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Vidéo du slogan-phare des congolais

pour fin mandat de J. Kabila

kabila oyebela

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Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 19:04
Les léopards de la RD Congo entraînés par Mutubile Santos viennent de remporter la première coupe du championat des Nations en battant le Ghana par 2 à 0!

Pourtant  , lors des matchs de pool, les ghanéens avaient humilié la RD Congo par 0 à 3.
Bravo donc aux Léopards, bravo à Mutubile Santos qui ont réussi à hisser au sommet de l'Afrique , le drapeau de notre pays, 35 ans après.

Cheik FITA

Bruxelles, le 8 mars 2009

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Published by Cheik FITA
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 06:17

Deux catégories de compatriotes se disputent la palme des meilleurs fossoyeurs du pays : les politiciens et les intellectuels. Autant les premiers ont fait de la politique leur gagne-pain au mépris de toutes les valeurs, autant les intellectuels eux, rivalisent d’inventivité pour offrir aux politiciens des alchimies pouvant justifier toute sortie de bévues et faire avaler ainsi à la population couleuvres, scorpions et lézards.

Il existe heureusement des intellectuels qui se démarquent de ce clientélisme et tentent de faciliter au commun des Congolais la compréhension des manœuvres politiciennes. Le document ci-dessous mérite une attention.

La rédaction de « Info en ligne des Congolais de Belgique »

 

 

REGARDS CROISES SUR LE DEBUT ET LA FIN DES OPERATIONS MILITAIRES RDC-RWANDA ET LEURS CONSEQUENCES SUR LA REALPOLITIK CONGOLAISE

Par: Prof. Dr. Yav Katshung Joseph



I. LIMINAIRES : MIEUX VAUT LA FIN D'UNE CHOSE QUE SON COMMENCEMENT ?

Ce titre évocateur semble mieux résumer les malaises soulevés par les opérations militaires Rwando-Congolaise visant à neutraliser les rebelles Hutu Rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dénommée « Umoja Wetu » dans le Nord-Kivu, d’une part et Soudano-Ugando- Congolaise dénommée « Coup de tonnerre » qui vise les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans la Province orientale, de l’autre.

Après mille et une polémiques sur ces opérations, voilà que les soldats rwandais -bon gré mal gré- se sont retirés de la RDC comme l’annonçait le Président Joseph Kabila en fin janvier 2009, lors d’un point de presse tenue à Kinshasa. Une cérémonie « d’adieu » fut même organisée pour marquer ce retrait, avec « parade militaire conjointe », le mercredi 25 février 2009 à Goma. Bien qu’un flou demeure sur le nombre exact de ceux qui sont partis faute de savoir combien ils étaient entrés. Ça c’est un autre débat ! Mais, l’on pourrait ne fut-ce que se poser les questions de savoir : A quand remonte la cérémonie de « Welcome » ou de bienvenu pour enfin faire des adieux ? Bien plus, connaissant la géopolitique de la région des Grands lacs Africains, pouvons-nous sans contradiction affirmer que ce n’est qu’un au revoir?

Sans essayer de supputer sur ces questions, la présente réflexion entend contribuer au débat en passant au peigne fin quelques réactions et/ou arguments de certains opérateurs politiques afin que l’Etat de droit et démocratique ainsi que la culture du rendre compte triomphent en RDC. Il est certes vrai que beaucoup d’encre et salive ont coulé et continuent de couler. Mais, toutes les opinions se valent-elles ? Si toutes se valent, tout est donc dit, reste à s’en remettre au hasard pour faire son propre tri au milieu de la cacophonie.

Mais si certaines sont supérieures à d’autres, encore faut-il en juger selon les vrais critères de discernement : intelligence, compétence, recul, conformité au réel... Telles sont les clés d’un débat d’idées vigoureux et fructueux. À méditer et à appliquer sans modération... C’est en cela que la présente réflexion vaut son pesant d’or : contribuer à la culture de redevabilité et du contrôle démocratique du secteur de la sécurité et de la défense en RDC, longtemps considérés comme tabous. L'affaire n'est ni tabou ni relevant du secret-défense car en démocratie, les parlementaires ont un mot à dire sur ces questions et il semble qu’ils ont essayé de le faire comme nous le verrons au point suivant.


II. LA PETITION DES DEPUTES NATIONAUX : UN « TSUNAMI » POLITIQUE EN RDC?

2.1. LE DROIT DE PETITION EN QUESTION

Longtemps perçu comme un aspect de la liberté d’expression, le droit de pétition est resté absent dans l’espace constitutionnel congolais. Il est constitutionnalisé avec l’avènement du vent démocratique des années 90. Il évolue actuellement comme un droit autonome, indépendamment de la liberté d’expression auquel il est originairement lié. Il s’agit d’un droit exclusif des citoyens congolais, qui peut s’exercer soit individuellement, soit collectivement. Bien plus, ce droit est aussi garanti aux parlementaires et sénateurs afin de convoquer les sessions de leurs chambres respectives.

 

2.2. L’EXERCICE DU DROIT DE PETITION PAR CERTAINS DEPUTES NATIONAUX OU LA GOUTTE D’EAU QUI FERA DEVERSER LE VASE ?

Comme annoncé supra, le droit de pétition est aussi garanti aux parlementaires et sénateurs pour faire convoquer les sessions extraordinaires à la demande de la moitié des membres qui composent l’Assemblée ou le Sénat. C’est fort de ce droit et ce, en conformité avec le règlement intérieur de l’Assemblée nationale , que plus de 260 députés nationaux – de la majorité et de l’opposition - ont signé la pétition, initiée aux lendemains de l’entrée des troupes rwandaises en RDC , alors que le Règlement Intérieur en exige la moitié plus une voix, c’est-à-dire 250+1.

En effet, les députés pétitionnaires reprochent au gouvernement d’avoir violé les articles 143 et 213 de la Constitution qui disposent respectivement que: «Conformément aux dispositions de l’article 86 de la Constitution, le Président de la République déclare la guerre sur décision du Conseil des ministres après avis du Conseil supérieur de la défense et autorisation des deux Chambres. Il en informe la Nation par un message. Les droits et devoirs des citoyens, pendant la guerre ou en cas d’invasion ou d’attaque du territoire national par des forces de l’extérieur font l’objet d’une loi ». Et « Le Président de la République négocie et ratifie les traités et accords internationaux. Le Gouvernement conclut les accords internationaux non soumis à ratification après délibération en Conseil des ministres. Il en informe l’Assemblée nationale et le Sénat ».

Selon les députés pétitionnaires, ces dispositions constitutionnelles n’ont pas été respectées. Il n’y a pas eu Conseil des ministres sur l’entrée des troupes rwandaises. Si le caractère invasion pourrait être écarté, les pétitionnaires soutiennent que ce cas relève de la souveraineté et de l’intégrité territoriale d’un Etat souverain. Le Parlement étant en vacances, les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat devraient être préalablement saisis. Or, au regard des déclarations contradictoires des présidents de deux chambres, il semble qu’ils n’ont été informés qu’après-coup. D’où pareille pétition pour amener le Gouvernement à fournir des explications sur les accords ayant permis aux armées de l'Ouganda et du Rwanda de pénétrer en RDC et d'y mener des activités belliqueuses.

2.3. QUAND LE SENAT ENTRE DANS LA DANSE ET EMBOITE LE PAS DES DEPUTES PETITIONNAIRES !

Comme si cela ne suffisait pas, il nous revient qu’au Sénat, devant la gravité des faits susceptibles de compromettre la souveraineté du pays et pour fustiger la manière quelque peu cavalière de la passation des accords entre la RDC et l’Ouganda, d’une part et de l’autre, entre la RDC et le Rwanda, trois Sénateurs dont LUNDA-BULULU, MOKONDA BONZA et BALAMAGE N'KOLO ont sur pied des articles 116 de la Constitution et 75 du Règlement intérieur du Sénat, pris l'initiative de rédiger une pétition et de la proposer à leurs collègues en vue de la convocation immédiate d'une session extraordinaire de la Chambre Haute aux fins d'entendre le Premier ministre entre autres sur les accords susvisés. Ainsi, une trentaine des sénateurs ont déjà signé ladite pétition appuyant ainsi la démarche entreprise à l'Assemblée nationale et qui fait depuis quelques semaines mouche, frisant une certaine crise institutionnelle quelque peu comparable à l’époque de Kasavubu et Lumumba.

Mais, relevons que cela ne laisse pas indifférents certains opérateurs politiques en provinces qui estiment que les pétitionnaires n’ont pas le droit ou ont outrepassé.

 

III. QUAND LE « KATANGA POLITIQUE » S’INVITE DANS LA SAGA, RATE-T-IL UNE BELLE OCCASION DE SE TAIRE ?


3.1. DE LA PETITION OU MIEUX DE LA CONTRE-PETITION DE L’ASSEMBLEE PROVINCIALE DU KATANGA


Comme nous l’avions déjà relevé dans notre ouvrage intitulé « Le Parlement Provincial Pour Quoi Faire ? », l’Assemblée provinciale du Katanga n’est pas loin de cesser d’être une caisse de résonance de l’Exécutif –national et/ou provincial. Les propos, agissements, déclarations et positions de la plupart des Députés provinciaux du Katanga, posent problème et laissent craindre qu’ils travaillent pour donner de quoi moudre au moulin à paroles mais, pas pour des actes concrets, des mesures qui changent la vie des citoyens. Si c’est pour que l’Assemblée qui vote la loi et consente l’impôt se contente uniquement d’applaudir le gouvernement (provincial et/ou national) et reléguant ses fonctions au dernier plan, nous sommes en pleine décadence de la part des honorables députés.

En effet, l’impuissance du Parlement provincial du Katanga est presque devenue un fléau dénoncé par la majorité de la population. Les parlementaires –surtout ceux de la majorité- semblent ne servir plus à rien. Sinon à pointer pour les émoluments et à voter comme un seul homme. Une autre cause et pas des moindres, c’est le respect aux allures « monarchiques » des politiciens congolais envers les animateurs de l’exécutif tant au niveau national que provincial, qui fait que personne – surtout dans le camp de la majorité- n’ose réfléchir, penser, opiner, contester, de peur de se faire éjecter du système.

