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Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

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Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 10:38




 Ce mardi 9 décembre 2008 à 14 heures trente, près d’une centaine de congolaises et de congolais ont répondu à l’appel d’un collectif de femmes congolaises pour un échange avec la commission des relations extérieures du parlement belge. A l’ordre du jour : La guerre et le drame humain à l’Est de notre pays.

Du côté du parlement, sont présents :

-         madame Hilde Vautmans de l’Open VLD et présidente de la séance,

-         Xavier Baselen du MR

-         Herman De Croo de l’open VLD

-         Alexandra Colen du Vlaams Belang

-         Francis Van Den Eynde du Vlaams Belang

-         Juliette Boulet d’Ecolo.

 

Pour information, voici la composition complète de cette commission des relations extérieures.

Président:
Open Vld: Hilde Vautmans

 

Vice-Président(s):
cdH: Georges Dallemagne
sp.a+Vl.Pro: Dirk Van der Maelen

 

Membres Effectifs:
CD&V: Ingrid Claes , Roel Deseyn , Nathalie Muylle
MR: Xavier Baeselen , François-Xavier de Donnea , Daniel Ducarme
PS: Guy Coëme , André Flahaut , Patrick Moriau
Open Vld: Herman De Croo , Hilde Vautmans
VB: Alexandra Colen , Francis Van den Eynde
sp.a+Vl.Pro: Bruno Tuybens , Dirk Van der Maelen
Ecolo-Groen!:
Wouter De Vriendt
cdH: Georges Dallemagne

 

Membres Suppléants:
CD&V: Gerald Kindermans , Herman Van Rompuy , Stefaan Vercamer , Hilâl Yalçin
MR: François Bellot , Corinne De Permentier , Pierre-Yves Jeholet , Olivier Maingain
PS: Jean Cornil , Yvan Mayeur , Siège non attribué , Siège non attribué
Open Vld: Katia della Faille de Leverghem , Willem-Frederik Schiltz , Geert Versnick
VB: Rita De Bont , Peter Logghe , Bruno Valkeniers
sp.a+Vl.Pro: Hans Bonte , Maya Detiège , Siège non attribué
Ecolo-Groen!: Meyrem Almaci , Juliette Boulet
cdH: Christian Brotcorne , Brigitte Wiaux

Membres sans voix délibératives:
N-VA: Bart De Wever
LDD: Martine De Maght

Après l’ouverture de la séance et les traditionnels mots de bienvenue, madame Hilde Vautmans donne la parole aux quatre déléguées du collectif des femmes congolaises, installées sur un podium à gauche du public.

Au nom du collectif, madame Isabelle Kidisho lit le message rédigé à cet effet dont les idées-clés sont :

-         La description de la situation dramatique de l’Est du Congo que plus personne ne peut prétendre ignorer : 5 à 6 millions de morts en dix ans et … Comparativement aux 800.000 rwandais morts en 1994, la communauté internationale est bien aphone et apathique.

Question : « Combien de morts congolais faut-il pour que la communauté internationale daigne protéger les populations civiles ? »

-         Les limites de la MONUC dont la crédibilité n’est pas au top

-         La nécessité de ne plus se taire.

-         L’envoi des troupes européennes pour imposer la paix, assurer le retour des populations déplacées, chaque minute d’atermoiement équivalant à une femme violée ou à un enfant tué

-         L’apparente double vitesse de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Viendra le tour de la petite Marie Yoka Mwika, huit ans, de lire en néerlandais une lettre écrite par une petite fille des environs de Goma, lettre dans laquelle sont dépeintes les peines et les souffrances des petites filles dans cette zone : émotion.

La parole est ensuite accordée aux parlementaires belges.

Le député Van Den Eynde du Vlaams Belang est le premier à parler. Tout en n’épousant pas toujours les vues du ministre belge des affaires étrangères, Mr. Van Den Eynde est au moins d’accord avec monsieur de Gucht quand il dit : « Ce qui se passe actuellement à l’Est du Congo est la chose la plus horrible depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. » Il n’y a pas de mots forts pour décrire cela. Il ajoute :

« Le comportement des groupes rebelles est inacceptable. Mais l’armée congolaise, sensée protéger la population fait exactement la même chose ! Quant à la Monuc, elle manque de conviction. »

Mr. Herman De Croo, président de la chambre à la législature passée exprime toute sa sympathie pour ce combat des femmes congolaises. Il poursuit : « Les troubles sont dues essentiellement à une volonté de spoliation des richesses du Congo. » A voir l’espace qu’occupe Nkundabatware, il n’y a pratiquement plus qu’une seule ethnie. Il est véritablement « chez lui .»

A la frontière, il y a un intense trafic des richesses du Congo. Même le trafic des FDLR passe par là !

Les rebelles ponctionnent et imposent des droits de passage.

Les forces armées congolaises sont d’un salut douteux pour la population.

Et la Monuc ? Composée essentiellement des indiens et des pakistanais qui chez eux sont pratiquement des ennemis. Ils s’expriment en anglais, comme les gens de Nkundabatware. On peut imaginer quels genres de rapport peuvent être ainsi entretenus entre eux.

Comment s’en sortir ? Deux possibilités.

  1. Il faut au Congo une nouvelle armée bien disciplinée et bien rémunérée.
  2. En attendant, il faut une concertation pour la répartition de vos richesses.

