Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : cheikfitanews
  • cheikfitanews
  • : Info en ligne des Congolais de Belgique
  • Contact

BRÈVES NOUVELLES

http://www.voaafrique.com/a/menace-sur-les-reseaux-sociaux-avant-la-fin-du-mandat-de-kabila-en-rdc/3637256.html

 

 

 

 

 

 

http://www.voaafrique.com/a/menace-sur-les-reseaux-sociaux-avant-la-fin-du-mandat-de-kabila-en-rdc/3637256.html

Vidéo du slogan-phare des congolais jusqu'au 20 décembre 2016

kabila oyebela

réserve photos du site

Suivez  attentivement cette Vidéo.Antenne monde de la société civile de la RD Congo ou: comment contrôler La CENI et les élections en RD Congo… Rejoignez la plateforme

               

 Nous Soutenir

Du 25 décembre 2006, date de création de notre site à aujourd’hui, vous êtes des centaines de milliers à avoir lu nos articles ou consulté notre site. Nous vous en remercions. Derrière ces articles, ces reportages photos et vidéos, il y a un travail de titan, de sacrifices énormes et un coût très élevé: temps, ordinateurs, caméras, appareils photos, supports numériques, logiciels, billets de train, de bus, d’avions, chambres d’hôtel…2015 et 2016 seront deux années déterminantes pour la RD Congo durant lesquelles, une information fiable sera un grand allié de la paix, de la justice, de la stabilité… Pour le bien être du plus grand nombre, dans ce sous-continent. Si vous pensez que notre travail peut y contribuer, la meilleure façon de confirmer votre conviction, c’est de faire un don, aussi petit soit-il, pour soutenir cette action.

Par paypal : cheik-fita@myway.com par compte bancaire avec comme mention, «Soutien à Info en ligne des Congolais de Belgique» Compte bancaire n ° 000-3415900-45 IBAN BE44 0003 4159 0045

BIC BPOTBEB1

 CONTACT Téléphone : 0032495336519mail via le lien suivant:  http://ann.over-blog.com/blog-contact.php?ref=522882

VIDEO à voir et à partager 

Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

cheikfitanews.net, contact Téléphonique: 0032495336519

Recherche

FLASH-NOUVELLES EN BREF-BREAKING NEWS

KINSHASA, vue de Brazzaville

CHEIKFITANEWS KIN VUE DE BRAZZA

LOGO CONGRES MONDIAL DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

BANQUE DES DONNEES DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

Une nécessité

Texte Libre

MOSAIQUE-SITE-3-copie-1.png

6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 22:18

 

 

Lundi 6 décembre 2010 est une date que monsieur Paul Kagame, Président du Rwanda n’oubliera pas de si tôt. Près de deux cents personnes, rwandais et congolais sont allés assiéger le palais de congrès de Bruxelles pour dénoncer ses méfaits aux cris de « Arrêtez Kagame ».

A 17h00, Monsieur Paul Kagame devait prendre la parole à l’European development days. Quand on annonce le programme, c’est pour informer les nombreux participants que le discours du Président du Rwanda serait lu par madame Louise Mushikiwabo, ministre des affaires étrangères.

A cette annonce, un grand nombre de personnes quittera le gold Hall.

Pendant que nous étions à l’intérieur, quelques incidents ont été signalés : Selon  Henry Muke que nous avons interviewé peu avant minuit, il y aurait eu des incidents entre les manifestants anti-Kagame et des manifestants pro-Kagame, avec interposition de la police. Neuf  personnes ont été arrêtées, trois libérées, et Esai, hospitalisé à Saint Jean. Parmi les personnes arrêtées, Roger Kabeya, cameran de Congolex.

De monsieur Paul Kagame à Bruxelles, plus de nouvelles.

Ci-dessous les vidéos de la manifestation, et celle d’Henry Muke expliquant les incidents.

Cheik FITA

Bruxelles, le  6 décembre 2010

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
commenter cet article
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 18:41

 CHEIKFITANEWSS1190010

  Les pro-Kagame entrent dans le musée de l'automobile

cheikfitanews S1190029

Les opposants à Kagame

Monsieur Paul Kagame,  Président du Rwanda a eu droit à deux accueils à Bruxelles, le samedi 4 décembre 2010.

Celui de ses compatriotes de la diaspora venus de Bruxelles et d’autres pays européens par cars, et celui de ses opposants venus dénoncer son régime.

Pour préparer l’arrivée du Président Paul Kagame, monsieur Ntwari Gérard  l’ambassadeur du Rwanda avait diffusé une invitation où il invitait «  … Les Rwandais d’Europe à venir rencontrer et  s’entretenir avec le Président de la république du Rwanda, Son excellence Paul KAGAME, le samedi 04 décembre 2010 à partir de 13h.

« La rencontre aura lieu au Musée de l’Automobile dénommé : autoworld, à l’adresse : 11, Parc du cinquantenaire, 1000 Bruxelles.

Les Rwandais de Belgique sont invités à être présents en masse pour pouvoir accueillir, comme il se doit, leurs compatriotes venant de l’Europe.

«  …Diffuser cette information au plus grand nombre. Venez nombreux accueillir notre Hôte de marque  »

Le régime de monsieur Paul Kagame étant très impliqué dans la marche de notre pays depuis 1996, nous avons pensé qu’il était opportun d’assister à la rencontre.

A 12h45 en sortant du métro Merode, quelques Rwandais sortent aussi. A l’entrée du parc du cinquantenaire, une soixantaine de personnes sont là face à la police. Les opposants sans doute. Il neige et la température avoisine les -5°. Nous traversons le parc dont toute la pelouse est couverte de neige. Direction, la salle où doit avoir lieu la rencontre Kagame-Rwandais de la diaspora. Devant la salle, des cars venus de l’étranger, garés.  Nous en voyons deux immatriculés en  Hollande.

Dans le hall du bâtiment puis dans le couloir, deux longues files. Nous nous alignons aussi. Avant d’accéder à la grande salle où devrait avoir lieu la rencontre, des ceintures de sécurité. On est dirigé vers un service qui identifie chacun sur base de listes préétablies. Deux dames me suivent et causent en swahili. Elles se plaignent qu’il leur soit demandé de ne pas entrer avec des téléphones portables…  quand j’arrive devant le préposé à l’identification, avant que je ne dise que je suis journaliste, un sujet rwandais de l’équipe de sécurité surgit et me dit : « Il n’y a pas de liste pour les journalistes. »

J’essaie de m’expliquer, en vain, et je me rends compte que d’autres agents de sécurité internes sont attentifs à notre conversation. Je rebrousse alors chemin. Ceux dont les noms figuraient sur les listes refont une autre file. Ils sont fouillés minutieusement  par des rwandais, et leurs sacs passés au scanner.

