusement très bien de cette tutelle contre les intérêts de la Nation congolaise et les droits civils et politiques des Congolais !

Voilà pourquoi, 17 ans de pouvoir après Mobutu, la R.D.C. sous votre révolution et votre mauvaise gouvernance, est revenue à la case départ, ne connaît plus de paix, ni de progrès notable, votre action ne permettant par contre que l'essor des États pilleurs des ressources naturelles du Congo, précipitant alors l'inexorable descente de celui-ci aux enfers !   

A votre place, voici, pour votre information, ce qu'avait fait Mobutu à peine parvenu au pouvoir :

En trois ans, le jeune Président a construit la Cité de l'Organisation de l'Unité Africaine (O.U.A.) pour y abriter l'un des premiers Sommets de l'O.U.A., le Bureau du Président de la République, les jardins présidentiels, le Musée, le Théâtre de la Verdure et le Ministère des Affaires Etrangères.

Et dès la quatrième année, il a entrepris la construction du Barrage hydro-électrique d'Inga dont votre prétendue « révolution de la modernité » est si fière aujourd'hui. Un Barrage que projetait de construire la colonisation belge depuis 1921 et que, jusqu'à l'indépendance, en 1960, elle n'avait pu réaliser. Ainsi, tel que vous l'avez trouvé, le Barrage d'Inga, Mobutu l'a commencé et achevé en trois ans, c'est-à-dire de 1969 à 1971. Et dès cette année, il a entrepris de mettre en place et de construire des institutions d'enseignement supérieur, pédagogique, technique et professionnel pour former l'élite de demain comme ne l'avait jamais fait le colonisateur belge aussi bien à Kinshasa que dans chaque chef-lieu des Provinces et de certains districts. 

Ensuite poursuivant sa politique du développement autonome et de grands chantiers de la République, il a alors construit coup sur coup, outre la Foire Internationale de Kinshasa (Fikin) et l’Échangeur de Limete dont vous venez de faire seulement la finition et l’embellissement, des immeubles destinés à abriter les sièges des sociétés du groupe du Portefeuille de l’État qu'à l'indépendance les belges n'avaient pas laissés à Kinshasa, notamment ceux qui jonchent le Boulevard du 30 juin : les bâtiments de la Banque du Peuple (B.D.P.), de la Société Zaïroise de Commercialisation des Minerais (Sozacom), de la Banque Commerciale Zaïroise (B.C.Z.), de la Régie de Distribution des Eaux (Régideso), le Building de la Rigueur, etc.

Mais, aussi il construisit ceux qui ne sont pas visibles sur le Boulevard du 30 juin comme l'Hôtel des Monnaies (pour assurer la production des imprimés de valeur) à la Banque du Zaïre (B.Z.), les Galeries Présidentielles, les Galeries du 24 novembre sur l'avenue du Commerce, les immeubles de de la Société Nationale d’Électricité (S.N.E.L.) ; de l'Union Zaïroise des Banques (U.Z.B.), de la Compagnie Maritime Zaïroise (C.M.Z.), de l'Office Zaïrois de Contrôle (O.Z.A.C.), de Pétro-Zaïre, de l'Office de Gestion de la Dette Publique (O.GE.DE.P), de la Banque de Kinshasa, du Building Botour, du Centre du Commerce International du Zaïre (C.C.I.Z.) que vous avez préféré convertir en un Hôtel du Fleuve au lieu de développer les activités de sa destination première pour garantir un vrai développement économique du Congo en assurant la commercialisation de nos produits, etc.

C'est avec la nomination, en 1977, de son tout premier Premier Commissaire d'Etat, le Professeur Mpinga Kasenda (avec lequel j'ai travaillé 14 ans durant), qu'il a entrepris d'instituer les grands services publics de l’État et de les doter, en même temps, que toutes les entreprises publiques et les sociétés du Portefeuille, de leurs Comités de gestion et de leurs Conseils d'Administration.

En même temps, le nationaliste Mobutu jetait tout naturellement les bases que vous avez trouvées de l'industrialisation et du développement du Congo. Non seulement en réalisant le Barrage d'Inga déjà évoqué et la plus longue ligne de transport d'électricité d'Afrique, partant du Bas-Zaïre jusqu'à Lubumbashi, au Katanga, et au-delà dans les pays de l'Afrique australe. Mais, en mettant en place les différentes régies des secteurs financier et du transport, et en construisant, en outre, la Sidérurgie de Maluku ; la Sucrerie de Lutokila dans le Haut-Zaïre ; le Domaine Agro-industriel Présidentiel de la N'Sele (D.A.I.P.N.), que vous êtes entrain de ré-équiper à Kinshasa et à Lubumbashi ; le Pont Maréchal Mobutu sur le fleuve Congo ; la Société Zaïro-Italienne de Raffinage (Sozir) dans le Bas-Zaïre ; l'agrandissement de l'Aéroport de la Luano/Lubumbashi devenu un aéroport international ; la construction des aéroports internationaux à Goma, dans le Nord-Kivu, de Bangoka à Kisangani, Chef-lieu de la Province du Haut-Zaïre, et de Gbadolite dans la Province de l'Equateur, etc.

