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Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

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Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 17:27
Rassemblement : « À partir du 20 décembre 2016, Joseph ne pourra plus engager la RD Congo »

Le mardi 4 octobre 2016, le « Rassemblement » des forces politiques et sociales acquises au changement a tenu à Kinshasa un conclave à l'issue duquel un rapport final a été publié.

Le but du conclave du « Rassemblement » tenu à Kinshasa a eu pour objectif « de définir, des positions communes sur les différentes questions que soulève le processus électoral et, de manière générale, la crise politique montée de toutes pièces par le Président Kabila., le tout dans la perspective de la tenue effective du dialogue politique conformément à la résolution 2277 du Conseil de sécurité sus évoquée. »

Dans tous les cas, pour le conclave de Kinshasa, «  à partir du 20 décembre 2016, Monsieur Joseph Kabila ne pourra plus engager la République Démocratique du Congo tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. »

ci-dessous, le rapport final du conclave de Kinshasa

Bruxelles, le 4 octobre 2016

Cheik FITA

 

Rassemblement : « À partir du 20 décembre 2016, Joseph ne pourra plus engager la RD Congo »
Rassemblement : « À partir du 20 décembre 2016, Joseph ne pourra plus engager la RD Congo »
Rassemblement : « À partir du 20 décembre 2016, Joseph ne pourra plus engager la RD Congo »


DOCUMENT

 

RAPPORT FINAL DES TRAVAUX DU CONCLAVE DU RASSEMBLEMENT DES FORCES POLITIQUES ET SOCIALES ACQUISES AU CHANGEMENT TENU A KINSHASA LE MARDI 4 OCTOBRE 2016

  1. CONTEXTE POLITIQUE

La situation de la République Démocratique du Congo empire chaque jour davantage sur les plans politique, économique et sécuritaire.

Sur le plan politique, le processus électoral est bloqué par la seule volonté du pouvoir de Monsieur Joseph Kabila. Ce blocage s’appuie sur la confiscation des ressources publiques à des fins partisanes et l’instrumentalisation de l’armée, de la police nationale, des services de renseignements et de la territoriale. Il en est de même des institutions de la République sur lesquelles reposent tout régime démocratique plus spécialement, le Parlement, le Gouvernement, la Cour constitutionnelle, les juridictions de l’ordre judiciaire et, dans le cas de la RDC, la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, devenues des simples bras séculiers du pouvoir en place.

Sur le plan économique, la dégradation de la situation politique en RDC s’enlise, sur fond d’une crise économique et sociale sans précédent, qui plonge dans une plus grande précarité la population déjà paupérisée à souhait et rivée à la misère.

L’inconséquence des choix et l’irresponsabilité dans la conduite des politiques publiques marquée par la corruption, la prédation, l’impunité et le manque d’orthodoxie ont conduit notamment à détérioration des réserves de change, à la diminution des recettes budgétaires, au retour de l’inflation, à la chute du pouvoir d’achat des populations ainsi qu’à la montée en masse du chômage.

Sur plan sécuritaire, chaque jour qui passe, le régime Kabila précipite la RDC dans une crise qui menace sa stabilité, celle de la Sous-région des Grands Lacs et compromet toutes perspectives de développement du pays.

Ainsi, des foyers de tension et de contestation du régime s’allument dans plusieurs contrées de la République.

A Béni, Lubero, Rutshuru et Walikale dans la province du Nord-Kivu, le cycle infernal des tueries sauvages continue à faucher nos compatriotes dans l’indifférence totale de ceux qui gouvernent le pays.

Dans tout le pays à Lumbumbashi, Matshipisha et Kasumbalesa dans la province du Haut-Katanga, à Kalemie dans le Tanganyika, à Kolwezi dans la province de Luluaba, à Kavumu et dans la ville de Bukavu au Sud Kivu, à Goma dans le Nord Kivu, à Mbuji-Mayi au Kasaï Oriental, à Dimbelenge, Tshimbulu et à Kananga dans le Kasaï central et à Kinshasa, pour ne citer que ces cas les plus récents, des millions des Congolais ne cessent d’exprimer leur rejet de Joseph Kabila à la tête de la RDC et leur opposition catégorique à toute prolongation de son mandat au-delà du 19 décembre 2016. Ils réclament tous le respect absolu de la Constitution de la République et l’organisation de l’élection présidentielle conformément à celle-ci.

Partout, à travers le pays, les membres des partis politiques de l’opposition et tous ceux qui désapprouvent les méthodes dictatoriales du régime Kabila sont réprimés, arrêtés arbitrairement et condamnés à des lourdes peines par des procédures judiciaires injustes et expéditives.

En somme, les populations congolaises vivent de plus en plus dans la terreur et dans l’incertitude quant à l’avenir et ce, par la volonté d’un seul homme, Joseph Kabila qui, arrivé au terme de son second et dernier mandat présidentiel, tient à demeurer au pouvoir en violation de la Constitution et contre la volonté du peuple souverain. Le pouvoir Kabila est donc désormais une menace pour la sécurité, la stabilité et la paix aussi bien en RDC que dans l’ensemble de la Sous-région des Grands Lacs.

Cette dégradation de la situation en RDC était prévisible. Aussi, pour endiguer celle-ci et promouvoir ensemble la démocratie, les forces politiques et sociales acquises au changement ont-elles, à l’issue de leur conférence de Genval du 08 au 10 juin 2016, créé le Rassemblement, un cadre unifié de réflexion et d’action commune. Cette initiative a été massivement saluée par le Peuple congolais qui l’a manifesté notamment par l’accueil triomphal réservé au Président du Conseil des sages du Rassemblement, Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba le 27 juillet 2016 et par sa participation impressionnante au meeting organisé le 31 du même mois.