Cette petite phrase jette un véritable froid dans l’assistance congolaise et des réactions commencent à fuser. La présidente de la séance rappelle alors que nous sommes au sein d’une institution démocratique où liberté doit être laissée à celui qui à la parole de terminer sa pensée.

  1. il faut l’organisation des élections. Kabila avait obtenu plus de 80% à l’Est, en serait-il de même aujourd’hui ?

D’autres volets seront abordés respectivement par le député Xavier Baselen du MR et Juliette Boulet d’Ecolo.

La nécessité de lancer des mandats d’arrêts internationaux contre tous les criminels impliqués dans la situation à l’Est du Congo, la frilosité des pays de l’Union européenne face à une intervention militaire au Congo, malgré l’effort que fournit la Belgique pour les convaincre, l’absence des instruments de l’Etat pour ficeler les dossiers et assurer la poursuite des criminels.

Lors de l’échange avec les députés belges, les déléguées du collectif des femmes congolaises ont attirent l’attention de l’auditoire sur quelques faits importants : « Nous sommes en présence d’une extermination programmée de toute une population :

-         par le Sida suite au viol, personne n’ignore le taux de prévalence en VIH dans les populations de nos envahisseurs

-         par la famine en déclenchant des hostilités qui déplacent les populations, les empêchant de cultiver leurs champs

-         par les abus sur les enfants qui ne pourront atteindre l’âge de procréation et assurer la pérennité de la population.

« Et après, il sera aisé de venir occuper les espaces laissés ainsi vides pour les peupler avec des populations du Rwanda, pour ne pas le citer. »

Une autre petite phrase de monsieur De Croo suscitera des réactions : « Que fera-t-on des cent mille têtes de bétail rwandais qui viennent paître dans les prairies congolaises ? ». Hors séance, une compatriote nous dira : «  Que le Rwanda récupère ses cent mille bêtes. Que valent ces bêtes à côté de nos millions de morts ? »

Il est 15h39 quand madame Hilde Vautmans remercie le collectif des femmes congolaises et lève la séance.

Cette rencontre  a un mérite : une confrontation directe entre les congolais et tous ceux qui d’une façon ou d’une autre ont des intérêts chez nous. Le temps est venu où chaque protagoniste devrait avoir le courage de ses opinions et en assumer les conséquences.

Voici les vraies questions qui doivent désormais être posées et auxquelles tous ceux qui sont impliqués dans la tragédie congolaise doivent répondre sans détour : l’ONU, l’Union Européenne et chacun des 27 pays de l’Union, le pouvoir de Kinshasa, le pouvoir de Kigali et de Kampala, les pseudo-rebelles.

1. Démocratie, élections, banyamulenge, ethnies minoritaires… était-ce de  la poudre aux yeux, oui ou non ?

2. A l’est du Congo, sommes-nous en présence d’une catastrophe humanitaire ou pas ?

3. A l’Est du Congo, y a-t-il nettoyage ethnique ou pas ?

4.  Les institutions actuelles du Congo et leurs animateurs sont-ils  représentatifs des aspirations profondes des congolais, oui ou non ?

5. Nkundabatware est-il un bras armé du Rwanda ou pas ?

6. Le régime de Kagame tire-t-il des profits juteux du Congo ou pas ?

7. Le régime de Kagame a-t-il des visées expansionnistes sur le Congo ou pas ?

8. Des multinationales européennes et américaines sont-elles derrière cette tragédie ou pas ? Ont-elles du sang congolais sur les mains ou pas ?

9. Quand certains grands pays européens affirment qu’ils n’ont pas assez de troupes pour intervenir au Congo, est-ce vrai ?

 

 

Cheik FITA

 

Bruxelles, le 10 décembre 2008


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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 12:12


 

  

« Peut-on être véritablement un homme de chair et rester insensible au drame humain qui se déroule à l’Est de la République Démocratique du Congo ? »

Telle pourrait être le sens de la manifestation organisée par Eurac, « réseau européen pour l’Afrique Centrale », ce lundi 08 décembre 2008 entre huit heures trente et neuf heures, au rond-point Schuman, en face des institutions européennes, malgré la température négative sur Bruxelles: - 2°.

Des panneaux avec un message on ne peut plus clair :"Les ministres parlent alors que le Congo saigne....Envoyez une force maintenant pour protéger le Congo"et une saynète caricaturant les séances des ministres, bla-bla...bla-bla...… !

La date et le lieu n’ont pas été choisis au hasard. Au moment où Eurac manifestait, les vingt-sept ministres des affaires étrangères de l’Union européenne se réunissaient avec à l’ordre du jour l’envoi ou non des troupes européennes au Congo.

Face à la demande d’intervention militaire du secrétaire Général de l’ONU, la Belgique s’est positivement positionnée, l’Espagne avance à petits pas… et les vingt-cinq autres, n’ont-ils pas suffisamment préparé leurs opinions publiques respectives ? Font-ils des calculs par rapports aux échéances électorales ? Ou pire ont-ils des enjeux économiques en coulisse  devant lesquels la mort de plusieurs Congolais ne pèse pas lourd ? A deux jours de la célébration du soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, il ne serait pas prudent que l’Union européenne  lance à nos pays en mal de droit de l’Homme, un signal ambigu, si pas négatif.