Pendant que les députés nationaux ont lancé une pétition pour convoquer une session extraordinaire du Parlement, 98 députés provinciaux sur les 102 que compte l’Assemblée provinciale du Katanga ont signé une pétition [une sorte de contre-pétition] contre ceux des députés nationaux -plus de 260- qui réclament la convocation d'une session extraordinaire susmentionnée. Il nous revient que c'est une pétition qui exprime clairement la volonté de députés [provinciaux du Katanga] de porter à la connaissance de l'opinion tant nationale qu'internationale que l'Assemblée provinciale du Katanga est totalement rangée derrière le Président Joseph Kabila. Elle est aussi une mise en garde lancée aux « manœuvriers de Kinshasa avec leur pétition ». Tout observateur moyen pourrait -bon gré mal gré- s’interroger : Pareille pétition, pour quoi faire ?


3.2. KATANGA : GARD PAR QUI LE MALHEUR VA ARRIVER ET PETITION SUR PETITION NE VAUT ?


Des boulées rouges furent lancées à l’endroit de ceux qui ont signé la pétition au niveau national en des termes tels que : « ceux qui s'opposent à la présence des troupes rwandaises sont « des sorciers ! » «… Si l’Assemblée nationale tient à la balkanisation de ce pays … ; le Katanga prendra toutes ses responsabilité s historiques et, l’Assemblée nationale en subira toutes les conséquences…Cette pétition exprime clairement que l’assemblée provinciale du Katanga est totalement rangée derrière Joseph Kabila. », etc.

Des menaces à peine voilées étaient au rendez-vous car, il a été intimé aux députés nationaux du Katanga qui auraient signé la pétition de retirer leurs signatures dans les 48 heures, sinon il leur sera interdit de séjourner au Katanga. [N’est-ce pas un acte de rébellion ?] Ce qui poussera un opérateur politique du Katanga bien sûr de l’opposition à qualifier l'Assemblée provinciale de « honte pour le Katanga…où les sentiments priment sur la raison…c'est le Katanganisme… »

Il est malaisé de rappeler aux faiseurs d’édits -des lois- que la Constitution prévoit la convocation d'une assemblée extraordinaire de l'Assemblée nationale lorsque la majorité absolue des signatures de députés est obtenue. Ainsi, aucune autre institution, soit-elle l’assemblée provinciale, ne peut s’immiscer dans cette procédure ni essayer de l’arrêter comme cela semble être le cas avec les dernières ‘élucubrations’ au Katanga. C’est avec raison que l'initiateur de la pétition réclamant la session extraordinaire de l'Assemblée nationale, le député national JEAN-LOUIS ERNEST KYAVIRO, rapporte la Radio Okapi, estime de son côté que l'assemblée provinciale du Katanga n'a aucune prérogative constitutionnelle d'interdire la démarche de la chambre basse à Kinshasa. « Ce n'est pas une assemblée provinciale qui peut demander ou refuser une session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Chacun a ses compétences
et son champ d'action bien précis ». C’est donc un coup d’épée dans l’eau ! Avec raison un étudiant en droit pourrait conclure : pétition sur pétition ne vaut !

Comme le ridicule ne tue pas, le peuple congolais – particulièrement celui du Katanga- a suivi en date du 24 février 2009, les réactions des députés nationaux et sénateurs Katangais en vacances parlementaires à Lubumbashi. En effet, alors que certains parmi eux ont même signé les pétitions à l’Assemblée nationale et au Sénat, à l’issue d’une réunion tenue au gouvernorat du Katanga, ces députés nationaux et sénateurs exprimeront de vive voix leur désaccord aux pétitions initiées à Kinshasa en se désolidarisant de leurs pairs. Aprés les propos du député national Mr VANO KIBOKO en sa qualité de président du groupe parlementaire du Katanga et celui de Mr LUHONGE KABINDA, président du groupe des Sénateurs du Katanga, ces élus et/ou cooptés du peuple ont collectivement dénoncé la pétition initiée à l’Assemblée nationale par quelques députés nationaux, pour débattre de la question de la présence des troupes
rwandaises sur le sol congolais, qu’ils qualifient de cabale destinée à déstabiliser le pouvoir en place. Ils arguent en définitive que le gouvernement congolais et le chef de l’Etat avaient tout à fait raison de pouvoir initier ces contacts pour créer la paix dans l’Est du pays.

Fort de ce qui précède, il est donc opportun pour notre part d’essayer d’analyser à froid, la démarche des députés pétitionnaires et ses contours tout en confrontant certains argumentaires avancés quant à ce.

IV. LES PETITIONNAIRES ONT-ILS RAISON OU TORT ? QUELLES LECONS TIREES ?
Depuis l’entrée des troupes rwandaises sur le territoire de la RDC, jusqu'à leur départ il y a quelques jours, la polémique comme nous l’avons relevé supra, demeure au rendez-vous. Des avis contraires sont avancés dans un sens comme dans un autre. D’aucuns estiment même que ladite pétition est sans objet au regard de l’évolution de la situation sur terrain du fait du succès récolté par l’opération militaire conjointe Rwando-Congolaise ainsi que la non présence –actuellement- en RDC des troupes Rwandaises. Ainsi, d’ici l’ouverture de la Session ordinaire de mars 2009, plus aucun élément régulier rwandais voire ougandais ou sud-soudanais ne se trouvera sur le sol congolais. Même si par improbable, la session extraordinaire venait à être convoquée avant le 15 mars 2009, l'on s’interroge aujourd'hui sur l'opportunité dont elle pourra avoir au regard des grandes évolutions du dossier qui a fondé l'action des
pétitionnaires.


Bien d’arguments sont évoqués de tout bord afin d’appuyer ou renverser le bien fondé de ladite pétition. Sans essayer de tout embrasser, nous allons essayer de relever ceux du Professeur NYABIRUNGU MWENE SONGA, de surcroît député national élu de Rutshuru afin de prendre position par la suite.



3.1. POSITION DU PROFESSEUR NYABIRUNGU QUANT AU FONDEMENT DE LA PETITION ET DE LA QUALITE DES PETITIONNAIRES

En effet, le professeur NYABIRUNGU dans sa réflexion intitulée « La Coalition Militaire Rwando-Congolaise ou le Temps du Courage » du 11 février 2009, reconnaît dans l’introduction que l’Accord du 05 décembre 2008 et sa mise en œuvre, le 20 janvier 2009, par l’entrée des troupes rwandaises en RDC dans le cadre d’une coalition militaire contre les FDLR et le CNDP-NKUNDA, ont mis sens dessus dessous la scène politique congolaise, provoquant l’enthousiasme des uns et la colère des autres, se trouvant parmi ceux-ci les députés pétitionnaires qui réclament la tenue d’une session extraordinaire pour débattre de la question. » Il renchérit en arguant « qu’en interrogeant l’histoire récente, en examinant les raisons des uns et des autres, et en étant à l’écoute des attentes de notre peuple, il y a lieu de comprendre et, en même temps, de relativiser les enthousiasmes et les colères en cours, et de donner raison au
Chef de l’Etat Joseph Kabila qui, a son corps défendant et en prenant des risques politiques majeurs, aura tout essayé non dans un intérêt personnel ou partisan, mais pour sauver le Congo et l’engager dans la seule voie qui vaille, celle du développement du pays et du bonheur de son peuple. »

Face à cette plaidoirie, l’on pourrait ainsi demander si pareille paix est durable et qu’elles en étaient les garanties si les causes profondes et réelles de l’instabilité ou des conflits ne sont pas réglées –adressées- ? Une paix de façade ? Pierre Corneille dans « Le Cid » ne nous enseigne-t-il pas qu’ à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ?

Poursuivant sa réflexion, le professeur NYABIRUNGU évoque le fait que pour la qualité de relation entre la RDC et le Rwanda, les animateurs des Institutions démocratiquement élues doivent mettre la main à la patte, en tête desquels le Chef de l’Etat, le Président de l’Assemblée Nationale, le Président du Sénat, le Premier Ministre, les Députés et les Sénateurs. C’est cela la responsabilité des gouvernants. Nous répliquons en disant, qu’ils doivent donc être consultés et/ou informés afin qu’ils jouent pleinement leur rôle. Ce qui semble ne pas être le cas dans l’affaire a quo.
Il s’attarde sur les prérogatives du Président de la République en relevant qu’il a un rôle insigne à jouer pour faire de la RDC un pays puissant et prospère, vivant en paix a l’intérieur de ses frontières et concourant a l’extérieur au maintien ou au rétablissement de la paix chez nos voisins, en Afrique et dans le monde. Il a de par la Constitution, la charge de représenter la Nation et est le symbole de l’unité nationale. Cette unité nationale est impossible si une guerre d’occupation, de conquête ou de pillage s’installe à nos frontières. Pour cela il fait usage de l’article 69, 3 de la Constitution qui dispose que le Président de la République « assure , par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions ainsi que la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traites et accords internationaux ». Ainsi, il est clair et évident, dit-il, que la Constitution a fait du Président la clé de voûte des institutions nationales et que conscient de son rôle, il sait que sans la paix, il perd à la fois l’effectivité de ses attributions et la maîtrise de son action.

Quant au Sénat et à l’Assemblée nationale, faire de bonnes lois et en contrôler l’exécution, autoriser la ratification des traites utiles et intérioriser la paix et le bonheur de notre peuple comme la finalité de toute action politique et la loi suprême dans l’Etat, sont autant des conditions de la réussite de son mandat. Lorsque des députés pétitionnaires reprochent au Président Kabila ou au Gouvernement d’avoir violé la Constitution, spécialement en ses articles 143 et 213 , cela ne va pas de soi et peut même susciter des interrogations.
L’article 143 est ainsi libellé «Conformément aux dispositions de l’article 86 de la Constitution, le Président de la République déclare la guerre sur décision du Conseil des ministres après avis du Conseil supérieur de la défense et autorisation des deux Chambres. Il en informe la Nation par un message. Les droits et devoirs des citoyens, pendant la guerre ou en cas d’invasion ou d’attaque du territoire national par des forces de l’extérieur font l’objet d’une loi ».

Il souligne qu’ à lecture de l’article 143, il est clair qu’il vise l’hypothèse d’une guerre déclarée, et que rien de tel n’existe entre la RDC et le Rwanda. Donc, c’est en vain qu’une telle disposition.
Bien plus, l’article 213 dispose :« Le Président de la République négocie et ratifie les traités et accords internationaux. Le Gouvernement conclut les accords internationaux non soumis à ratification après délibération en Conseil des ministres. Il en informe l’Assemblée nationale et le Sénat ».

