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kabila oyebela

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Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

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Texte Libre

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 09:19


Il y a deux ans, le Congo notre pays était en plein processus électoral. Des pays étrangers et différentes institutions internationales s'étaient ligué pour imposer au Congo "leur vision".
Nos écrits avaient été taxés de tous les noms. C'est à peine si l'on en tenait compte.
Aujourd'hui, deux ans après, il est intéressant que nos pourfendeurs relisent nos écrits d'alors.
Ci-dessous, cette lettre adressée au Secrétaire Général de l'ONU d'alors.

Cheik FITA 

 


Lettre ouverte à Monsieur KOFI ANNAN

Concerne : votre message au Peuple Congolais

Cheik FITA

« Seule la vérité libère »

« Ce n'est pas en nous voilant les yeux que la montagne qui est
devant nous disparaît.»

Monsieur le Secrétaire Général,
Le 18 Septembre 1961, un de vos prédécesseurs, Monsieur Dag
Hammarskjöld mourut dans un accident d'avion alors qu'il effectuait
une mission de paix pour le Congo notre pays.
En décidant d'effectuer une mission analogue, ce souvenir vous est
sûrement revenu à l'esprit.
En tant que numéro un de la plus grande institution du monde, le
souhait de tout congolais en ce moment, est que votre mission aille à
son terme et dans de bonnes conditions.
Moins qu'une mort physique, c'est plutôt une mort politique qui nous
inquiète. C'est-à-dire l'incapacité éventuelle de ramener enfin
l'Etat de droit, la paix et la concorde en RD Congo.
Et pour éviter cette « mort », ne sied-il pas que le message que vous
adresserez au Peuple congolais soit un message de vérité et d'espoir.
En sera-t-il ainsi ?

« On ne peut tromper tout un peuple tout le temps ».

DU PEUPLE CONGOLAIS
Le Peuple congolais a vécu toutes sortes de souffrances et
d'humiliations, de trahison. Il a assisté ébahi à un pillage sans
pareil des richesses naturelles que ses ancêtres lui ont léguées. Il
a longtemps été dirigé par des personnes qu'il ne s'est jamais
choisies. Même les textes qui doivent régir son avenir, ne sont-ils
pas toujours imposés de l'extérieur ? L'heure de vérité, de toute la
vérité, n'a-t-elle pas enfin sonné ?

Le Peuple congolais aujourd'hui et auquel vous vous adresserez c'est :
Près de 60.000.000 d'âmes.

- une grande partie vivant dans le dénuement le plus total
- des personnes du troisième âge à l'abandon
- des femmes qui ploient sous les travaux de toutes sortes afin
d'assurer la survie de la famille
- des fonctionnaires impayés
- des enseignants indigents
- des militaires négligés et sous-payés
- des étudiants qui n'ont jamais su qu'ils pouvaient avoir une
bourse de leur Etat
- une jeunesse aux abois
- une enfance qui n'a d'issue que la rue

FRACTURE POLITIQUE
Le peuple congolais aujourd'hui, comment se présente-t-il
politiquement ?

1. LE POUVOIR EN PLACE

À la tête de ce pays aux dimensions d'un continent, une clique
d'individus, quelques centaines et des milliers de courtisans, qui
s'accaparent de tout, qui ont mis en coupe réglée tout le pays, avec
comme projet politique, le pouvoir pour le pouvoir, s'y cramponner
pour des profits personnels.

2. L'OPPOSITION

La vraie opposition muselée, martyrisée, victime d'exclusion.

3. LA SOCIETE CIVILE AU PAYS

Ayant durant longtemps pallié à l'absence de l'Etat, la société
civile est plus que jamais déterminée à promouvoir une nouvelle
classe de dirigeants.

4. LES ASSOCIATIONS ET GROUPES DE PRESSION DES CONGOLAIS VIVANT
A L'ETRANGER
Ils ont compris que les parrains des maux du Congo sont en Europe et
en Amérique. Bien de complots contre notre pays s'élaborent à
l'extérieur. Or, l'opinion publique des pays occidentaux est
désormais à leur portée. Il leur est désormais possible de couper le
cordon ombilical du mal. « Quand on tousse à Bruxelles, il y a
tremblement de terre à Kinshasa ».

VEILLEE D'ARMES
Aujourd'hui le peuple congolais est à la veille des élections
générales. Le laissera-t-on libre de choisir, de s'autodéterminer,
comme c'est le cas pour tous les peuples du monde, ou sommes-nous à
la veille d'un nième hold-up contre la souveraineté du Peuple ?
Vous avez un grand défi à relever. Et le plus urgent est celui de
l'interprétation et de l'application du calendrier électoral publié
dernièrement par la CEI, commission électorale indépendante. Les
conséquences et les non-dits de ce calendrier sont multiples.

I. RAPPEL
A. LA PLACE DU PEUPLE
En 1996, quand les services secrets de certains pays ont eu la
certitude que Mobutu allait bientôt être emporté par la maladie, de
l'extérieur, un plan avait été mis en place pour le Congo. Au lieu de
soutenir le processus démocratique qui était presque à terme,
certains pays ont cru bon d'imposer au Congo un pouvoir venant de
l'extérieur.
En 1997 quand le nouveau maître de Kinshasa s'est frotté aux réalités
de la praxis politique, la nécessité d'un consensus national s'est
progressivement imposée comme incontournable. Malheureusement, les
membres de l'alliance qui s'été accaparé du pouvoir, avaient des
agendas différents. L'alliance a volé en éclat.
En 1998, une nouvelle tentative d'imposition d'un pouvoir venant de
l'extérieur s'est mise en marche. Faute de l'appui du peuple, cette
tentative a échoué.
Vint l'élimination de Laurent Désiré KABILA, toujours commanditée de
l'extérieur. Obtenir par des manœuvres politiques ce qu'on n'avait pu
obtenir par le canon : confisquer au peuple congolais sa souveraineté.
S'en sont suivis des arrangements auxquels le peuple n'a pas été
associé.
Aujourd'hui, dix ans après, ce schéma de l'extérieur n'a-t-il pas
montré ses limites ? N'est-il pas un gâchis ? Des millions de morts
et des déplacés, une pauvreté accrue, le désespoir dans la
population...
Conscients qu'en ce troisième millénaire, il n'était pas pensable de
maintenir indéfiniment un pouvoir dépourvu de légitimité, qu'avaient
fait les ex-belligérants pour appâter le Peuple ? Dans leurs propres
accords, ils avaient prévu de mettre un terme à leur pouvoir post-
négociations par les élections.

LE RENDEZ-VOUS MANQUE DU 30 JUIN 2005
Dans l'entendement du peuple, le 30 juin 2005 ne devait-il pas
marquer la fin de la transition du « 1+4 ».? Y avait-il eu manœuvres
politiques ou pas dans la prolongation de la transition ? Le peuple
souverain avait-il été mis devant le fait accompli ou pas ? Car, il y
eut quand même du sang versé. Fortuitement ?
Si la prolongation a pu quand même être tolérée, n'étai-ce pas pour
une seule et unique chose : l'organisation des élections ?
Si une bonne partie du peuple souverain s'est rendu aux urnes pour
le référendum constitutionnel, n'était-ce pas pour exprimer sa
volonté de l'avènement d'institutions et animateurs issus des urnes ?
Autrement dit, le 30 juin 2006 ne devrait-il pas être la date de la
disparition définitive du « 1+4 » ?
Existe-t-il un texte juridique qui permette la survivance après le
30 juin 2006 de lambeaux aussi petits soient-ils, du « 1+4 » ?
Après le 30 juin 2006, n'y aura-t-il plus qu'une seule constitution :
la nouvelle ? Et les manettes de cette constitution pourraient-
elles être manipulées par des mains autres que celles d'un
PRESIDENT ELU ?

Le 1er juillet 2006, s'il n'y a pas un président élu, le Congo se
retrouvera-t-il dans un vide juridique oui ou non ?

II. DU CONTENU DU CALENDRIER ELECTORAL PUBLIE PAR LA CEI

La CEI, commission électorale indépendante a publié un calendrier
électoral. Est-il complet ? Est-il conforme aux dispositions
constitutionnelles ? Ce calendrier est-il conforme aux différentes
lois régissant le processus électoral ? N'est-il pas bancal ?
Examinons cela ensemble.

a) La CEI annonce l'organisation des élections présidentielle et
législatives en omettant de signaler la date des élections locales,
municipales, urbaines et provinciales.
b) La CEI signale la date de dépôt des candidatures pour les
élections provinciales sans mentionner la date d'organisation de ce
scrutin.
c) La CEI ne signale pas la date de publication des résultats
des élections législatives.
d) La CEI ne signale pas la date d'entrée en fonction des
institutions et animateurs issus des urnes.
e) Pour sa dissolution définitive, la CEI ne signale pas la date
du dépôt de son rapport devant le nouveau parlement élu.
f) Au delà du 30 juin 2006, la CEI programme un certain nombres
d'activités :

- la publication des résultats provisoires du premier tour de
l'élection présidentielle
- la résolution du contentieux à la cour suprême
- la proclamation des résultats définitifs du 1er tour de
l'élection présidentielle.
- La proclamation des résultats provisoires des élections
législatives
À ce moment-là, la CEI aura-t-elle toujours qualité pour cela ?

g) La CEI prévoit de commencer les élections par les
présidentielles alors que la logique la plus élémentaire conseille de
commencer par les locales, à la base. Innocemment ?

EQUATIONS
De ce qui précède, plusieurs équations se posent. Dans votre message
au peuple congolais, il vous reviendra d'y apporter des réponses
claires et précises, sans ambiguïté. Le pourrez-vous ?

1) FETE DU 30 JUIN
Le 30 juin 2006 doit être une journée de fête pour tous les
congolais. Et cette fête doit être présidée par un président élu,
avec à ses cotés les nouveaux parlementaires. En sera-t-il ainsi ?