 

 

Cheik FITA

 

Bruxelles, le 8 décembre 2008


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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 11:17


 

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 Il y a deux ans, alors que toute la communauté internationale soutenait à cors et à cris le processus électoral dans notre pays, nous avions osé publier sur le Net et dans le journal "La Conscience" de Kinshasa cette réflexion totalement à contre-courant de l'action des maîtres du monde.. Au vu de la situation sécuritaire et sociale du pays fruits de ce processus, ces faiseurs de démocratie ne devraient-ils pas relire ce qui suit, avec plus d'humilité ? Le peuple congolais  a-t-il obtenu ce qui lui avait été promis?

Depuis le 24 avril 1990, la RD Congo est en processus démocratique. Et depuis le 30 juin 2003 un autre processus a démarré : le processus électoral.Si les Congolais ne sont souvent que des exécutants dans l'actuel processus électoral, ceux qui en tirent les ficelles sont des étrangers, au nom de deux grandes institutions : l'ONU et l'Union Européenne.

Au terme de ce processus, le Congo récupérera-t-il enfin sa souveraineté ? Les Congolais pourront-ils alors devenir réellement indépendants, s'autodéterminer ? Y a-t-il des signes avant-coureurs prometteurs ? Comment s'assurer que le processus répondra aux attentes du peuple ?

POUR nous permettre d'obtenir une ébauche de réponse, nous pouvons nous livrer à un exercice intéressant : l'établissement d'un parallèle entre le processus électoral du Congo et le Sudoku, ce jeu japonais dont tous les journaux européens reprennent au moins un exercice à chaque édition.

Au Sudoku (*), à l'issue du jeu, toutes les cases vides doivent être complétées. Au terme de notre processus électoral au Congo, les différentes institutions devront être animées par des personnes issues des urnes. Les institutions sont les cases, les animateurs sont les chiffres.

Au Sudoku , comme il ne peut y avoir qu'un seul et unique chiffre par case. Quand on se trompe en cours de jeu, on ne saura jamais arriver à la fin de l'exercice, c'est l'échec.

Qu'en est-il dans notre processus ? Ne pourrons-nous pas considérer notre processus comme réussi que si chaque institution reçoit l'animateur qui répond aux aspirations du peuple ?

Au Sudoku certaines cases sont déjà remplies, dans notre processus, certaines données sont aussi déjà acquises. Nous citerons :

  La vigilance des habitants de la capitale et de principales villes du pays face aux tentatives de manipulation, de tricherie... Et progressivement, il en est de même de tous les Congolais des provinces au fur et à mesure qu'ils sont informés des enjeux, du profil des candidats, des agendas des maîtres-penseurs extérieurs.
  La mobilisation des congolais vivant à l'étranger pour un changement réel
  La prise de conscience que les intérêts des autres pays chez nous, ne sont pas toujours en phase avec les intérêts du congolais.

L'ONU a déployé au Congo un grand contingent militaire qui lui coûte plusieurs centaines de millions de dollars par an. L'Union européenne de son coté, est le plus grand bailleur de fonds de notre processus électoral avec près d'un demi-milliard d'euros mis en jeu.

Avant d'engager autant d'argent, ces deux institutions ont dû prévoir et planifier un certain nombre d'actions, fixé des objectifs précis, en tenant compte des réalités congolaises.

Au stade actuel du processus, et au vu des incidents survenus après la publication des résultats de la présidentielle, deux types de personnes sont en droit de se poser un certain nombre de questions :

  Ceux à qui est destinée cette grande œuvre philanthropique, les Congolais.
  Ceux dont on déleste le porte-feuille, les différents contribuables, surtout européens.

Et ces questions, les voici :

  A ce stade du processus, le résultat escompté est-il conforme aux attentes initiales ?
  Y a-t-il eu des ratés ou pas ?
  Si oui, ces ratés pourront-ils entamer la crédibilité du résultat final ou pas ?
  Durant le processus, n'a-t-on pas escamoté certaines données volontairement ou pas ?
  N'a-t-on pas sous-estimé certaines autres ?
  Le but annoncé par les bailleurs de fonds est-il le but réellement poursuivi ?

Si ces étrangers qui sont impliqués dans le processus démocratique congolais se plient à la rigueur du Sudoku, la fin du processus n'équivaudra-t-elle pas au dénouement de la crise congolaise ?

Si par mégarde, à l'issue du processus, la crise congolaise persistait, n'apparaîtra-t-il pas que ceux qui affirment nous aider à mettre chaque chiffre dans sa case, auront été dans l'erreur, de bonne foi ou pas ?

Au Sudoku, il n'y a pas de place pour la tricherie ni pour l'erreur. On réussit ou on échoue. Dans le processus électoral chez nous, réussite signifiera : adhésion de la population au résultat final, en fonction de nos attentes.

Quelles sont les attentes du souverain primaire : la paix, l'unité du pays, l'indépendance réelle vis-à-vis de l'étranger, le prélude d'un mieux être… Vivre au Congo comme les Européens vivent chez eux en Europe par exemple.

Au Sudoku, une case n'attend qu'un chiffre. Dans le processus électoral congolais actuel, le peuple attend pour chaque institution un profil d'animateur, bien défini.

Le défi que l'ONU et l'Union Européenne doivent relever est simple : le chiffre qu'il faut dans la case qu'il faut, « L'homme qu'il faut, à la place qu'il faut »

Le pourront-ils ? Réussiront-ils à concilier leurs intérêts et les aspirations profondes du peuple congolais ? Si non, qu'est-ce qui sera sacrifié, les intérêts des bailleurs des fonds ou les aspirations du peuple congolais ?