Plus de quatre mois après la naissance du Rassemblement, les craintes qu’il a exprimées dans l’Acte d’engagement pris à Genval se sont confirmées.

En dépit de l’opposition farouche du Peuple congolais déjà exprimée les 19, 20 et 21 janvier 2015, à toutes velléités de remise en cause du Pacte républicain de Sun City (Afrique du Sud), coulé dans la Constitution du 18 février 2006, et de nombreux appels à la raison que la communauté internationale n’a cessé de lui lancer notamment à travers les résolutions 2098, 2211, 2277 et 2293 du Conseil de sécurité de l’ONU, Joseph Kabila a poussé le défi à son comble en organisant un pseudo dialogue national, en réalité un monologue de sa mouvance, pour légitimer sa stratégie de conservation autoritaire du pouvoir et de violation de cette Constitution.

Voilà pourquoi, les lundi 19 et mardi 20 septembre dernier, répondant massivement au mot d’ordre du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, à Kinshasa, Bukavu, Goma, Mbuji-Mayi, Kananga, Béni, Uvira, Mbandaka, Bandundu et ailleurs les Congolais ont, une fois de plus, manifesté leur ras-le bol du régime Kabila et revendiqué la convocation du scrutin pour l’élection présidentielle conformément à l’article 73 de la Constitution.

A Kinshasa, cette manifestation pacifique pourtant déclarée auprès du Gouverneur de la ville, a été réprimée dans le sang par le pouvoir en désarroi et a donné la mort à plus d’une centaine de Congolais et causé des milliers des blessés sous le coup des balles réelles tirées par les forces de l’ordre, sans compter d’importants dégâts matériels, des arrestations arbitraires, des rafles des jeunes et des condamnations pénales à la sauvette. Le Rassemblement demande une enquête internationale indépendante sur ces crimes et violations massives des droits de l’homme.

La forte mobilisation populaire des 19 et 20 septembre 2016 a prouvé incontestablement que :

  1. le Rassemblement est la seule force en qui le Peuple congolais place sa confiance, car porteuse de ses aspirations les plus profondes au changement démocratique ;

  2. le Peuple congolais, maître de son destin, ne veut pas de Joseph Kabila comme Président de la République ;

  3. les Congolais ne se reconnaissent pas dans le dialogue convoqué par Joseph Kabila a sous la facilitation d’Edem Kodjo ;

  4. les Congolais tiennent au respect de leur Constitution et veulent élire leur nouveau Chef de l’Etat en conformité avec elle et dans les plus brefs délais.

C’est sur cette toile de fond, d’un contexte politique marqué non seulement par la recrudescence de la répression aveugle des forces démocratiques par le pouvoir Kabila et l’obstination de celui-ci de changer l’ordre politique forgé par les forces vives de la Nation congolaise à travers l’Accord global et inclusif signé à Sun City en 2003, mais aussi par la détermination inoxydable du Peuple congolais de défendre, même au prix du sang, la Constitution du 18 février 2006 ainsi que l’alternance démocratique, que le Conseil des sages du Rassemblement a décidé de convoquer son conclave à cette date. Celui-ci s’est tenu à Kinshasa, au siège de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS.

Les composantes du Rassemblement ci-après ont participé au conclave. Il s’a git de :

  1. L’UDPS

  2. LA DYNAMIQUE DE L’OPPOSITION

  3. LE G7

  4. L’ALTERNANCE POUR LA RÉPUBLIQUE

  5. LE G14

  6. LA CONVENTION DES RÉPUBLICAINS

  7. LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE POPULAIRE

  8. LE FRONT DU PEUPLE

  9. LA SOCIÉTÉ CIVILE

  10. LES ALLIES DU PRÉSIDENT TSHISEKEDI

La liste nominative des participants par composante est annexée au présent rapport.

Les travaux du conclave se sont déroulés sous la direction du le Président du Conseil des sages du Rassemblement, Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Président de l’UDPS.

OBJECTIF DU CONCLAVE

Il convient de rappeler que pour éviter le chaos à la RDC, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, a souscrit à l’idée du dialogue politique inclusif préconisée par la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations Unies. C’est ainsi que dans l’Acte d’engagement de la Conférence de Genval, le Rassemblement a exigé la mise en œuvre intégrale de cette résolution et s’est engagé à y participer activement.

Dans ce cadre, le Rassemblement a adressé, en date du 31 août 2016, à Madame la Présidente de la Commission de l’Union africaine, une lettre dans laquelle il a exposé ses termes de référence pour la tenue d’un dialogue politique véritable, crédible et inclusif en vue du déblocage du processus électoral en République Démocratique du Congo.

Le conclave du Rassemblement tenu ce jour a eu pour objectif de définir, dans la ligne droite de la correspondance rappelée ci-dessus et au regard des derniers développements de la situation politique en RDC, des positions communes sur les différentes questions que soulève le processus électoral et, de manière générale, la crise politique montée de toutes pièces par le Président Kabila., le tout dans la perspective de la tenue effective du dialogue politique conformément à la résolution 2277 du Conseil de sécurité sus évoquée.