2) LA CEI :
- Pourra-t-elle ne s'en tenir qu'à l'esprit et à la lettre de
différents textes qui la régissent ?
- Pourra-t-elle s'émanciper du diktat du pouvoir en place ainsi
que de certains opérateurs politiques étrangers ?

3) DU NECESSAIRE CONSENSUS
Si d'aventure comme il appert désormais, des opérations électorales
devront avoir lieu au delà du 30 juin, un large consensus de
différentes forces politiques et sociales n'est-il pas nécessaire ?

4) VIDE JURIDIQUE OU SAUT DANS L'INCONNU ?
Prolongation d'une seconde ou de six mois. S'il faut déborder au delà
du 30 juin 2006 pour une ou deux opérations à la va-vite au risque de
susciter la colère de la population, de créer une cassure de la
société congolaise, pourquoi ne pas planifier convenablement une
rallonge de trois à six mois avec le consentement de tous, et réussir
l'atterrissage du processus électoral ?

5) JUSQU'AUBOUTISME DU POUVOIR EN PLACE
Le pouvoir en place pourra-t-il s'abstenir de toute manœuvre
tendant à usurper au peuple son pouvoir?

6) DEPUTES ET SENATEURS
Les députés et sénateurs pourront-ils décliner la convocation d'une
éventuelle session ordinaire d'avril, celle-ci coïncidant avec les
différentes campagnes électorales. Car, devant s'inscrire, pour les
prochaines échéances électorales et prouver ainsi que malgré leur
mandat sui generis, ils ont travaillé dans l'intérêt du peuple ?

7) La MONUC
Pourra-t-elle sécuriser d'avantage les zones fragiles de l'Est afin
que les élections aient lieu dans la quiétude. Après autant d'années
de présence au Congo, et des milliards dépensés pour elle ?

8) ENFIN VOUS-MEME, MONSIEUR LE SECRETAIRE GENERAL,
- Pourrez-vous obtenir de différents hommes politiques du Congo
un engagement à respecter les accords librement signés entre eux, et
surtout à s'incliner devant la volonté souveraine du peuple, telle
qu'elle s'exprimera à travers les urnes.
- Pratiquerez-vous la langue de bois ? Serez-vous contraint à
des discours diplomatiques afin d'éviter de frustrer certaines
susceptibilités ? serez-vous tenté d'hypothéquer l'avenir de
60.000.000 de congolais par crainte de l'humeur de quelques
personnes, ou à cause des ambitions démesurées d'autres ?

9) DE L'ENVOI PAR L'UNION EUROPENNE D'UNITES DE SECURISATION DU
PROCESSUS ELECTORAL.
S'il est important de sécuriser militairement le processus électoral
en RD CONGO, cela ne serait-il pas contre des velléités de ceux qui
disposent de forces armées à savoir : les différents ex-belligérants
partageant actuellement le pouvoir, certains pays frontaliers de
l'Est ?
Dès lors, n'est-il pas, hors de question qu'un éventuel contingent
armé européen serve à brimer le peuple congolais au cas où il se
soulèverait contre une tricherie électorale ? En pareille
circonstance, ne siéra-t-il pas de recourir à des forces de police ?
Dans tous les cas, le peuple n'est pas armé. Quel sera votre message
au peuple Congolais à ce sujet ?

Monsieur le Secrétaire Général, vous avez, braqués sur vous, les yeux
de 60.000.000 de congolais, vous avez devant vous une page blanche de
l'histoire du Congo. Qu'en ferez-vous ? Qu'en diront les lecteurs des
générations futures ? Les cartes sont entre vos mains.

Cheik FITA
Dramaturge et Metteur en Scène Congolais

Bruxelles, le 15 mars 2006

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 13:03

 

Dans le cadre des Jeudis Littéraires, le dramaturge Cheik FITA sera notre hôte le 10 avril 2008, à 19 heures, à l’Espace Matonge, sis 78 chaussée de Wavre à 1050 Bruxelles.
L’entretien suivi d’un débat portera sur le thème : "L’écrivain comme éducateur du peuple, mythe ou réalité ?"

Le dernier ouvrage de Cheik FITA Demain, le Congo…comme l’Europe ?  sera en point de mire.

Cette soirée sera animée par Antoine Tshitungu Kongolo.

 Les organisateurs

 

Le Carrefour asbl                                                                         Panafrica asbl

Pour tout contact : + 32 (0)2.611.84.31 ; +32 (0) 0472 930 643 ; + 32(0)484 987 760

Courriel : citeafricaine@hotmail.com; tshitungukongolo@yahoo.fr

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 06:42
 


















Il y a peu, l’abbé Gilbert Yamba avait lancé un message à ses confrères pour une implication des prêtres congolais de l’étranger, dans la libération du Congo.

Un premier pas vient d’être franchi. Non seulement une vingtaine d’entre eux ont répondu à l’appel, mais des thèmes bien précis ont été identifiés, et des stratégies adoptées.

Après ce sursaut de patriotisme du clergé, les autres catégories socioprofessionnelles devraient  rapidement se manifester : avocats, médecins, ingénieurs, professeurs et enseignants, écrivains, artistes, étudiants, journalistes …

Il n’est pas normal que la direction du pays soit laissée entre des mains sans qualification. C’est en contradiction avec l’évolution mondiale très rapide des technologies et des connaissances.

Il n’y a pas meilleure façon de contribuer à la misère de la population !

Le savoir doit impérativement être mis à contribution pour sortir notre pays de la honte. Oui, aujourd’hui dans le monde, être congolais n’est pas un motif de fierté, bien au contraire !

Ci-dessous le mot de circonstance ayant introduit cette rencontre.

 

Cheik FITA

Bruxelles, le 7 avril 2008

 

RENCONTRE DE  QUELQUES  PRETRES CONGOLAIS et AMIS A BRUXELLES

 

Chers confrères,

Nous nous permettons d’abord de vous présenter tous nos remerciements sincères. Vous avez  accepté de quitter vos paroisses pour venir prendre part à cette  rencontre, qui n’est pas quelque chose  fait au hasard.  Nous y  avons pensé  depuis quelques mois en demandant conseils à certains d’entre vous.

Le fait de se retrouver aujourd’hui autour d’une table, c`est le fruit de toutes les propositions et consultations faites auprès de différentes personnes.

Nous tenons à souligner que nous ne sommes pas des politiciens, et  nous n’avons aucune ambition politique ni  l’intention de former un parti politique non plus. Ce que nous souhaitons en tant que fils et amis du Congo et surtout en tant que prêtres, c’est de réunir nos idées et réflexions sur la situation actuelle de notre pays, pour parvenir à éclairer les opinions, aussi bien des gouvernants que des gouvernés, et que chacun sache sa responsabilité pour le salut du Congo.

L’initiative peut paraître ambitieuse, mais il le faut bien, surtout pour les annonciateurs de la Bonne Nouvelle que nous sommes. C’est cela l’Evangile libérateur que nous devons annoncer pour que chacun contribue au bien et au salut de tous.

Nos frères et sœurs sont à plus de 8000 km de nous. Nous n’allons pas prendre leur place ni faire des choses à leur place. Malgré, la distance qui nous sépare d’eux, nous pouvons aussi apporter notre modeste contribution dans la recherche  des solutions pour la sortie de la crise.

Le fait de se retrouver aujourd’hui ne veut pas dire que rien ne s’est  fait jusqu’à présent, ni remettre en question ce qui se fait déjà ici en Belgique ou ailleurs au niveau des prêtres congolais et leurs amis. Beaucoup de réflexions ont été faites et se font encore. Cependant, la plupart de ces réflexions n’aboutissent pas à des résultats probants, elles sont même ignorées par beaucoup de  Congolais.

A Kinshasa, tout comme ailleurs, plusieurs  de nos confrères réfléchissent  sur la situation de notre  pays et les pistes éventuelles pour sortir de la crise. Ces travaux concernent plus des groupes restreints et restent souvent sans impact sur la réalité générale du pays. Ce qui nous pousse à poser une question sur ce que nous pouvons faire pour sensibiliser tout un chacun au danger qui nous guette, et de rassembler nos forces pour une issue favorable.

 

Vous le savez mieux que quiconque, tous les paramètres de notre pays sont en rouge : les structures institutionnelles qui n’accomplissent pas leurs devoirs ; la dégradation des infrastructures administratives, sécuritaires, sanitaires, routières, ferroviaires, maritimes et j’en passe ; un manque flagrant des structures d’encadrement de la jeunesse et la détérioration  des infrastructures sportives et scolaires ; le manque de civisme et de citoyenneté, etc.

A titre d’exemple, nous signalons des grèves qui perdurent  dans plusieurs secteurs ; des  fonctionnaires qui sont impayés durant des années ; et ceux qui arrivent à  toucher leurs maigres salaires de 15 dollars,  ont du mal à nouer les deux bouts du mois. Les fonctionnaires, eux-mêmes, parlent du SIDA, pour qualifier actuellement le salaire au Congo ; c’est-à-dire : ( Salaire Insuffisant Difficilement  Acquis).

Cette situation contribue aujourd’hui au développement du phénomène  de l’économie informelle ; à l’augmentation du taux de contamination du VIH /sida et de différentes maladies sexuellement transmissibles ; au développement du phénomène « Enfants de la rue » ; au développement de sectes religieuses. C`est presque sur chaque coin de  rue qu’il y a un « papa pasteur avec son église. » En bref, actuellement tous les coups sont permis au Congo pour survivre.

Le délestage n`est plus seulement de l’électricité, mais il est aujourd’hui même au niveau de l’alimentation. Aujourd’hui, c`est la journée des garçons de manger et le lendemain, c’est celle   des filles. Autrement dit, chaque sexe dans la famille a  son tour de manger. Et le  papa se débrouille quand il sort  dans le malewa (restaurants de fortune) qui se trouvent devant différents services publics en ville.