(*) Sudoku (en japonais : sūdoku signifiant chiffre unique) est un puzzle à chiffre. Le but du jeu est de remplir la grille avec des chiffres allant de 1 à 9, en partant de certains chiffres déjà disposés dans la grille. La grille est généralement composée de régions de neuf carrés 3×3 formant une grille 9×9. Chaque ligne, colonne et région ne doit contenir qu'une fois chaque chiffre. ...

Bruxelles, le 2 septembre 2006
Cheik FITA

 

 


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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 16:01

 

A l’occasion du mémorial des Martyrs de l’Indépendance du Congo, Le Groupe Epiphanie vous invite à une célébration eucharistique le dimanche 04 janvier 2009 qui coïncide avec son premier anniversaire (fête Epiphanie). Pendant la célébration, une réflexion-témoignage sur le sens du martyre à l’Est de la République Démocratique du Congo (probablement par une dame) tiendra place du sermon.

Lieu    : Eglise Saint Joseph d’Anderlecht (Place de la Roue)

Heure : 15 H 30’

Dans l’attente de nous retrouver ensemble à la célébration, nous vous prions de croire, Frères et Sœurs, en l’expression de nos profonds sentiments en Notre Seigneur !

                                                                          

Pour le Groupe Epiphanie,

                                                                                    Gilbert YAMBA ( 00 32 479.414.942 )

                                                                    Et Alphonse KANYINDA ( 00 32 472.214.102 )

Accès : Metro 1B Erasme, descendre à la station Bizet ou à la station La Roue ; ou prendre les bus de Ljin  141 ; 142 ; 170 ou 171 à partir de la gare de Midi, descendre à Bizet.

NB : 

Dans le cadre de la fraternité pour la nouvelle année 2009 ,  si c’est possible, nous vous prions de bien vouloir apporter tout ce que vous pourriez avoir (jus, arachides, ships, etc …), afin de partager un petit moment de convivialité après la cérémonie.

 

=Aux prêtres, nous prions de se munir d'une aube et d'une étole blanche;

 

 

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 12:20

 

 

 

 

Séance sans langue de bois ni fioritures que celle qui a eu lieu ce mercredi 26 novembre 2008 de 17h45 à 19h 55 dans la salle de la rotonde au sénat belge. D’un côté une délégation du CD&V parti du Premier Ministre belge, de l’autre, des représentants d’un certain nombre d’associations congolaises d’Europe. À l’ordre du jour, la guerre à l’Est de la RD Congo : ses dégâts, ses causes visibles et invisibles, ses acteurs, ses commanditaires… Comment en sortir.

 

Cette rencontre s’inscrivait dans la suite d’autres : la première, entre la communauté congolaise de Belgique et le CD&V Initiée par madame Emé Biwaka, puis la visite à Matonge du député bruxellois CD&V Walter Vandenbossche initiée par madame Julie Ngbo-Ngbo, et enfin différents contacts entre la sénatrice Sabine de Bethune et des associations des congolais de Belgique.

La modération de la séance était assurée par le député Walter Vandenbossche. Dans la salle, une collaboratrice de la ministre bruxelloise Brigitte Grouwels.

D’entrée de jeu, l’oratrice du jour, la sénatrice belge Sabine de Bethune plante le décor : « La reprise des conflits à l’Est de la RD Congo est inadmissible et dramatique. Il n’y a pas de justifications valables pour que le conflit armé soit relancé à l’Est du Congo, au risque de se régionaliser. Le problème inquiète. »

Que devrait faire la Belgique ? Elle renchérit…

La position de la Belgique est conditionnée par différents accords multilatéraux et conventions, son appartenance à l’Union européenne, la logique des Nations Unies. Ainsi, pour une intervention militaire, la Belgique doit nécessairement obtenir au préalable un mandat européen. Pour l’aide humanitaire, c’est moins compliqué.

En tant que membre non permanent du conseil de sécurité, la Belgique pèse de tout son poids pour la redéfinition du mandat de la MONUC et a été pour beaucoup dans l’adoption d’une résolution pour l’augmentation du nombre des casques bleus supplémentaires: 3.000 unités supplémentaires. 

La Belgique est pour une traçabilité efficace des minerais extraits du Congo et dont la vente finance la guerre.

Il serait également urgent de contrôler le vol des avions sur tous les petits aéroports, parfois anarchiques, le long de la frontière Est du Congo.

Quand à la famine qui menace les populations des zones en guerre, il apparaît que les combats ont débuté avant la période de semence. Autrement dit, il n’y aura pas de récoltes et les populations sont ainsi menacées de grandes famines. Il y a extrême urgence, même pour une intervention militaire. Mais là, un gros obstacle : le veto de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne. Pourtant, il y a risque d’extermination des populations locales.

Si la Belgique est bloquée par les résolutions de la commission Rwanda, cela n’est pas surmontable et les données ont changé depuis.

Après ce bref aperçu, la parole est donnée aux délégués des associations congolaises : Lisanga ya Bana Congo d’Allemagne, Bakolo Congo de Londres , MRJC, MLC, La voix des faibles, Firefec.

Le modérateur demandera à ceux-ci d’être aussi brefs que possible afin de mieux gérer le temps dont on disposait. Cinq minutes au maximum par personne. Pourquoi pas trois comme il est de coutume dans les séances parlementaires.

Une promesse : l’ensemble des échanges sera présenté à la réunion du bureau politique du parti, le lundi 1er décembre.

 

La litanie des griefs des congolais est fort dense et dite d’un ton ferme, parfois très engagé.