Il en déduit que les députés ne peuvent invoquer cet article en relevant que le Conseil des Ministres ne s’est pas réuni, car n’en faisant pas partie, ils ne peuvent pas en revendiquer les prérogatives. En d’autres termes, ils n’ont pas qualité pour se plaindre à la place du Conseil des Ministres. D’ailleurs, le Conseil de Ministres ne se serait-il pas réuni que les Députés n’auraient toujours pas la qualité pour s’en plaindre, étant donné qu’ils sont ni destinataires ni ampliataires (sic) des délibérations du Conseil des Ministres. [C’est nous qui soulignons]
Par contre, renchérit-il, s’il est vrai que la Constitution impose au Gouvernement d’informer l’Assemblée Nationale et le Sénat des accords internationaux conclu et non soumis à ratification, elle n’impose aucun délai.

Il poursuit en pensant que nous devons accéder à l’esprit de la Constitution dont la finalité, loin de résider dans quelques lignes sujettes à interprétation variable, consiste dans la sauvegarde de la vie de la Nation et des intérêts essentiels. Enfin, il est important d’avoir présents à l’esprit deux principes inhérents à la démocratie et à l’Etat de droit : - Nul n’est juge en sa propre cause ; et – On ne peut être à la fois juge et partie.

La Session extraordinaire de l’Assemblée Nationale réclamée peut être utile au débat, mais ne peut trancher un litige entre deux institutions. C’est parce que le constituant était conscient de ces principes et des conflits possibles entre institutions qu’il a crée la Cour constitutionnelle pour régler pareil différend.

Lorsque la Nation est en danger, les responsables que sont les Députés nationaux, ont l’obligation morale et le devoir civique de respecter la Constitution et de prendre en elle ce qu’il y a de meilleur pour trouver des solutions les plus appropriées et les plus compatibles avec les exigences de la paix et de la tranquillité publique, au lieu d’engager un bras de fer avec d’autres institutions, d’agiter l’opinion publique et de conduire le peuple vers l’impasse, la crise institutionnelle ou des voies faites d’incertitude pour l’avenir.

3.2. NOTRE CONTRIBUTION AU DEBAT ET REACTIONS AUX ARGUMENTS DE L’HONORABLE PROFESSEUR NYABIRUNGU MWENE SONGA

D’entrée de jeu, il sied de mettre en exergue le fait que la notion de sécurité a profondément évolué depuis la fin des années 1980. La sécurité ne peut plus être uniquement envisagée sous l’angle national. On constate, en effet, que de nombreuses crises internes résultent plus ou moins directement d’un conflit éprouvant un pays frontalier ou bien sont alimentées par des éléments nationaux ou étrangers séjournant dans des pays tiers. Les Etats sont contraints désormais d’assurer la sécurité publique par des politiques interdépendantes, ce qui implique des échanges d’informations systématisés et des procédures à mettre en œuvre en commun.
L’obligation d’assurer la sécurité des populations est le défi majeur posé aux Etats. Leur stabilité dépend de leur capacité à assurer la sécurité des biens et des personnes. Cette sécurité est non seulement physique mais également juridique, judiciaire et économique. La sécurité, enjeu de pouvoir et de survie, peut être considérée, à ce titre, comme un bien public mondial. C’est pour cela que nous affirmons que la restauration ou le maintien de la paix et de la sécurité en RDC, passe par le respect des principes démocratiques que sont l’équilibre des pouvoirs, des mécanismes efficaces et transparents de contrôle des forces de l’ordre et le maintien du lien armée-nation.
A. Dans un Etat de droit et démocratique, le domaine sécuritaire est celui de collaboration : Argument tiré de l’exposé des motifs de la Constitution.

Comme nous l’avons relevé supra, le Professeur NYABIRUNGU dans son argumentaire fait usage de l’article 69, 3 de la Constitution qui dispose que le Président de la République « assure , par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions ainsi que la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traites et accords internationaux ».
Pour lui, il est ainsi clair et évident, que la Constitution a fait du Président la clé de voûte des institutions nationales et que conscient de son rôle, il sait que sans la paix, il perd à la fois l’effectivité de ses attributions et la maîtrise de son action. Mais ce que le Professeur semble oublier, c’est le fait que la RDC se veut un Etat de droit et démocratique. Ce qui sous tend le fait que la collaboration entre institutions doit être de mise. Du reste, cela transpire de la Constitution de la RDC à laquelle il fait allusion. Tenez ! Bien que l’article 69,3 auquel le Professeur NYABIRUNGU fait recours reconnaît que le Président de la République est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traites et accords internationaux. L’exposé des motifs de la Constitution de la RDC est clair quant à ce en reprenant le même esprit de cette disposition
tout en l’explicitant en ces termes : « Le Président de la République exerce ses prérogatives de garant de la Constitution, de l'indépendance nationale, de l'intégrité territoriale, de la souveraineté nationale, du respect des accords et traités internationaux ainsi que celles de régulateur et d'arbitre du fonctionnement normal des Institutions de la République avec l'implication du Gouvernement sous le contrôle du Parlement. »

Ainsi, point n’est besoin de démontrer que toute constitution comporte plusieurs parties dont l’exposé des motifs, qui est une partie d'un texte de loi qui explique ses raisons et ses objectifs. Il précède le préambule, le dispositif ou le corps du texte. Il est connu de tout juriste moyen que l'exposé des motifs est "indissociable" du texte constitutionnel.

Bien plus, le même exposé des motifs renchérit et tranche la polémique en affirmant que les affaires étrangères, la défense et la sécurité, autrefois domaines réservés du Chef de l'Etat, sont devenues des domaines de collaboration. [Notion très importante pour notre cas].
Il en résulte donc que c’est à tort que l’on cherche à ne pas reconnaître de la qualité des députés pétitionnaires à se plaindre car, pour une matière si importante touchant à la sécurité, à l’indépendance et à la souveraineté du pays, qu’ils ne soient pas informés afin d’exercer leur prérogative, du reste reconnue par la Constitution comme indiquée. Le Parlement demeure plus que tout autre le lieu de l’expression de la démocratie, de la négociation de la norme, et du contrôle du Gouvernement.

B. Le contrôle parlementaire du secteur de la sécurité procède d'un vrai exercice de la démocratie et du respect des droits humains.

La sécurité est primordiale pour le bien-être du peuple. Aussi faut-il impérativement que les opinions du peuple se reflètent dans la politique de sécurité nationale, où sont énoncées les valeurs fondamentales et les principes relatifs à la sécurité nationale que l'Etat entend promouvoir et protéger. Il est nécessaire qu'au sein des parlements, les représentants de la volonté populaire travaillent en collaboration étroite avec le gouvernement et le secteur de la sécurité. Mais si tous ont un objectif commun, leurs rôles et leurs devoirs sont fondamentalement différents. D’où une nécessité de confiance et de dialogue entre institutions, d’autant plus que la sécurité n’est plus un domaine privilégié, il est devenu de collaboration.

Les parlementaires sont donc en principe en mesure d'exercer leur contrôle sur l'armée ou sur les questions sécuritaires. L'affaire n'est ni tabou ni relevant du secret-défense. En démocratie, le Parlement est chargé de définir le cadre légal, d'adopter le budget et de contrôler les activités du secteur de la sécurité. Il ne peut exercer pleinement ces responsabilités que s'il a un large accès à l'information et à l'expertise technique nécessaire et qu'il a le pouvoir et la volonté d'exiger du Gouvernement qu'il lui rende compte de son action. Cela suppose une organisation sociale qui repose sur la confiance et le dialogue. De nos jours, le rôle joué par ceux à qui il incombe d’assurer la sécurité est en pleine mutation. Il est donc salutaire que nos parlementaires aient déjà commencé à jouer leur rôle.

Bien plus, le Parlement donne à voir la Nation souveraine, assure sa « mise en chair » concrète si l’on peut dire, il justifie son existence essentiellement par les deux attributions fondamentales qui fondent sa compétence : adopter la loi des hommes, et contrôler l’Administration chargée de l’appliquer. Cette double justification répond à la théorie de la séparation des pouvoirs de MONTESQUIEU. En ce qui concerne son rôle d’organe délibérant, relisant MONTESQUIEU à la lumière des analyses de C. EISENMANN , il apparaît bien que la théorie de la séparation des pouvoirs ne prône pas une séparation stricte des fonctions mais conduit au contraire les différents organes étatiques à collaborer pour accomplir les trois missions du pouvoir : adopter les lois, les exécuter et juger de leur bonne application. Ainsi, c’est donc dans le souci de collaboration que les députés nationaux ont signé la pétition exigeant la
convocation d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Ainsi, les députés pétitionnaires cherchent à « voir clair » dans les opérations conjointes de traque des FDLR au Nord Kivu et se plaignent de la non information de la population et, particulièrement, de la représentation nationale, sur ces opérations.

Mettant en apostrophe le droit à l’information, disons qu’il appartient aux droits de l'homme qui protègent la condition humaine et son développement. Cependant, les droits de l'homme qui protègent nos vies doivent être protégés par la démocratie d'un pays. S'il n'y a pas de démocratie pour tous les membres de la société [ne] peuvent [pas] participer aux processus d'une décision, et c'est la raison pour laquelle ils auront besoin de droit à l'information. Le problème du droit à l'information ne peut pas être pleinement résolu s'il n'y a pas une véritable démocratie dans le pays.

De tout ce qui précède, il appert opportun de soutenir donc que le respect des principes de démocratie et l’Etat de droit, est le fondement de la pétition des députés nationaux [et sénateurs]. Le but premier n’étant pas de faire tomber le Gouvernement, mais que ce dernier rende compte. Cela ne doit gêner personne quand bien même, les effets sont semblables à ceux du Tsunami, de triste mémoire. À la seule différence que cette fois-ci, ils sont politiques.

V. QUE CONCLURE ALORS QUE LE DEBAT DEMEURE TOUT ENTIER ?

Les questions du fondement et de l’opportunité de la pétition initiée par les députés nationaux [suivis par les Sénateurs], n’en déplaise aux opérateurs politiques « bénis oui - oui », trouvent leur siège dans la Constitution de la RDC qui sans froid aux yeux, affirme et tranche dans son exposé des motifs que « Le Président de la République exerce ses prérogatives de garant de la Constitution, de l'indépendance nationale, de l'intégrité territoriale, de la souveraineté nationale, du respect des accords et traités internationaux ainsi que celles de régulateur et d'arbitre du fonctionnement normal des Institutions de la République avec l'implication du Gouvernement sous le contrôle du Parlement. » Bien plus, que « Les affaires étrangères, la défense et la sécurité, autrefois domaines réservés du Chef de l'Etat, sont devenues des domaines de collaboration.