La politique de salubrité publique est quasiment inexistante. Comme conséquence, il y a augmentation des maladies d’origine hydrique (liées à l’eau) et les grandes inondations.

L’Etat n’existe  plus. Les tracasseries policières sont partout. On vit chez soi, comme si on était sur une terre étrangère. Les enlèvements, les assassinats  et les viols des mères de famille et  nos sœurs sont devenus  monnaie courante et n’intriguent plus personne.

Vous  avez, peut-être, suivi une émission qui est passée, il y a quelques semaines sur Télé Bruxelles dans la rubrique « Initiative-africa ». Dans cette émission, on a passé le témoignage d’une  jeune congolaise qui a été violée par dix hommes(elle a maintenant une grossesse de 6 mois) et, sur les dix, sept  se sont volatilisés dans la nature. Trois ont été inculpés, parmi lesquels,  deux ont été acquittés. Un seul a été condamné à trois ans de prison ferme. Et pourtant, selon la constitution congolaise, pour un cas pareil, on court cinq à vingt-cinq ans de prison  ferme. Ce n`est qu’un exemple parmi tant d’autres.

 

La corruption et la concussion  deviennent  de valeurs positives. Les fonctionnaires (se) circulent avec les cachets et  les  papiers en-têtes de différents documents  des  services  administratifs auxquels ils appartiennent, pour remplir n’importe quel document  quelque soit le lieu où il se trouve, même dans un bar.

*Nous ne voulons pas nous positionner en dénonciateurs gratuits, mais en constructeurs. Il est toujours facile de détruire que de construire ; il est toujours facile de dénoncer que d’annoncer. Beaucoup de voix s’élèvent aujourd’hui pour  traiter les prêtres congolais de l’étranger pour des personnes insouciantes et indifférentes à la situation de leur pays. C`est peut-être une affirmation trop exagérée.

Mais à  travers cette interpellation,  nos frères et sœurs  ne veulent-ils pas  tout simplement, nous dire que l’Eglise est une force, et que nous devons prendre conscience que  nous constituons une force qui pourrait faire basculer l’histoire de notre pays, si nous rassemblons nos énergies. Les gens mettent beaucoup d’espoir en nous, ne l’oublions pas. Nous le savons bien, par et grâce à l’Eglise, plusieurs changements sont intervenus aussi bien ici en Europe qu’en Amérique Latine.

En 1956, un groupe de 13 jeunes prêtres africains et haïtiens, attentifs à une actualité qui les touche de fort près, ne s’interrogeraient-ils pas sur l’avenir d’un christianisme venu  tout droit de l’Occident et dont ils perçoivent chaque jour la fragilité. Ils vont le faire savoir haut et fort à travers leur œuvre historique : « Des prêtres noirs s’interrogent. »  Une œuvre qui va faire bouger la théologie africaine, déclare René LUNEAU.

         Les Congolais sont considérés comme des gens qui changent facilement de position. Essayons  d'abord d’être convaincus de la responsabilité qui nous incombe comme pasteurs. Il nous faut non seulement chercher à convaincre les autres, mais nous devons être nous même témoins de l'amour que nous avons pour notre mère patrie.

Il est temps de faire quelque chose aujourd’hui que de ne rien faire, car l’histoire  ne nous pardonnera jamais. Beaucoup d’entre nous se posent  toujours la question de savoir : Quel Congo allons-nous léguer aux générations futures ?

 

Notre pays est en train de disparaître sous nos  yeux, malheureusement avec notre complicité. Ce qui se passe  présentement à l’Est ne doit pas nous laisser indifférents. Quand un membre souffre, c`est tout le corps qui en pâtit, dit-on. On ne peut pas dire que la situation de l’Est ne me concerne pas, car  je suis du Nord, du Centre, du Sud ou de l’Ouest.

Un proverbe de chez moi dit : «La maladie qui est chez ton prochain, c`est au-delà de la rivière. » Pourquoi ? Parce qu’on ne ressent pas ce que l’autre endure.

Quand une maison brûle chez nous, ce n`est  pas seulement les propriétaires qui cherchent à éteindre le feu ; c`est tout le monde qui se mobilise à  le faire. Cette maison  qui est en train de brûler, c`est  notre Congo. Mobilisons-nous aussi comme nous le pouvons selon nos possibilités et nos convictions pour que  ce feu n’arrive pas à ravager tout ce village que Dieu nous a donné.

Nos confrères du Brabant-Wallon ont déjà une certaine  organisation, mais ici à Bruxelles, à ma connaissance jusqu’à présent, il n’y  a rien qui  est mis en route. Ne pourrions-nous pas créer une certaine structure qui pourrait nous aider à faire certaines choses ensemble ? (Flandre, Bruxelles, Brabant-Wallon, Nivelles et Namur, etc.)

Chers confrères, nous avons  cette opportunité d’être de ce côté (Occident.) Le fait de vivre loin  de notre mère patrie, ne nous donne t-il  pas la possibilité  de faire des analyses beaucoup plus objectives de toutes les réalités  congolaises? Notre présence de ce côté, ne pourrait-elle pas nous permettre  d’amorcer une nouvelle orientation, afin  d’éviter  certains écueils  du passé ? Ne pourrions-nous pas réfléchir  sur ce qui  se fait déjà pour créer une nouvelle synergie ? C`est dans ce sens que  nous avons pensé nous réunir pour chercher ensemble les voies et moyens de sortir le Congo dans le gouffre où on l’a plongé.

 

Merci  pour votre présence.

  PISTES D'ACTIONS ET DE REFLEXION

 

1. Créer un site Internet

2. Constituer une banque de données et un recueil d’idées et suggestions de différents confrères sur la question

3. Faire un état de lieu sur l’urgence que présente la situation de notre pays aujourd’hui

4. Faire le point sur les initiatives qui ont précédé

5. Etablir les limites et les contraintes qui expliquent le manque d’impact de ces initiatives

6. Penser des stratégies plus adaptées au contexte actuel congolais

7. Recenser les initiatives qui sont en cours au sein de l’Eglise du Congo et mesurer leur         validité

8. Penser avec les leaders politiques d’hier et d’aujourd’hui les limites et les reproches qu’ils adressent à nos tentatives et proposition de sortie de crise

9. Avoir une expertise et un diagnostic de la situation basés non seulement sur les clichés fiables et des  indications précises sur le mal congolais.

10. constituer une équipe de réflexion qui pilote  l’initiative et fixer un programme d’action avant l’assemblée de tous ceux qui auront voix au chapitre pour débattre et fixer un programme d’action

Participants :

 

Abbé Kanyinda Alphonse

Abbé Jean-Robert Mifuku

Abbé Jean-Pierre Mbelu

Abbé Gaudens Nyagahama

Abbé Alphonse Kanubantu

Abbé Paul Okamba Onema

Abbé Augustin Tombe Tombe

Abbé  Gilbert Yamba

Abbé  Muaka  Joseph

abbé Jeannot Mukeke

Père Philippe De Vestele

Père Karl  Stuer

Père Kaporale Grégoire

Abbé Jean-Pierre Badidike

Père  André Kalumba

Père Célestin Tasiwavo Kasavolo

Père Jean-Baptiste Dianda

Abbé William Kazadi

Père Jacob Beya

Abbé Sylvain Kalamba

Père Martin Tshindaye

 

 

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 08:08

 
Durant ce dernier week-end du mois de mars 2008, bien malin celui qui aurait pu participer à toutes les manifestations politiques initiées par les différentes organisations des congolais de Belgique.
1. Vendredi 28 mars, 14h00. Rond-point SCHUMAN

Tout a commencé par le sit-in organisé par la communauté Ne Kongo au rond-point Schuman, devant le siège de la commission européenne. C'était à partir de quatorze heures. Motif, dénoncer les massacres qui ont eu lieu au Bas-Congo ainsi que le climat d'insécurité qui règne dans cette province, jusqu'à ce jour. Sans compter bien sûr le retrait d'agrément de l'asbl Bundu Dia Kongo.
Après trois quarts d'heure d'animation, les organisateurs ont remis un mémo à l'intention de monsieur Baroso, président de la commission européenne. C'est encadré par la police que les manifestants iront jusqu'à l'ambassade de la RD Congo en Belgique, rue Marie de Bourgogne.
L'accès de la rue vers l'ambassade, était barricadée par la police. Seule une petite délégation pourra franchir cet obstacle afin de remettre le mémo. Mais incident administratif ou politique, personne à l'ambassade n'acceptera d'accuser réception du document. Ce qui provoquera la colère des manifestants. Madame Thérèse N'Landu, membre de la petite délégation, ancienne candidate à la présidence et longtemps écrouée dans les geôles du pouvoir aura des propos sévères à l'égard des dirigeants de Kinshasa.
Voici les liens pour accéder à ce document.

http://cheikfitanews.over-blog.net/article-18223141.html

http://cheikfitanews.over-blog.net/article-18262481.html

2. 19H00.
SALLE NEKKERSDAL, Boulevard Emile Bockstal, 107 - 1020 BXL

En soirée du même vendredi, ce sera au tour du doyen Joseph Mbungu Kandamana de présenter son ouvrage intitulé : « L'indépendance du Congo belge et l'avènement de Lumumba » (Témoignage d'un acteur politique.)