Je rentre vers l’entrée du parc. Les opposants sont devenus plus nombreux et des slogans hostiles à monsieur Kagame sont entonnés. Des activistes congolais sont là : Alhongo Wilkhens, Josée Likembe, Dunia Sendwe,  Marie-Claire, Patrick, Henry Muke…

Ils tenteront d’aller s’introduire sans succès. Seule Dunia parviendra à franchir l’étape d’identification. Mais au niveau du contrôle par scanner, elle sera arrêtée et expulsée sans ménagements : elle avait dans ses bagages des tracts anti-Kagame !

La manifestation des opposants rwandais durera jusqu’à la tombée de la nuit.

C’est seulement vers 17 heures qu’on nous informera que monsieur Kagame était enfin là : 4 heures après l’arrivée des premiers invités.

Ci-dessous les vidéos suivantes :

-          L’entrée des rwandais dans la salle de réception,

-          Notre djalelo national transformé par les opposants rwandais en « Djalelo, ééé, arrêtez Kagame »,

-          Le témoignage d’Henry Muke suivi du récit pathétique de madame Dunia sur son expulsion de la salle.

-          L’interview d’un des organisateurs.

 

Cheik FITA

Bruxelles, le 5 décembre 2010  

 

 

----
Témoignage: Henry Muke, Dunia Sendwe...
Chants et animation des opposants rwandais
Un des organisateurs explique
CHEIKFITANEWS DSCF9055CHEIKFITANEWS DSCF9046

CHEIKFITANEWS DSCF9048

 

 

CHEIKFITANEWS S1190016

Le congolais Alhongo du MIRGEC

 

Repost 0
Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
commenter cet article
2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 19:27

 CHEIKFITANEWS-DSCF9035---Copie.JPG

RECTORAT DE L'Université Autonome de Madrid. Photo: Cheikfitanews

CHEIKFITANES-DSCF9002.JPG

 

Orateurs de la première table ronde :

Joan Carrero Director de la Fundación S’Olivar; Mbuyi Kabunda Badi ;Fita Fita Dibwe ; Johan Swinnen, ambassadeur de Belgique en Espagne ; Antonio Santamaría

 

 Du 1er  au 3 décembre 2010 s’est organisée à l’Université Autonome de Madrid des séances académiques sur la crise humanitaire dans les grands lacs africains, ainsi que sur les violations des droits de l’homme dans cette partie de l’Afrique.

Qui en sont les initiateurs ? Pourquoi cette série de séances : conférences, tables rondes, projection de films…

La commission des droits de l’homme de l’ONU a publié récemment un rapport sur la situation des droits de l’Homme en RD Congo entre 1993 et 2003. Ce grand document a été une des pièces autour de laquelle se sont articulées les communications, avec deux questions subsidiaires : Et après 2003 ? Et demain ?

Entre 1993 et 2003, en matière de crise humanitaire et de violation des droits de l’Homme :

-         Que s’est-il passé dans les pays des grands lacs africains ?

-         Combien de victimes y a-t-il eu ?

-         Qui en sont les responsables ?

-         Y a-t-il eu des sanctions, des poursuites ?

-         Et demain ?

Pour répondre à toutes ces questions, l’Université Autonome de Madrid, et la fondation Carlos de Amberes ont organisé  une session à l’intention des étudiants et de la société civile.

Comme cheville ouvrière, notre compatriote Mbuyi Kabunda, professeur à l’Université Autonome de Madrid.

Le  1er décembre, les rencontres ont eu lieu à la faculté de formation des professeurs en éduction avec comme programme  et orateurs :

 Présentation des communications

Projection du documentaire Diario de Kisangani (1998), réalisé par Hubert Sauper et produit par  OVNI Films-París

Conférence : Tribunaux espagnols et responsables de violation des droits de l’homme en RDD Congo.

Par  Santiago Izco. Médecin de grande expérience en Afrique et collaborateur de la Fundación Sur)

Conférence. Introduction aux conflits des Grands lacs : violence, droits de l’homme et crise humanitaire : état de la question.par  Mbuyi Kabunda Badi, Directeur, académique de l’observatoire des réalités sociales de l’Afrique sub-saharienne.

Conférence : Présentation et commentaire du rapport de mapping de la commission des droits de l’homme de l’ONU sur la violation des droits de l’homme par  Fita Fita Dibwe, (Cheik FITA) écrivain, et journaliste congolais de Bruxelles

Table ronde. Réflexions sur le document de l’ONU. Participants :
Johan Swinnen, ambassadeur de Belgique en Espagne et ancien ambassadeur en RD Congo et au Rwanda.

Joan Carrero Director de la Fundación S’Olivar;

Fita Fita Dibwe

Mbuyi Kabunda Badi

Modérateur: Antonio Santamaría, Directeur du Centro des Etudes africaines de Barcelone et professeur invité de l’UAM.

Le jeudi 2 décembre, les rencontres ont eu lieu dans  l’auditoire  GIII de la faculté de droit.

Conférence.
La construction du Rwanda et ses implications dans le conflit des grands lacs.
Par Joan Carrero, Directeur de la Fondación S’Olivar

Conférence.

Ressources naturelles et conflits dans la région des grands lacs.
Par Gérard Nashi Kiza, ingénieur de mines congolais

 Conférence.
L’agenda régional et international sur les Grands Lacs
Par Mbuyi Kabunda Badi  

Table ronde.

Jeux des intérêts dans le conflit des grands lacs.
Participants: Emilio Sánchez de Rojas, Coronel Jefe du Département de stratégies et relations internationales de  la Escuela Superior de las Fuerzas Armadas; Cándida Leal Pardo, socióloga y psicóloga, miembro de UMOYA (Federación de Comités de Solidaridad con el África Negra); Mbuyi Kabunda; Gerard Nashi Kiza

Moderation: Juan Ignacio Radic, investigador del Observatorio sobre la realidad social del África Subsahariana.