Par cette pétition, les députés nationaux n’ont fait que demander ladite collaboration afin d’accomplir leur devoir de contrôle démocratique. Nous les encourageons donc dans cette démarche car, le Parlement doit être de plus en plus une institution à même de répondre à des attentes démocratiques profondes. Sans être le lieu unique des décisions importantes, le Parlement en est bien souvent la condition nécessaire. Il ne doit plus être « la chambre d’enregistrement » ou mieux « la caisse de résonance » que l’on dénonce, mais un acteur incontournable dans un système global de production de la norme : lieu de négociation de la décision finale, tribune d’affrontement des idées, meilleur moyen d’assurer un débat transparent et équilibré. Par ailleurs, le Parlement devra être de plus en plus, notamment dans sa fonction de contrôle, comme un acteur à même de répondre à l’exigence croissante de compte-rendu,
constituant ainsi des garanties démocratiques : le Gouvernement devra agir désormais sous le contrôle effectif des parlementaires.

En définitive, nous exhortons toutes les Institutions politiques du pays à respecter les principes clés de démocratie et de l’Etat de droit. Les animateurs de ces institutions doivent être à l’écoute des citoyens et être des hommes et des femmes de dialogue, d’action et de réflexion, au service de tous. Au fait, être à l’écoute de son peuple n’a jamais été un signe de faiblesse pour un opérateur politique, au contraire c’est une preuve qu’il sert son engagement et qu’il ne s’écarte pas de son idéal. Il sied donc qu’ils le démontrent dans le cas sous examen.

Prof. Dr. Yav Katshung Joseph



Tél. + 243 817 613 662 Fax : +1 501 638 4935

Email: info@joseyav. com Web: www.joseyav. com

© Controle Citoyen 2009----

Dr. YAV K. JOSEPH


- Avocat - Advocate
- Human Rights Lawyer & Consultant
- Transitional Justice Advocate
- Professor (University of Lubumbashi:DRC)

Fax: + 1 501 638 4935
Tel: +243 81 76 13 662
www.joseyav. com

 

 

 

 

 



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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 13:43




Chers tous,

Permettez-moi au nom de la conscience Africaine à Bruxelles de revenir sur le drame qui a encore frappé notre communauté suite au meurtre odieux de notre jeune frère FORTUNA MBOSSO.
Beaucoup de versions sur cet acte de barbarie ont circulé sur le net et il nous a semblé urgent d'aller vers la famille pour nous rendre compte de la situation et s'informer à la source. Nous nous sommes donc rendus hier mardi 03 mars 2009 vers 18h00' à la résidence de la famille sur rue piers n°178 à Molenbeek, où se tient le deuil. Après un échange avec le meilleur ami de la victime, voici ce qu'il en ressort de cet assassinat qui doit tous nous interpeller et nous mobiliser pour dire STOP à la violence gratuite sur la jeunesse africaine.

Le samedi 28 février 2008, la victime, Fortuna Mbosso (21 ans) s'est rendu avec ses copains à Merthem (près de Ath, en Flandre) à une soirée dans une discothèque, comme tous les jeunes de son âge. Au petit matin du dimanche  1er mars, à la sortie de la discothèque un des jeunes de la région aurait constaté la disparition de son téléphone portable.  Il aurait soupçonné l'autre groupe (africains) qui était en face, les esprits s'échauffent, une petite bagarre éclate et le jeune Fortuna Mbosso qui ne fait  partie d'aucune bande aurait tenté de s'interposer pour ramener le calme! Pendant ce temps, un jeune néerlandophone aurait téléphoné à d'autres copains à lui pour demander du renfort. Quelques minutes plutard, le renfort arrivera en voitures, il s'en suivra une chasse à l'homme Et le jeune Fortuna est pris au piège. Il sera tabassé et poignardé sur le champs. La police arrivera quelques minutes après, et ne pourra secourir la victime, en attendant l'ambulance. A l'arrivée de cette dernière, il était trop tard pour notre jeune frère qui succombera quelques temps après, de ses blessures. Pour l'instant, le(s) assassin(s) courent toujours.

De ce qui précède, nous pensons qu'il faut que la composante (communauté)Africaine de Bruxelles se ressemble pour protester avec la dernière énergie et dire STOP à la violence gratuite contre la jeunesse. Nous devons interpeller les pouvoirs publics sur ces injustices car ce n'est pas la première fois que cela arrive. Nos frères avocats peuvent aider la famille à se constituer partie civile dans cette affaire. Nous pensons aussi organiser une marche pacifique et silencieuse mais de COLERE, sans doute ce week-end, si la famille nous y autorise. En attendant, nous invitons toute la communauté africaine de Bruxelles à se mobiliser comme un seul homme et à soutenir cette famille par tous les moyens. Préparons déjà nos brassard (ou tissu rouge) pour la mobilisation. Nous vous donnons rendez-vous sur la rue PIERS n°178 à Molenbeek (Métro ribaucourt, en face du GB express).
Un homme disait: ''Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnait et qui la frappe et la tue a toujours tort''

Pour la conscience Africaine, mouvement de sensibilisation,
olivier-kayomo (00 32 473/20.37.38)


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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 07:42

 

 

Bruxelles a été ce lundi 2 mars 2009 légèrement secouée par deux marches, l’une des camionneurs européens et qui s’est terminée devant l’Union européenne, l’autre des postiers qui s’est terminée à la place Fontainas sur le boulevard Lemonnier.

Au moment où dans notre pays le Congo l’expression de la population est pratiquement muselée et pire, ceux qui sont sensés représenter le peuple sont mis au pas par l’exécutif, il nous semble important d’observer attentivement comment se vit quotidiennement la démocratie de ce côté, et en tirer des leçons.

 

LES CAMIONNEURS AU ROND-POINT SCHUMAN

 

Pour les camionneurs ont-ils manifesté ? La réponse se trouve dans le tract  distribué par les manifestants, et où l’on pouvait lire ceci :

« … En octobre 2008, une directive révisée sur le temps de travail du personnel mobile  dans le transport routier était proposée par la commission européenne. Elle est actuellement débattue au sein du Parlement européen…. Cette législation pourrait engendrer des effets profondément néfastes, à la fois pour la profession de conducteur et pour le public, pace qu’elle consiste à augmenter la charge de travail des conducteurs professionnels indépendants, qui pourraient être appelés à travailler 86 heures par semaine, toutes les semaines, de tous les mois, de toutes les années ! Une semaine de travail de 86 heures est quasiment inédite en Europe, où le temps de travail moyen hebdomadaire est de 48 heures.

Avec peu, voire pas de temps de repos entre les trajets, les conducteurs mettent en péril leur sécurité ainsi que celle des autres, compte tenu de leur état d’épuisement… »

Devant le parlement européen, plusieurs discours ont été prononcés.

Le  parlementaire européen Jean-Louis Cottigny, vice-président de la commission emploi et affaires sociales du parlement européen, et élu du Nord-Pas-de-Calais en France est monté à la tribune en guise de soutien aux manifestants à qui il a dit : « Nous nous battons pour vous au parlement. Mais votre manifestation est un grand soutien pour nous » En passant, le député socialiste a égratigné ses collègues parlementaires qui dans leurs campagnes disent une chose à la population, et lors des votes au parlement donnent leurs voix pour le contraire.

Aux dernières nouvelles, les députés européens de la commission emploi et affaires sociales ont rejeté la proposition de la Commission européenne, en attendant le même vote en assemblée plénière. Une victoire pour les camionneurs.


 

Le  parlementaire européen Jean-Louis Cottigny



GREVE GENERALE A LA POSTE

 

Les employés de la poste eux, ont commencé leur marche à 12h30 à partir de la gare du Nord, direction place Fontainas où les dirigeants syndicaux se sont adressés aux 2000 participants à la marche :

 

Les postiers en ont :

-          contre le management de l’entreprise qui ne poursuit que la rentabilité et le profit au détriment de l’ouvrier et du caractère humain du facteur, par exemple. Remplacement des facteurs par des livreurs sous-payés, fusion des bureaux, surcharge avec l’introduction du géoroute…

-          contre le gouvernement fédéral qui ne fait rien contre le démantèlement programmé de la poste, entreprise publique, au contraire du gouvernement danois par exemple

-          contre l’Union Européenne et ses directives : libéralisation et privatisation…

«  Y en a marre, » lancera André Blaise, secrétaire général du CSC.

Conclusion de cette journée ?

L’Europe libérale ou l’Europe sociale ? Telle semble être la situation dans laquelle se trouve le citoyen européen aujourd’hui.

Et nous africains, et particulièrement, nous Congolais ?

Pendant  que les libéraux trônent à l’Union Européenne, le côté humain et social de plusieurs secteurs trinque.

Quelle pourrait être la politique des libéraux européens vis-à-vis de nos pays d’Afrique noire où les droits les plus élémentaires sont bafoués, où les partis qui se disent libéraux sont en réalité des nids de truands, et d’individus cupides ne craignant ni Dieu, ni la loi, ni la population ?

Ne devrons-nous pas regarder par deux fois tout ce qui nous est proposé par les libéraux européens ? Rédaction de la constitution, mode électoral, plans d’investissements, codes forestiers, projets de privatisation des secteurs comme les mines, les chemins de fer, l’énergie électrique, les télécommunications, la poste… ?

 

Cheik FITA

 

Bruxelles, le 3 mars 2009




André Blaise, secrétaire général du CSC




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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 21:07

 

 
Habitation de l'administrateur

   Des armées étrangères ont foulé notre territoire. Il est difficile d’accéder à une information fiable et se rendre compte du calvaire que vivent des milliers de nos compatriotes. Un médecin congolais qui vit dans la province Orientale nous a demandé de publier son témoignage, photos à l’appui, sur ce qui se passe là-bas avec la présence de la LRA et le soi-disant soutien de l’armée ougandaise. Pour de raisons d’anonymat, nous avons remplacé son nom par celui de « Munganga » Ci-dessous, son cri de cœur.

"Bonjour mon frère.