Publié dans la collection « Congo-Zaïre -Histoire et société » des éditions L'Harmattan, cet ouvrage de 286 pages est un document de grande importance pour plusieurs raisons :
- L'auteur, né en 1923 est un des rares survivants de ceux qu'on appelle les pères de l'indépendance. Il a côtoyé tous les grands noms de l'époque, il a été à la base de création de plusieurs mouvements qui ont joué un grand rôle dans l'indépendance de notre pays. Mieux, en tant que journaliste, sa plume a été pour beaucoup, et dans l'éveil de la conscience nationale chez le Congolais, et dans la dénonciation des dérives et insuffisances des dirigeants de la toute nouvelle république.
- Les hommes politiques congolais parlent beaucoup, ne font presque rien, et disparaissent un à un sans laisser de traces écrites de leur passage dans l'arène politique de notre pays.
- Depuis bientôt trois décennies, il n'existe plus à proprement parler de maison d'édition au Congo. On aura beau écrire, mais où publier ? Certes les éditions L'Harmattan ont paré à cette insuffisance congolaise. Le premier lecteur de l'écrivain congolais étant son compatriote, jusqu'à quand le livre du congolais devra-t-il sortir de presse ailleurs ?
- Comme son politicien, le Congolais est également plus tourné vers la parole que vers l'écrit. Il peut dépenser facilement cinquante euros en boissons et autres « Kamundele », mais difficilement cinq euros pour l'achat d'un livre. Et même quand il achète le livre (malgré lui), le lire est un autre grand problème. Un véritable « chantier ! »

Une Nation peut-elle se construire en ignorant son histoire ?

      

 

 

















3. Samedi 29 de 14 heures à 18heures,
Hôtel Sofitel de Bruxelles

l'asbl « Vrienden van Congo », les amis du Congo a organisé son second atelier pour la mise en place d'une synergie des associations congolaises de Belgique en vue d'exécuter des projets de développement au Congo. Le pouvoir politique ayant montré ses limites, la société civile est en devoir de s'organiser afin d'encadrer et de secourir la population en détresse.

4. Samedi 29 mars. 14h00
Église saint Pierre de Jette
46, place cardinal Mercier

Messe en mémoire des victimes innocentes tombées lors des affrontements du 22 et 23 mars 2007 à Kinshasa.
L'opinion se souviendra qu'il y a un an, « l'autorité de l'Etat » était rétablie à coup de canon dans la mégalopolis Kinshasa. À l'issue de ce triste événement, Jean-Pierre Bemba, candidat au deuxième tour de l'élection présidentielle au Congo, prendra la route de l'exil pour sauver sa peau.
La messe officiée par l'Abbé Gilbert Yamba, a été organisée par la représentation au Benelux du MLC sous la direction de monsieur Jean-Pierre Mbungani.
5. samedi 29/03/2008 à 14h30
Presque au même moment devait se tenir À la salle KATTEPOEL au 214, Avenue Rogier, Schaerbeek, un débat politique sur le Kivu avec comme thème : « LE GENOCIDE AU KIVU... SILENCE!"
Parmi les intervenants, il était prévu les personnalités suivantes : des parlementaires européens, des politiciens belges, des anciens officiers militaires congolais du temps du Zaïre, l'APARECO, l'UDPS...

6. SAMEDI 29 MARS 2008 à 15H00
SALLE NEKKERSDAL, Boulevard Emile Bockstal, 107


Avec une heure de retard sur le programme, c'est dans une salle pleine que Pierre Mutanga, président de l'UFDC donne son message patriotique.
Pour réussir cette mobilisation, Pierre Mutanga aura été aidé dans la mobilisation,
- D'une part par l'association les « Mama Totelema »,
- D'autre part par l'infatigable Didier Ramazani. Celui-ci aura pris ses quartiers au coin de l'avenue Franckart et chaussée de Wavre à Matonge. Durant deux semaines, sous la pluie, la grêle ou la neige, il n'aura pas cessé de distribuer des tracts de la manifestation.
Le message de Mutanga sera un véritable réquisitoire contre le pouvoir en place à Kinshasa. Pire, l'expression d'un véritable ras-le-bol face à la piteuse image qu'offre aujourd'hui le Congo. Tout y est passé :
- les espoirs déçus
- La pseudo-libération de mai 1997 qui n'a fait qu'introduire des loups habillés de la peau d'agneau, dans la bergerie Congo.
- Des faux problèmes du genre « protection des minorités », dans un pays où il y a quatre cent cinquante ethnies et où aucune n'est majoritaire !
- Des stratégies savamment préparées par les envahisseurs et les usurpateurs pour asservir le peuple congolais. Exemple : le viol des femmes, pour humilier le Congolais en désacralisant ce qu'il a de plus cher : Sa maman. L'homme congolais ne réagissant pas face à cette humiliation ultime, on en arrivera presque à dire qu'il n'y a pas d'homme au Congo.
- La transgression de plusieurs principes bibliques. Pour un peuple dont un grand nombre de citoyennes et citoyens passent l'essentiel du temps dans les églises, Cela interpelle. Un exemple ? Cet extrait cité par l'orateur et tiré de Déteuronome 17, versets 15 & 16 :
15. « Tu mettras sur toi un roi que choisira l'Éternel, ton Dieu, tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère.
16. « Mais qu'il n'ait pas un grand nombre de chevaux; et qu'il ne ramène pas le peuple en Égypte pour avoir beaucoup de chevaux; Car l'Éternel vous a dit: Vous ne retournerez plus par ce chemin-là. »
Tous les Congolais en ont-ils intériorisés le sens ? Certains, pour leurs profits égoïstes et personnels ne sont-ils pas passé outre ? D'autres ne se sont-ils pas donné comme boulot de justifier l'injustifiable ?


Et voici en trois volets son message de la fin:
1. Au pouvoir de Kinshasa. Parce que l'Etat a démissionné de ses responsabilités à savoir la sécurité pour les personnes et leurs biens, la préservation de l'intégrité du territoire et la prise en charge des besoins minimums de la population, le peuple doit désormais se prendre en charge, à partir de ce jour.
2. Aux destabilisateurs du genre « Kundabatware » : « Déposez vos armes, assez de surfer sur l'alibi « identité Tutsi », assez d'humilier les mamans
3. A la communauté internationale : « travaillez avec le peuple congolais dans le respect mutuel, vos intérêts seront assurés. »
A l'issue de la communication, un appel à cotisation d'argent sera lancé. Pas de réussite de lutte politique sans un minimum d'autonomie financière.
En un mot comme en cent, l'objectif de Mutanga sera de mettre ensemble tout le peuple dans un seul grand mouvement destiné à remettre le pouvoir au peuple, à l'arracher des mains des étrangers.
Ce frémissement politique débouchera-t-il à terme sur un grand mouvement populaire capable de changer la marche du Congo ? La prise de conscience de véritables enjeux de notre pays prévalera-t-elle chez la plupart d'entre nous ? Ceux qui se prétendent leaders dans la communauté seront-ils suffisamment humbles pour reconnaître chacun ses propres limites, et surtout reconnaître les mérites des autres ? L'intérêt commun vaincra-t-il ? Les uns et les autres pourront-ils extraire de leurs cœurs respectifs la haine de l'autre, la jalousie, la médisance ?
Sans cette reconversion réelle des cœurs, sans ce grand effort du triomphe du bien sur le mal, de la justice sur l'injustice, de l'amour de l'autre sur l'égoïsme viscéral, pourrons-nous nous unir véritablement ? Pourrons-nous constituer cette grande communion de cœur et de pensée, seule capable de renverser les montagnes, de défenestrer toutes les dictatures, quelles qu'elles soient ?
Qu'on se le dise : Si « L'union fait la force. » La dispersion des énergies d'un peuple, mène à la servitude, à la domination par d'autres.
N'est-ce pas la situation dans laquelle nous pataugeons présentement ?

Cheik FITA

Bruxelles, le 31 mars 2008

 

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 23:00

La COMMUNAUTE neKONGO
Association de fait
Rue de F. Brunfaut n° 3 B12
1080 Bruxelles

Mémorandum

A la particulière attention de :
- Son excellence Monsieur José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne ;
- Son excellence Monsieur Yves Leterme, Premier Ministre, Royaume de Belgique.

Copie :
- Honorable Armand De Decker, Président du Sénat, Royaume de Belgique
- Honorable Herman De Croo Président de la Chambre des Représentants, Royaume de Belgique
- A son Excellence Monsieur l'Ambassadeur des États-Unis d'Amérique, Bruxelles
- A Messieurs, Mesdames responsables des organisations internationales de défense des droits de l'homme.
- A L'AMBASSADE DU CONGO A BXL

 

  

    




















Objet : Mémorandum des ressortissants du Kongo-Central face aux massacres récurrents des populations neKongo par les forces gouvernementaux en RDC.
Résumé
Depuis plus d'une année, -en fait après l'élection controversée du gouverneur de la Province du Bas-Congo, membre de l'AMP-, alors que la majorité des députés provinciaux appartenaient aux partis d'opposition, dont le MLC de J.-P. Bemba, un état de guerre larvée existe entre d'une part les forces gouvernementales (FARDC et la police nationale) et, d'autre part, les adeptes de « Bundu Dia Kongo ,BDK ». À vrai dire l'émergence dans le paysage politique congolais de ce mouvement politico-religieux remonte à l'année 1997 (alors que sa création date de la fin des années soixante), juste après la prise du pouvoir par l'AFDL de Mzee Laurent-Désiré Kabila.
À cette époque, il y eut une série d'accrochages à Kinshasa entre des éléments de ce mouvement et les Forces Armées Congolaises (FARDC). Ce fut la première répression de la part des forces de sécurité congolaise. Notons aussi qu'après l'échec des négociations de Sun City, il y a eu une révolte au Bas-Congo des adeptes de BDK
Ainsi, les revendications de Bundu Dia Kongo ne datent pas d'hier. La répression non plus, mais elle s'est exacerbée depuis 2002.
Dans ce contexte, le retrait d'autorisation de fonctionnement de BDK décidé récemment par le gouvernement, n'apporte aucune solution concrète face aux revendications et aux aspirations des populations neKongo au nom desquels agissent les dirigeants et adeptes de ce mouvement politico-religieux dont le rayonnement idéologique s'étend sur quatre pays, du Gabon à l'Angola en passant par les deux Congo. Derrière les revendications culturelles de BDK, il faut reconnaître qu'il y a un ras-le-bol généralisé au sein de la population du Kongo Central (Bas-Congo) qui souffre d'une misère matérielle aggravée, alors que la province est riche du site hydroélectrique d'Inga, du premier port du pays (Matadi) et de puits de pétrole. En dépit de cela, il n'y a aucun signe de retombées économiques visibles dans la province. À titre illustratif, les riverains du barrage d'Inga n'ont jamais bénéficié de l'électrification de leur région. La seule preuve de l'importance de cette ressource hydroélectrique, tient aux imposants pylônes et lignes à haute tension qui passent au-dessus des agglomérations pour alimenter Kinshasa, les industries minières du Katanga, sans oublier l'exportation d'électricité vers des pays limitrophes et lointains tels que l'Afrique du Sud.
I. Préambule
Nous condamnons toute forme de violence « étatique » usée contre les populations civiles et en appelons à votre autorité pour faire arrêter ces violences.
Autant nous sommes fiers d'appartenir à un Congo fort et uni, autant nous sommes très bouleversés par des massacres et exécutions sommaires des populations civiles de l'ethnie Kongo dans cette partie de la République.