  1. ORDRE DU JOUR DU CONCLAVE

L’ordre du jour du conclave du Rassemblement a comporté les points ci-après :

  1. Les conséquences de la non convocation du scrutin pour l’élection présidentielle par la CENI le 19 septembre 2016 ;

  2. La fin du second et dernier mandat présidentiel de Joseph Kabila le 19 décembre 2016 ;

  3. Le processus électoral ;

  4. L’exercice du pouvoir après le 19 décembre 2016 ;

  5. Le dialogue politique inclusif

  6. Les garanties de bonne fin et de la mise en œuvre des conclusions du dialogue inclusif.

Avant d’examiner ces différents points, les participants au conclave ont tenu à rappeler et à souligner ce qui suit :

L’agenda politique majeur de la République Démocratique du Congo en cette année 2016 consiste en l’impérieuse nécessité de valider définitivement le PACTE REPUBLICAIN et de renouveler l’attachement du Peuple congolais à la Constitution de la République.

Lors de la signature de l’Accord global et inclusif à Sun City, en Afrique du Sud, les délégués de la classe politique et de la société civile, forces vives de la nation, réunies en dialogue inter-congolais, ont fait le constat que « depuis l’indépendance, le 30 juin 1960, la République Démocratique du Congo, est confrontée à des crises politiques récurrentes dont l’une des causes fondamentales est la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs ».

En vue de mettre fin à cette crise chronique de légitimité et de donner au pays toutes les chances de se reconstruire, ils ont convenu, le 17 décembre 2002, à Pretoria, de mettre en place un nouvel ordre politique fondé sur une nouvelle Constitution démocratique sur base de laquelle le Peuple congolais puisse choisir souverainement ses dirigeants, au terme des élections libres, pluralistes, transparentes et crédibles ».

La volonté politique ainsi exprimée par les forces vives de la Nation s’est matérialisée à travers la nouvelle Constitution adoptée à 85% par référendum populaire et promulguée le 18 février 2006.

En matière d’organisation et d’exercice du pouvoir, les préoccupations majeures du constituant, après avoir créé les nouvelles institutions de la République, ont été « les suivantes :

  1. assurer le fonctionnement harmonieux des institutions de l’Etat ;

  2. instaurer un Etat de droit ;

  3. contrer toute tentative de dérive dictatoriale ;

  4. garantir la bonne gouvernance ;

  5. lutter contre l’impunité ;

  6. assurer l’alternance démocratique »

C’est pourquoi, non seulement le mandat du Président de la République n’est renouvelable qu’une seule fois, c’est-à-dire que ce mandat est de cinq ans au minimum et de dix ans au maximum, mais aussi le Président de la République exerce les prérogatives notamment de garant de la Constitution.

C’est ici également le lieu de souligner que l’Accord global et inclusif de Sun City avait entre autres buts de rétablir la RDC dans son unité et dans son intégrité territoriale, de promouvoir la réconciliation nationale, de restaurer la paix au pays et d’assurer sa stabilité.

Le Rassemblement affirme qu’à ce jour, l’Accord global et inclusif de Sun City n’a aucune autre alternative.

Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement rejette, avec force, qu’au nom d’une idée pernicieuse et obscurantiste de la démocratie, l’histoire de la RDC soit un éternel recommencement et que l’on puisse, en défiant le peuple, se maintenir au pouvoir par la force et fouler aux pieds cet Accord ainsi que la Constitution de la République qui en est la résultante.

Au demeurant, Joseph Kabila est le premier bénéficiaire de cet Accord fondateur de la République et, à ce titre, il porte la responsabilité historique de sceller définitivement le Pacte républicain en matérialisant pour la première fois dans notre pays l’alternance démocratique en décembre 2016.

  1. EXAMEN DES POINTS INSCRITS À L’ORDRE DU JOUR

Après débat et délibérations, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement fait connaître au Peuple congolais et à la communauté internationale ce qui suit :

  1. DE LA NON CONVOCATION DU SCRUTIN POUR L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LE 19 SEPTEMBRE 2016

Le 19 septembre 2016, la CENI n’a pas convoqué le scrutin pour l’élection du Président de la République comme le lui prescrit l’article 73 de la Constitution. La CENI a donc violé intentionnellement la Constitution de la République.

La responsabilité de cette violation incombe non seulement à la CENI, mais aussi au Gouvernement de la République qui, à dessein, n’a pas mis à sa disposition les moyens financiers requis à cet effet ainsi qu’au Président Kabila qui n’a pas veillé à ce que ces deux premières institutions s’acquittent de leurs obligations constitutionnelles respectives conformément à l’article 69 de la Constitution.

Le Rassemblement souligne, par conséquent, que les forces acquises au changement n’ont aucune responsabilité dans le blocage actuel du processus électoral.

Le Rassemblement exige des sanctions contre les institutions responsables de cette impasse politique. A cet effet, il demande la démission immédiate des membres de la CENI ainsi que du Gouvernement pour leur responsabilité dans l’impasse électorale actuelle.

S’agissant du Président de la République, déjà en préavis, le Rassemblement intensifiera les actions pacifiques amorcées les 19 et 20 septembre jusqu’à son départ du pouvoir le 19 décembre 2016.

  1. DE LA FIN DU SECOND ET DERNIER MANDAT PRÉSIDENTIEL DE JOSEPH KABILA

Le 19 décembre 2016, le second et dernier mandat de Monsieur Joseph Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo expire.