Le vendredi, les activités se sont poursuivies dans l’auditoire GIII de la faculté de droit.

Projection du film documentaire : Congo, tierra violada (2010), producido por Cuatro para su programa “Reporteros Cuatro”
Présentation: David Beriain, réalisateur.

Table ronde. Accentuer l’action humanitaire dans la région des grands lacs.
Participants: Raymond Bitendelo Yaubuta, congolais résident en Espagne.

Mauricio Valiente, Secrétaire adjoint de  CEAR;

Cristina Domínguez, responsable de l’unité africaine du département de coopération internationale de la croix-rouge.

 Julio Martin-Sacristán, directeur de la fondation Sur, membre de la plate-forme stop à l’impunité au Rwanda

Modérateur: Hugo Paternina, investigador del Observatorio sobre la realidad social del África Subsahariana (FCA-UAM)

Il est apparu durant les communications ainsi que dans les échanges avec les étudiants que la crise humanitaire et les violations des droits de l’homme dans les grands lacs méritent non seulement une thérapeutique forte, mais qu’il faut davantage médiatiser cela.

Ceux qui ont été responsables de toutes violations des droits de l’homme devraient être poursuivis : congolais, burundais, rwandais… Jusqu’au somment de la hiérarchie politique.

Le combat pour la qualification des faits en génocide ou pas n’a pas grande importance car, les différents faits repris dans le rapport de mapping de l’ONU peuvent bien être autre chose aussi : crimes contre l’humanité,  crimes de guerre, crime de génocide… C’est tout aussi grave pour les auteurs.

Pour l’avenir, il faudrait trouver des modèles de coopération, à l’instar de ce qu’avaient réalisé les européens à l’issue de la deuxième guerre mondiale.

Suggestion a même été faite de réactiver la CEPGL, communauté économique des pays des grands lacs. Mais là il y a deux  problèmes :

1.     Pour l’Europe, les vaincus ont été jugés et il y a eu des dédommagements. Pour les grands lacs, les envahisseurs n’ont jamais dédommagé la RD Congo pour prétendre jouir d’une façon ou d’une autre des richesses de la RD Congo. Et les criminels courent toujours. Dans la psyché collective congolaise, cela ne peut pas passer.

2.     La CEPGL avait comme moteur politique et économique le Zaïre de Mobutu. En est-il toujours ainsi ? Qui a l’ascendant sur les autres, entre le Burundi, le Rwanda et la RD Congo ?

Enfin, il s’est dégagé une impression pour nous : les intellectuels espagnols sont très sévères vis-à-vis de monsieur Paul Kagame président du Rwanda, qu’ils aimeraient bien voir payer tout ce dont il a été auteur depuis les années 90.

Cheik FITA

Madrid, le 2 décembre 2010 

 

Ci-dessous les interviews du professeur Mbuyi Kabunda, et de l'ambassadeur de Belgique en Espagne

 

 cheikfitanews-P1014354.JPG

Gérard Nashi Kiza, exposant sur les richesses minières de la RD Congo

 

 

 

Repost 0
Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
commenter cet article
2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:45

 

CHEIKFITANEWS-DSCF6286.JPG

 

 

NOTE A NOS LECTRICES ET A NOS LECTEURS.

Des difficultés techniques majeures nous ayant empêché d’accéder à nos données, nous n’avons pu mettre en ligne un reportage complet sur la deuxième audience de l’affaire RD Congo/Famille Armand Tungulu.

Veuillez ne pas nous en tenir rigueur. Nous espérons rémédier à cela, le plus tôt possible.

Nous diffusons donc le communiqué de presse de la famille ainsi que les vidéos des deux avocats, celui de la RD Congo, et celui de la famille.

Cheik FITA

02 décembre 2010

 

 

 COMMUNIQUE DE PRESSE FAMILLE ARMAND TUNGULU

 

Ce lundi 29 novembre 2010 à 9h30, la chambre civile du Tribunal de première instance de Bruxelles (salle 012) a siégé pour la deuxième fois pour statuer sur la tierce opposition introduite par les avocats de l’Etat congolais contre l’ordonnance rendue le 11 octobre par cette même juridiction condamnant l’Etat congolais à procéder à la restitution et au rapatriement en Belgique de la dépouille mortelle de notre compatriote Armand Tungulu Mudiandambu.

Au cours de l’audience de ce lundi 29 novembre, les débats ont longuement tourné autour des questions de procédure, comme on pouvait s’y attendre. En effet, la partie congolaise a tout fait pour éviter d’aborder la question principale qu’est : «Pourquoi vous ne voulez pas rendre le corps d’Armand Tungulu à sa famille ?»

En dépit des manœuvres dilatoires des avocats de l’état congolais, Me Ndjakanyi, conseil de madame Philo Nzomina Maloka, veuve d’Armand Tungulu, a tenu à faire passer ses arguments tant sur le plan de la forme que du fond.

Aussi, le Comité de soutien et la famille Tungulu appellent la grande famille de la résistance Congolaise à demeurer confiante sur l’issue positive de cette épreuve qui vient en rajouter au drame humain que nous vivons suite à l’assassinat brutal de notre père, mari, frère et camarade de lutte.

Après avoir suivi les exposés de deux parties et posé quelques questions, le juge-président a levé la séance et fixé au 13 décembre 2010 l’audience à laquelle le tribunal rendra son verdict.

« La famille Tungulu, par la voix de maman Philo Nzomina Maloka, rappelle à tout le monde de demeurer dans une attitude de respect dû aux morts, tel que nous l’enseignent nos valeurs africaines ».

En effet, depuis un certain temps, notre attention a été attirée par des compatriotes et amis de la résistance sur la propagation des messages diffamatoires sur le mobile voire le contexte qui ont précédé l’assassinat d’Armand Tungulu. A cet effet, madame Philo, veuve Tungulu dément officiellement et s’inscrit en faux contre tous ceux qui tentent de salir la mémoire de son mari alors que ce dernier n’est plus là pour se défendre ! Ceci est simplement indigne et doit donc cesser !