Pourquoi n’arrête-t-on pas Nkundabatware ? ( Une remarque est faite : pas « Nkunda » comme certains médias abrègent le nom !)

Nkundabatware ne devrait-il pas subir le sort de Milosevic ?

Y a-t-il déjà un dossier en instruction contre lui ?

Qui le protège ?

Monsieur Kabila lui-même, ne fait-il pas partie du problème ? Sa capacité éventuelle de gérer un aussi grand pays, son mutisme. Est-il préoccupé ? N’est-il pas en complicité avec Nkundabatware et Kagame ?

De la Monuc : Que pourront les 3.000 nouveaux éléments, que n’ont pu faire les 17.000 précédents ?

A-t-on prêté attention à l’avis de la population sur la Monuc ?

Les rwandais chez nous, qui les a invité ?

Louis Michel peut-il se dédouaner de certaines failles de son engagement lors du processus électoral chez nous? (p.e. une constitution « fabriquée » à Liège et parachutée au Congo.)

Où sont les bataillons formés par la Belgique sous le ministre de la défense André Flahaut ?

Entre l’humanitaire et la sécurité, de quoi les Congolais ont-ils le plus besoin ?

Du pillage de nos ressources : Le Rwanda a-t-il une industrie de transformation du coltan ? Ce minerai n’est-il pas destiné aux multinationales ?

Quelles sont ces multinationales ? quels sont leurs relais ?

Face à une action militaire musclée, les veto de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne ne sont-ils pas liés à leurs implications au niveau des multinationales qui traitent nos minerais ?

Disposant de services de renseignements très pointus, la Belgique officielle peut-elle affirmer qu’elle ignore tout de ce qui se trame à l’Est de la RD Congo ? n’y a-t-il pas des hommes d’affaires belges et des politiciens belges impliqués dans ce drame ?

Pourquoi une telle frilosité ?

N’y a-t-il pas une conspiration internationale contre le Congo ?

Comment peut-on justifier ce mutisme international face à une véritable tragédie avec plus de six millions de morts ! De loin plus que le génocide rwandais pour lequel l’Europe s’est coupé en quatre, rampant presque !

Pour le coltan, doit-on exterminer les populations qui vivent sur ces terres ou les protéger ?

Ne payons-nous pas les insuffisances du processus électoral qui a fait l’impasse sur le recensement et les élections locales ? Comment peut-on gérer un pays sans données chiffrées fiables ?

Les médias belges ne devraient-ils pas faire un effort de donner aussi la parole aux congolais de Belgique, au lieu de modeler l’opinion publique avec l’avis de gens qui parlent en notre nom, sans mandat, et parfois sans maîtrise ?

Dans ses réponses, la sénatrice Sabine de Bethune n’a pas non plus mis les gants.

La situation à l’Est du Congo est scandaleuse. Il y a des actions, mais on pourrait agir mieux.

1. A propos du silence

La Belgique n’est pas silencieuse. Au niveau de la chambre, sur le dossier Congo, il y a des résolutions, des questions, des interpellations et parfois même des incidents.

2. Quant à l’option militaire

Et concernant surtout les bataillons formés par la Belgique, cette opération a déjà été arrêtée et il n’y a pas eu d’évaluation. La Belgique seule ne peut entreprendre une mission militaire sans mandat européen.

Au passage, il convient de noter que durant huit ans, le CD&V était dans l’opposition. Les décisions ayant été prises par la majorité d’alors.

Il importe sur ce point d’épingler le pouvoir de Kinshasa quant à la gouvernance. C’est à lui qu’appartiennent les militaires sensés assurer la sécurité du pays.

3. La Monuc

Elle fait aussi partie des problèmes. L’option militaire étant l’ultime recours, comment peut-on évaluer le travail de la Monuc ? Certains militaires de la Monuc auteurs d’exactions ont-ils été jugés ?

4. Conflit économique

Les matières premières congolaises sont la vraie cause de cette guerre : minerais, bois. Il est important qu’on arrive vite à situer les mines, le parcours du transport, et la destination finale.

5. Facteurs ethniques

Les médias anglo-saxons ne rapportent peut-être pas suffisamment la vision réelle de la situation.

6. Sanctions

Certains pays qui ne contribuent pas suffisamment à l’avènement de la paix dans la région devraient être sanctionnés au niveau de l’aide au développement.

7. Politique congolaise

Les politiciens congolais devraient mieux s ‘assumer. Tant ceux du pouvoir que ceux de l’opposition.

Peu avant dix-neuf heures, les deux groupes se séparent, avec l’espoir que le CD&V booste suffisamment le dossier Congo pour que dans la foulée, le gouvernement belge assume les effets collatéraux d’un héritage difficile à zapper : avoir colonisé le Congo.

 

Bruxelles, le 27 novembre 2008

Cheik FITA

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 18:06

  PHOTOS : DUNIA SENDWE

 

Entre 12h30 et 13h30 ce mardi 25 novembre 2008, Amnesty International a organisé une manifestation contre la situation à l'Est de la RD Congo.

C'était à la place de la Monnaie à Bruxelles. Près de deux cents personnes ont répondu à l'appel, avec un parapluie, comme symbole du besoin de protection des populations du Kivu Tant dans les différents messages que dans les tracts distribués sur place, le message est resté le même : désapprobation, dénonciation.

Pour Amnesty International :"La situation dans l'Est de la République Démocratique du Congo risque de tourner à la catastrophe humanitaire..."