Si par défi, il demeure, néanmoins, au pouvoir au lendemain de cette date alors que son mandat présidentiel aura perdu sa légalité et sa légitimité au regard des dispositions des articles 5, alinéa 1er, 70 alinéa 1er et 220 alinéa 1er de la Constitution, ainsi que des normes les plus élémentaires de tout régime démocratique, Monsieur Joseph Kabila aura commis un parjure et une violation intentionnelle de la Constitution de la République constitutive de haute trahison.

En conséquence, pour le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, à partir du 20 décembre 2016, Monsieur Joseph Kabila ne pourra plus engager la République Démocratique du Congo tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

C’est pourquoi :

  1. le Rassemblement appellera le Peuple congolais à ne plus reconnaître l’autorité, du reste illégitime et illégale, de Joseph Kabila et à résister pacifiquement au coup d’Etat qui sera ainsi accompli avec la bénédiction de la Cour constitutionnelle ;

  2. le Rassemblement invitera les partenaires extérieurs ainsi que l’ensemble de la communauté internationale à ne plus traiter avec Monsieur Joseph Kabila au nom de la République Démocratique du Congo ;

Le Rassemblement initiera toutes actions pacifiques conformément à l’article 64 de la Constitution et aux lois de la République pour mettre fin à la forfaiture et à la trahison de la Nation perpétrées par Monsieur Joseph Kabila.

  1. DU PROCESSUS ELECTORAL

Pour le Rassemblement, le processus électoral doit être conforme à la Constitution, transparent et crédible.

  1. Cadre institutionnel

Le Rassemblement exige que toutes les institutions impliquées dans le processus électoral, plus spécifiquement la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, la Cour constitutionnelle et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, CSAC, jouissent pleinement de leur indépendance et soient véritablement neutres et impartiales.

En effet, la CENI et la Cour constitutionnelle dans leur configuration actuelle, sont partisanes et partiales en faveur de la mouvance kabiliste. Quant au CSAC, il est incapable de garantir le libre accès aux médias publics à tous les courants d’opinion et l’impartialité des médias en général.

Aussi, le Rassemblement exige t-il la restructuration de ces trois institutions instrumentalisées par le pouvoir.

Dans le même ordre d’idées, le Rassemblement préconise qu’une équipe d’experts de l’Organisation des Nations Unies, ONU, et de l’Organisation Internationale de la Francophonie, OIF, soit commise auprès de la CENI pour renforcer ses capacités et garantir aux compétiteurs son impartialité.

Le Rassemblement rappelle que la neutralité et l’impartialité est un devoir imposé également par la Constitution aux Forces armées, à la Police nationale, aux services de renseignement, à la territoriale et à l’administration publique en général.

    1. Enrôlement des électeurs

Le Rassemblement considère que le processus en cours est un recensement déguisé de la population et sert à retarder l’élection présidentielle pour permettre à Monsieur Kabila de demeurer au pouvoir au mépris de la Constitution et contre la volonté du Peuple congolais.

Pour cette raison, le Rassemblement demande l’évaluation minutieuse de l’opération d’enrôlement des électeurs en cours en vue d’en assurer la régularité et de l’accélérer.

    1. Séquence des scrutins

Le Rassemblement dénonce énergiquement la prorogation des mandats des élus politiques à laquelle le régime Kabila se livre depuis plusieurs années par une exploitation abusive des dispositions de la Constitution et des exigences de la démocratie, et ce, avec la caution de la Cour constitutionnelle.

 

Pour le Rassemblement, toutes les institutions dont les mandats des membres sont à terme, doivent cesser de fonctionner. Le Rassemblement appelle, une fois de plus, à l’organisation diligente des élections afin de pourvoir aux vacances ainsi créées.

Par ailleurs, compte tenu de l’importance de chaque scrutin et du prescrit de la Constitution, d’une part, et afin de ne pas troubler le choix des électeurs, d’autre part, pour le Rassemblement :

  1. la priorité doit être donnée à l’élection présidentielle couplée, comme par le passé, avec les législatives nationales ;

  2. dans le délai de 30 jours maximum, à compter de la proclamation des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives, les élections provinciales et sénatoriales devront être organisées ;

  3. les élections locales, communales et urbaines se tiendront après l’installation des institutions nationales et provinciales.

  4. Calendrier électoral

Un calendrier électoral fera l’objet d’un consensus entre les parties au dialogue et figurera dans le document final.

Ce calendrier doit intégrer rationnellement toutes les opérations préélectorales et électorales pour les élections présidentielles et législatives, comme ce fut le cas en 2006 et 2011.

Toutes les autres matières afférentes au processus électoral non abordées par le conclave, feront l’objet des discussions dans le cadre d’un véritable dialogue inclusif et crédible organisé conformément à la résolution 2277 du Conseil de sécurité des l’ONU.

  1. DE L’EXERCICE DU POUVOIR APRÈS LE 19 DÉCEMBRE 2016

Depuis 2012, les mandats des députés provinciaux, des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces et des sénateurs a expiré.

Le 19 décembre prochain, le mandat présidentiel de Joseph Kabila sera échu tandis qu’en février 2017, celui des députés nationaux arrivera à son terme.

Ainsi, dans quelques mois, la République Démocratique du Congo, par la seule volonté de Joseph Kabila, se trouvera dans la situation atypique d’un Etat dont les institutions nationales et provinciales à mandat électif auront toutes perdu leur légitimité. Il en résultera, par conséquent, un vide du pouvoir qui, dans un régime démocratique, ne peut émaner que du Peuple souverain comme le prescrit, d’ailleurs, l’article 5 alinéa 1er de la Constitution de la République.