Je vous invite donc à comprendre, ainsi que tous vos thuriféraires, que tout cela, et bien d'autres choses encore, votre illustre prédécesseur, le Maréchal Mobutu, l'a réalisé, sans l'aide d'aucune multinationale comme vous et votre Gouvernement Matata en bénéficiez ; que tout cela, Mobutu l'a réalisé dans un climat d'hostilité sans pareil créé par ceux qui ne voulaient pas et qui ne veulent pas jusqu'à ce jour que le Congo se développe de façon autonome au détriment de certaines puissances dont son ancienne puissance coloniale ; que tout cela, Mobutu l'a réalisé alors que la production du cuivre par la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines), la poule aux œufs d'or du Zaïre, comme on la disait à l'époque, qu'il vous a laissée à 100% zaïroise, n'avait jamais atteint plus de 450.000 (quatre cents cinquante) mille tonnes de cuivre par an ; cette même Gécamines qui, pour votre prétendue révolution de la modernité, qui ne représente rien par rapport à la révolution ci-dessus décrite, et pour votre seul bonheur et celui de vos partenaires, produit aujourd'hui plus d'un million de tonnes de cuivre par an sans que l'on ne sache ce que cela rapporte au Trésor public !

C'est dire que pour réaliser ce peu que je viens d'évoquer, Mobutu misait simplement sur des compétences nationales, une gestion autonome des affaires nationales, une coopération responsable avec des pays amis comme la France, l'Italie, la Belgique, la Chine et le Japon, et, dans une certaine mesure, les États-Unis d'Amérique, la Grande Bretagne et l'Allemagne. Mais, quoi qu'il en fut, il le faisait dans la fidélité à l'idée d'un Congo uni et libre, dans la perspective d'un Congo indépendant, un Congo prospère entre les mains des nationaux dont avait rêvé Patrice Emery Lumumba.

Et cela, bien entendu, contrairement à ce que vous-même, les vôtres et vos griots ignorants n'arrêtez pas de faire à son encontre, je veux dire sans jamais proférer des critiques infondées, injustes, insensées et tout à fait inutiles contre le vénérable Président Joseph Kasavubu, son prédécesseur.     

3. LE CONGO DE LUMUMBA, C'EST LE CONGO DE MOBUTU ET NON DES KABILA

Monsieur le Président de la République,

Rassurez-vous, je n'ai jamais connu Lumumba, ni milité dans son parti, le Mouvement National Congolais (M.N.C.), ni encore moins dans aucun autre parti politique se réclamant de lui. J'avais à peine 11 ans d'âge lorsque le Congo belge est devenu indépendant. Mais, j'ai seulement eu la chance de bien étudier, de recevoir une bonne formation au pays comme à l'étranger, de travailler et d'acquérir une expérience solide aussi bien dans le secteur privé comme dans la fonction publique où j'ai gravi tous les échelons de l'Administration publique jusqu'à en atteindre les sommets.  

Aujourd'hui, si je vous dis que le Congo de Lumumba, c'est le Congo de Mobutu, c'est parce que, croyez-moi, des informations livresques et autres auxquelles j'ai pu accéder grâce aux contacts que j'ai eus avec ceux qui l'ont connu ou côtoyé concernant sa pensée politique, j'ai la nette conviction que, même s'il n'a jamais eu l'occasion de gouverner la R.D.C. pour l'indépendance duquel il avait mené, contre vents et marées, un combat de haute lutte, il rêvait d'un Congo uni et indépendant.

Et, au regard de la brève évocation des réalisations révolutionnaires du Maréchal Mobutu de 1965 à 1990 que je viens d'évoquer ci-dessus, et sans conjecturer sur ce que lui, Lumumba, aurait fait du Congo ex-belge si jamais il lui avait été possible de le diriger, je puis dire aujourd'hui, sans risque de me tromper, ni crainte d'être contredit par qui que ce soit, que LE CONGO DE LUMUMBA, C'EST BIEN LE CONGO DE MOBUTU qui a osé et réussi à traduire le rêve de Lumumba en actes et en paroles en réalisant ainsi les fondations du développement et de l'avenir du Congo. 

Croyez-moi donc, c'est une grave erreur, une pernicieuse trahison et une faute politique que de croire et de faire croire au peuple congolais, en répétant dans vos discours des propos ou des silences qui permettent aux journalistes ignorants ou sans courage de faire passer des messages de  haine ou de mépris à la radio ou de faire défiler des images sur l'écran de la télévision nationale, pourtant créées et installées par Mobutu, qui laissent penser que Mobutu n'avait rien fait pour la R.D.C. parce que selon des critiques malveillantes il n'aurait été qu'un vulgaire dictateur.

Ce faisant, vous voulez simplement pour des raisons connues de vous, et de vous seul, induire les jeunes congolais en erreur en leur faisant croire en conséquence que Mobutu ne serait bon que pour être jeté aux oubliettes, et que les vrais héros de la R.D.C. seraient, outre vous-même, le visionnaire et héros de la modernité, ceux que vous avez cités dans votre discours de décembre dernier devant vos parlementaires : Kimpa Vita, Kimbangu, Kasavubu, Lumumba, Laurent Kabila et Gizenga !

Mais, sachez simplement qu'on ne gomme pas l'Histoire d'un pays et d'un peuple comme ça ! Si l'oubli est bien le sort qu'il y a de mieux que vous réservez à Mobutu qui a fait tout cela, eh bien quel sort sera le vôtre aujourd'hui ou demain, vous et votre prédécesseur Laurent Kabila dont la révolution n'a fait, depuis dix-sept ans, qu'ensanglanter l'ex-Zaïre, massacrer, endeuiller et décimer les populations congolaises, occasionner et permettre l'occupation territoriale du Congo, les pillages des ressources minières et forestières du Congo par des entreprises mafieuses, brader la nationalité congolaise et favoriser la domination des Congolais par des étrangers, ruiner l'économie nationale et hypothéquer pour longtemps l'avenir du pays...