Le tract de INTAL, "International Action for liberation" va plus loin :

"Laurent Nkunda et le gouvernement rwandais sont apparus très clairement ces dernières semaines. il ne s'agit pas d'assurer la sécurité des Banyamulenge, ni celle des frontières du Rwanda..." Plus loin, "Nous demandons au gouvernement belge et à l'union Européenne... d'arrêter laurent Nkunda et son acolyte Ntaganda dit le "terminator", un criminel de guerre recherché par le TPI..."

Les femmes congolaises de Firefec elles, disent : "Il ne faut pas s'attaquer aux conséquences, il faut combattre le mal à la racine qu'est la guerre..."

De plus en plus, le front anti-guerre s'élargit. Les images inqualifiables de la souffrance des nos compatriotes jetés sur les routes laissent de moins en moins indifférents les occidentaux.

A cette mobilisation de la société civile, il recquiert un engagement plus musclé des gouvernements occidentaux. jsque là, c'est encore très timide. Jusque quand?

Cheik FITA

Bruxelles, le 25 novembre 2008

 

 PHOTOS Cheik FITA

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 20:27

Sous le Haut Patronage de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO)

Avec le soutien de Mgr Laurent MONSENGWO PASINYA, Archevêque de Kinshasa

"Le Congo n’est pas à vendre"

 

(Message CENCO, 10 juillet 2008) "Il est temps de nous réveiller" (Rm 13, 11b)

 

Appel aux chrétiens congolais

 

 

 

Chers Compatriotes

Objectifs ciblés des Assises Chrétiennes de Kinshasa (non limitatifs)

Traduire en actes les déclarations de la CENCO concernant la situation désastreuse actuelle de la RDC ;

Promouvoir une dynamique de changement par la sensibilisation des différentes couches de la population et par l’éveil de la conscience politique des rdcongolais ;

Préparer les laïcs chrétiens aux échéances à venir par leur implication active dans la vie politique.

 

Les Evêques congolais ne font pas la politique, mais depuis deux décennies ils ne cessent d’interpeller le peuple, particulièrement l’intelligentsia congolaise, au sujet de la situation désastreuse de notre pays , la RD Congo.

 

Cette fois-ci, ils s’engagent à soutenir ouvertement une initiative du Laïcat chrétien congolais qui répond au vœu qu’ils ont toujours exprimé.

 

Rappelons certaines situations régulièrement stigmatisées dans leurs messages :

 

la misère insoutenable du peuple ;

l’absence d’un leadership visionnaire en RDC ;

la médiocrité de la classe politique congolaise ;

l’amateurisme et l’incompétence de certains responsables politiques congolais qui assument les charges importantes au sein des Institutions politiques congolaises ;

la mauvaise gouvernance ;

la corruption endémique faisant de la RDC un de cinq pays les plus corrompus au monde ;

le pillage des ressources naturelles de la RDC ;

la violence et l’insécurité ;

les violations des droits humains ;

la paix et la réconciliation ;

etc…

 

Tous ces thèmes restent d’actualité

et seront abordés au cours du Forum des chrétiens de Kinshasa.

 

2. Programme du Forum

 

Le programme provisoire est joint en annexe et sera modulé en fonction de nombreux paramètres.

 

3. Appel aux Conférenciers, Orateurs et Intervenants

 

A l’heure actuelle, nous avons enregistré plusieurs intervenants et Conférenciers. En outre, nous accueillerons des « Invités surprises » qui sont des Personnalités de stature internationale dont certains ont déjà donné leur accord de principe.

 

L’opportunité est donnée aux Personnalités congolaises, qui veulent se faire connaître au peuple, de s’inscrire comme orateurs en choisissant l’un des thèmes inscrits au programme du Forum. Nous ciblons particulièrement les jeunes Intellectuels : Professeurs, Avocats, Médecins, Ingénieurs, Docteurs ès…

 

pour la suite; visitez le site du FORUM NATIONAL DES CHRETIENS CONGOLAIS FEVRIER 2009

en cliquant sur le lien suivant : http://fncc2009.over-blog.com/ 

 

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 13:01

 

 
















La Ljustice belge a-t-elle été piégée ? L’information qui nous a été livrée au hasard d’une rencontre au Palais de Justice de Bruxelles ce jeudi 13 novembre 2008, par Me Adar Binzunga, avocat au Barreau de Bruxelles, pourrait susciter beaucoup d’interrogations, et pour cause ? Depuis 2007, huit compatriotes ont été condamnés par défaut pour des peines allant de dix mois à un an de prison, ainsi que de lourdes amendes en milliers d’euros. Les faits dont ils sont accusés remontent à juin 2005. Qui sont ces compatriotes ? Que s’était-il passé à l’époque ?

 

Juin 2005, sous le régime 1+4, la transition touche à son terme. Le pouvoir en place qui aurait dû organiser des élections ne l’a pas fait dans les délais, soit avant le 30 juin 2005.

Tant au pays qu’à l’extérieur les Congolais voudraient que le « 1+4 » disparaisse. À Bruxelles où la mobilisation est forte, des manifestations de protestation sont organisées régulièrement.

En date du 20 juin 2005, quelques associations de Congolais de Belgique décident d’organiser une marche de protestation de la Porte de Namur à l’Ambassade de la RD Congo.