C’est pourquoi, le Rassemblement souligne la nécessité de définir un régime spécial devant assurer la gestion du pays de manière à organiser sans tarder les élections dans le respect de la Constitution et des normes démocratiques.

  1. DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement réaffirme son soutien à la résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU, seul cadre dans lequel le dialogue politique doit se tenir en vue de mettre fin à la crise politique délibérément créée par Monsieur Joseph Kabila.

C’est pourquoi, le Rassemblement réitère son appel à la communauté internationale en général et aux Nations Unies, en particulier, pour leur implication plus active, en concertation avec l’Union Africaine en vue de créer les conditions favorables à la convocation et à la tenue d’un Dialogue véritable, crédible et réellement inclusif.

Pour le Rassemblement, ce Dialogue devra mettre autour de la table deux parties : les participants aux discussions de la Cité de l’Union Africaine, d’un côté, et le Rassemblement et ceux avec lesquels il partage les positions, de l’autre.

Quant à l’ordre du jour, il devra porter essentiellement sur les points ci-après :

  1. les matières relatives au processus électoral ;

  2. le régime spécial devant assurer la gestion du pays de manière à organiser les élections dans le respect de la Constitution et des normes démocratiques ;

  3. les mécanismes appropriés pour garantir le respect des engagements pris et la bonne fin du processus électoral.

Afin que le dialogue politique inclusif se déroule dans la sérénité et dans la confiance mutuelle entre les parties prenantes, le Rassemblement réaffirme qu’il est impérieux que le pouvoir en place réalise une détente politique effective notamment par les actes ci-après:

  • la libération sans condition de tous les prisonniers politiques et d’opinion tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays ;

  • l’abandon des poursuites judiciaires injustes et inspirées par des motivations politiques contre les leaders de l’Opposition ;

  • le retour en toute sécurité et sans ennuis des exilés politiques congolais ;

  • l’arrêt de toutes formes de harcèlement, d’intimidations et de menaces contre les membres de l’opposition tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays ;

  • l’arrêt et l’abandon des tracasseries fiscales, administratives et policières contre les membres de l’Opposition et de la société civile

  • la suppression et l’interdiction des dédoublements des partis politiques de l’Opposition ;

  • la levée de toutes entraves à la liberté de presse et de manifestation ;

  • le libre accès des médias publics à tous les courants de pensée et d’opinion ;

  • la réouverture de tous les médias proches de l’Opposition fermés ;

  • la liberté de mouvement des membres de l’Opposition

En outre, le Rassemblement considère qu’il est de la plus haute importance que les parties prenantes au dialogue politique inclusif s’engagent préalablement et sans équivoque à respecter :

  1. l’intangibilité du Pacte républicain et du nouvel ordre politique contenus dans l’Accord Global et Inclusif de Sun City, notamment en ce qui concerne la limitation du nombre et de la durée des mandats du Présidents de la République.

  2. la Constitution du 18 février 2006 ;

  3. la primauté de l’Etat de droit, les droits humains, les libertés fondamentales, individuelles et collectives ;

  4. la Résolution 2277 (2016) du Conseil de sécurité des Nations Unies, plus spécialement dans ses dispositions concernant le dialogue politique, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ainsi que la libération de l’espace politique. 

Quant à la facilitation du dialogue inclusif, le Rassemblement lance un appel pressant aux Nations Unies et à l’Union Africaine pour qu’elles la confient à une personnalité dont la stature internationale confère une autorité morale suffisante pour inspirer confiance aux parties prenantes et garantir à tous la neutralité et l’impartialité. Il convient que cette personnalité soit choisie en dehors des responsables internationaux déjà impliqués à divers niveaux dans les différentes crises de la Région des Grands Lacs et en contact avec les différents milieux politiques congolais.

La facilitation peut également être assurée collégialement par une équipe dont les membres seront capables de remplir une telle mission dans les mêmes conditions de confiance, de neutralité et d’impartialité.

Pour le Rassemblement, la durée du dialogue politique inclusif ne peut dépasser dix (10) jours

  1. DES GARANTIES DE BONNE FIN

Pour le Rassemblement, les deux parties au dialogue, à savoir le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, d’un côté, et la mouvance kabiliste et alliés, de l’autre, conviendront des mécanismes appropriés pouvant garantir le respect des engagements pris et la bonne fin du processus électoral.

  1. CONCLUSION

Enfin, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement rassure le Peuple congolais de son engagement inébranlable et de sa détermination farouche à lutter avec lui pour le respect absolu de la Constitution de la République et l’alternance démocratique en République Démocratique du Congo.

 

Kinshasa, le 04 octobre 2016

 
Rassemblement : « À partir du 20 décembre 2016, Joseph ne pourra plus engager la RD Congo »
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 13:52

 

Le Conclave du « Rassemblement » a débuté à Kinshasa le mardi 4 octobre 2016 peu avant 14h00, heure de Kinshasa avec l'arrivée de monsieur Étienne Tshisekedi wa Mulumba, Président du comité des sages.

A son arrivée, près de 800 participants étaient là ainsi qu'un grand nombre de médias tant nationaux qu'internationaux.

À l'issue du Conclave, seront rendues publiques des résolutions qui vont incontestablement imprimer une nouvelle allure au processus électoral en cours en RD Congo.