La manipulation de l'Histoire du Congo, le fait de vouer gratuitement Mobutu aux gémonies pour faire plaisir à ceux qui n'aiment pas les nationalistes, la marginalisation de vrais enfants du Congo dans la gestion actuelle de mon pays, la R.D.C., et le piétinement des droits souverains du peuple ainsi que le non-respect des droits civils des Congolais et la répression de l'exercice des libertés démocratiques par les Congolais dans leur propre pays pour faire le lit de la domination étrangère en R.D.C. constituent une action de haute trahison qui vous disqualifie pour continuer à exercer votre mandat, du reste frauduleusement acquis, à la tête de ce pays. Tant votre gestion de ce pays mien, le Congo-Zaïre, est par ailleurs calamiteuse !

Car, pour Mobutu, en particulier, les faits aujourd'hui nous montrent et tranchent en sa faveur : ce qu'il a fait durant son mandat de Chef d’État pour libérer le Congo des amarres du colonialisme et de la domination, Laurent-Désiré Kabila ne l'a pas fait, vous non plus et encore moins Antoine Gizenga ne saura plus jamais le faire. Vous, particulièrement, qui adorez être à la traîne de vos donneurs d'ordre rwandais, ougandais ou autres, vous ne le ferez jamais plus.

Pour mon parti, le M.P.R. et moi-même, vous avez déjà montré vos limites. Et le pire auquel doit s'attendre le peuple congolais si vous demeurez au pouvoir, c'est de voir l'ex-Zaïre de plus en plus détruit et ramené à la fin de votre règne cinquante-cinq ans en arrière comme vous êtes occupé à le faire maintenant avec vos collaborateurs de peu de savoir, de peu d'expérience, en tout cas de peu de patriotisme, en réalité des hommes de paille, sans personnalité, sans dignité ni l'amour du Congo.

C'est que le nationalisme dont vous vous prévalez, celui de Laurent-Désiré Kabila ou celui d'Antoine Gizenga, deux prétendus nationalistes dans lesquels vous vous reconnaissez, n'est pas le même que celui de Lumumba, étant bien entendu, comme je viens de le démontrer et le démontre ci-dessous, que le nationalisme de Lumumba est plutôt, bel et bien, celui de Mobutu.

Tant il est vrai que s'il ressuscitait et revenait à la vie aujourd'hui, l'ancien Premier Ministre Patrice Emery Lumumba ne se reconnaîtrait jamais dans ce que Laurent-Désiré Kabila a fait en introduisant des faux rebelles congolais dans l'ex-Zaïre pour mettre son pays à genoux, en feu et en sang, tout comme il ne pourrait pas se reconnaître dans ce que vous-même, Gizenga, Mende et tant d'autres Lumumbistes autoproclamés encore vous faites au Congo en citant intempestivement son nom !

Et ce ne sont surtout pas, son compagnon de lutte, Antoine Gizenga, votre ancien Premier Ministre, qui dirige depuis plus de cinquante ans un parti se réclamant de lui : le Parti Lumumbiste (Palu), ou, encore moins, son co-régionnaire, un jeune Lumumbiste, mon ami Lambert Mende, ancien leader du M.N.C./Lumumba originel, ancien porte-parole du R.C.D. et actuellement porte-parole de votre Gouvernement de prétendue cohésion nationale dans lequel il siège sous le label d'un tout autre parti politique, deux Lumumbistes qui avaient même fait l'exil en Occident à ce titre, ce ne sont pas, dis-je, ces deux Lumumbistes faussement affichés qui me démentiront à ce sujet.

Car, c'est Lumumba lui-même qui nous le dit à travers ces deux phrases tirées de sa dernière lettre qu'avant de mourir il avait adressée à sa femme Pauline, son épouse, qui, à son tour, vient de quitter cette terre des hommes :

« L'avenir du Congo est beau et (…) il attend de (ses enfants), comme il attend de chaque Congolais, d'accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n'y a pas de liberté, sans justice il n'y a pas de dignité, et sans indépendance il n'y a pas d'hommes libres »... Puis, écrivit encore Lumumba,

« Je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés... ».

Monsieur le Président de la République,

Je suis philologue, agrégé, philosophe et politique spécialisé en droit constitutionnel international : pouvez-vous, ou plutôt ceux qui écrivent pour vous, peuvent-ils dire en votre nom ce qu'il faut entendre par « reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté » et dire au peuple que ce que Laurent-Désiré Kabila a fait avec le conglomérat d'aventuriers qui l'avaient accompagné dans sa prise de pouvoir dans l'ex-Zaïre ou ce que vous et Gizenga êtes entrain de faire aujourd'hui en R.D.C. avec votre Majorité présidentielle est conforme à cette recommandation de Lumumba, ou en particulier conforme au respect des valeurs de dignité, de liberté et de justice pour mon peuple ? 

Ensuite, je suis diplomate, enseignant des droits de l'homme, spécialisé en droit international et en droit comparé des droits de l'homme : pouvez-vous, ou plutôt ceux qui écrivent pour vous peuvent-ils dire, en votre nom, ce qu'il faut entendre par « mourir la tête haute (…), plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés » et dire au peuple congolais et à la face du monde que, dans votre gestion des affaires nationales congolaises, ce que vous faites en faisant allégeance et en obéissant au doigt et à l'œil de Paul Kagame et de Yoweri Kagutha Museveni traduit-il bien cette dernière profession de foi et de volonté de Lumumba ?

Puisque, comme cela saute aux yeux, vous ne me répondrez pas et personne non plus en votre nom,  ma réponse toute claire et limpide à ces deux questions de fond est catégorique : c'est non ! Trois fois non ! Car, j'ai eu la chance, par la grâce et la bonté infinies de Dieu, de sillonner le monde, mais nulle part je n'ai trouvé, dans aucun continent, un pays libre dirigé et gouverné comme la R.D.C. aujourd'hui, c'est-à-dire : au mépris de la volonté populaire et des droits et libertés politiques du Citoyen, piétinant ainsi allègrement la souveraineté nationale ! Et dans un pays qui a connu, comme la R.D.C., au moins un génocide reconnu par l'O.N.U., y a-t-on jamais vu des massacreurs, comme d'anciens nazis en Allemagne, participé à des négociations politiques ou de paix, aux élections démocratiques générales ou à l'exercice du pouvoir au sein d'un gouvernement responsable ? 