Il faut préciser qu’Armand n’a pas prémédité ce soit disant jet de pierre, qui n’a jamais été prouvé. Certes, Armand était patriote, mais n’accordait aucune foi aux pratiques obscures et sataniques que l’on veut lui prêter. Désormais, la famille Tungulu et le comité de soutien composé des Patriotes Congolais de Belgique réserveront une réaction à tous ceux et toutes celles qui, d’une façon ou d’une autre, tenteraient à fournir des éléments mensongers, moyennant paiement, au pouvoir de Kinshasa contre Armand Tungulu, martyr de la Résistance Congolaise.
Le but de cette mise au point n’est pas de polémiquer, mais il s’agit simplement d’un rappel à l’ordre.

La famille Tungulu, par la voix de maman Philo Nzomina Maloka et la Résistance Congolaise de Belgique expriment leur gratitude et leurs remerciements à l’expression de la solidarité et de la sympathie démontrées par la communauté congolaise à travers le monde : Nous irons jusqu’au bout !

Pour le Comité de soutien : 0032/ 487.63 89 61

Jean Philippe Lubaki Nzomina

Michel Moto Muhima

 

 

Repost 0
Published by Cheik FITA&COMM PRESSE FAMILLE ARMAND - dans cheikfitanews
commenter cet article
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 17:53

 CHEIKFITANEWSDSCF6277cheikfitanews P1014349

C’est sous un climat frisquet, -2° que ce lundi 29 novembre 2010 de 9h30 à 13h00  au Palais de justice de Bruxelles a eu lieu la deuxième audience du procès opposant la RD Congo à la famille d’Armand Tungulu.

La République démocratique du Congo était défendue par Maître Moma Kazimbwa et Maître Samuel Mbemba Kabuya. Tandis que la famille d’Armand Tungulu était défendue par Me Ndjakanyi.

 

 

 

 

  CHEIKFITANEWS DSCF6287

 

Repost 0
Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
commenter cet article
28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 00:16

 

  P1014346 CHEIFITANEWS CHEIKFITANEWS P1014333

Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS et candidat déclaré  à la présidence de la République Démocratique du Congo en 2011, a dit au revoir aux congolais vivant à l’étranger, lors d’une séance organisée  par l’asbl « Tshisekedi for President » à l’université Saint Louis de Bruxelles, le samedi 27 novembre 2010 de 14h30 à 16h30.

Une deuxième sortie pour l'asbl. 

Devant plus de 200 personnes, les membres de l’asbl ont expliqué les raisons de leur initiative, et le sens de leur engagement pour une personnalité, monsieur Étienne Tshisekedi. A son entrée dans la salle, monsieur Tshisekedi a été ovationné par l’assistance qui s’est mise debout au cri « Tshisekedi Président ».

Dans son mot de circonstance, monsieur  Tshisekedi a remercié les initiateurs de l’asbl, toutes les personnes qui se sont déplacées, ainsi que les autorités belges qui lui ont facilité le séjour. Il a rappelé la raison d’être de plusieurs congolais à l’étranger : fuite face à la répression qui depuis 1965 n’a cessé de s’abattre sur le pays jusqu’à ce jour. « Ceux qui avaient le moyen sont sortis. Parmi eux, d’autres en ont profité pour étudier.

"Avec l’UDPS, avec la volonté de Dieu et la volonté de tous les congolais, nous allons diriger le pays. La répression prendra fin. Les services de sécurité feront alors leur vrai travail, sans effrayer le citoyen.

"Le pays est par terre, en commençant par l’administration. On aura besoin de tous les techniciens et dans tous les domaines, il faudra apprendre à vous battre pour la reconstruction du pays, complètement  détruit, et non plus sous la baïonnette. Les congolais vivent par miracle. N’oubliez pas votre pays, vous pensez à la famille, pensez maintenant à la plus grande famille qu’est le pays.

« …Je ne peux pas diriger le congolais seul, c’est avec vous, chacun où il est, pour que le pays aille de l’avant. A nous de montrer que nous sommes plus capables que ceux qui dirigent actuellement.

« …Les autorités belges m’ont accueilli avec beaucoup de gentillesse, et m’ont facilité les choses. Certaines avec qui j’ai parlé et qui semblaient étonnés d’apprendre ce qui se passe chez nous, m’ont promis leur implication pour un meilleur respect des droits de l’homme.

"Qu’ils continuent à nous aider pour que le pays connaisse enfin la paix.

«  Au pays, les congolais vivent comme des prisonniers… »

Monsieur Tshisekedi, lancera même une pique vers la diaspora : « Vous êtes diaspora ici, une fois au Congo, vous vous diluez dans la population, vous n’allez pas créer une classe appelée diaspora ! »

Lors de différentes interventions, des messages de soutien ont été lancés, ainsi que de suggestions pour que l’opération réussisse au maximum. 

A notre question de savoir s’il était possible d’accueillir certains de ceux qui animent l’actuelle majorité présidentielle, monsieur Étienne Tshisekedi dira à peu près ceci: « Si ceux qui dirigent ne souffrent pas, leurs familles souffrent. Ils ne peuvent aider financièrement tout le monde tout le temps. Nous n’avons pas d’argent pour les débaucher, mais nous avons notre discours pour les conscientiser » (écouter la vidéo plus bas) Viendra le moment le plus important : la collecte de fonds.

Sur le compte de l’asbl, quelques anonymes avaient déjà versé dont quelques-uns, plus de 1000 €.

Un panier (non, un carton!) circule alors dans la salle. Le total des liquides et des intentions a donné un montant à cinq chiffres : 17.500 euros.

Plusieurs participants ont retiré des formulaires pour s’engager à verser de l’argent chaque mois par domiciliation.

Avant de lever la séance, les membres de l’asbl se sont présentés au public. A une question sur l’absence de femmes dans le staff, Me Rose Kalengayi, qui était dans le public, sera présentée comme membre, mais ayant une attribution quelque peu dans l’ombre.

Avant de répondre à la presse en dehors de la salle, monsieur Tshisekedi dira au revoir aux congolais de l’étranger via l’assistance. Rendez-vous à Kinshasa après la prise de pouvoir en 2011 par les urnes.

Oui, pour l’asbl de soutien et pour monsieur Etienne Tshisekedi, le changement s’impose en 2011. Le changement aura lieu en 2011… à l’issue de l’élection présidentielle.