II. Des définitions

La province du Kongo Central ou Province du Bas-Congo est la porte d'entrée par la mer (Ouest) de la RDC Elle a changé plusieurs fois de nom au gré des changements politiques en RDC sans consultation de la population Kongo. La province est habitée essentiellement par les Kongo, partant de leur prestigieux héritage leur légués par leurs aïeux (l'ancien Royaume Kongo), un peuple pacifique, tolérant et non violent. Il y a eu stabilité politique et paix civile séculaires depuis l'époque coloniale jusqu'à l'avènement de Laurent désiré Kabila en 1997.
La Province du Kongo central est une entité avec un potentiel stratégique très important pour le développement de toute la République Démocratique du Congo avec le pétrole, le barrage hydro-électrique d'Inga, le chemin de fer Kinshasa-Matadi, le port de Matadi et toutes les ressources naturelles dont celle-ci regorge, sans oublier ses ressources humaines.
Economiquement, le Kongo central à lui seul contribue entre 30-35% de part au budget national, le Katanga est en seconde place avec 18-20%. En termes de la production de la richesse nationale congolaise, le Bas-Congo y contribue actuellement ente 48 -54%.

Le peuple Kongo ou le NeKONGO en RDC.
Le peuple Kongo a joué un rôle clé pour l'indépendance de la RDC. Les manifestations de janvier 1959 à Kinshasa jadis Léopoldville ont contraint l'autorité coloniale à octroyer à la RDC sa souveraineté.

La culture et la mentalité Kongo
- Affaires foncières dans le Kongo Central : la terre appartient au clan et n'est pas libre. La base du clan, c'est sa terre.
- Valeurs : les Nekongo ont la culture du dialogue ou palabre, du respect de la loi et du contrat, le respect de la vie, la justice, la paix, l'honnêteté.

III. Les faits

Depuis la fin du mois de février et le long de ce mois de mars 2008, les événements qui se déroulent dans le Kongo Central, région de naissance et d'origine de certains d'entre nous, font mention de l'action hyper musclée du gouvernement de la République Démocratique du Congo « RDC », -par le biais de son armée et sa police- qui est venue troubler la paix sociale et jeter la désolation auprès des familles Nekongo déjà meurtries par leur vécu quotidien.
Le bilan provisoire, selon les medias gouvernementaux au 15 mars en cours, faisait déjà état de plusieurs déplacés et 38 morts, nombre dont les sources onusiennes et des organisations non gouvernementales soutiennent estiment à près d'une centaine.

Nous membres de la communauté Kongo de la Diaspora, unis au sein des organisations ne Kongo notamment « Congrès Mondial Kongo », « M'fuma NeKongo» et « La COMMUNAUTE ne KONGO/Belgique », conformément aux traditions et coutumes Kongo qui veulent que dans des circonstances particulières tout enfant Nekongo puisse apporter sa part de contribution dans le dialogue communautaire qui se tient sous le « m'fuma », (arbre à palabre), venons, en tant que communauté et minorité ethnique à protéger, auprès de votre bienveillance, de celles de l'Union Européenne et de la Communauté Internationale, porter un éclairage sur la situation dramatique qui prévaut dans notre province. C'est le gage de notre contribution en vue de concourir au retour rapide de la paix durable dans la province du Kongo central.

Le peule Kongo, nous l'avons dit, est un peuple pacifique, tolérant et non violent. Sur ce, nous commencerons par condamner l'usage de toute forme de violence contre ce peuple ou une partie de celui-ci, où qu'il soit. Et n'accepterons aucune forme de violence programmée quelles qu'en soient les raisons, fussent-elles des raisons politiques ou d'Etat, ou d'autres groupes d'intérêts.
Des Nekongo : de la chair à canon pour le gouvernement depuis 2002.
Ces massacres et exécutions sommaires des Nekongo sont devenus répétitifs depuis juillet 2002 lors des événements tragiques et répréhensibles par les forces de l'ordre de l'État qui endeuillèrent les populations au travers toute la province du Kongo Central, dans diverses localités : Muanda, Boma, Matadi, Lusunzu, Seke-Banza, Songololo, Luozi, Mbanza Ngungu, Kisantu et Kasangulu. Et ce cycle continuera l'an dernier, en février 2007, avec le massacre des Nekongo qui ont essayé de dénoncer certains actes « supposés » à tort ou à raison de corruption dans les fiefs des mandataires de l'État. Et sans état d'âme, le gouvernement commet le même forfait avec les récents événements et tueries de mars 2008. La RDC étant un pays démocratique et de droit, nous laissons aux organes compétents d'en établir les faits et d'en diffuser les conclusions, aussi nous en appelons à toutes les personnes ou groupes épris de justice de s'y attarder.
Les fidèles de BDK, des Nekongo, une population civile et non armée.
Les tueries par les forces de l'ordre, sous autorisation du gouvernement, en ce mois de février et mars 2008, viennent de choquer l'opinion provinciale et internationale voire traumatiser la population Kongo par la nature des méthodes utilisées par les mêmes forces qui sont censées la protéger, cela pour des raisons inavouées de rétablir l'ordre public, un ordre public qui se dit avoir été troublé par une minorité appartenant au Mouvement politico - religieux Bundu Dia Kongo. Et pourtant l'appareil judiciaire devrait jouer son rôle dans ce cas. Les informations en notre possession font état de l'usage des armes de guerre: des lance-roquettes, des canons et des bombes par les forces armées pour venir à bout d'un groupe de ce mouvement, du reste non armé, dans le Kongo central au moment où toute la communauté congolaise attend que cette bravoure s'exprime à l'endroit des rebelles et autres groupes armés qui sèment terreur et désolation auprès de nos frères et sœurs du Kivu et de l'Ituri où sévissent des guerres endémiques.

A travers ce mémorandum, nous prenons la liberté de rappeler sans faire l'apologie du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK), que ce mouvement est vieux de 39 ans. Il fonctionne en conformité à la liberté d'association et d'expression consacrée par la constitution de la RDC. Il traduit l'élan ou la volonté populaire de porter les valeurs et vertus Kongo (pacifisme, non violence, respect de la vie, probité morale, justice, honnêteté etc..) Dans la vie, la gestion de la nation congolaise et de la province du Kongo Central en particulier.
L'État congolais face à ses prérogatives : la fuite ou l'abandon de ses responsabilités
Comme il en ressort des témoignages non biaisés recueillis sur le terrain (notamment le récent rapport de la Commission parlementaire nationale), la nature ayant horreur du vide, BDK n'a fait que reprendre et capitaliser une série des manquements et manière de faire du pouvoir public dans le domaine principalement de la gestion de la respublica et cela malgré des multiples dénonciations.
La réalité dans les milieux ruraux et péri urbains de la province du Kongo central, comme ceci doit en être aussi le cas dans d'autres provinces de la République, traduit l'absence de l'Etat dans ses prérogatives. L'État a abandonné ses fonctions et ses rôles de conducteur des destinés des peuples. Ces parties du territoire national sont laissées à la merci d'une catégorie d'agents de l'ETAT, des magistrats, des policiers et autres agents de l'ordre y affectés sans moyens conséquents de fonctionnement. Et ceux-ci se comportent en véritables potentats. Ils rançonnent, violent, volent et tuent les populations locales sans être inquiétés.
Pendant longtemps, ces milieux restent toujours exclus des actions de politiques nationales et les dégâts sont ressentis dans des villages. L'image de ces villages n'a pas du tout changé depuis la période d'esclavage et de colonisation : manque d'eau potable ; les villages sans électricité ; agriculture de subsistance ; logement précaire rappelle; plus de 80 % de sa population au chômage. Des villages et des contrées entières inaccessibles ni par poste, ni par téléphone, ni par route, ceci malgré toutes les potentialités dont regorge la province et les fonds générés par celle-ci. Certains villages sont menacés de disparition ou ont tout simplement disparu car frappés par un exode rural criant qui pousse les jeunes à aller gonfler le rang des chômeurs dans les villes provinciales et la capitale Kinshasa.
De ce qui précède, il y a à se demander « à quoi sert l'Etat finalement ? »

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 12:31




 

Les membres du BDK, ont-ils une revendication pour eux-mêmes ou pour les Nekongo?