Depuis quelques jours j'ai fait un déplacement dans un petit village pour soigner les blessés de guerre contre la LRA. Ca me rend malade d'écouter sur Radio OKAPI Le ministre Mende dire que cette opération a été une réussite totale alors que moi, Munganga, je suis en train de manipuler les multiples cadavres de la population congolaise meurtrie par la LRA qui est encore active dans la région. Il est vrai qu'ils sont actuellement éparpillés en petits groupes dans la forêt. Mais semble-il que c'est leur stratégie parce que chaque groupe est en contact permanent avec l'autre par TURAYA. Il y a 2 semaines on venait de tuer, sous mes yeux, le capitaine Patrick (GR), commandant des opérations dans la région.

Nous savons que c'est l'armée congolaise qui essaie de faire quelque chose sur terrain par rapport aux autres armées, Mais elle est mal nourrie, mal soignée (je ne comprends pas comment un militaire qui fait la malaria avec une fièvre de 40,5°C et convulsions, On lui donne comme traitement le Fansidar et rien que le fansidar) et l'on nous fait croire que c'est celui-là, mal traité qui va continuer à traquer la LRA et sécuriser la population après le départ de l'armée ougandaise. Je ne soutiens pas non plus  l'idée selon laquelle les ougandais doivent encore rester au Congo, Non, ils doivent partir car nous ne voyons pas ce qu'ils ont fait sur terrain en dehors de leur bombardement aérien qui n’a tué que 17 rebelles sur des milliers qui sont encore dans la forêt du Haut et du Bas Uélé. Je demande seulement au gouvernement d'être conscient et d’accepter que cette opération s'est soldée par un ECHEC. Le danger reste toujours permanent dans les territoires de Dungu et Faradje. Que Lambert Mende cesse de nous distraire avec ses discours et statistiques mensongères tout en respirant l'air frais de son bureau climatisé pendant que nous autres on est en train de vivre la misère et le calvaire que continue à traverser le peuple congolais du Haut Uélé. »

  

 

Centre commercial de Faradje
 


Marché de Faradje


Blessés



maison de l'administrateur de Faradje


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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 16:10

 

Soirée enrichissante que celle qui a eu lieu aux facultés universitaires Saint Louis de Bruxelles le vendredi 20 février 2009, sur initiative de l’association Kilimandjaro de cette institution universitaire belge.

Sujet : Comment aider les populations congolaises à s’auto suffire localement ?

De plus en plus de gens sont scandalisés par le paradoxe congolais : un pays riche avec une population croupissant dans la misère la plus noire. Jusque quand devrait-on laisser ces innocents vivre le martyr ? Parallèlement aux différentes actions politiques, la société civile ne devrait-elle pas s’impliquer activement dans des actions susceptibles de venir en aide à la population ?

Après les mots de bienvenue et l’introduction par monsieur Lumembo Tamusa Kasongo membre du cercle Kilimandjaro, le professeur Arthur Yenga de l’Université Internationale de Bruxelles prend la direction de la manifestation. Trois communications seront données, suivies d’échanges :

- La situation politique au Congo : le point, l’avenir, par Cheik FITA.

- La situation des droits de l’homme en RD Congo aujourd’hui par Paul Nsapu, président de la ligue des électeurs, et secrétaire général de la FIDH, chargé de l’Afrique.

- Pourquoi une alliance citoyenne pour la RD Congo par Daniel OTTO.

 

SITUATION POLITIQUE EN RD CONGO.

Politiquement, la RD Congo est caractérisée aujourd’hui par la situation sécuritaire à l’Est, la misère dans laquelle croupit la population et le difficile démarrage des institutions issues des urnes.

Est-ce un hasard ?

Pourquoi, à mi-mandat, les choses ne semblent toujours pas bien démarrer ?

Pourtant, les élections étaient sensées donner la parole au peuple et générer des institutions ainsi que des animateurs, le plus représentatifs possible, pour des meilleurs conditions de vie.

En a-t-il été ainsi ?

Ci-dessous, à titre d’illustration, un extrait de notre article « évangile selon Colette Braeckman » publié en novembre 2006 :

« Au deuxième tour de l’élection présidentielle, 16.615.479 de personnes se sont déplacées. Nonobstant les accusations de bourrages d’urnes, d’achats de conscience, de menaces et de tricherie,
Question 4. Le challenger ayant obtenu 6.819822 de voix, Cela représente-t-il 26,82% des électeurs enregistrés, oui ou non ?
Question 5. Cela représente-t-il 11,36% des 60.000.000 des congolais, oui ou non ?
Question 6 Le candidat déclaré vainqueur ayant obtenu 9.436.779 de voix, cela représente-t-il 31,12% du corps électoral enregistré oui ou non ?
Question 7. Cela représente-t-il 15,72% des 60.000.000 des congolais, oui ou non ?
Question 8. La reconstruction nécessitant le plus grand consensus possible, le pouvoir issu des urnes, peut-il se considérer comme représentatif, rassembleur, en qui le plus grand nombre de congolais se reconnaîtront, oui ou non ? »

Lien : http://www.culturek.net/www/index_section_.php?recordID=1438&MM_section=Actualités

 

De mauvaises élections ont aujourd’hui des conséquences auxquelles bien de gens ne pensent pas.

*Sécurité à l’Est et inefficacité de l’armée.

Est-il étonnant de constater que le soldat, citoyen à part entière et mal payé en plus, refuse de combattre pour pérenniser un système dans lequel il ne se reconnaît pas ?

* Incapacité de mobiliser les moyens pour subvenir aux besoins de la population

Pour subvenir aux besoins de la population, le gouvernement doit mobiliser les fonds via les contribuables. Dans la mesure où une grande partie de cette population n’a pas confiance en des dirigeants dans lesquels il ne se reconnait pas, cela est-il aisé ?

En RD Congo, si les 60.000.000 de congolais avaient confiance au pouvoir en place, pourraient-ils refuser un mot d’ordre de contribution financière de 5 euros par mois pour le pays ? Cela donnerait combien par mois ? Et par an ?

Ici en Belgique par exemple, n’est-ce pas le contribuable qui pourvoit à la caisse de l’Etat ? N’est-ce pas parce qu’il est sûr que cet argent servira pour la communauté et sera utilisé à bon escient ? Et dans tous les cas, s’il y a détournement, la justice ne sera-t-elle pas là pour agir?

Et demain ?

Le citoyen a la possibilité de changer les choses. Pour cela, il faut une grande prise de conscience, une grande campagne d’information et de sensibilisation du citoyen. C’est là qu’apparaît le rôle de la société civile.

La société civile au sens pur, où chaque corporation, chaque corps de métier, chaque groupe d’intérêt se coalise. Et la synergie créée entre ces groupes peut influer sur la marche du pays et sur le pouvoir en place.

 

SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN RD CONGO.

 

Paul Nsapu, le deuxième intervenant, n’est pas allé par le dos de la cuillère pour dépeindre la situation des droits de l’homme en RD Congo.

Dans une méthode interactive, il amené l’auditoire à prendre conscience des insuffisances, pire des déficiences des droits de l’homme en RD Congo.

Le pouvoir se présente sous forme d’un triangle dont la base est le peuple.

A l’époque de la dictature de Mobutu, le triangle était renversé, c’est la base qui subissait. Avec le processus démocratique, la base a commencé a récupérer progressivement son pouvoir et plusieurs piliers des droits de l’homme se sont mis en place. Et quand différentes manifestations étaient organisées, le pouvoir faisait des concessions, le peuple récupérait alors de plus en plus son pouvoir.

En 1997 avec l’entrée de l’AFDL et la prise du pouvoir par les armes, tout cela a été balayé. Les élections auraient pu nous permettre d’avancer. Mais hélas, est-ce le cas aujourd’hui?

Des élections ? Cela a été boutiqué par des acteurs étrangers parmi lesquels en bonne position le ministre des affaires étrangères belge de l’époque, monsieur Louis Michel. « Tout a été faussé. »

Peut-on affirmer aujourd’hui que :

-          le Congo est souverain ?

-          l’on a un pouvoir du peuple pour le peuple par le peuple ?

-          le respect des droits de l’homme est exemplaire ?

-          la liberté syndicale est au top ?

-          la liberté d’expression est garantie ?

-          la liberté d’association est garantie et réelle ?

-          la liberté des réunions est garantie et réelle , elle aussi?

-          les élections qu’on a eues ont été libres, transparentes, au sens noble du terme, sans exclusive ?

-          la loi de la majorité est respectée ?

-          la minorité est respectée et protégée ?

-          la constitution est respectée ?

-          la justice est indépendante et « juste » ?

-          la diaspora a été impliquée ?

En conclusion, pour le défenseur des droits de l’homme qu’est Paul Nsapu, il ne fait l’ombre d’un doute, « le tableau des droits de l’homme en RD Congo est sombre, très noir. »

Face à tout cela, quelle solution ?

 

AIDER LES POPULATIONS EN RD CONGO.

 

Daniel Otto le troisième intervenant apporte une piste.

Il y a dix ans, le dossier « Congo » l’a interpellé. « Comment un pays aussi riche, pouvait-il avoir une population si pauvre ? » La fréquentation des Congolais, des belges d’origine congolaise et des belges ayant vécu au Congo l’a décidé à s’impliquer dans une action susceptible de contribuer au bien-être de la population.

Il existe bien des projets officiels d’aide au développement mais concrètement sur terrain, cela est-il si visible que cela ? A croire que tous les grands partis belges sont les mêmes. Mais le belge anonyme, le contribuable sait-il que son argent pourrait  mieux servir les populations du Sud ?

Combien de contribuables belges aujourd’hui peuvent se dire satisfaits de l’action des hommes politiques en faveur du développement ?

Il y a néanmoins une bonne poignée de bons citoyens belges. Eux et la diaspora congolaise devraient travailler en synergie avec la société civile au Congo pour des projets susceptibles de profiter rapidement et directement à la population, localement.

Le politique ne devrait pas jouir d’un blanc-seing, le contribuable doit lui indiquer souvent ce qui doit être fait.

Quel avenir offre-t-on pour les jeunes Congolais?

N’ont-ils pas droit à un monde meilleur ?

C’est pour cela que l’idée de la mise sur pied d’une alliance citoyenne pour la RD Congo est née.

Et parmi les projets les plus urgents, il y a la création des fermes-écoles doublées de maisons de jeunes et de la culture ainsi que de centres de santé. Et dans ce genre de projets, beaucoup de belges de bonne volonté peuvent s’impliquer.

Il est nécessaire de ne pas confondre les mécanismes de l’Etat et de ses hommes avec l’opinion du belge anonyme.