 

Données pratiques:

"Tshisekedi for President" - ASBL
Tshisekedi Mokonzi ya Mboka - Tshisekedi Mfumu ya Bwala - Tshisekedi Mfumu wa Ditunga - Tshisekedi Sulutani wa Inchi

Contacts: Me J.D. Nguadi +32489303491         +32489303491  Me C. Mbayi +32486750652        +32486750652    
Les contributions peuvent être versées au compte bancaire ci-après de l’Asbl «Tshisekedi for Président» : 630-4138986-55 - E-mail : tshisforpresident@yahoo.fr

 

Bruxelles, le 27 novembre 2010

Cheik FITA

 

P1014334 CHEIKFITANEWS

  DSCF6083CHEIKFITANEWS CHEIKFITANEWS P1014336

DSCF6093 CHEIKFITANEWS

CHEIKFITANEWS-P1014331---Copie.JPG

P1014348CHEIKFITANEWS

Repost 0
Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
commenter cet article
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 11:34

 

CHEIKFITANEWSP1014328.JPG

Un car emportant près d’une centaine de congolais  a quitté Bruxelles ce vendredi 26 novembre 2010 peu après 11heures, à destination de La Haye, afin de soutenir le sénateur Jean-Pierre Bemba incarcéré depuis deux ans suite au soutien que son armée avait apporté à monsieur Ange-FélixPatassé, alors Président de la République Centrafricaine.

Malgré la détention de leur leader, les membres du MLC sont toujours confiants quant à l’issue du procès.

Tel est le cas de Dieudonné Wabi et de Dr Bungani, représentant du MLC au Benelux.

Leur confiance vient de ce qu’ils appellent les contradictions du premier témoin de l’accusation , le témoin numéro 38.

Dans la délégation, il y avait aussi un député du MLC, venu spécialement de Kinshasa. L’honorable Kanku. Nous l’avons interrogé sur son approche de ce procès.

 

Ci dessous, les réponses  vidéo des trois personnalités.

Cheik FITA

Bruxelles, le 26 novembre 2010

 

 

Repost 0
Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
commenter cet article
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 16:11

  100 0062

 

Invité de marque de l’ICCA, Guillaume Ngefa, candidat déclaré a l’élection présidentielle en RD Congo,  a été invité à faire un discours sur le thème : «Antisémitisme condamné et antisémitisme appuyé par l’Etat : Antisémitisme sur la scène internationale». Défenseur acharné des droits de l’homme, il a profité de cette occasion pour décrire une autre forme d’holocauste, pratiquée en République Démocratique du Congo, et laquelle est ignorée du monde entier.

«Aborder le problème de l'antisémitisme aujourd’hui, c’est adresser un problème mondial», a indiqué Guillaume Ngefa, expliquant que des populations du Soudan, de la Yougoslavie, du Rwanda et de la République Démocratique du Congo ont été victimes du génocide et des crimes contre l'humanité, après que le monde ait juré qu’il n’y aurait plus jamais cela!  «Je viens de la RDC, un pays ravagé par un conflit d’essence externe qui dure plus de 10 ans et qui a arraché la vie à plus de 5 millions d’innocents. Un pays connu aujourd'hui comme la capitale mondiale du viol…», a déclaré, Guillaume Ngefa, appelant les participants à oeuvrer pour éliminer l’antisémitisme et la discrimination. «Votre présence aujourd’hui en ce lieu rappelle au monde que vous avez décidé de prendre des mesures pour assurer que  l'histoire ne se répète pas. Pour moi, c'est une vraie inspiration», a déclaré Guillaume Ngefa devant une assistance composant notamment de célèbres rabbins.

 

L’intervention de Guillaume Ngefa qui faisait suite à celle du premier Ministre canadien, Stephen Harper et à celle du Prix Nobel de la Paix, Elie Wiesel. Les deux dernières personnes avaient,  dans la soirée de la veille, qualifié l’antisémitisme d’un démon profond, toujours présent dans le monde contemporain. « Nous devons bien sûr, lutter contre l'antisémitisme au-delà de nos frontières, puisqu’il s’agit d’un nouveau phénomène mondial », avait affirmé Stephen Harper.

 Aucun autre congolais avant Guillaume Ngefa n’avait eu cette opportunité de s’exprimer devant les lobbys juifs du monde entier et de toucher leur sensibilité par la similitude des cruautés vécues par le peuple congolais comme ce fut les cas avec les juifs.

 

L’un d’entre eux, le Rabbin Abraham Cooper du Centre Simon Wiesenthal, basé à Los Angeles a, ensuite pris la parole pour exprimer sa solidarité au peuple congolais. «Face a plus de 5 millions de Congolais tués pendant les différentes guerres et aux viols massifs et cruels des femmes, nous ne pouvons rester indifférents», a déclaré Abraham Cooper. Pour sa part, le président de l’ICCA, Irwin Cotler a ajouté que le monde ne saurait demeurer silencieux face à la résurgence de nouvelles formes et manifestations de l’antisémitisme 60 ans après la tragédie de l’holocauste.

 Cette autre sortie de Guillaume Ngefa intervient, après celle de Washington, en septembre dernier. Lors de cette sortie dans la capitale américaine, il avait également évoqué l’état de la démocratie en République Démocratique du Congo.

 

Correspondance particulière:

Par Parfait  KWASSI Kakule

100 0060

 

  100 0069

Repost 0
Published by PARFAIT KWASSI KAKULE - dans cheikfitanews
commenter cet article
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 09:43

 

  DSCN1344(2)

Le 20 et 21 novembre dernier, des grandes cérémonies ont eu lieu en la basilique Saint Pierre du Vatican. Le Pape Benoit VI a créé 24 nouveaux cardinaux parmi lesquels, un fils de notre pays la République Démocratique du Congo. Monseigneur Laurent Monsengwo Mpasinya a été élevé à la dignité cardinalice.

A la cérémonie du 20 novembre, les nouveaux cardinaux ont reçu des mains du souverain pontife, la calotte et la barrette rouge symbole de leur dignité. Et c’est durant la messe du 21, en la célébration du Christ Roi de l’univers, que le souverain pontife leur a remis l’anneau.

Ces symboles de seigneurie et de dignité marquent l’accession des nouveaux élus au rang le plus élevé dans l'Église.

Mais, le pape dans son homélie, les a invité à demeurer au service malgré cette élévation. Au cours de son homélie, Benoît XVI est revenu sur le sens de l’obéissance à la suite du Christ et sur l’exercice de l’autorité. Des paroles fortes destinées à ces nouveaux venus dans le collège cardinalice, mais aussi à l'Église universelle. Il leur a indiqué que « le critère de grandeur n’est pas dans la domination mais le service ».