C'est que vous avez déjà fait beaucoup de mal au Congo, Monsieur Kabila. Soyez donc humble, ouvert à tous, juste et responsable dans l'habit de Chef de l'État que vous endossez aujourd'hui.

C'est là une première leçon de l'Histoire du Congo ex-Zaïre et de science politique, qu'à la suite d'innombrables égarements pitoyables et inconsidérés que j'observe dans la gestion politique et économique actuelle de mon pays, le Congo de mon Papa, j'ai bien voulu vous donner et, à travers vous, la donner également à nos jeunes enfants ainsi qu'à tous ceux qui y ont de l'intérêt.

 

Le Président du MOUVEMENT POPULAIRE DE LA REVOLUTION,

MUKULUMANYA wa N'GATE ZENDA,

Ancien Ministre des Affaires Etrangères

Lu pour vous. Le MPR met au défi Joseph Kabila, « Président » du PPRD à confronter son bilan à celui de Mobutu
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 11:58

Le professeur de droit belgo-congolais Mukadi Bonyi est décédé le vendredi  6 février 2015 à la clinique Ngaliema de Kinshasa à la suite d’une très courte maladie.

Né le 1er novembre 1948 à Luebo, Mukadi Bonyi enseignait à l’université de Kinshasa  après une thèse à l’Université catholique de Louvain. Il a dirigé le département de droit privé et de droit procédural. Il a été avocat à la cour suprême de justice.

Mukadi Bonyi a écrit plusieurs ouvrages de droit dont :

  • Droit du travail ( ISBN n° 99951-612-3-0 Bruxelles 2008, 744 p. )
  • Projet de Constitution de la République démocratique du Congo. Plaidoyer pour une relecture  (ISBN 99951-612-1-4, Kinshasa 2005, 94 p.)
  • Cinquante ans de législation post-coloniale au Congo-Zaïre: quel bilan?  (en collaboration avec : N. Kabasele Kabasele, N. Manatshitu Bile Mputu, Mukadi Bonyi Jr., S. Ntumba Kabeya. ISBN n° 99951-612-7-3, Bruxelles 2010, 720 p.) 
  • La pensée juridique du procureur général Léon Kengo wa Dondo (754 pages, 2014)

Les funérailles du  professeur Mukadi Bonyi auront lieu en Belgique dans la ville de Renaix. En attendant le retour du corps du défunt, sa famille peut être consolée  à l'adresse suivante : Salle Tennis-club Ronse, Spinsterstraat 115, Rue des Fileuses B-9600 Renaix/Ronse à partir du vendredi 13.02.0214 (dès 18h00.)

 

Bruxelles, le 9 février 2015

Cheik FITA

 

à lire aussi : Révision constitutionnelle en RD Congo. Évariste Boshab surgit sept ans après Mukadi Bonyi

lien : 

http://www.cheikfitanews.net/article-revision-constitutionnelle-en-rd-congo-evariste-boshab-surgit-sept-ans-apres-mukadi-bonyi-119531131.html 

PROGRAMME DES OBSÈQUES DU PROFESSEUR MUKADI BONYI

Vendredi 20 février 2015
Recueillement de 15h à 18h
Funérarium BQ
20 rue du Poivre/Peperstraat
9600 Renaix/Ronse

Vendredi 20 février 2015
Mise en bière 18h00 Funérarium BQ
20 rue du Poivre/Peperstraat
9600 Renaix/Ronse

Numéro d’appel gratuit : 0800 92 390

Pour consoler la famille :

Vendredi 20 février 2015 à 18h
Salle Tennis Club Park
117 rue des Fileuses/Spinsterstraat
9600 Renaix/Ronse

Samedi 21 février 2015
Messe à 11h00
Église Saint-Martin
Place de l’Église
9600 Renaix

Inhumation à 12h30
Cimetière de Renaix
Hogerlucht–Ommegangstraat

Verre de consolation
à partir de 14h
Salle Tennis Club Park
117 rue des Fileuses/Spinsterstraat
9600 Renaix/Ronse

Coordonnées de contact : Famille MUKADI BONYI

12, Rue d’Ath, B-96 Renaix/Ronse

Tél : 00 (32) 55 45 79 42

Gsm : 00 (32) 472 631 609
Email : mukadibonyijr@gmail.com 

 

Décès à Kinshasa du professeur de droit Mukadi Bonyi
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Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 23:36

En fin de soirée du dimanche 8 février 2015, un communiqué de la famille de Christopher Ngoyi Mutamba, est parvenue à notre rédaction concernant le sort de celui-ci. Depuis son enlèvement par la garde présidentielle le 21 janvier 2015, personne ne l'a vu.

Contrairement aux déclarations de monsieur Mende porte-parole du gouvernement de Kinshasa, la famille de monsieur Ngoyi Christopher s’inscrit en faux par rapport aux propos du ministre congolais.

À ce jour, aucun membre de la famille de Christopher Ngoyi n’a pu le voir. Pire, l’endroit où il est détenu reste inconnu. Des questions inquiétantes commencent même à se poser quand on connaît le sort que le régime de monsieur Kabila réserve à différentes personnes enlevées dans les mêmes conditions.

Ci-dessous, le communiqué de la famille ainsi que les liens d’organisations internationales qui sont tout aussi préoccupées par le sort de monsieur Christopher Ngoyi.