Lors des échanges avec le public, bien de suggestions ont été faites :

S.A.R. la princesse Edwige Vincent de Bourbon  dans un langage tranchant dit : « Les droits de l’Homme sont un outil précieux pour défendre ses droits. On devrait faire entrer cela dans la tête des jeunes, et nous devrions tous nous donner la main. La planète a suffisamment de ressources pour que tout le monde vive heureux. »

Pour Jean-Marie Dehayne, « ce qui manque, c’est une coordination de la communauté congolaise, une organisation mieux écoutée… Et dans les actions de jumelage, travailler avec la base via les chefs coutumiers. »

Pour monsieur Ntinu Firmin : « L’urgence, c’est de travailler l’homme Congolais, lui inculquer une échelle de valeur convenable. »

Madame Bitshilwalwa abondera dans le même sens, rejetant toute idée de fatalisme.

A l’issue de la manifestation les membres du cercle Kilimandjaro ont offert un verre au public, et les échanges ont ainsi continué durant plusieurs minutes encore.

 

Cheik FITA

Bruxelles, le 21 février 2009





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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 21:29


PHOTO : http://www.elysee.fr/templates/default/lepresident/alllanguage/president2.jpg



TITRE ORIGINAL: Le président Nicolas Sarkozy à la presse congolaise

« La France restera toujours un allié fidèle de la RDC »

Par  Le Potentiel

 

 

 

 

Grâce aux bons offices de l’Ambassade de France à Kinshasa, le président français Nicolas Sarkozy a accordé une interview exclusive à cinq journaux congolais, en l’occurrence Le Potentiel, Le Phare, L’Avenir, L’Observateur et La Tempête des Tropiques. Au centre, le discours que le chef de l’Etat français avait prononcé, le 16 janvier 2008 à l’Elysée, devant le Corps diplomatique à l’occasion d’une cérémonie d’échange de vœux. Réponses du président Nicolas Sarkozy aux questions qui lui ont été posées par les cinq journalistes congolais.

M. Le Président, certains passages du discours que vous avez prononcé le 16 janvier, à l’occasion des vœux au Corps diplomatique, ont soulevé une vive polémique à Kinshasa. L’élite et la population congolaises souhaitent connaître le sens que vous donnez aux trois expressions suivantes : «  Cela met en cause la place, la question de l’avenir du Rwanda avec lequel la France a repris son dialogue, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite. Cela pose la question de la République démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières » ; « Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel » ; « Comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses ».

La France a toujours été, et elle restera toujours un allié fidèle de la RDC. Elle l’a été au long des années de la transition ; elle l’a été chaque fois que l’unité du Congo a été menacée. Elle cherche à aider le Congo à sortir de l’instabilité, à retrouver la paix et la stabilité. Je constate une chose : aujourd’hui, en dépit de tous les efforts accomplis, la paix ne s’est pas encore imposée au Congo et dans la région. Et les victimes, ce sont toujours les civils innocents des provinces orientales du Congo. Ces souffrances doivent cesser. Tous les Congolais ont droit à la paix et à la stabilité. La RDC a besoin de se développer – à l’Est comme dans toutes les provinces du pays –, de faire fructifier les richesses qui lui appartiennent, de prendre son avenir en main plutôt que de subir des guerres injustes et injustifiables. Le temps est venu de tourner la page de ces quinze dernières années. Alors je m’interroge : faut-il faire plus ? Faut-il faire mieux ? Faut-il faire autrement ?

Les polémiques n’ont pas lieu d’être et les procès qui nous sont faits sont sans fondement. Je voudrais souligner quelques idées simples. Il y a des principes sacrés : la souveraineté de la RDC, le respect de son intégrité territoriale, l’intangibilité de ses frontières. La France s’est toujours battue pour ces principes. Ce n’est pas avec moi que cela changera. Il y aussi une évidence : la RDC, c’est le cœur-même de l’Afrique, autour duquel le continent s’articule. Ses richesses potentielles sont immenses et pourtant, les Congolais n’en profitent pas, ou pas assez. Je suis désolé de vous le dire, mais quelque chose ne tourne pas rond !

Ma conviction, c’est que le retour de la paix doit s’accompagner d’un dialogue de fond. Regardez ce que nous avons fait en Europe : nous avons surmonté nos déchirures et nos divisions, surmonté les blessures si profondes de trois guerres entre la France et l’Allemagne en particulier, pour construire, à partir de projets concrets et dans le strict respect des Nations qui la composent, une Europe de paix et de prospérité. Bien sûr cela nous a pris du temps. Mais cela nous a permis la reconstruction ; cela nous a apporté une prospérité sans égal et l’essor de nos économies ; cela nous a apporté aussi la stabilité et la paix. Alors, au nom de quoi les pays autour des Grands Lacs seraient-ils condamnés à la répétition des guerres et au malheur ? Ne peuvent-ils surmonter cette fatalité que, pour ma part, je refuse ? Je veux croire en l’avenir.

L’intérêt des Congolais et des pays de la région, c’est de susciter des projets qui fédèrent plutôt que subir des appétits qui divisent, de couper à leur racine les causes de la rivalité, de la désunion et du malheur. Des institutions existent déjà, comme la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs. Alors il faudrait la revivifier, et peut-être même aller plus loin.

C’est dans cet esprit que je voudrais lancer quelques idées : les pays de la région, de l’Angola au Burundi, et pourquoi pas à la Tanzanie aussi, pourraient travailler ensemble, comme nous l’avons fait en Europe, pour structurer leurs marchés, organiser des filières agricoles, commerciales et industrielles, introduire davantage de transparence et de règles, développer les ressources énergétiques y compris par des micro-projets, assurer la sécurité alimentaire et sanitaire, faciliter l’accès à l’eau potable, protéger le patrimoine naturel, bâtir des infrastructures régionales pour créer de nouvelles opportunités et multiplier les débouchés.

Il y a tant de richesses à créer ou à mettre en valeur. Cela suppose de la confiance et ce dialogue structuré auquel j’ai fait référence. Cela suppose aussi la coopération, qui interdit la prédation ou l’exploitation. Et je souhaite insister sur ce point. Le président Kabila a dit que les décisions doivent être prises à Kinshasa, et nulle part ailleurs. Il a raison ! C’est aux Congolais eux-mêmes de trouver des solutions. C’est vrai aussi à l’échelle de toute la région : c’est aux Etats et aux populations de discuter, et disons-le, de coopérer pour régler les problèmes et retrouver de la confiance. La confiance, c’est fondamental. La paix ne peut jamais être imposée de l’extérieur.

Les Congolais ont l’impression que vous cherchez à vous rapprocher du Rwanda, sur le dos de la RDC, tout en prenant des distances avec vos prédécesseurs qui ont décidé l’opération Turquoise en 1994. Qu’y répondez-vous ?

Dois-je vous rappeler que vous êtes le premier pays francophone du monde ? La France sera toujours aux côtés des Congolais. La RDC tient une place toute particulière dans le cœur des Français. Mais je ne peux pas encourager la RDC à dialoguer avec ses voisins sans que la France le fasse aussi ! Vous avez tout de même noté que je me suis d’abord rapproché du président Dos Santos et que j’ai noué un partenariat stratégique avec l’Angola sur les questions africaines. Et comment pourrais-je aider les Congolais si je m’abstiens de parler au président du Rwanda ? Ces polémiques n’ont aucun sens. La France restera toujours fidèle en amitié. Et la France choisira toujours la voie du dialogue pour faire progresser la cause de la paix.

Principale victime de l’opération Turquoise, la RDC n’est-elle pas en droit d’espérer un dédommagement de Paris ?

Il faut regarder la vérité en face. Il faut reconnaître que les événements innommables de 1994 ont eu de lourdes conséquences pour la RDC. La crise qui frappe l’Est du Congo depuis des années a des racines historiques. C’est évident. Mais il faut dire aussi que ni la France, ni la communauté internationale n’ont été les instigateurs de l’arrivée des réfugiés hutus rwandais sur le sol congolais. Ces réfugiés ont fui leur pays et traversé la frontière de leur propre initiative. La France a pris le risque d’intervenir quand personne ne bougeait. L’opération Turquoise, je le rappelle, a été conduite sous mandat des Nations-unies. La France dans cette affaire n’a pas agi seule. Elle a agi au nom de la communauté internationale tout entière. Elle a sauvé des vies humaines en 1994, comme elle l’a fait à Bunia plus tard avec l’Opération Artémis dont tant de Congolais se souviennent. La France n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait. Mais, s’il vous plaît, tournons-nous vers l’avenir.

Votre discours semble signifier que la France a abandonné les intérêts de la Francophonie au profit des intérêts du monde anglo-saxon. L’opinion congolaise attendait en effet une position française favorable à la RDC et se demande désormais si la France participe au démembrement de la RDC. Quel jeu joue exactement la France dans les Grands Lacs ?

Mais pourquoi me parlez-vous de démembrement ? Qui a dit cela ? Ai-je jamais dit une telle chose, si contraire aux positions constantes de la France ? Je l’ai dit, et je le répète : la souveraineté de la RDC et l’intangibilité de ses frontières sont des principes sacrés. Si un pays continuera de se battre pour garantir leur plein respect, ce sera bien la France.

Je veux que la RDC retrouve en Afrique toute la place qui lui revient. Cela veut dire un Congo fort, uni, debout et prospère dans une région stable et apaisée. Un Congo qui se développe du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Ne nous voilons pas la face : cela demandera d’autant plus d’efforts et de détermination que la RDC est frappée par la crise économique, comme le reste du monde. Il n’y a qu’une solution possible : il faut se retrousser les manches, il faut investir dans l’avenir. Et, excusez-moi de le dire mais c’est une évidence, le Congo a tout à gagner, aussi, à tisser des liens fructueux avec ses voisins, de l’Atlantique à l’océan Indien. C’est valable partout ailleurs, alors pourquoi pas au cœur de l’Afrique !

Lors du sommet de La Baule, le président François Mitterrand avait posé entre autres préalable à l’aide française au développement des pays africains, la démocratie, la bonne gouvernance et le respect des Droits de l’Homme. A vos yeux, la RDC satisfait-elle à cette conditionnalité ?