Après cette homélie si riche en message, les nouveaux cardinaux ont promis fidélité et obéissance au pape.

A cette occasion, le pape a remis à chacun son titre cardinalice lié à une église romaine. Ainsi le Cardinal Laurent Monsengwo a reçu la responsabilité de l’église « Vierge Marie Reine de la Paix ».

Le saint Père a sûrement pensé à tous les conflits sanglants qui perturbent la paix de notre cher pays depuis une décennie. En confiant au cardinal Monsengwo ce titre, il le responsabilise à veiller sur la paix dans notre pays et à ne pas hésiter à dénoncer les injustices que subit notre peuple.

De l’autre côté, le souverain pontife a invité tous les fidèles chrétiens à prier pour les nouveaux cardinaux car leur tâche est lourde.

Notons que le peuple congolais a fait preuve de son sens patriotique et de partout, des délégations sont venues assister à ce grand événement. L’une des présences très remarquées était celle de l’ancienne première dame du pays, maman Bobila Dawa.

 

Correspondance particulière : MOCHRISTO MTM

DSCN1322

Repost 0
Published by MOCHRISTO MTM/Cheik FITA - dans cheikfitanews
commenter cet article
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 06:47

 

 

 

Par  Le Potentiel

Tout coup d’Etat est un virus virulent pour le corps social. C’est une plaie puante sur l’organisme politico-constitutionnel. Un drame. Il y a peu, l’Union africaine l’a compris et l’a criminalisé, là où l’Oua ne faisait que « prendre acte ». A l’évidence, tous ceux qui avaient applaudi le putsch de Mobutu, n’avaient pas tardé à déchanter. Pire, à se mordre les doigts. Très rapidement, une lourde chape de plomb va s’abattre sur le pays. Ayant pris le pouvoir par la force, en ce 25 novembre 1965, Mobutu va le perdre de la même façon un certain 17 mai 1997. Comme qui dirait « Qui tue par l’épée périt par l’épée ». Entre-temps, le pays aura connu une hallucinante descente aux enfers. In fine, on peut paraphraser l’artiste congolais Zao, pour affirmer que «le coup d’Etat, ce n’est pas bon, ce n’est pas bon ».

Pour dire vrai, le coup d’Etat de Mobutu en 1965 s’était réalisé le 25 novembre. La veille, le 24 novembre, n’a été consacrée qu’aux préparatifs. Blanchi sous le harnais de la conspiration permanente, le général Mobutu fera main basse sur le pouvoir, en profitant du grenouillage fait d’intrigues douteuses au sommet de l’Etat.

MOBUTU CHASSE KASA-VUBU ET KIMBA

En effet, aux législatives de mai 1965, Moïse Kapend-Tshombe, « Mr tiroir-caisse », avait obtenu une large majorité avec sa Conaco. Etant candidat aux futures présidentielles, il était sûr de l’emporter sur Kasa-Vubu, lui aussi candidat à sa propre succession. Kasa-Vubu le révoque et nomme Evariste Kimba. Le Parlement lui refuse l’investiture, mais Kasa-Vubu s’obstine. Il passe outre et nomme Kimba de nouveau. Le bras de fer ainsi engagé fait craindre le pire. C’est alors que Mobutu intervient pour chasser Kasa-Vubu et Kimba. Il marque ainsi son territoire, prend ses marques et s’installe à demeure au Mont-Stanley. Il y a de cela 40 ans.

La Loi fondamentale de 1960 devait cesser de produire ses effets le 30 juin 1964. Le Premier ministre d’alors Cyrille Adoula démissionne, pour laisser place à un autre gouvernement devant installer les institutions de la Constitution de Luluabourg, promulguée le 1er août 1964. Mobutu, qui est chef de l’Armée pèse pour l’arrivée à la primature de l’ancien président de la sécession du Katanga, Moïse Tshombe. L’homme est très introduit dans la haute finance internationale. Il a encore la haute main sur les redoutables « gendarmes katangais », et compte beaucoup d’amis parmi les mercenaires. Tout cela peut aider à briser la rébellion muleliste qui occupe près de trois-quarts du Congo.

Tshombe, qui revient de l’exil en Espagne, forme un gouvernement de salut public de onze ministres, où les caciques de la politique de Léopoldville sont exclus : Bomboko, Nendaka, Kamitatu, Adoula, Ileo, Lihau, … En plus, Tshombe s’entoure de conseillers belges, du temps de la sécession (1960-1963). Dans la capitale, les exclus parlent de la « revanche katangaise ». Ils attendent leur tour. Selon la Constitution de Luluabourg, les élections législatives doivent avoir lieu avant le 1er mai 1965 et le gouvernement de salut public demeurera en fonction jusqu’à l’élection présidentielle.

Tshombe bénéficie d’un état de grâce qui lui permet de briser la rébellion et de mettre le pays à flot au plan économique. Sa popularité monte en flèche. Il forme la Conaco (Convention nationale congolaise), qui va attirer la plupart d’acteurs politiques comme le Mulopwe Albert Kalonji, Victor Nendaka, Cléophas Kamitatu, Etienne Tshisekedi… La Conaco qui remporte 122 députés sur 167, deviendra le plus grand parti politique du Congo. Du fait que l’élection présidentielle se fera au suffrage indirect par les députés et les Assemblées provinciales, Tshombe a beaucoup de chances de l’emporter. Kasa-Vubu, qui est aussi candidat, s’en inquiète. Surtout que c’est le ministre de l’Intérieur Munongo qui va les organiser. Ce fidèle de Tshombe, depuis la sécession, est un homme sans scrupules.

TSHOMBE SOUS PRESSION

Dès ce moment, tous les hommes politiques « kinois » exclus du pouvoir, font pression pour participer au gouvernement. Victor Nendaka, quoique membre de la Conaco, joue à fond le jeu anti-Tshombe du « Groupe de Binza ». Il estime que le nouveau Parlement peut exiger le remaniement du gouvernement. Tshombe et Munongo s’y opposent. Malheureusement pour eux, Munongo est élu gouverneur de la province du Katanga Oriental. Immédiatement après, la présidence de la République annonce que Munongo est déchargé de ses fonctions de ministre de l’Intérieur. Beaucoup d’hommes politiques, tablant sur le remplacement de Munongo au gouvernement, demandent un vaste remaniement gouvernemental. Dans une interview au journal « Le Progrès », Nendaka exige carrément la démission du gouvernement, dès la première réunion du Parlement. Kasa-Vubu va plus loin. Dans une interview au « New York Times », il tient à cette démission, avant même la réunion du Parlement.