Bruxelles, le 8 février 2015

Cheik FITA

 

            COMMUNIQUE DE LA FAMILLE DE Christopher NGOYI

Nous,  la famille biologique de Monsieur Christopher NGOYI MUTAMBA, faisant suite à la déclaration du Ministre de la communication de la République Démocratique du Congo, Monsieur Lambert MENDE,  dans la quelle il a prétendu ce Jeudi 05 Février 2015 que Monsieur Christopher recevait la visite de sa famille ainsi que celle de ses conseils, nous venons rassurer l’opinion publique sur la fausseté de cette déclaration.

En effet, depuis son enlèvement le Mercredi 21 janvier 2015, nous n’avons aucune nouvelle de lui. Toutes les démarches que nous avons entreprises en vue de pouvoir le retrouver sont restées vaines. Contrairement à ce que dit Monsieur Lambert MENDE, nous persistons à considérer qu’il s’agit bel et bien d’un enlèvement et non d’une arrestation car aucune révélation précise sur son lieu de détention et sur la procédure judiciaire suivie jusqu’à ce jour n’a pu nous être livrée, et ce, en violation des dispositions des articles 18  et 19 de la Constitution de notre pays. Nous attirons donc l’attention de tous sur le fait que, plus les jours passent, plus notre inquiétude s’amplifie, car, malgré moult promesses du gouvernement de déférer Monsieur Christopher devant le parquet ou devant son juge, rien de tel n’a eu lieu et nous comptons jour pour jour 2 semaines et 4 jours depuis son enlèvement. Les questions que nous nous posons sont : « est-il toujours en vie ? Si oui, où est-il détenu? Dans quelles conditions est-il détenu ? Quel est son état de santé ? Que craint réellement le gouvernement en refusant de rendre public son lieu de détention et qu’il puisse recevoir la visite des membres de sa famille et de ses conseils ? Est-il victime de tortures ? Quelle est la procédure judiciaire initiée contre lui à ce jour et devant quelle autorité judiciaire ?» Toutes ces questions demeurent sans réponses.

Voilà pourquoi nous pensons que la situation est loin d’être négligeable, c’est pourquoi, tout en saluant les efforts consentis dans cette démarche par la communauté tant nationale qu’internationale des Défenseurs des Droits Humains ainsi que par toute personne épris de sentiment de justice et de démocratie, nous les appelons à redoubler d’effort et maintenir la pression sur le gouvernement Congolais jusqu’à ce que Christopher NGOYI MUTAMBA soit retrouvé et rétablit dans ses droits en tant que citoyen Congolais.

Fait à Kinshasa le 08 Février 2015

Pour la famille de Christopher NGOYI MUTAMBA

Maître Patrick NTAMBWE NGOYI, son fils aîné.

Tél : +243994010980 ; email : patrickntangoy@hotmail.fr

 

communication du CNCD

http://www.cncd.be/RD-Congo-detention-de-Christopher

http://www.amnesty.be/doc/s-informer/actualites-2/article/rdc-petition-en-faveur-de

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 11:35

2015 et 2016 sont deux années charnières pour le changement d’animateurs de différentes institutions politiques en RD Congo avec les élections à tous les niveaux. Les frustrations engendrées par le hold-up électoral de 2011 sont telles que la plupart des citoyens congolais sont devenus très vigilants par rapport à la marche du pays.

Toutes les attitudes, tous les propos des gens du pouvoir sont analysés sous toutes les coutures. Monsieur Mende, porte-parole du pouvoir de Kinshasa a fait une communication devant la presse, le vendredi 6 février 2015 sur certains sujets d’actualité à savoir : la participation des Léopards à la coupe d’Afrique des Nations en Guinée Equatoriale, les manifestations de la population contre la loi Boshab ainsi que la situation sécuritaire à l’est du pays.

À chacun de juger si ces déclarations sont conformes aux faits, ou sont partisanes.

Bruxelles, le 8 février 2015

Cheik FITA

 

DOCUMENT

POINT DE PRESSE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET MEDIAS,

PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT

JEUDI 05 FÉVRIER 2015

 

I. Les exploits de notre équipe nationale


Pour des raisons chronologiques, j’ouvrirai cet entretien en associant la voix du Gouvernement de la République à celles des Congolaises et des Congolais, toutes tendances confondues, qui saluent avec un grand enthousiasme les exploits des vaillants joueurs de notre équipe nationale de football, les Léopards. Les Léopards qui se sont distingués comme jamais au cours de ces dernières années en faisant irruption à la demi-finale de la CAN 2015 en Guinée Équatoriale. La joie exprimée à l’intérieur du territoire national et dans la diaspora congolaise à l’étranger témoigne de l’unité de cette nation que personne ne réussira à mettre à mal. Le Chef de l'Etat qui a fait le déplacement de Bata pour les encourager a traduit à cet égard l'attention, la motivation et la détermination du peuple congolais tout entier à soutenir ces jeunes qui ont « mouillé le maillot » pour la patrie.

Certes, notre onze national s’est incliné lors de la demi-finale face aux Ivoiriens mercredi. C’est la loi du sport. Retenons pour la postérité les belles prouesses de cette équipe en pleine reconstitution que peu de gens attendaient à ce niveau de la compétition. Mention spéciale à l’entraineur Florent Imbenge qui a administré la preuve que le talent dans ce domaine n’est pas exclusivement étranger. Le Gouvernement estime que les Léopards méritent tous nos encouragements pour que leur montée en puissance, inédite depuis 1998, soit linéaire.