Ci-dessous, l'interview à ce propos de Docteur Bwasa du G14 et membre du comité des sages du "Rassemblement"

 

Plus de détails dans les heures qui suivent.

 

Bruxelles, le 4 octobre 2016

 

Cheik FITA

Kinshasa. Ouverture du conclave du « Rassemblement »
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 06:29
RD Congo. Conclave-Rassemblement, répondre à la vraie question politique du moment

 

Le « Rassemblement » des forces politiques et sociales pour le changement en RD Congo ouvre son conclave le mardi 4 octobre 2016 à Kinshasa, au siège de l'UDPS. Que peut-on en attendre ?

La RD Congo se trouve aujourd'hui confrontée à un problème politique majeur: l'organisation de l'élection présidentielle fin novembre, et la passation de pouvoir entre Joseph Kabila le Président sortant, et le nouveau Président élu.

Pour cela, le corps électoral devait impérativement être convoqué le 19 septembre dernier, soit 90 jours avant la passation de pouvoir au sommet de l'état.

Cela est bétonné dans la constitution de la RD Congo, cela n'est pas négociable, et tout le monde doit s'y conformer.

C'est une des raisons pour lesquelles avait était adoptée la résolution 2277 de l'ONU, c'est une des raisons pour lesquelles il y avait nécessité d'un dialogue entre le pouvoir et l'opposition, enfin c'est une des raisons pour lesquelles le togolais Edem Kodjo avait été désigné comme facilitateur.

Le 1er septembre 2016 s'ouvrait à Kinshasa pour quinze jours, le « Dialogue » sensé répondre à cette question là.

Non seulement le dialogue s'est transformé en monologue car n'ayant pour membres que le clan Kabila ou ceux des « opposants » dont l'âme avait déjà été achetée par le clan mais pire, au lieu de résoudre le vrai problème politique du moment :

- Ce « dialogue », a créé ses problèmes à savoir : comment organiser toutes les élections !

- Ce dialogue s'est donné la liberté de s'installer au dessus de la constitution en en ignorant les dispositions contraignantes,

- Enfin, pour employer le terme des « dialogueurs », le train du « dialogue » avait quitté la gare. Mais par la suite, il s'est sûrement trompé de chemin car il n'est plus jamais arrivé à destination.

Le conclave du « Rassemblement » doit corriger cela et donner au peuple souverain la réponse à la vraie question politique du moment à savoir : les modalités pratiques pour l'alternance du pouvoir au sommet de l'état dans les délais constitutionnels car,

- La CENI qui devait convoquer le corps électoral pour la présidentielle s'est fourvoyé et a failli à sa mission, cela doit être corrigé.

- Le 27 novembre 2016 le peuple doit impérativement choisir son nouveau Président, comment procéder ?

- Le 19 décembre 2016 à minuit, son deuxième et dernier mandat prenant fin, monsieur Joseph Kabila ne pouvant plus engager le peuple congolais, doit partir du palais de la Nation. Celui à qui le Président sortant remettra les clés de la Nation doit déjà être connu.

Une piste : durant le « dialogue », les kabilistes claironnaient et criaient à tue-tête que la « CENI est le seul organe habilité à organiser les élections ». Malheureusement, dans sa démarche, la CENI s'est permis de se placer au dessus de la constitution. Ne peut se placer au dessus de la constitution que le peuple souverain en vertu de l'article 64.

Pour corriger l'impair du « dialogue » versus Kabila-Kodjo et répondre à la vraie question politique de l'heure, les résolutions du « Rassemblement » devront mettre de leur côté les aspirations profondes du peuple souverain.

 

Bruxelles, le 4 octobre 2016

Cheik FITA

RD Congo. Conclave-Rassemblement, répondre à la vraie question politique du moment
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 22:25

à 78 jours de la fin du deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila à la tête de la RD Congo, des apprentis sorciers ont décidé de bouter le feu à la maison RD Congo en inventant un scénario pour permettre à monsieur Kabila de rester à la tête de la RD Congo au-delà du 20 décembre 2016.

D'une vidéo publiée par notre consœur Kitsita Ndongo Rachel, nous avons extrait les phrases par lesquelles trois personnes affirment publiquement qu'ils soutiennent une présidentielle au-delà de 2016, en violation flagrante de la constitution. Il s'agit de Monsieur Nangaa, Okitundu et Kamerhe.

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 19:56
Bruxelles. Messe en mémoire des victimes du 19 au 20 septembre 2016 à Kinshasa

Des membres de la diaspora congolaise proche de Moïse Katumbi ont organisé le samedi 1er octobre 2016 à l'église Saint Marc sur l'avenue De Fré, une messe en mémoire des victimes tombées sous les balles de la police congolaise le 19 et 20 septembre 2016.

Le tort de ces victimes était celui de marcher pour réclamer à la CENI la convocation de l'électorat pour la présidentielle prévue par la constitution en novembre 2016.

Un grand nombre de personnes à répondu à l'invitation.

Dans son homélie, l'abbé Christian Mwanza l'officiant du jour s'est beaucoup attardé sur la RD Congo et ses richesses tant naturelles qu'humaines : talents, culture d'hospitalité et de paix…

Mais curieusement, tous ces talents et toutes ces richesses ne sont pas mises à contribution pour transformer positivement la RD Congo.

Il a aussi dénoncé la violence qui a emporté les victimes du 19 et 20 septembre 2016. « Cette violence là n'est pas dans la culture congolaise héritée de nos ancêtres.» Il ajoutera : « La violence n'est pas dans le plan de Dieu… Et le sang de ces innocents criera vengeance ».