À quelques dizaines de mètres de l’Ambassade, la manifestation se terminera en queue de poisson suite au lancement d’une bombe lacrymogène vers les manifestants, par un policier belge. Débandade, panique, énervement, casse, coups de matraque, arrestations…

(Voir notre article écrit à cette époque en cliquant sur le lien : http://www.congolite.com/arch24.htm .)

 

A la suite de cette manifestation, des Congolais risquent aujourd'hui la prison,à la suite d'un jugement prononcé à leur insu. 

 

Voici ce qui est dit dans le prononcé de condamnation :

 

« Prévenus de ou d’avoir :

« dans l’arrondissement de Bruxelles

« pour avoir exécuté les infractions ou coopéré directement à leur exécution,

«  pour avoir par, par un fait quelconque, prêté pour leur exécution, une aide telle que sans leur assistance, les crimes ou les délits n’eussent pu être commis,

« pour avoir, par des dons, promesses, menaces, abus d’autorité ou de pouvoir, machination ou artifices coupables, directement provoqué à ces crimes ou à ces délits ; »

 

Et les condamnés sont :

MAYOLA José, né en 1977, dix mois de prison

KANDA MUJINGA Nicoletta née en 1984, un an de prison

TOMBOLO KALOMBO Francis, né en 1973, dix mois de prison

BAYAKALINDA andré né en 1975, un an de prison

BASSANGA EKUMBAKI Alain né en 1980, acquitté

KASONGO Amisi né en 1986, acquitté

KOKO MBUNGA Paul, né en 1971, dix mois de prison

IFEFO Bombi II, né en 1975, dix mois de prison

KADIMA Lukusa Théophile, né en 1970, huit mois de prison

NZUNDU MALIEME Marcel né en 1964 , un an de prison

 

Au hasard d’un changement d’adresse, l’un d’eux apprendra de la police de sa nouvelle commune qu’il avait une condamnation. Il avait ainsi pu faire opposition.

Un autre s’était même retrouvé en prison durant une journée. Il purge actuellement sa peine dehors, avec un bracelet électronique

Un autre encore avait passé un mois en prison

Un quatrième paie actuellement aux assurances une somme colossale de près de 5.000 euros. Hier, une autre facture de près de deux mille euros lui est tombée sur la tête.

Qu’est-il arrivé à d’autres que nous n’avons pu contacter ?

 

La partie civile, auteur de la plainte était composée :

De l’officier de Police W. D.

Et de deux sociétés belges d’assurance.

De ces dix condamnés, personne n’avait comparu.

Et curieusement, pour ce qui est des peines en argent, là les factures retrouvent soudainement l’adresse de nos compatriotes !

C’est là qu’un certain nombre de questions se posent :

Les prévenus avaient-ils reçu oui ou non une convocation ?

Si non, pourquoi ne s’étaient-elles pas présentés ?

Si oui, la partie civile a-t-elle des preuves ?

L’officier de police W. D. avait-il rédigé son rapport en tenant compte de tous les paramètres et notamment politiques ?

Les avocats des assureurs avaient-ils joué franc jeu en s’assurant que les prévenus n’étaient pas des « fantômes », ou tout au moins en trouvant anormal qu’autant de gens soient tous absents du début à la fin du dossier ?

Durant l’instruction, la justice avait-elle pris le soin de s’assurer du déroulement des faits qui avaient conduit aux actes incriminés ?

Pourra-t-on retrouver dans le dossier le nom de l’agent de police qui avait lancé la bombe lacrymogène, point de départ du dérapage ?

La police belge étant très organisée, pourrait-on connaître le nom du supérieur qui avait donné l’ordre de lancer la bombe lacrymogène ? Et pour quelles raisons ? Et l'agent et son supérieur, avaient-ils comparu?

Si l’agent de police avait agi à sa propre initiative, y a-t-il eu des sanctions contre lui, ne serait-ce qu’au niveau du service ?

 

Nous lançons un avis de recherche. Que tous ceux qui connaissent ces infortunés compatriotes leur demandent d’entrer d’urgence en contact avec l’avocat en charge du dossier, Me Adar BINZUNGA dont voici les coordonnées : Tél. 00 32 484 74 67 30 – 00 32 479 59 12 29 .

 

E-mail : abinzunga@yahoo.fr

Il est important que ces compatriotes aient droit à une justice équitable et surtout qu’ils ne paient pas pour une cause commune. Pour l’histoire, cette marche avait beaucoup contribué à limiter les effets pervers des élections qui avaient eu lieu dans notre pays et dont le scénario avait été tracé à l’extérieur.

Nous lançons également un appel à toute la communauté congolaise de l’étranger pour une collecte de fonds afin de prendre totalement en charge tout le poids financier de cette affaire.

 

Cheik FITA

 

Bruxelles, le 14 novembre 2008

PHOTOS DE LA MANIF DU 20 JUIN 2005

Devant l'ambassade de la RD Congo, quelques minutes avant le lancement de la bombe lacrymogène
 

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 21:09

 

 

Ce mercredi 12 novembre 2008 de 13 heures à 16 heures 45, les Congolaises et Congolais de Belgique ont battu le pavé pour dénoncer le drame qui se déroule à l’Est de notre pays.