La RDC est une jeune démocratie. Peu de processus électoraux en Afrique, ou ailleurs, sont aussi exemplaires que l’a été celui de 2006. Il a coûté 450 millions de dollars à la communauté internationale. Bien sûr, il y a encore de nombreux défis à relever : lutter contre la corruption, structurer l’armée, la police, la justice, décentraliser une partie des moyens. Beaucoup de chemin reste à parcourir. C’est justement parce que la France souhaite vous accompagner que je viendrai vous rendre visite très prochainement.

L’un de vos prédécesseurs avait déclaré que pour l’Afrique la démocratie est un luxe. A ce jour, partagez-vous cette opinion ?

De nombreux dirigeants africains avaient dit la même chose avant lui mais ce n’est pas le débat. Ma réponse est non ; la démocratie n’est pas un luxe, c’est au contraire une nécessité. Je ne suis pas de ceux qui opposent, un peu naïvement, démocratie et développement. Cela n’a aucun sens. Je ne crois pas non plus à une quelconque exception africaine. Je suis également choqué que certains responsables politiques africains puissent présenter l’exigence démocratique comme une simple conditionnalité imposée par des partenaires étrangers. Les Africains, comme tous les autres peuples, veulent élire leurs représentants. L’aspiration à la démocratie et au respect des droits de l’homme a été au cœur des luttes pour l’indépendance.

La démocratie est aussi une des conditions de l’amélioration de la gouvernance. Elle reste la meilleure garante de l’existence de contre-pouvoirs et de la capacité des administrés à demander aux gouvernants des comptes de leur gestion.

Je ne dis pas pour autant que l’instauration de la démocratie est facile, ni qu’elle suffit à régler tous les problèmes.

La RD Congo est à ce jour le premier pays francophone au monde. Pour quelles raisons la France paraît-elle la négliger, notamment en ce qui concerne les facilités nécessaires à son épanouissement culturel ainsi que dans le domaine de la recherche ?

La Francophonie, parlons-en. Elle nous appartient à tous et n’est pas la propriété de la France. Savez-vous qu’il y a quelques semaines, le Congo a dépassé la France comme premier pays francophone du monde ? Et dans quelques années, vous serez loin devant ! Nos relations doivent être à la hauteur de ce que nous partageons.

La France ne néglige pas la RDC en ce domaine. Nous partageons la même conviction : la culture est l’école de la libre expression, de la libre pensée, c’est un pilier de la démocratie. Votre pays est connu pour sa créativité culturelle et son dynamisme artistique. A Kinshasa, comme à Lubumbashi, les centres culturels français sont des lieux d’expression privilégiés des milieux culturels congolais.

Au début de cette année, nous avons lancé un nouveau programme Francophonie en RDC. Il permettra de relancer l’enseignement du français à Kinshasa, à Lubumbashi, à Kisangani. Je vous annonce que nous allons aussi appuyer le développement du réseau des Alliances françaises tout particulièrement celles de Béni, Bunia, Goma, Bukavu, Uvira. C’est un vrai choix stratégique. L’éducation est la clé de l’avenir. Il y a d’autres projets, mais j’aurai l’occasion d’en parler lors de ma visite.

Quel pourrait-être l’apport de la France dans le redressement économique de la RDC en cette période de crise financière ?

Il n’y aura pas de redressement sans paix durable. A ce titre, la France veut continuer à accompagner la RDC sur le chemin de la paix. Ensuite, il faut un véritable plan de reconstruction concerté du pays. Pour cela, il faut de grands moyens. La France ne peut pas jouer ce rôle toute seule. Alors je réfléchis à la manière de consulter nos grands partenaires pour que nous puissions tous ensemble aider la RDC à se reconstruire. Et puis il faudra attirer davantage d’investissements privés. C’est pour moi un enjeu central. La France veut là aussi jouer tout son rôle. J’aborderai ces sujets lors de ma visite.

Dans le cadre de son aide à la RDC, que choisirait la France entre les priorités suivantes : créer des emplois pour venir en aide aux populations démunies, doter le pays d’une armée dissuasive, lutter contre la destruction très avancée de l’environnement ?

Aucune : il faut aider la RDC dans tous ces domaines, et d’autres encore ! La question n’est pas de choisir une priorité au détriment d’une autre ; la question, c’est d’être le plus efficace possible. Je ne ménagerai aucun effort pour convaincre tous les partenaires internationaux de s’engager avec moi aux côtés des Congolais. Mais au final, le destin du Congo est dans les mains des Congolais. L’avenir leur appartient. Et je sais qu’ils peuvent faire de grandes choses

 

SOURCE: JOURNAL LE POTENTIEL DU 17 FEVRIER 2009

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 09:58


THEME: Comment aider les populations congolaises à s’auto suffire localement 

 

  

Date                              : vendredi 20 février 2009

HEURE                         : 18H00

LIEU                             : AUDITOIRE L 5 université saint Louis,

  Bd DU JARDIN BOTANIQUE

                                      N° 43  1000 BRUXELLES 


 

sous-thèmes :

Pourquoi une alliance citoyenne
pour la RD Congo 
                 
par Daniel OTTO
Pdt de l’Alliance Citoyenne pour la RD Congo


Situation politique de la RD Congo :
le point, l’avenir 
    
par Cheik FITA
Ecrivain, journaliste

Les droits de l’homme en RD Congo aujourd’hui :           
par Paul NSAPU Pdt de
la Ligue des électeurs
sg de la FIDH

Quel plan médical pour la RD Congo                                
par Dr Yves Debaille

 

Modération :
Professeur Arthur YENGA

 

 


INVITATION CORDIALE A TOUS

 

CONTACT  :  lumkass@hotmail.com                 cheikfita@yahoo.fr  

                         Tél.  :   00 32 486329656              -   00 32 495 33 65 19  

 

 

 ORGANISATEURS:

ALLIANCE CITOYENNE POUR LA RD CONGO

                                                                                 & 

Cercle KILIMANDJARO de l’université Saint Louis

 

 




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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 23:42

 

Après-midi très mouvementé devant l’Assemblée Nationale Française à Paris ce vendredi 13 février 2009, plus exactement à la place du Président Édouard Herriot. Près de trois cent Congolais, surtout des jeunes ont fait un long sit-in de 14 heures à 18 heures, à l’appel de la plate-forme « Union du Congo » dirigée par Gaspard-Hubert Lonsikoko.

Motif de ce rassemblement : réagir contre les propos pince-sans rire du Président français Nicolas Sarkozy à savoir : « Octroyer au Rwanda de Kagamé une portion de notre pays ! » Oui, « Le plan Sarkozy pour le Congo ! »

Ceux qui sont arrivés par le métro Invalides ont eu l’agréable surprise d’être accueillis par un jeune, tenant un panneau de la manif.

La manifestation ?

« C’est par là, tout droit. »

Pas moyen de se tromper. Après avoir suivi sur deux cents mètres l’avenue de l'Université qui passe devant l’Assemblée Nationale Française, on aperçoit déjà les manifestants, face à un grand nombre de gendarmes antiémeutes et dont un certain nombre de fourgonnettes sont stationnées dans les environs.

Mis à part les innombrables calicots et panneaux, on est frappé par le grand nombre de drapeaux congolais qui sont brandis : une vingtaine au moins.

Garée à côté, une camionnette contenant une sono avec un micro sans fil que les organisateurs emploient pour haranguer la foule.Près de la camionnette, un groupe électrogène pour l’alimentation en courant.

Le confrère Lilo Miango de « Ngambo na ngambo » qui nous présente aux organisateurs lance cette observation :

« Depuis quelques mois, les mésaventures de Nkundabatware et compagnie ont suscité une grande réaction dans la communauté congolaise vivant à l’étranger. Au moins 63 manifestations organisées à travers le monde. »

Oui, un réel relent patriotique est perceptible chez  tous ceux qui sont là. Au hasard des conversations, quelques phrases significatives.

Un bon nombre de compatriotes aux cheveux blancs ou à la calvitie avancée sont aussi là, un peu pensifs mais attentifs à l’engagement patriotique des jeunes.

« Sarkozy devait se rendre au Congo fin janvier, il a reporté cela pour mars… Qu’il n’y aille même pas. »

« Oyo ekomi penza kosakana na biso. » En français : « Ca, c’est vraiment nous prendre pour des cons. »

Qui dit mieux ?

Conséquence, les slogans lancés sont véritablement la réponse du berger à la bergère :

«  Tokokende te, tokolala awa. Baboma biso, Obama ayoka. »

 Traduction : nous ne partirons pas d’ici. Qu’on nous tue et que le Président Obama l’apprenne. »

Ainsi ces jeunes électeurs français d’origine congolaise préfèrent le président américain à leur propre président !

« Kabila tovandi na ye, mbula na mbula… » La suite ?

« Non au plan Sarkozy. »

« Mbul’oyo, biso na Sarkozy Tembe.” Cette année, Sarkozy et nous, c’est la bagarre sans merci.

Il fait très froid, les doigts et les pieds gèlent presque. Et pour se réchauffer et chauffer l’ambiance, les jeunes gens animent véritablement, courant reculant, provoquant un peu les agents de l’ordre, et même les propres services de sécurité interne de l’organisation.

Vers dix-huit heures, tout le monde se disperse. Rendez-vous le samedi à 14 heures pour la même action, avec l’espoir que tous ceux qui étaient coincés par le boulot viennent  davantage grossir les rangs des manifestants.

Si monsieur Sarkozy tient à se rendre au Congo fin mars, il ferait mieux de prendre  d’abord langue avec ces jeunes congolais de France.

Sinon, autant pour lui,  rester en France s'occuper des innombrables problèmes de l'héxagone et qui le menacent de la noyade.
Qui trop embrasse...
Dans tous les cas, nous ne sommes plus à l’époque de Tintin au Congo.

Ci-dessous, le mémo diffusé par l’organisation à cette occasion.

 

Cheik FITA

Paris, le 13 février 2009

 

 

 

  

MÉMORANDUM RELATIF

À LA RELANCE ET AU RÉAMÉNAGEMENT

DE LA COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQME DES PAYS DES GRANDS

LACS (CEPGL) EN VUE DES SOLUTIONS AUX CRISES

DANS L’EST DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

 

I - Introduction

 

Ces douze dernières années, la région des Grands Lacs a été le théâtre de catastrophes humanitaires et bouleversements politiques sans précédent : quatre chefs d’État assassinés –deux au Burundi (Melchior Ndadaye et Cyprien Ntaryamira, un au Rwanda (Juvénal Habyarimana), un au Congo (Laurent-Désiré Kabila) –, un million de morts au Rwanda,500 000 au Burundi, plus de 6 000.000 au Congo1, tandis que les conflits ont profondément détruit la confiance entre trois pays dont les relations ont toujours été cordiales jusqu'en 19962. Ces années de guerre ont porté un coup fatal aux économies déjà précaires, plongeant ainsi la quasi-totalité des populations dans la pauvreté la plus extrême.