Gouverner c'est prévoir, dit-on. De l'état des lieux ci-haut, connu des gouvernants, comment aussi bien au niveau provincial que national n'a-t-on pas pu anticiper ces genres d'expression de frustrations par des signaux forts de changement ?
Comment peut-on forcer des jeunes et vieux, fatigués des promesses fallacieuses des politiciens qui ne changent rien au vécu quotidien des populations pauvres, à garder le chapeau bas pendant que la société qui est en train de s'ériger devant eux, consolide à chaque jour qui passe une sorte de discrimination entre deux groupes sociaux constituées par d'une part une minorité au pouvoir qui s'enrichit sans coup férir et d'autre part une majorité démunie et condamnée à survivre sans le minimum ? Les indépendances pour lesquelles nos parents et grands-parents ont lutté par le passé, et la démocratie pour laquelle nous tous militons en ces jours, étaient supposées changer cet état de chose par la bonne gouvernance. Mais il n'est rien dans le cas de la Province du Kongo Central et du vécu quotidien de sa population.
Par ailleurs, nous avons appris avec grande consternation et surprise la décision interdisant les activités de BDK sur l'étendue du territoire de la RDC, décision prise par le Conseil des Ministres de la RDC tenu à Matadi le vendredi 21 mars 2008. Une telle décision ne peut être prise que par les instances judiciaires et non gouvernementales. Une autre preuve de violation de la Constitution et du droit en RDC.
En outre, notre consternation est renforcée du fait qu'il s'agit d'une décision politique sans que les faits soient établis et traités par voie d'une procédure judiciaire (enquêtes en bonne et due forme, mises en accusation avec présomption d'innocence.) Le Conseil des Ministres, en sa qualité de pouvoir exécutif, se targue des prérogatives dévolues au pouvoir judiciaire dans un pays qui se veut démocratique avec la séparation des trois pouvoirs En réalité, interdire Bundu dia Kongo de s'exprimer ou simplement de fonctionner est loin d'être une solution efficace. C'est une fuite en avant devant les revendications sociales et politiques fondées formulées ou annoncées par le BDK. C'est une mesure n'apportant aucune réponse durable aux problèmes politiques de fond que soulèvent les membres de ce mouvement.
Par ce mémorandum, nous nous associons au credo de tous les Nekongo à savoir : « le BDK dit tout haut ce que tous les Nekongo pensent, veulent et disent tout bas »,
Ainsi, nous nous inscrivons dans la voie du dialogue entre le gouvernement et le BDK, ou mieux les gouvernants et les gouvernés, d'apporter des solutions durables aux problèmes politiques de fond soulevés.


Un crime contre l'Humanité se commet dans le Kongo Central
La réalité, les Nekongo sont massacrés par centaines et cela continue encore. « C'est criminel ! »
Au travers de ce mémorandum, nous prenons aussi la liberté de rappeler aux autorités congolaises en prenant la Communauté Internationale à témoin que des actions de « massacre organisé» et répété sont contraires aux instruments internationaux des droits de l'Homme et du droit international humanitaire.
Pour mieux apprécier la gravité et les conséquences juridiques de ces massacres, nous laissons, aux autorités congolaises, les soins d'apprécier la définition conjointe de ces deux concepts suivants: le génocide et la politicide, dans sa version originale anglaise « Génocides and politicides are the promotion, exécution, and/or implied consent of sustained policies by governing elites or their agents-or, in the case of civil war, either of the contending authorities-that are intended to destroy, in whole or part, a communal, political, or politicized ethnic group. » En effet, les adeptes de BDK et la population civile massacrés et exécutés sommairement sont des Ne kongo politisés. Ainsi, ces massacres répétés sur un même groupe ethnique politisé constituent, indéniablement, un crime contre l'Humanité et du « politicide. » Par conséquent, nous prenons la même liberté pour interpeler et rappeler que « autre temps, autres mœurs », l'heure n'est plus aux méthodes fortes mais au dialogue dans le cas des revendications, fussent-elles politiques ou sociales. Aussi, l'heure des actions en justice contre « les criminels» ne se fait plus attendre ;
Nous déplorons les méthodes répressives utilisées par le pouvoir en place en RDC, face à des populations civiles non armées ;
Nous condamnons avec la dernière énergie toute violence par les gouvernants contre les gouvernés non armés d'où qu'elle vienne et quelles qu'en soient les raisons pour son usage ;
Nous condamnons également l'attitude peu responsable du gouvernement provincial de Matadi et du Gouvernement national de Kinshasa face à la mort des NeKongo dans le contexte et circonstance ci haut évoqués. Attitude frisant le manque de respect à la vie et à la dignité humaine.
Nous déplorons à travers ce mémorandum, le fait qu'à la place de comprendre les pourquoi des choses le pouvoir central a utilisé la voie de la force pour semer une fois de plus, la désolation, la peur et la division au sein d'une population déjà martyrisée par la lutte quotidienne pour sa survie. Comment ne pas s'interroger en quoi ce pays est - il vraiment démocratique !
Nous dénonçons avec véhémence, la répression par la force d'une situation qui paraissait inévitable, car devenue récurrente.

2 Le concept massacre organisé signifie « qu'entre les êtres humains, il a été infligé des peines et souffrances ainsi que des atteintes au droit à la vie par un groupe organisé selon une stratégie déclarée ou amplifiée ou un système d'idée ou d'attitude. »

3 Source: « No Lessons Learned from the Holocaust? Assessing Risks of Genocide and Political Mass Murder since 1955 » in American Political Science Review Vol. 97, No. 1 February 2003, Barbara Harff U.S. Naval Academy.

Faire avec la bénédiction du pouvoir en place aussi bien en province qu'au niveau national.
Ainsi, gravement touchés dans notre fort intérieur en tant que parents, sœurs, frères, filles et fils des victimes des répressions sanglantes répétées dans notre province, force nous est de rappeler aux autorités de la RDC et au monde entier que : (1) Le peuple Kongo se voit dans une situation d'ostracisme dans ce vaste territoire pour lequel il a grandement contribué pour son indépendance en 1960, jusqu'au prix du sang de ses vaillants fils, qui avait coulé lourdement le 4 janvier 1959 face à une Belgique colonialiste déterminée à maintenir le Congo Belge dans un état de colonialisme et de paternalisme; (2) Les véritables ennemis mettant en péril l'intégrité territoriale de la RDC et à qui des armes lourdes de guerre pourraient être utilisées sont :
(a) Le Général Nkundabatware Mihigo et son CNDP
(b) Le Rassemblement Pour l'Indépendance du Kivu (R.I.K),http://www.rikivu.org

(c) Les Mbororo du Soudan qui occupent le Nord du pays

(d) Les membres des mouvements armés étrangers comme le FDLR, les interamwes, et tant d'autres qui s'incrustent comme un poisson dans l'eau à l'Est de la République.

Des alternatives, il n'en manque jamais
Cette situation tragique nous interpelle. Et nous estimons que le moment est enfin venu pour que le gouvernement de la RDC opte pour des alternatives nouvelles, civilisées, sages, et responsables afin d'éviter la radicalisation du peuple Kongo.

Nous exhortons humblement les autorités congolaises nationales et provinciales à méditer en toute sérénité et avec une humilité bouddhiste ce qui suit. Une pensée de philosophie politique Kongo dit ceci: « Nkosi mu lukûnzi kya dyânga; Mwân'a mfûmu mu lukûnzi kya kâlanga » (Le roi assure l'économie afin que le pays ne meurt pas de faim et le citoyen Kongo maintient la bonne direction en observant les lois, les us et coutumes afin de pourvoir à l'existence bonne, calme et continue du pays.)

Un peuple ou une ethnie se définit par "sa" propre spiritualité et non par la religion car cette dernière n'est qu'une forme de spiritualité. Et en plus, la religion peut être importée de l'étranger ou même imposée à un peuple. Un pays, tout comme un peuple, doit se protéger spirituellement et éviter d'être soumis à toutes les influences philosophiques des autres. C'est ainsi que le Japon a son shintoïsme qui reste un extraordinaire ciment de l'unité de la nation japonaise. Les Asiatiques ont l'hindouisme, le bouddhisme, le taoïsme, le brahmanisme; les Européens ont le christianisme occidental et oriental. C'est dans le même ordre d'entendement que Bundu dia Kongo doit être vu et compris, comme travaillant sans relâche depuis 1969 pour la redécouverte et la renaissance de la spiritualité Kongo, donc congolaise et africaine. Le BDK ne doit pas être vu sous un angle « politico-alimentaire », moins encore comme un déstabilisateur. L'Afrique, la RDC ou toute autre nation, se doit de faire un choix pour se consolider et, aussi bien pour se protéger des invasions des philosophies ou/et spiritualités qui vont à la conquête des mondes nouveaux comme il en est établi dans l'histoire ancienne et récente. Bundu Dia Kongo, quant à lui, a fait le choix du seul Nzambi A Mpungu Tulendo.
Le peuple Kongo ne demande pas autre chose qu'un dialogue constructif s'établisse entre les gouvernants et les gouvernés dans le respect de la constitution et des institutions démocratiquement installées pour un meilleur avenir de tout le peuple Congolais dans son ensemble. Car après quatre décennies de gestion catastrophique de la chose publique, la misère révoltante dans laquelle est plongé le peuple congolais malgré ses énormes richesses naturelles et ses atouts, exacerbe des sentiments mitigés tantôt de honte, tantôt de révolte.

IV. Nos recommandations et exhortations pour consolider la paix, la cohésion sociale, la cordialité entre gouvernés et gouvernants dans la province du Kongo Central et en République Démocratique du Congo.

Sans doute, les événements malheureux qui se répètent au Kongo Central depuis juillet 2002 renforcent la détermination de la Diaspora Kongo à s'engager davantage dans l'action de la défense des Nekongo et de ses intérêts existentiels comme les Congolais de l'Est de la RDC le font pour défendre leurs intérêts et les terres héritées de leurs ancêtres.