II. La loi électorale et les événements des 19 et 20 janvier 2015

La session extraordinaire du Parlement de janvier avait eu, à examiner un projet de modification de la loi électorale présenté par le Gouvernement. Ce projet a fait l'objet d'une manipulation politicienne délibérée qui a débouché sur les événements malheureux ayant entraîné morts d’hommes, pillages et destructions de biens publics et privés. Nous déplorons et condamnons tous les actes criminels commis sous le couvert des manifestations des 19 et 20 janvier derniers et que certains osent revendiquer comme une victoire de leur cause. On a même entendu un évêque plaider pour l’impunité en demandant le plus sérieusement du monde que cessent les poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs de ces actes ignobles. Trop c’est trop. Il nous revient maintenant de faire le point. Dressons pour commencer l’état des lieux sur cette prestation institutionnelle que des exaltés ont vainement tenté de museler.

Les scrutins de 2006 et 2011 avaient donné lieu à des controverses et des critiques aussi bien de la Majorité que de l’Opposition en raison des dysfonctionnements observés dans le processus électoral ainsi que dans la loi électorale en vigueur. Afin d'y apporter des réponses adéquates et ainsi renforcer l'effectivité du droit de vote et mieux garantir la vérité des urnes, le Gouvernement a déposé au Parlement le 05 janvier 2015 un projet de loi modifiant et complétant la loi n°06/006 du 09 mars 2006 telle que modifiée par la loi n°11/003 du 25 juin 2011 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales.

Ce projet de loi a intégré l’ensemble des observations enregistrées à ce propos de part et d’autre et particulièrement la nécessité de prendre en compte les données démographiques actualisées pour la répartition des sièges de représentants à tous les niveaux. Il n’est pas inutile de noter que cette préoccupation avait été ramenée à la surface par les ténors de l’opposition qui en attribuent fallacieusement l’initiative à la Majorité Présidentielle.

On sait que ces acteurs politiques et leurs affidés embusqués dans des organisations de la société civile ayant pignon sur rue se sont déchainés pour faire croire à l’opinion que le projet gouvernemental stipulait à l’alinéa 3 de son article 8 le conditionnement de l'élection présidentielle à la fin du recensement administratif de la population. Une initiative de pure mauvaise foi, certains d’entre eux ne s’étant même pas donné la peine de lire le texte du projet qui ne contenait ni le mot « recensement », ni le terme « conditionnalité ».  Mais ils s’étaient jurés d’obtenir le retrait pur et simple du calendrier des travaux parlementaires. Comme si la Nation était devenue leur patrimoine privé !

On comprend que les intellectuels et les médias qui se veulent crédibles n'aient pas jugé bon de discuter outre mesure l’argumentaire irrationnel des détracteurs du Gouvernement. En effet, nul ne peut logiquement envisager la fin du recensement administratif d’une population qui implique notamment l’enregistrement des naissances, des passages à l’âge adulte, du mouvement de la population, des décès etc. qui en constituent la substance. Il est impossible de projeter concrètement cette fameuse fin du recensement administratif dont il n’existe du reste aucune trace dans les deux phrases querellées du projet de loi querellé. La fin du recensement administratif équivaudrait à la non existence de l'Etat congolais qui entraînerait ‘ipso facto’ la cessation de l’enregistrement des données démographiques par ses services. À moins qu’il ne s’agisse de la fin du monde avec comme conséquences qu’il n’y aurait plus ni naissance, ni mouvement de populations, ni décès à enregistrer… Une pure aberration.

Ce gros mensonge a pourtant justifié une manifestation transformé en émeutes et en pillages qui se sont soldés par des morts alors que dans l’esprit des auteurs du projet, ce passage incriminé n’était qu’une invitation à l'autorité chargée des élections à tenir compte des données démographiques pour plus d'équité dans la répartition des sièges s'agissant notamment des élections législatives. Une banale réalité courante dans tous les pays démocratiques. À ce premier mensonge est venu s’ajouter un autre : celui de l’évêque dont nous venons de parler qui a déclaré sur Rfi que la CENI était l’initiateur du projet de loi modifiant la loi électorale. Pourtant la constitution (article 130) ne reconnaît l’initiative des qu’au Gouvernement, à chaque député et à chaque sénateur.

Aujourd'hui, avec un peu de recul, quelques messages et quelques leçons doivent être tirés individuellement et collectivement de ces événements. Pour le Gouvernement, les dialectiques sur ces matières n’ont leur place que dans le cadre institutionnel et pas dans la rue.

Au demeurant, c’est au sein du parlement et pas ailleurs que la solution qui a apaisé tout le monde a été trouvée. On peut donc se poser la question des motivations réelles de ceux

ont voulu bloquer le parlement.

Contrairement à ce qui avait été dit peu auparavant, la Majorité a jugé bon de retirer l’alinéa 3 de l’article 8 querellée du projet afin d’en finir avec  les polémiques inutiles et le procès d'intention qui lui  était délibérément intenté de vouloir un glissement du calendrier électoral. Ce retrait pur et simple est la démonstration que telle n'était pas la visée de cette Majorité.

Le gouvernement déplore la manière dont une certaine presse périphérique a rendu compte de ces événements, laquelle tendait littéralement à mettre de l'huile sur le feu en relayant avec une étonnante complaisance les rumeurs les plus folles dont on connaît le potentiel déstabilisateur dans le contexte d'une culture de l'oralité comme la nôtre. L’Etat congolais ne restera pas les bras croisés devant la répétition de tels actes hostiles. C’est ce que le Gouvernement m’a chargé d‘aller expliquer aux responsables de ces médias à Paris où j’ai séjourné du 26 au 31 janvier. J’ai indiqué à mes interlocuteurs que la liberté de la presse est garantie dans notre pays, mais qu’elle n'exonère pas du devoir de responsabilité et de l’exigence d'objectivité.