Il a rappelé aux Congolais le devoir d'unité et celui de se battre pour le respect des lois et des textes.

À la fin du culte l'abbé Mwanza a lu un bref message de monsieur Moïse Katumbi qui aurait dû être là mais a eu un empêchement de dernière minute.

 

Bruxelles, le 2 octobre 2016

Cheik FITA

NOTA BENE. Vidéo de l'événement dans l'émission ACTU HEBDO N°3 du 1er octobre 2016, ci-dessous

Bruxelles. Messe en mémoire des victimes du 19 au 20 septembre 2016 à Kinshasa
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 04:22
Crise en RD Congo. Corneille Nangaa et certains « opposants » futurs pensionnaires de la CPI ?

Selon les dépêches publiées  par plusieurs médias dont Radio Okapi et RFI, lors d'une « plénière à huis clos » du pseudo-dialogue national congolais, le 1er octobre 2016les participants ont décidé de l’organisation de l'élection présidentielle en 2018. Cette décision va-t-elle dans le sens du respect de la constitution ainsi que dans celui des aspirations profondes du peuple congolais ?

Ou plutôt, cela est un des éléments qui pourraient déclencher très bientôt une colère populaire susceptible d'amener une répression sanglante ?

Voici d'abord quelques phrases incendiaires qu'on pouvait lire à ce propos:

- Sur le site de Radio Okapi :

« Cette date n’a pas été annoncée explicitement. Mais, l’ensemble de ces opérations devra durer 504 jours, selon l’orateur, à dater du 31 juillet 2017. Ce qui amène à décembre 2018. »

- Sur le site de RFI :

« Le calcul de la CENI s’est basée sur une opération électorale couplant l’élection présidentielle avec les législatives nationales et provinciales le même jour, tel qu’adopté dernièrement par les parties prenantes au dialogue  ».

- Et la déclaration de Vital Kamerhe, un des rares opposants siégeant au dialogue :

« Nous nous parlons du 30 septembre 2017, la Céni de novembre 2017… Je crois que pour un mois et demi, on ne va pas enterrer le Congo. Nous allons nous entendre parce que nous voulons une période la plus courte possible mais techniquement réaliste et réalisable. »

La constitution de la RD Congo est claire : le 19 décembre 2016 à minuit, le mandat de l'actuel Président de la République prend fin, l'élection de son successeur devant impérativement avoir eu lieu avant. Et toute décision contraire à cela viole la constitution.

Une majorité écrasante de la population est opposée à toute idée d'avoir à la tête du pays monsieur Joseph Kabila même pour une seconde, au-delà du 19 décembre 2016. Et des millions de Congolais tant au pays qu'à l'étranger préfèrent mourir sous les balles du pouvoir que s'imaginer une quelconque prolongation du régime en place.

Et la CENI, et le pouvoir actuel doivent se débrouiller pour que le 20 décembre 2016, Joseph Kabila ne soit plus là. Sinon c'est la révolte, et le pays deviendra ingérable.

Les signes de ce soulèvement populaire sont perceptibles.

Corneille Nangaa Président de la CENI, Vital Kamerhe ainsi que tous ceux qui s'inscrivent dans cette logique doivent prier pour que les décisions prises le samedi 1er octobre 2016 restent sans lendemain car, s'il arrivait qu'il y ait des manifestations suite à ces propos et que s'en suivent répression et tueries, ils devraient en répondre devant la justice.

Il y a eu 19-21 janvier 2015 avec son lot de tueries, il y a eu 19-20 septembre 2016 avec également son lot de tueries, il risque d'y avoir 19-20 décembre 2016 ou peut-être avant ... Des manifestations que le pouvoir finissant réprimera dans le sang. Et l'ampleur de la répression serait telle que la Cour Pénale Internationale poursuivrait les auteurs intellectuels de ces massacres : ceux-là même qui se sont exprimés le 1er octobre 2016 pour la violation de la constitution, dans une séance du pseudo-dialogue piloté par le togolais Edem Kodjo.

 

Bruxelles, le 2 octobre 2016

Cheik FITA

Crise en RD Congo. Corneille Nangaa et certains « opposants » futurs pensionnaires de la CPI ?
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 09:56
Billet. Sanction populaire latente pour les saboteurs de la présidentielle congolaise

 

Le 19 septembre 2016, la CENI, Commission Électorale Nationale Indépendante devait convoquer les électeurs pour la présidentielle. Cela n'a pas été fait.

Le dimanche 27 novembre 2016, les Congolais doivent aller aux urnes afin de se choisir un nouveau Président de la République. La CENI sera-t-elle en mesure de s'acquitter de son devoir ?

Si non, comment cet impair pourrait-elle être qualifiée? Quelles en seraient les conséquences ?

La situation dans laquelle la CENI a plongé la RD Congo n'est pas normale, elle est grave, elle est gravissime. C'est une haute trahison, avec tout ce que cela implique. Logiquement, Nangaa et ses collaborateurs devraient être mis aux verrous sans autre forme de procès .

La CENI est-elle seule responsable de cette ignominie ?

Non, le gouvernement congolais a sa part de responsabilité.

Gouverner c'est prévoir dit-on. Durant cinq ans ces beaux messieurs ont été nourris à la mamelle de l'état, c'est-à-dire par la poche de chaque congolais. Pourquoi ? Pour gouverner, pour prévoir. Comment peuvent-ils expliquer qu'ils n'ont pu prévoir et faire exécuter l'organisation des élections alors que c'est leur job ?