Mus par ce sentiment, nous et exhortons et recommandons ce qui suit :
A De la normalisation de la situation et du retrait des forces répressives
1. Nous exigeons en premier lieu le retrait immédiat des forces de répression déployées dans la province qui violent tuent pillent rançonnent, bref insécurisent toute la population sans distinction.
2. Que les militaires et policiers congolais et étrangers responsables des massacres, exécutions sommaires et autres traitements inhumains et dégradants envers les adeptes de BUNDU dia KONGO et de la population civile Kongo soient sanctionnés et ramenés devant la justice.

B Des questions de fond
1. Que le gouvernement de la RDC cesse dans l'immédiat la manipulation de l'information, la désinformation et surtout d'arrêter de diffuser par la voie des médias publics (la RTNC) des mensonges, des diffamations et des calomnies contre BUNDU dia KONGO et le peuple Kongo car ces actions tendent à inciter à la division et a la « haine ethnique », signe précurseur de génocide et de xénophobie.

2. Que le gouvernement congolais évite et surtout se méfie de prendre des décisions basées sur des informations mensongères et fallacieuses que certains Ne kongo inconscients et irresponsables leur fournissent en contre partie d'une quelconque « récompense » sous forme d'emploi politique !

3. Que le gouvernement de la RDC se renseigne et se documente sur les travaux de BDK car son importance dans l'avenir est comparable à l'Institut du Confucianisme Chinois. Et aujourd'hui, la Chine exporte à travers le monde ou même ouvre à la demande des pays hôtes des Centres du Confucianisme. Et le Rwanda est un cas d'espèce. Nous signalons que le Kimbanguisme au début du 20e siècle avait subi les mêmes menaces et humiliations de la part des autorités coloniales belges, de l'église Catholique et de l'église Protestante.

Aujourd'hui, le Kimbanguisme est une force spirituelle panafricaine et internationale.

Nous rappelons au gouvernement congolais et au peuple congolais qui est malheureusement manipulé que la lutte que mène BUNDU dia KONGO (BDK) est comparable à celle des MAI-MAI dans l'Est de la RDC; Tout Congolais doit savoir que nous sommes des Congolais et des Congolaises par la seule volonté d'une seule personne: le Roi des Belges Léopold II, sans lui la RDC n'existerait jamais.

4. Que le gouvernement congolais s'attaque aux causes politiques, économiques, sociales et culturelles qui sont à la base du mécontentement du peuple Kongo, qui s'exprime à travers BDK. Pour amplifier, il s'agit de: l'exclusion des Nekongo dans la gestion de leur patrimoine provincial économique, le parachutage au Kongo central des milliers des ressortissants d'autres provinces de la République dès que un de leurs est nommé en poste, le comportement scandaleux frisant la sauvagerie de certains militaires, agents de la police, magistrats, etc.

5. Qu'il est d'extrême urgence que les responsables des affaires foncières dans le Kongo Central soient des Nekongo comme il est le cas dans les autres provinces ; car pour le moment les ressortissants des autres provinces au Kongo Central bradent les terres claniques Kongo alors qu'il n'y a pas de Nekongo qui sont responsables des affaires foncières au Nord- et Sud-Kivu, au Maniema, ni même au Katanga et qui se comportent de la même manière. C'est une question d'équité, de réciprocité et de justice naturelle. Les Nekongo ne sont pas des Eleveurs Pastoraux mais des sédentaires Bantous organisés en famille restreinte et élargie, regroupés selon les « luvila » ou clans dans des espaces immuables bien définies. 6. Que des mesures nécessaires soient prises pour garantir la sécurité des biens et des personnes en rétablissant pour tous, sans exception aucune, l'autorité et la présence de l'Etat, et surtout de protéger la population civile Kongo contre les tracasseries journalières qu'elle subit de la part des militaires, de la police et même des agents de la justice qui rançonnent la population systématiquement.

7. Que les demandes et inquiétudes de la population telles que comprises dans le rapport de la commission Mvuemba et celles de la population Kongo entre autres soient sérieusement prises en considération.

8. Que le gouvernement garantisse et s'engage en toute transparence à l'application des dispositions constitutionnelles organisant la décentralisation économique de manière non - discriminatoire au point que toutes les provinces soient traitées dans les mêmes conditions et conformément aux mêmes prescrits de la constitution.
Nous insistons sur la nécessité pour l'Etat congolais de prendre en considération nombre de recommandations émises par les leaders NeKongo en termes de droits économiques du peuple du Kongo central et la demande constante et légitime du peuple d'assurer et d'être associé à la direction des industries locales comme l'est dans les autres provinces de la RDC, surtout celles de l'Est de la République.

9. Que le gouvernement indemnise financièrement et socialement toutes les victimes de la répression barbare tombées sous les balles des forces de l'ordre dans le Kongo Central, sans distinction aucune depuis l'arrivée de LD KABILA en 1997 à nos jours. Que tous les Ne kongo qui avaient été expulsés dans les autres provinces particulièrement celles de l'Est de la RDC depuis l'arrivée de LD KABILA en 1997 soient aussi indemnisés et rétablis dans leurs droits.

10. Que pour la SNEL, une société stratégique pouvant devenir un instrument de politique étrangère de la RDC comme l'est la firme pétrolière et gazière russe, GAZPROM, les Nekongo exigent que le PDG, le Directeur financier et Le Directeur du personnel soient des Nekongo. A notre connaissance, les sociétés minières du Katanga sont gérées presque à tous les échelons par des originaires du Katanga. Les Etats-Unis et les Européens sont les plus grands contributeurs dans l'actif de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (F.M.I.), conséquemment, le Directeur général de ces deux institutions ont toujours été un Américain et un Européen. 11. Que le gouvernement de la RDC rende publiques toutes les clauses entourant l'exploitation du pétrole de Muanda. Et que la gestion des ressources de cette exploitation soit transparente de manière que les Kongo puissent profiter de cette ressource qui du reste est épuisable.

12. Que les Ne kongo soient représentées suivant leur poids économique et politique de leur province comme dans les institutions nationales. Cela se fait dans plusieurs pays démocratiques et civilisés. En plus, la province compte plus de 120 sociétés (dirigées par les non originaires qui cyniquement et hypocritement nous enseignent le nationalisme et le patriotisme) et il est le siège productif du plus Grand barrage hydroélectrique dans le monde. Malgré cet impressionnant poids économique et financier, les Nekongo sont presque invisibles dans les institutions nationales. A ce jour, le Kongo central n'a qu'un seul ministre, alors que certaines provinces dont la contribution économique et financière est insignifiante sont surreprésentées.

13 Que les langues nationales congolaises officielles, à savoir le KIKONGO, le LINGALA, le Swahili et le TSHILUBA, soient inscrites sur la monnaie nationale, le Franc Congolais; le passeport congolais et autres armoiries nationales. Il est inadmissible que seul le Kiswahili, qui, du reste, est une langue de l'île de Zanzibar dans l'océan Indien, donc de la Tanzanie, et propriétaire culturelle du peuple Swahili colonisé par les Britanniques et qui s'identifie plus à la civilisation persane et moyenne orientale soit la langue qui remplace les langues originaires congolaises ethniques. Le Kiswahili, n'à aucun avantage économique et scientifique pour la RDC mise à part la communication mondaine car la Tanzanie ne figure même pas parmi les grandes économies de l'Afrique. Et elle ne le sera pas dans un proche avenir. La question fondamentale est celle-ci : Quels bénéfices la RDC tire-t-elle avec du Kiswahili ?

14. Que la police, les militaires et les cadres administratifs puissent parler la langue de la population provinciale dans laquelle ils travaillent car cela favorise l'intégration sociale, la paix sociale, la compréhension et la convivialité. Il est inadmissible que des soldats et policiers puissent imposer la langue de leurs provinces à la population locale. C'est du banditisme et du terrorisme culturel.
La Suisse est un bel exemple à suivre. Au lieu de laisser les militaires et les policiers s'ennuyer dans une sorte d' « oisiveté », les autorités nationales et provinciales devront mettre en place des stratégies et des politiques linguistiques enfin d'enseigner à ces derniers les langues de la population qu'ils servent par l'organisation des cours et session d'apprentissage.

15. Que les dispositions de la constitution de Luluabourg soient revisitées en vue de ramener la capitale congolaise vers Kananga afin de déconcentrer et d'assainir la ville de Kinshasa et de d'amener le développement vers l'intérieur.
Nous suggérons la construction d'une nouvelle capitale qui se situera au centre géographique de la RDC; si le Nigeria et le Brésil ont été capables d'accomplir cette tache avec succès, la RDC pourra aussi en faire autant.


Fait le 22 mars, 2008.

Les organisations Kongo (Congrès Mondial Kongo, Mfuma Ne-Kongo) tra, La Communauté neKongo/Belgique)
.
Pour transmission, à Bruxelles le 28 mars 2008, La communauté neKongo,
Mbela Nicolas Président,
Kimbembi Marie-Eugénie Administrateur
Lusadusu Daniel Administrateur
Nkingu Didier Administrateur
 

 

 

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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 16:12

 Tous les samedi à partir à 14h45, 15h45, 16h45 et 17h45, Télé-Bruxelles diffuse l'émission TELE-MATONGE produite par l'asbl Les Amis de Wetchi.
Pour ce samedi 22 mars, une nouvelle rubrique a vu le jour : "à la découverte..."
Sans subvention, avec leurs propres moyens, les amis de Wetchi maintiennent ainsi depuis plusieurs années un lien entre les africains de Belgique.
Nous espérons que le gouvernement Leterme 1 qui a eu le courage de créer un ministère  de la Politique de migration et d’asile ( dirigée par Madame Annemie Turtelboom)  pensera à prendre comme partenaire  médiatique cette organisation qui a eu le temps de faire ses preuves, après s'être s'impreigné des problèmes que rencontrent cette diaspora africaine.