«  Je suis venu de Paris avec ma femme pour exprimer mon ras-le-bol contre l’occupation et l’envahissement de notre pays. Les médias occidentaux nous rabattent les oreilles en parlant de rébellion. Ce n’est pas une rébellion, ce Nkunda-là est un rwandais qui reçoit les ordres de Kigali. »

Tels sont les propos d’un compatriote qui résument l’état d’âme des plus de deux cents congolais qui ont répondu à l’appel d’un certain nombre d’association de Belgique afin de marcher contre la guerre, l’invasion, les meurtres les viols et autres violations de droit de l’homme à l’Est de la RD Congo. Parmi les manifestants, il y avait des compatriotes venus aussi de Hollande, d’Allemagne et de Grande-Bretagne.

Dès treize heures, les manifestants ont commencé à se rassembler à la Porte de Namur. La plupart, surtout les femmes, étaient de noire vêtues, en communion avec les millions de compatriotes qui sont endeuillés et obligés de fuir leurs villages à cause de la bêtise humaine et de l’obsession hégémonique du Rwanda.

La marche commence sur la chaussée de Wavre en face de la galerie d’Ixelles pour prendre la petite ceinture, direction, ambassade des Etats-Unis. Là, un mémo est remis par les organisateurs alors que les manifestants crient leur ras-le-bol, s’agrippant même aux grilles de l’Ambassade.

Prévue pour passer dans des ruelles cachées, la marche forcera de temps en temps la ligne des policiers, venues en très grand nombre, près de deux cents en uniformes.

Sur certaines grandes artères comme Beliard ou Art-Loi, les manifestants gêneront la circulation durant longtemps, s’asseyant parfois sur le macadam avec comme prime, les klaxons des véhicules pris en tenaille.

Après avoir fait escale devant les ambassades d’Allemagne et de grande Bretagne, les manifestants se dirigeront vers le Rond-point Schuman, devant les bâtiments de l’Union Européenne. Un mémo sera également remis. Des centaines de fonctionnaires européens resteront le nez contre les vitres de leurs bureaux pour voir ce qui se passait.

Tant les banderoles, les écriteaux que les chants dénonçaient régulièrement : Kabila, Nkundabatware, et Kagame. Louis Michel n’était pas oublié.

Vers 16 heures trente, la manifestation arrive devant la rue Marie de Bourgogne où se trouve l’ambassade de la RD Congo. Surprise, un véhicule anti-émeute attend les manifestants, projecteurs allumés, et caméras prêtes à photographier et filmer d’éventuels surexcités. Entre la police et les manifestants une barrière métallique avec barbelés : infranchissable.

Après un bref message des organisateurs prononcé par Henri Muke, les manifestants se disperseront, sous l’œil vigilant de la  police : il fallait traverser la ligne policière en petits groupes, sans matériel de manif. La police craignait sans doute que la manifestation puisse reprendre ailleurs, à l’insu des services d’ordre.

De l’avis de la plupart des manifestants, c’était une bonne chose que les Congolais se mettent dans la rue, fassent comprendre à l’opinion internationale que ce qui se passe à l’Est de notre pays est une véritable manigance  orchestrée par des étrangers et des non congolais, avec l’appui de quelques brebis égarées.

Il sied de signaler aussi que la réussite de cette manifestation est due aussi à l’appel à l’unité de tous les Congolais face au danger commun qui nous menace tous. Les petites divergences et autres luttes de leadership ont été mis de côté, malgré quelques incident du genre chasse aux sorcières.

 

 

Cheik FITA

Bruxelles, le 12 novembre 2008

 

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 19:41
En marge des manifestations que les Congolais organisent à Bruxelles, nous avons souvent l'occasion de sonder les motivations profondes qui poussent les uns et des autres à descendre ainsi dans la rue, abandonnant momentanement les différentes obligations quotidiennes.

Un cas, Ilunga Kabeya, 27 ans,  jeune militant de l'UDPS

"Ici en Europe, à 18 ans, on termine ses études secondaires. On peut entrer dans le monde du travail ou continuer ses études à l'Université.
A 22 ou 23 ans on peut terminer ses études universitaires, trouver un emploi, fonder un foyer et faire sa vie.
Et en RD Congo notre pays?
Tout est problématique. Même à quarante ans, on est toujours sans avenir. Quel est alors notre sort à nous qui sommes jeunes?
Pendant ce temps, ceux qui sont au pouvoir volent, pillent et laissent tout le monde dans la misère. La presse est muselée, et personne ne peut manfester sans risquer la vie.
C'est pourquoi ici en Europe, nous devons organiser beaucoup de manifestations pour dénoncer cela. Même si nous devons risquer notre vie. Car ces gens là, envoyent des hiboux même ici pour nous menacer.
Et Le batiment de l'Union européenne, l'endroit où je me fais photographier est  le siège de beaucoup de gens qui soutiennent ceux qui font souffrir notre peuple" 

PROPOS RECUEILLIS PAR CDB, l'info en ligne des Congolais de Belgique


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ANNONCES...MESSAGES

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

(Cliquez sur la Couverture pour l'agrandir

et lire le résumé)

couverture démocratie assassinée

Moins Homme dite la guerre de Kolwezi. Théâtre

DISPONIBLES

.Chez Hermene Kaba, galerie entrée d'Ixelles, quartier Matonge, chaussée de Wavre

. Centre culturel Africaine Flamande, Kuumba, 35 rue de l'église, Matonge, Ixelles

Liens de sites recommandés

 http://www.antennemondesocietecivile-rdcongo.com/

 http://aprodec.blog4ever.com/

http://www.congoindependant.com

http://www.cheikfitanews.net/ 

http://www.congonetradio.com/

 http://banamikili.skyrock.com/

 

antennemondesocietecivile-rdcongo.com​

RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

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à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

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