Cette fameuse réunion du Parlement est retardée du fait que la Cour d’Appel de Léopoldville (Kinshasa) a annulé les élections au Kwilu, à la Cuvette centrale et au Nord-Katanga. Mais, très rapidement, en attendant les arrêts de la Cour d’Appel, Kavu-Vubu nomme Victor Nendaka ministre de l’Intérieur pour remplacer Munongo. Comme premier geste, il expulse dix-sept Européens proches de Tshombe. La pression sur Tshombe s’accroît et prend même la forme d’actes terroristes. Le 10 septembre 1965, une explosion détruit la voiture de Bernard Munongo, neveu de Godefroid Munongo. Il est chef de cabinet de Moïse Tshombe.

Le 12 septembre, le cabinet du Premier ministre met en cause directement Justin-Marie Bomboko, Cléophas Kamitatu, Evariste Kimba et même Victor Nendaka. Le 14 septembre, la Conaco tient son congrès à Léopoldville. Nendaka est absent. Pourtant, il n’a toujours pas démissionné du parti. Le même jour, il déclare que lui et ses alliés de « provinces martyres » retirent leur confiance au parti de Moïse Tshombe. Comme on le voit, Nendaka s’agite beaucoup pour créer un bloc anti-Tshombe au Parlement. Son porte-parole est Cléophas Kamitatu.

Pour les devancer, Tshombe accepte, au début du mois d’octobre 1965, d’élargir son gouvernement. Il n’aura pas le temps de le faire, car il est revoqué par Kasa-Vubu le 15 octobre 1965.

REVOCATION DE TSHOMBE

Ce jour-là, se déroule au palais de la Nation, la séance solennelle d’ouverture de la première session ordinaire du Parlement. La cérémonie est grandiose. Kasa-Vubu prononce son discours de circonstance. Mais, quelle surprise. Il annonce, de sa voix fluette, la révocation du Premier ministre Tshombe, et de son gouvernement. « Ce gouvernement qui n’a pas cru devoir, de sa propre initiative, présenter sa démission ».

Moïse Tshombe, qui est présent à la tribune de l’hémicycle, reçoit cette gifle présidentielle « avec le plus grand calme apparent ». Le même jour, Kasa-Vubu nomme Evariste Kimba comme successeur de Tshombe. La manœuvre est astucieuse. Kasa-Vubu joue là un Katangais du nord muluba (Kimba), contre un Katangais du sud karund (Tshombe). Evariste Kimba avait été ministre des Affaires étrangères de Tshombe lors de la sécession. Il avait rejoint à Léopoldville, le camp des ennemis de son ancien patron.

KIMBA RECALE

Le 18 octobre, Kimba forme son gouvernement : Nendaka est à l’Intérieur, Cléophas Kamitatu aux Affaires étrangères. Il n’y a là-dedans aucun proche de Tshombe. Dès le lendemain, Kasa-Vubu s’envole pour le sommet de l’Oua au Ghana. Il est accompagné de Kimba et de Kamitatu. L’Afrique progressiste leur réserve un véritable triomphe, pour avoir écarté « l’assassin de Lumumba », Moïse Tshombe. Très emballé, Kasa-Vubu promet de chasser tous les mercenaires recrutés par Tshombe, et surtout, de se réconcilier avec les rebelles : Mulele, Gbenye, Soumialot, Olenga, Kabila Laurent…

A leur retour au pays, ils trouvent au Parlement une motion de la Conaco, qui blâme Kasa-Vubu pour « avoir indûment révoqué le gouvernement » ; et qui exige du gouvernement Kimba qu’il se présente immédiatement devant les deux chambres réunies en Congrès, pour un vote d’investiture. Le Congrès est convoqué pour le 14 novembre. Par 134 non et 121 oui, l’investiture est refusée à Kimba. Yvon Kimpiobi, le président de l’Assemble nationale résume le vote. « Le gouvernement Kimba est réputé démissionnaire ». Le lendemain, 15 novembre, Kasa-Vubu passe outre ce vote négatif. Il nomme à nouveau Kimba à la primature.

Le bras de fer entre Kasa-Vubu et la majorité parlementaire Conaco risque d’être mortel, vu les appuis financiers et militaires de Tshombe. L’Armée craint une répétition des drames de septembre 1960 après la révocation de Lumumba, par le même Kasa-Vubu. En outre, Mobutu, patron de l’Anc, est irrité par la promesse faite par Kasa-Vubu de chasser tous les mercenaires : « il n’en est pas question dans les circonstances actuelles ». Toute l’Armée est opposée à la négociation avec les rebelles. Mobutu martèle sèchement que : « un tel événement susciterait certainement une mutinerie ».

LES PREPARATIFS

Le général Mobutu convoque le 20 novembre, tout le Haut commandement de l’Anc pour faire le point sur la situation du pays. Le prétexte est la commémoration du 1er anniversaire de la prise de Stanleyville (Kisangani) le 24 novembre 1964 aux rebelles de Gbenye. Toutes les épaules galonnées de l’Anc sont là. C’est presque certain que, quand Kasa-Vubu préside au camp Léopold (camp Kokolo) le mardi 23 novembre une prise d’armes, pour la promotion de Mobutu au grade de lieutenant-général, la décision de le démettre trottine déjà dans la tête du fougueux chef de l’Anc. Plusieurs sources mettent en garde Kasa-Vubu contre Mobutu, manipulé pour ce coup par les Américains et les Belges. Le chef de l’Etat ne s’en émeut pas : « Joseph-Désiré est mon fils ».