Mais il y a plus grave : C’est l’usage qui a été fait des réseaux sociaux par la frange dite radicale de l’opposition des troubles des 19 et 20 janvier et leurs affidés lors des événements des 19 et 20 janvier. La chaine française France 24 elle-même a dénoncé les faits dans un article intitulé « Désintox : ceci n’est pas la révolte congolaise » et dont la substance va vous être distribuée.

Vous y découvrirez comment les auteurs des troubles que nous déplorons ont utilisé le mensonge au-delà de tout entendement pour embraser le pays. Pour cela, ils ont posté sur la toile des fausses images de prétendues atrocités commises par nos forces de sécurité ou par des manifestants à Kinshasa le 19 ou le 20 janvier  alors qu’en réalité il s’agissait de photos prises à Haïti, aux Seychelles, au Congo Brazzaville ou au Burkina Faso et affichées sur internet depuis longtemps.

C’est avec ces montages grossiers que quelques uns de nos compatriotes notamment à Cologne en Allemagne ont manifesté contre notre Gouvernement pour dénoncer ces atrocités complètement imaginaires. (Cfr. images).

Lorsque les réseaux sociaux n'ont plus rien de social et sont au contraire ainsi instrumentalisés pour attenter à la paix et à la sécurité, il appartient à tous les Congolais, le Gouvernement en premier, de prendre leurs responsabilités pour éviter le pire. C'est la raison pour laquelle nous avons pris des mesures conservatoires d’interruption momentanée de ces services, ce qui a perturbé les espaces numériques. Le Gouvernement est désolé pour les inconvénients causés aux utilisateurs de ces nouvelles technologies autres mais il est évident qu’il ne pouvait agir autrement car les images trafiquées récupérées des archives d’autres pays voire même d’une série télévisée que l’on a balancé sur les réseaux sociaux pouvaient alimenter une véritable guerre civile chez nous. L’intérêt national exige de lutter sans répit pour l’éradication de ces pratiques criminelles.

Au sujet du douloureux chapitre du bilan humain de ces événements, quelques ONGs de droits de l'Homme dont les prestations sont de plus en plus questionnables au regard de leurs objectifs déclarés rivalisent dans la surenchère pour en dresser la comptabilité macabre la plus lourde, à partir de Kinshasa ou de Paris. Certaines ont annoncé une centaine de morts, la FIDH à Paris avançait non sans une certaine délectation le nombre de 42 tués, suivie presque immédiatement par Human Rights Watch qui ramènera ensuite ce nombre à 36 tués. Un prêtre de l’archidiocèse de Kinshasa s’est permis d’annoncer au cours d’une messe de suffrage pour « 49 personnes tuées » sans les citer comme il est d’usage en pareilles cérémonies religieuses.

Après avoir annoncé 14 morts dont un policier, le Gouvernement qui vient de rassembler des données qui ne lui étaient pas disponibles doit en toute responsabilité revoir à la hausse le nombre de personnes décédées lors de ces tristes événements qui sont estimées aujourd’hui à 27 tués dont 4 à Goma. Deux policiers figurent parmi les victimes. Le deuxième est mort très récemment de ses blessures.

Les identités vérifiables des victimes seront portées à la connaissance du public par les autorités judiciaires qui conduisent une enquête officielle sur ces événements avant l’organisation des obsèques qui seront organisées ensemble avec les familles éprouvées.

Près d’un demi-millier de personnes ont été interpellées par la police dans diverses circonstances au cours des événements. Quelques 130 d’entre eux dont des étudiants et des adolescents mineurs d’âge ont été remis en liberté. 12 malades ont été transférés à l’hôpital et 49 mineurs mis à la disposition du juge des enfants.

Les cours et tribunaux ont entrepris sans désemparer une procédure en flagrance et les premières condamnations ont été déjà prononcées.  

On a eu droit ces derniers temps à une avalanche d’abus de langage au fur et à mesure que les auteurs intellectuels des actes criminels constatés en marge des manifestations des 19 et 20 janvier. Ainsi, en lieu et place d'arrestations, on parle d'enlèvements ou de disparitions. Dans le même temps, on se livre à des attaques en règle contre nos Cours et Tribunaux que l'on veut soumettre à la volonté de quelques individus et de leurs intérêts, égoïstes, oubliant que la fragilisation de ces institutions équivaut à scier la planche sur laquelle notre démocratie est assise. C’est le lieu de rappeler que la justice n’a pas à être autorisée par qui que ce soit pour décider du moment où elle doit convoquer un justiciable pour l’entendre, ni demander notre avis concernant la nature des décisions qu’elle doit rendre. Par ailleurs, le fait de militer dans un parti politique ou une ONG ne confère pas une immunité judiciaire. Elle ne doit pas constituer un prétexte pour se soustraire à la justice ou revendiquer l'impunité pour des faits aussi graves que le pillage ciblé et téléguidé des biens appartenant à la Nation ou à autrui.

Nous devons déplorer les destructions bêtes et méchantes des investissements chinois avaient pour but de remettre en cause tous les efforts fournis pour améliorer le climat des affaires dans un pays encore fragile. Nous tenons à rassurer nos partenaires Chinois et leur redisons qu'ils ont eu raison de faire confiance à notre pays pour leurs investissements. N’oublions jamais que la Chine est un partenaire majeur de notre pays qui est venu en RDC pour soutenir sa reconstruction au moment où les autres nous tournaient le dos. Nous devons décourager ceux d’entre nous qui veulent faire de nous les éternelles victimes de la l’interminable guerre commerciale que se livrent les grandes puissances extra continentales. Il ne faut pas que notre pays soit estampillé "pays des pillages" au risque de décourager les investisseurs.