De 2006 à nos jours, on a assisté, entre autres, aux différentes guerres dans la région du Kivu menées par la rébellion, voire pseudo-arrestation, de Laurent Nkundabatware – avec le soutien du Rwanda –, à l’arrestation de ce dernier par les autorités rwandaises après son éviction de la direction du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) par Bosco Ntaganda et aux opérations conjointes entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les militaires de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) sur le territoire congolais en vue de neutraliser les éléments du Front Démocratique pour la

Libération du Rwanda (FDLR).

1) À cette liste macabre, il faut rajouter des milliers de personnes déplacés, des milliers de femmes

victimes de violences sexuelles, le recours aux enfants soldats, etc.

2) La CEPGL se fonde sur des principes proches des expériences de l’Union européenne et du

Benelux :

– le principe de libre-circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services et un

droit d’établissement au sein des trois pays ;

– l’ouverture des frontières entre pays membres et une politique douanière commune vis-à-vis

de l’extérieur ;

– le développement des infrastructures, des communications, des banques... ;

– la convergence et l’harmonisation des politiques économiques, sociales et agricoles.

1 C’est dans ce contexte de stabilisation de la région que plusieurs acteurs – dont la France, la Belgique3, l’Union Africaine et les Nations Unies – cherchent des solutions appropriées.

Quant à Union du Congo (UDC)4, elle est opposée aux propositions consistant à intégrer économiquement la région du Kivu au Rwanda. En revanche, Union du Congo préconise une réactivation de la Communauté Économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) comme complément vital au processus de paix et au développement économique. Ainsi est-il important de discuter des modalités d’une éventuelle réaménagement de ladite Communauté par le truchement d’une Commission d’Évaluation, de Relance et de Réaménagement desmécanismes et instruments existants de la CEPGL pour faire des propositions opérationnelles.

Pour cela, il faudra définir un agenda et un calendrier précis.

Paramètres à prendre en compte

Avant de faire des propositions, il est nécessaire de se pencher sur les obstacles et les opportunités relatives à la relance de la CEPGL, sans pour autant omettre ses atouts. Il est aussi important de cerner les intentions réelles de différents partenaires non seulement directement concernés, mais aussi indirectement impliqués.

Rappelons que la République Démocratique du Congo partage déjà un même espace avec le Rwanda au sein des organismes relatifs à l’Afrique centrale et dans le cadre de l’Afrique des Grands Lacs, c’est-à-dire de la Communauté Économique des Pays des Grands Lacs : d’où l’existence de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL). Ces organisations existent de par la volonté des pays européens, dont la France. Il faudra donc nous s’en servir comme base pour une nouvelle organisation. Il est bon de savoir que, dans le cadre de la CEPGL, la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi ont créé des sociétés mixtes – notamment l’Énergie des Grands Lacs (EGL), l’Institut de Recherche Agronomique et Zootechnique (IRAZ), la Société Internationale pour l’Électricité des Grands Lacs (SINELAC) et, enfin, la Banque de Développement des États des Grands Lacs (BDEGL).

Bien plus, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs a approuvé 10 projets prioritaires à impacts visibles sur les populations frontalières. Il s’agit des projets suivants :

- Création d’un Mécanisme régional d’Appui aux Institutions de micro-finance, Bassins transfrontaliers de Développement ;

- Projet régional sur la sécurité alimentaire dans la région des Grands Lacs ;

- Relance de la Communauté économique des pays des Grands Lacs qui a déjà reçu un montant de 50 millions de dollars pour redémarrer ;

3) De surcroît, lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies du 27 janvier 2006,

(5359e session) concernant la situation des Grands Lacs d’Afrique centrale, l’ancien ministre belge

des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a insisté sur l’effet stabilisateur de la coopération

économique régionale. Il a souligné que la CEPGL pourrait devenir un facteur d’intégration entre les

populations de la RDC, du Rwanda et du Burundi. Enfin, s’est référé à la région, la Commission

européenne a insisté sur la corrélation entre la paix, la stabilité et le développement économique.

4 Plate-forme d'associations congolaises et associées oeuvrant pour la solidarité internationale, le

développement économique et culturel ainsi que la paix en République Démocratique du Congo.

2

- Mécanisme régionale de certification des ressources naturelles pour mettre un terme à l’exploitation illégale des ressources naturelles congolaises ;

- Exploitation du Gaz méthane du Lac Kivu, Programme d’amélioration des projets d’infrastructures et facilités des transports…

En guise de conclusion

Ayons donc à l'esprit le fait qu’il faille analyser les situations pour chaque cas pour apporter des solutions, stabiliser la République Démocratique du Congo et réconcilier les pays concernés, rationaliser la gestion afin de tendre vers un regroupement plus consolidé. L’état des regroupements régionaux ne valant que celui de ses composantes, seuls les États gérés de façon cohérente peuvent mettre en place une organisation régionale viable profitable aux différentes coopérations. Bien entendu, la stabilité politique des États membres reste le seul gage de la relance et de la réussite de la CEPGL.

On ne peut donc faire l’économie, s’agissant de la relance et du réaménagement de la CEPGL,d’une étude approfondie sur l’intégration de l’Union Africaine, les instruments de l’intégration régionale ainsi que sur les motivations de la relance et du réaménagement de ladite Communauté. De la même façon, les stratégiques économiques ne doivent pas être privilégiées au détriment d’enjeux politiques, car les États viabilisés sur les plans politique, social et économique résisteront mieux dans un regroupement dont les contours ne sont pas encore évidents. Plus explicitement, au-delà de l’aspect économique, il est important de prendre en compte les impératifs sécuritaires et politiques actuels. En effet, tant que l’enjeu principal de cette relance et de ce réaménagement ne sera pas le bien-être du plus vulnérable, cette nouvelle tentative d’intégration sera vouée à l’échec.

Une chose est certaine, les voisins de la République Démocratique du Congo n'ont pas besoin de ses richesses mais de son développement économique dans la mesure où celui-ci servira in fine de vivier non seulement aux pays voisins de la région des Grands Lacs mais aussi à toute l'Afrique centrale.

Fait à Paris, le 13 février 2009

---

Union du Congolaise

5, rue de la Saïda

75015 Paris

Tél. : 0033 612 066 872

Site : http:unionducongo.blogspot.com – E-mail : unionducongo@gmail.com

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 23:23

 

 

 

Quelques congolais ont fait un sit-in devant l’ambassade des Pays-Bas à Bruxelles, le jeudi 12 février 2009 après-midi. Motif : dénoncer le silence de ce pays face à l’évidence d’une justice internationale à deux vitesses, alors que les Pays-Bas abritent la cour pénale internationale.

Peu soucieux du fait qu’ils n’étaient que quatre, arrivés au 48, boulevard Herman-Debroux dans la commune d’Auderghem nos compatriotes déballent directement  leur matériel : calicots, panneaux, écriteaux, photos des victimes de la guerre à l’Est du Congo.

Ils brandissent tout cela en direction de l’imposant immeuble, ainsi qu’en direction des passants.

Moins de dix minutes après, un véhicule de la police débarque. Puis un deuxième, un troisième et un quatrième. Nos compatriotes sont interpellés.

Contrôle d’identité pour tout le monde, Demande de l’autorisation de manifester. Alhongo un des initiateurs présente copie d’un fax qu’il a envoyé la veille au bourgmestre de la commune. La police fait savoir qu’il n’y a pas eu de réponse et qu’il faut vider les lieux. Discussions interminables. Presqu’un dialogue des sourds. Pour la police, pas de manifestation parce qu’il n’y a pas d’autorisation, pour les manifestants, le sit-in doit avoir lieu parce qu’ils en ont marre de cette prétendue justice internationale.

Preuve ? Jean-Pierre Bemba est sous les verrous aux Pays-Bas alors que des criminels patentés, responsables de millions de morts congolais, sont en liberté.

En même temps, la politique migratoire des Pays-Bas envers les congolais est aveugle à ce qui se passe au Congo expulsant à qui mieux-mieux les congolais vers un pays à peine respectueux des droits humains élémentaires.

Pour dénouer le problème, la police demande aux quatre manifestants de ne pas perturber la circulation des piétons des cyclistes et des voitures.

Dans l’entretemps, deux membres de l’ambassade des Pays-Bas sont descendus pour s’enquérir de la situation. Un véritable topo de la situation dramatique du Congo leur est dressé. Puis, un mémo  remis.

Rassurée par le caractère pacifique de la manifestation, la police s’éloigne. Durant près d’une heure, nos manifestants restent ainsi devant l’ambassade des Pays-Bas.

C’est seulement quand ils sont convaincus d’avoir accompli leur mission de propagande pour une justice internationale plus juste qu’ils plieront enfin bagages et s’en retourneront d’où ils étaient venus.

Cheik FITA

Bruxelles, le 12 février 2009

 

 

 

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ANNONCES...MESSAGES

 

Lu pour vous, A propos de la surfacturation du passeport congolais, cri d'une victime de l'arnaque: 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.livetvmonde.com/2015/01/rtnc-radio-television-nationale_17.html

 

http:// http://www.rfi.fr/afrique/

 

http://www.voaafrique.com/p/4938.html

 http://www.radiookapi.net/

http://www.tv5monde.com/TV5Site/afrique/

 

http://www.congoindependant.com/

 

http://congolaisdebelgique.be/

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

(Cliquez sur la Couverture pour l'agrandir

et lire le résumé)

couverture démocratie assassinée

Moins Homme dite la guerre de Kolwezi. Théâtre

DISPONIBLES

.Chez Hermene Kaba, galerie entrée d'Ixelles, quartier Matonge, chaussée de Wavre

. Centre culturel Africaine Flamande, Kuumba, 35 rue de l'église, Matonge, Ixelles

Liens de sites recommandés

 http://www.antennemondesocietecivile-rdcongo.com/

 http://aprodec.blog4ever.com/

http://www.congoindependant.com

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http://www.congonetradio.com/

 http://banamikili.skyrock.com/

 

antennemondesocietecivile-rdcongo.com​

RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

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à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

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