La journée du 24 novembre marque les préparatifs du coup d’Etat. Mobutu les cordonne à partir de sa résidence du camp Tshatshi ; où il a bloqué tous les officiers supérieurs et généraux. Son épouse, Marie-Antoinette, sert les participants en nourritures et boissons. Le black-out est total : personne ne communique avec l’extérieur. Le secrétaire particulier de Mobutu, lieutenant Ilosono, est au four et au moulin. Avant minuit tous les militaires qui gardaient chez Kasa-Vubu sont retirés discrètement, et remplacés par des « militaires sûrs ». Vers minuit, le major Wabali va couper la ligne téléphonique de chez Kasa-Vubu, qui est ainsi isolé du monde. Au même moment entrent en scène deux Belges : le journaliste Pierre Davister de l’hebdomadaire « Spécial », et le conseiller militaire de Mobutu, le colonel Marliere qui est aussi parrain de baptême de son fils-ainé Jean-Paul Niwa. Ils rédigent la proclamation du Haut commandement, et la lettre de destitution de Kasa-Vubu.

LE PUTSCH

A 5 heures du matin, ce jeudi 25 novembre, la Radio-Léopoldville se met à diffuser brusquement de la musique militaire. C’est inhabituel. Trente minutes après, le capitaine Michel Lonoh lit une déclaration des épaules galonnées congolaises, qui démettent du pouvoir « Monsieur Joseph Kasa-Vubu ». Comme deuxième décision, ils déchargent de ses fonctions de formateur du gouvernement M. Evariste Kimba. Le lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu « assumera les prérogatives constitutionnelles de chef de l’Etat ». Plus crûment, l’Armée « met fin à la course au pouvoir des politiciens ».

A 7h du matin, le colonel Malila, chef d’Etat-major de l’Anc remet à Kasa-Vubu la lettre de sa destitution, signée par son « fils » Joseph-Désiré Mobutu. Curieusement, Kasa-Vubu exprime sa reconnaissance à l’Anc : « Je prends acte de cette décision et je vous informe que j’accepte dans l’intérêt supérieur du pays… ». On imagine que ce coup de force évite à Kasa-Vubu l’humiliation prévisible face à Tshombe à l’élection présidentielle au Parlement. Kasa-Vubu demande par écrit au chef de l’Etat, d’être acheminé au Mayumbe natal. Cela fut fait le 4 décembre 1965, escorté par le colonel Tshiatshi qui commandait la garnison de Mbanza-Ngungu.

A 10 h, de ce jeudi 25 novembre, Mobutu s’adresse à la presse. Il est entouré de tout le Haut Commandement de l’armée : le général Bobozo, les colonels Masiala, Mulamba, Nzoïgba, Tshiatshi, Monyango, Singa, Basuku, Malila, Tukuzu, le major Wabali et le lieutenant Ilosono.

Dans l’après-midi, Mobutu convoque les sénateurs et les députés en Congrès national au palais de la Nation. Ces derniers approuvent le coup d’Etat par acclamation. Dans la soirée, il s’adresse aux soldats. Il commence par leur exprimer sa gratitude : «Je compte sur vous. Je suis président de la République pour cinq ans. Je resterai militaire comme vous. Je porterai mon uniforme et recevrai mon traitement du quartier général ». Il nomme le colonel Mulamba comme premier ministre, et le général Louis De Gonzague Bobozo comme commandant de l’Armée.

LES REACTIONS

Dans la population, ce coup d’Etat est accueilli avec une grande liesse, en ce jeudi 25 novembre. Moïse Tshombe approuve ce putsch, il déclare aux journalistes belges qu’il est « absolument ravi », et annonce devoir rencontrer le chef de la junte le soir même. Même cas pour Nendaka et ses alliés politiques. Chacun de ces protagonistes espérer tirer Mobutu dans son camp. Tous les grands syndicats applaudissent cette prise de pouvoir : Kithima pour la Cslc, Bo-Boliko pour l’Utc et Siwa pour la Fgtk soutiennent le nouveau pouvoir. Les redoutables organisations estudiantines de l’Ugec et de l’Agl saluent avec chaleur les nouveaux dirigeants. Ils vont même se mettre entièrement à leur disposition. Du côté de l’Eglise catholique, l’archevêque, Mgr Albert Malula (futur Cardinal) est aux anges. Il chante un Te Deum d’actions de grâce. Il reconnaît le nouveau pouvoir : « ce Dieu qui distribue l’autorité. M. le président, l’Eglise reconnaît votre autorité, car toute autorité vient de Dieu ». Les Européens vivant au Congo applaudissent aussi. A l’étranger, les réactions sont positives. Les premières reconnaissances viennent des Etats-Unis et de la Belgique, parrains du coup d’Etat. La totalité des pays africains reconnaissent aussi le nouveau régime.

Les réticences viennent de deux pôles du communisme international, dont la Chine et l’Urss. A Pékin, l’Agence Chine nouvelle qualifie Mobutu de « chien courant des impérialistes ». A Moscou, les Izvestia parlent de « cette racaille colonialo-raciste, qui a pris les rênes du pouvoir ».

Si au premier coup d’Etat de Mobutu en septembre 1960, il avait remis le pouvoir aux universitaires, à 35 ans, il va le garder fermement durant 32 ans jusqu’à l’intrusion du vieux lion d’Hewa-Bora, le samedi 17 mai 1997, accompagné des enfants-soldats, les « Kadogo ».

TSHILOMBO MUNYENGAYI ASS FAC. DROIT, UNIKIN

 

publié le 24 novembre 2005 dans le potentiel de Kinshasa.

SOURCE: http://www.lepotentiel.com/afficher_article.php?id_edition=&id_article=18314

 

 

 

 

Repost 0
Published by TSHILOMBO MUNYENGAYI - dans cheikfitanews
commenter cet article

ANNONCES...MESSAGES

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

(Cliquez sur la Couverture pour l'agrandir

et lire le résumé)

couverture démocratie assassinée

Moins Homme dite la guerre de Kolwezi. Théâtre

DISPONIBLES

.Chez Hermene Kaba, galerie entrée d'Ixelles, quartier Matonge, chaussée de Wavre

. Centre culturel Africaine Flamande, Kuumba, 35 rue de l'église, Matonge, Ixelles

Liens de sites recommandés

 http://www.antennemondesocietecivile-rdcongo.com/

 http://aprodec.blog4ever.com/

http://www.congoindependant.com

http://www.cheikfitanews.net/ 

http://www.congonetradio.com/

 http://banamikili.skyrock.com/

 

antennemondesocietecivile-rdcongo.com​

RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

551273_3366720923513_1133855912_3219857_1574178445_n.jpg

 

à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

FOCUS

Liens