Logiquement, ils devraient démissionner sans autre forme de procès.

Pourtant, en ce moment en RD Congo, le régime en place se comporte comme si cette absence d'élection était normale. Et à la place, sans se gêner, depuis des mois, le régime tente de faire la promotion d'un « dialogue » plombé d'avance. Pour quel objectif ? Pour rester aux affaires au-delà du mandat constitutionnel, après avoir copieusement échoué.

Cela est-il sans risque ?

Autrement dit, les dirigeants du régime congolais tiennent-ils compte de ce que pense le peuple pour qui ils sont sensés travailler ?

Si non, ils ne doivent pas perdre de vue que dans le subconscient du peuple congolais, les fautifs doivent être sanctionnés.

Cela explique les pics de colère de la population chaque fois qu'elle a l'occasion de s'exprimer : chants anti-Kabila dans le stade, slogans anti-pouvoir lors des manifestations publiques…

Moralité, la RD Congo est actuellement une poudrière. Au lieu de se balader sur la poudrière Congo avec des boîtes d'allumettes, les dirigeants actuels devraient plutôt adopter leur comportement aux paramètres du moment. C'est-à-dire, soit se démettre, soit envisager sans atermoiements leur départ avant la fin de l'actuelle législature.

S'entêter et vouloir se maintenir coûte que coûte au pouvoir serait considéré par le peuple comme une provocation. Dieu seul sait comment un peuple frustré, humilié et réduit en épave humaine peut réagir face à pareil mépris.

La sanction du peuple plane, elle est véritablement latente.

Bruxelles, le 1er octobre 2016 

Billet. Sanction populaire latente pour les saboteurs de la présidentielle congolaise
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 18:45
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 08:31
Régime J. Kabila-USA, l'étau se resserre encore

Après le général Kanyama en juin, les Etats-Unis viennent de sanctionner deux autres généraux congolais pour leur comportement répressif à l’égard du peuple de la RDC. Ce sont cette fois les généraux Gabriel Amisi Kumba, dit « Tango Fort », et ...

Pour lire la suite, veuillez cliquer sur le lien suivant;

http://www.rfi.fr/afrique/20160929-rdc-sanctions-americaines-contre-kumba-banza-tambo-generaux-congolais

 

Régime J. Kabila-USA, l'étau se resserre encore
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 11:24
Billet. Tirer les leçons du glissement du « dialogue » congolais

Ouvert le 1er septembre 2016, le dialogue congolais devait se terminer deux semaines plus tard.

Mercredi 28 septembre, deux semaines après la fin initiale, force est de constater que l'atterissage du vol « dialogue »  (équipage et passagers) n'était toujours pas annoncé.

En termes politiques congolais, le « dialogue » a glissé. Comme le sénat de Kengo avait glissé en son temps et glisse toujours. Comme les députés provinciaux avaient glissé en 2012 jusqu'à s'égarer et se retrouver dans les parlements provinciaux de nouvelles provinces, sans aucune attache avec la constitution.

Que dire des gouverneurs provinciaux.

Comme dans un jeu de quilles, tous ces glissements ont transformé la scène politique en une véritable patinoire pour apprentis.

Le malheur du glissement, c'est qu'il met le glisseur dans une situation risquée car, sans frein et la recherche d'un hypothétique point d'ancrage.

Seulement, tous ces glissements, ce n'est pas pour jouer, c'est le sort de toute une nation qui est en jeu.

Peut—on se le permettre ?

Doit-on gérer un pays avec des paramètres aléatoires ?

La solution à la crise politique congolaise est-elle advenue grâce à ce « dialogue » ? Non.

Ce « dialogue » couplé aux fameux 16 mois de la CENI étaient la dernière cartouche de la majorité au pouvoir pour sauver le « Raïs ».

Il sied donc de tirer vite une leçon : La solution à la crise politique actuelle oblige de revenir à des balises objectives. Ces balises ne sont que dans la constitution.

Il est temps d'arrêter toutes ces acrobaties dont le but est un secret de polichinelle. Oui, tous les politiciens le savent, tous les Congolais le savent, tous les ambassadeurs accrédités à Kinshasa le savent :

Le vrai problème politique en RD Congo qui engendre toutes ces acrobaties, c'est le sort du Président Joseph Kabila après le 19 décembre 2016.

L'heure est venue pour que la majorité au pouvoir cesse de jouer à l'hypocrite et pose rapidement le vrai problème, abusivement associé au timing de la présidentielle.

Une fois le vrai problème posé, tout se débloquera rapidement. Même la CENI pourra alors se sentir libérée et sera en mesure d’innover et trouver une formule pour l'organisation de la présidentielle dans les délais constitutionnels. C'est encore possible, pour quelques semaines encore.

À contrario, si la majorité au pouvoir ne se ressaisit pas à temps, si elle s'entête dans cette logique idiote de « glissement », il ne sera pas étonnant qu'en glissant, elle ne chute et se fracasse le crâne contre les bordures de la patinoire.

Tirer la leçon du glissement du « dialogue » est une toute dernière chance pour la majorité au pouvoir d'éviter la noyade.

 

Manchester, le 28 septembre 2016

Cheik FITA

 

Billet. Tirer les leçons du glissement du « dialogue » congolais
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ANNONCES...MESSAGES

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

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RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

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à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

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