C'est l'occasion de féliciter nos forces de police dont la montée en puissance et le savoir-faire ont permis de limiter les dégâts et d'éviter une véritable guerre civile.

III. La traque des groupes armés et terroristes étrangers

Les FARDC ont lancé depuis le jeudi 29 janvier dernier, l'offensive militaire baptisée Sukola 2 contre les FDLR après l'expiration de l'ultimatum qui a été adressé aussi bien par notre Président que par la CIRGL à ces forces négatives après l'échec du processus de leur désarmement volontaire.
D'aucuns s'en félicitent pendant que d'autres se mettent à épiloguer autour de l'initiative "unilatérale" prise par les FARDC de lancer ces opérations sans le soutien, du moins pour l'instant, des forces internationales. La RDC n’a pas refusé l'appui de nos partenaires mais il s’agit de la traduction du devoir premier des FARDC de défendre en première ligne le territoire national et de mettre fin aux exactions, aux pillages de nos ressources naturelles et à l'insécurité orchestrés depuis des décennies dans l'Est du pays par ces rebelles rwandais qui ont vocation à l’instar d’autres forces négatives comme l’ADF à disparaître définitivement et inconditionnellement de notre pays.

Les railleries de la part de ceux qui, sans titre ni qualité, s'invitent dans un débat éminemment complexe, ne sont guère justifiées. Ces pseudo spécialistes oublient un peu vite que ce sont des Congolais qui sont décimés à Beni ou à Walikale par ces rebelles rwandais et ougandais. C’est le lieu de leur rappeler que la conduite d’opérations militaires de cette envergure ne se fait pas au petit bonheur la chance ni pour complaire à des partenaires, aussi respectés fussent-ils. C'est une question de méthode et de stratégie. Tout repose sur la préparation, le travail, la bonne connaissance du terrain et des forces en présence sans oublier l'adaptation aux circonstances. Dans ces opérations, en plus des dégâts collatéraux qu’il nous appartient de réduire à défaut de les éviter, le plan d'engagement doit faire l'objet d'un consensus entre les différentes troupes combattantes. Les FARDC ont l'occasion d'une épreuve de leur efficacité.

S'agissant du respect des principes auxquels on invite instamment les FARDC et qui sont par ailleurs prévus dans les conventions internationales et le droit positif congolais, tout sera mis en œuvre lors de cette opération pour limiter toute forme de violences excessive et particulièrement pour garantir la sécurité des populations civiles, congolaises et rwandaises riveraines des zones opérationnelles à l'instar de ce qui s'est fait lors des opérations similaires contre le M23 et les ADF.

Je vous remercie.

 

Lambert MENDE OMALANGA

Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole du Gouvernement

Document. Léopards, manif anti-loi Boshab, insécurité à l'est: le point de vue du gouvernement congolais
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 23:19
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 11:15

 

Jeudi 5 février 2015 a eu lieu à Kinshasa une audience en chambre du conseil dans l’affaire Jean-Claude Muyambo-Ministère public.

Nous avons pu joindre au téléphone maître Georges Kapiamba, avocat de monsieur Jean-Claude Muyambo qui nous a donné un bref aperçu de ce qu’a été l’audience.

 

Le ministère public a demandé  la confirmation de la détention préventive au motif qu’il avait besoin de temps supplémentaire pour approfondir l’instruction par rapport aux faits reprochés.

La défense de monsieur Jean-Claude Muyambo s’est opposée à cela en démontrant que depuis le 26 janvier 2015, monsieur Muyambo se trouvait en détention arbitraire.

Le tribunal de paix compétent en la matière n’avait pas émis d’autorisation pour sa mise en détention préventive, après cinq jours de mandat d’arrêt provisoire (depuis le 20 janvier.)

La mise en détention opérée  par le parquet est irrégulière parce que le parquet général  de Gombe n’avait reçu ni plainte, ni dénonciation. Il s’était empressé d’enlever monsieur Muyambo par les agents de l’ANR, agence nationale de renseignements et ce, de manière arbitraire.

Ensuite, en qu’ancien bâtonnier, monsieur Jean-Claude Muyambo était une personne respectueuse de l’autorité et des lois du pays. Il aurait dû être invité ou convoqué en bonne et due forme, au lieu d’un mandat d’amener comme cela a été fait.

Dans tous les cas, cette arrestation n’avait pas son fondement dans le droit, mais  dans la politique.

Enfin maître Kapiamba a suggéré au tribunal de s’écarter de l’attitude inadmissible du parquet qui se comporte comme le bras direct du pouvoir exécutif.

Le tribunal doit s’assumer comme un pouvoir indépendant.

La défense a demandé la liberté sans condition de son client. Surtout que la fuite de celui-ci n’est pas à craindre.

L’affaire a été prise en délibéré et la décision devait être rendue vendredi 6 février 2015 après-midi. Cela n’a pas été le cas.

 

Bruxelles, le 7 février 2015

Cheik FITA

Me Kapiamba à propos de l’arrestation du bâtonnier Muyambo : elle est arbitraire, politique et contraire au droit
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ANNONCES...MESSAGES

 

Lu pour vous, A propos de la surfacturation du passeport congolais, cri d'une victime de l'arnaque: 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.livetvmonde.com/2015/01/rtnc-radio-television-nationale_17.html

 

http:// http://www.rfi.fr/afrique/

 

http://www.voaafrique.com/p/4938.html

 http://www.radiookapi.net/

http://www.tv5monde.com/TV5Site/afrique/

 

http://www.congoindependant.com/

 

http://congolaisdebelgique.be/

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

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antennemondesocietecivile-rdcongo.com​

RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

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à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

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