Pour le contact, les Amis de Wetchi ont leur siège au 99 chaussée de Wavre dans le quartier Matonge, commune d'Ixelles. 

Cheik FITA 
Bruxelles, le 21 mars 2008
 

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 17:10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des robinets ouverts et laissant couler de l'eau en pleine gare de midi ! On croirait rêver. C'est pourtant le spectacle auquel les voyageurs de la gare de midi ont été confrontés, dans le hall central, ce jour.
La DGCD, direction générale belge de la coopération au développement a organisé une opération de sensibilisation à l'eau dans le hall de la gare du Midi et de la gare centrale de Bruxelles en ce 22 mars 2008, journée mondiale de l'eau.
Il s'agit de l'érection d'un stand original d'où coulait de l'eau à travers des robinets de différents modèles. Durant des heures, des tracts étaient également distribués aux passants.
Les deux gares bruxelloises voient passer des milliers de personnes par jour. Ils ont été ainsi un public idéal des gens du Nord à être sensibilisés à la problématique actuelle de l'eau : Réchauffement climatique, surconsommation et gaspillage dans l'hémisphère Nord, carence dans l'hémisphère Sud.
Pour plus d'informations, cliquer sur le lien de la DGCD :
http://www.dgcd.be/fr/actualite/20080320.html

Cheik FITA
Bruxelles le 22 mars 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Cheik FITA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 12:14
invitDHC2008
Le jeudi 20 mars prochain, l’Université de Liège décernera les insignes de docteur honoris causa, la plus haute distinction honorifique de l’Université de Liège, à         
L’Abbé Apollinaire Muholongu MALU MALU, président de l’ancienne Commission électorale indépendante de la RD du Congo.
Cet événement aurait pu passer inaperçu si la communauté congolaise de l’étranger, et celle de Belgique en particulier n’avait jamais cessé de considérer les dernières élections au Congo comme une mascarade. C’est-à-dire que les dés étaient pipés, et les résultats connus d’avance.
Pire, cette communauté congolaise qui vit à l’étranger avait était non pas ignorée, mais écartée du processus. L’Université de Liège y avait-elle été pour quelque chose ?
Ainsi, loin d’être considéré comme un heureux événement, l’initiative de l’Université de Liège est ressentie ici comme une provocation.
Les organisateurs le savent-ils ? S’en soucient-ils ?
 « Un arbre tire sa valeur de la qualité de ses fruits. »
Comment les Congolais de Belgique considèrent-t-ils le fruit de l’arbre « élections du Congo ? »
Si l’Université de Liège a décidé d’honorer le chef d’orchestre des dernières élections congolaises, ce qu’il en a récolté de bons fruits.
Quels sont ces fruits qui sont succulents pour l’Université de Liège et amers pour le Congolais de Belgique ?
Des e-mails circulent dénonçant cette manifestation qui ressemble à s’y méprendre à une autre qui devait élever un général du Congo à nous ne savons plus quel grade de l’Académie royale militaire de Belgique.
Intentions de bonne foi ? Calculs ? Convictions que les nègres du Congo que nous sommes doivent être éternellement régentés par l’ancienne métropole ?
Quand le ressortissant d’un pays étranger est élevé à un grade aussi important, il est de bon ton de convier à la fête, tous ses concitoyens présents.
Apparemment, ce sont des dispositions de filtrage des participants, et de surveillance policière qui se mettent progressivement en place.
La preuve ? cet extrait :
 
"En pratique
Séance accessible exclusivement SUR INVITATION.Jeudi 20 mars 2008, de 15h00 à 17h15, aux Amphithéâtres de l’Europe de l’Université de Liège, au Sart Tilman, bâtiment B4, Parking P11-P14. 
A l’attention de la rédaction
Salle de presse disponible. En raison des mesures de sécurité imposées, la CARTE DE PRESSE PROFESSIONNELLE sera exigée.  "
 
Drôle d’honneur, drôle de fête.
Dans les traditions du Congo, cela ne se passe pas comme ainsi.
 
Pour plus d'informations sur l'événement, cliquez sur ce lien de l'Université de Liège:
http://www.ulg.ac.be/cms/c_105016/labbe-malu-malu-et-dix-autres-scientifiques-recoivent-le-titre-de-docteur-honoris-causa


Cheik FITA
Bruxelles, le 15 mars 2008
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 10:23


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Le Congo est-il condamné à végéter dans le sous-développement ? Le Congolais ne peut-il pas un jour accéder à une meilleure vie ? Face à l’incompétence de ce qui nous sert de classe politique, que peut la société civile ? « DE VRIENDEN VAN CONGO» une association de congolais de Belgique tente actuellement une action : créer une synergie entre différentes associations de congolais de l’étranger et celles du Congo.
Faut-il rappeler que la société civile est le vrai moteur d’une Nation car, réunissant les forces vives. Au Congo, la société civile a été politisée et chosifiée. Bien de leurs dirigeants ont trahi a cause de  leurs bases, pour des positionnements et profits personnels. Le pouvoir politique n’a plus en face de lui une force capable de le secouer, pourquoi pas de le pousser au départ ? Car, quand un pouvoir faillit, il doit passer la main.
Mais les dirigeants des associations congolaises appréhendent-ils suffisamment le grand rôle qui est le leur, face à la détresse du congolais ?
 
Le 16 février 2008 à Bruxelles, « DE VRIENDEN VAN CONGO» a organisé un atelier sur le thème : « Synergie de l’action des ASBL et ONG congolaises de Belgique. Mieux penser pour construire ensemble. »
Le deuxième atelier aura lieu le 29 mars 2008, de 14 heures à 18 heures au Sofitel Hôtel de Bruxelles, sis 40, avenue de la Toison d’or dans la commune d’Ixelles.
C’est en prévision de ce deuxième atelier que nous avons approché les dirigeants de cette asbl pour comprendre leur motivation.
 
Question un : Pouvez-vous présenter votre association à nos lecteurs ?
 
 « DE VRIENDEN VAN CONGO, vzw » "Les Amis du Congo" en français, est une ASBL créée en 2006. Installée en Belgique, elle a pour vocation d’organiser de l’aide matérielle et financière en faveur des ONG et ASBL locales au CONGO. Aides essentiellement axées sur le développement rural.
 
L’asbl « Les Amis du Congo » veut donc doter les petites organisations familiales et coopératives en milieu rural de moyens pour relancer l’agriculture dans tous ses aspects: l’agriculture vivrière et  commerciale d’une part,  la pêche et l’élevage d'autre part. Etant entendu que tous ces efforts ne peuvent s’articuler sans infrastructures, "Les Amis du Congo" procèdent par une sensibilisation des partenaires locaux afin d’inciter les populations en milieu rural à organiser les infrastructures de base, précisément les routes et petits sentiers pour lesquelles un effort communautaire collectif résoudrait quelques problèmes. Par ailleurs, l'ASBL envisage d'apporter un appui aux postes de santé  -  communément appelés dispensaires - en manque  d’intrants et de mains d’œuvre qualifiées.
 
A ces différentes préoccupations, les Amis du Congo organisent des campagnes et des colloques en vue de mobiliser les fonds et de programmer des formations de base pour les bénéficiaires de ces différents projets.
 
Question deux : Pourquoi avoir organisé cette manifestation, cet atelier ?
Comme l’indique le thème, le but de cet atelier est d’initier une synergie d’actions des ASBL et ONG congolaises de Belgique afin d’échanger des idées et d’agir de manière efficiente avec les autres ASBL congolaises opérant en Occident et celles qui sont sur le terrain en RD Congo. Cette nouvelle dynamique vise le pragmatisme des ASBL, le temps des discours étant presque révolu. 
 
Question trois : Quel bilan pouvez-vous donner de cette rencontre ?
 
Ayant invité uniquement 25 représentants d’ASBL et ONG congolaises, nous étions submergés par les demandes de participation à cet atelier. Malgré le rejet de certaines demandes, plus de 25 personnes y ont pris part. De plus, la qualité des échanges, la meilleure organisation, la prédisposition des participants à continuer les échanges en vue des résolutions finales et le bon déroulement des interventions selon le timing préalablement fixé conduisent à penser que le bilan est positif.
Question quatre : Quelle est la prochaine étape ?
Le second atelier est programmé pour fin mars 2008, soit précisément le 29 mars 2008. Celui-ci dessinera les contours de la structure à mettre sur pied, les conditions d’accès aux microcrédits et les projets des ASBL locales à soutenir prestement.
Question cinq : Quel message adressez-vous aux associations congolaises d’ici et à celles du pays ?
 Le message à l’adresse de notre public cible est très explicite : l’environnement socio-économique de notre pays nous interpelle à l’action immédiate. Il est de notre responsabilité d’agir sans compter sur les bailleurs de fonds. En vertu de cette conviction, une synergie d’actions dans les champs d’activités qui sont les nôtres et en fonction de nos objets sociaux respectifs, devient impérieuse.
 
Pour plus d’informations, consulter le site de l’association en cliquant sur le lien suivant : http://www.vriendenvancongo.be
 
 
Propos recueillis par Cheik FITA
 

Bruxelles, le 7 mars 2008 image-20atelier13.jpg















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ANNONCES...MESSAGES

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

(Cliquez sur la Couverture pour l'agrandir

et lire le résumé)

couverture démocratie assassinée

Moins Homme dite la guerre de Kolwezi. Théâtre

DISPONIBLES

.Chez Hermene Kaba, galerie entrée d'Ixelles, quartier Matonge, chaussée de Wavre

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Liens de sites recommandés

 http://www.antennemondesocietecivile-rdcongo.com/

 http://aprodec.blog4ever.com/

http://www.congoindependant.com

http://www.cheikfitanews.net/ 

http://www.congonetradio.com/

 http://banamikili.skyrock.com/

 

antennemondesocietecivile-rdcongo.com​

RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

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à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

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