Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : cheikfitanews
  • cheikfitanews
  • : Info en ligne des Congolais de Belgique
  • Contact

BRÈVES NOUVELLES

http://www.voaafrique.com/a/menace-sur-les-reseaux-sociaux-avant-la-fin-du-mandat-de-kabila-en-rdc/3637256.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.voaafrique.com/a/menace-sur-les-reseaux-sociaux-avant-la-fin-du-mandat-de-kabila-en-rdc/3637256.html

 

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=-J5ObUKrHmw

 

 

 

 

 

http://www.cheikfitanews.net/2017/03/elections-au-rassemblement-temoignage-de-celui-qui-a-pilote-le-processus.html

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/channel/UCoOL8sf4taCgbL2cJy7NyNg

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/channel/UCoOL8sf4taCgbL2cJy7NyNg

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=0quPBiMbkpo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=b82o4074eXI&t=72s

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=sSkgK9Ux0LA&t=424s

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=SoYmgRJwLic

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=V6v6vSD8K8Q&t=9s

Vidéo du slogan-phare des congolais

pour fin mandat de J. Kabila

kabila oyebela

réserve photos du site

Suivez  attentivement cette Vidéo.

Antenne monde de la société civile de la RD Congo ou:

comment contrôler La CENI et les élections en RD Congo…

Rejoignez la plateforme

               

 Nous Soutenir

Du 25 décembre 2006, date de création de notre site à aujourd’hui, vous êtes des centaines de milliers à avoir lu nos articles ou consulté notre site. Nous vous en remercions. Derrière ces articles, ces reportages photos et vidéos, il y a un travail de titan, de sacrifices énormes et un coût très élevé: temps, ordinateurs, caméras, appareils photos, supports numériques, logiciels, billets de train, de bus, d’avions, chambres d’hôtel…2015 et 2016 seront deux années déterminantes pour la RD Congo durant lesquelles, une information fiable sera un grand allié de la paix, de la justice, de la stabilité… Pour le bien être du plus grand nombre, dans ce sous-continent. Si vous pensez que notre travail peut y contribuer, la meilleure façon de confirmer votre conviction, c’est de faire un don, aussi petit soit-il, pour soutenir cette action.

Par paypal : cheik-fita@myway.com par compte bancaire avec comme mention, «Soutien à Info en ligne des Congolais de Belgique» Compte bancaire n ° 000-3415900-45 IBAN BE44 0003 4159 0045

BIC BPOTBEB1

 CONTACT Téléphone : 0032495336519mail via le lien suivant:  http://ann.over-blog.com/blog-contact.php?ref=522882

VIDEO à voir et à partager 

Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

cheikfitanews.net, contact Téléphonique: 0032495336519

Recherche

FLASH-NOUVELLES EN BREF-BREAKING NEWS

KINSHASA, vue de Brazzaville

CHEIKFITANEWS KIN VUE DE BRAZZA

LOGO CONGRES MONDIAL DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

BANQUE DES DONNEES DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

Une nécessité

Texte Libre

MOSAIQUE-SITE-3-copie-1.png

7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 10:15
Séjour de Paul Kagame à Bruxelles sous très haute sécurité

Monsieur Paul Kagame le Président du Rwanda est arrivé à Bruxelles le mardi 6 juin 2017 en soirée pour un programme avec l'Union Européenne.

Le mercredi 7 juin, Nous nous sommes rendu à Tour et Taxi à 9H00, heure à laquelle les sympathisants de Kagame devaient arriver pour des manifestations en soutien au Président Kagame.

Le lieu était hyper protégé. Non seulement des policiers belges armés étaient là, mais dans les environs, il y avait plusieurs agents de la sécurité rwandaise en civil. Au moment où nous avons sorti notre matériel pour filmer, deux malabars de cette sécurité nous ont encadré et obligé de nous éloigner des lieux.

Sauf changement, le  programme du Président Kagame du mercredi 7 juin 2017 se présente comme suit :

9H rencontre des sympathisant de Kagamé à Tour et Taxi,

À partir de 13h00, rencontre avec des officiels de l'Union Européenne à l'ambassade du Rwanda,

16h30, rencontre avec la communauté rwandaise au Docks Brussels.

Des images prises le mardi et reçues par réseaux sociaux montrent  l'ambassade du Rwanda transformée en véritable bunker, avec plusieurs chevaux de frise autour.

Comme les autres années, le séjour de Paul Kagame à Bruxelles sera sous très haute surveillance.

 

Bruxelles, le 7 juin 2017

Cheik FITA

Séjour de Paul Kagame à Bruxelles sous très haute sécurité
Repost 0
Published by Cheik FITA
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 05:00

Une vidéo circulant sur le Net montre des enfants parlant le tshiluba qui possèdent des cartes délivrées par la CENI. Le réalisateur du document filmé leur pose des questions auxquelles les enfants répondent tout naturellement.

- Chaque enfant affirme que la carte lui appartient,

- Ils se sont procuré ces carte sur demande d'un certain chef Tshanza…

Mais pour ce qui est des dates de naissance, ce sont des dates de majeurs qui sont écrites sur la carte : 31 janvier 1993…

Si le reportage est véridique, cela est très grave et pourrait remettre en question tout le travail abattu par la CENI jusqu'ici.

Déjà qu'à l'Est, on a vu d'autres vidéos du genre, montrant des réfugiés rwandais qui exhibaient aussi des cartes d'électeurs.

Cela expliquerait aussi l'argument vite avancée par le Kabilistes  pour justifier les retards et autres dysfonctionnements, selon lequel, la CENI est indépendante, c'est elle qui gnangnan, gnangnan…

Cela accréditerait aussi la thèse de ceux qui suspectent monsieur Joseph Kabila de pas du tout vouloir partir du pouvoir et que la CENI roulerait pour Kabila.

Détesté et honni par le peuple, le régime de Joseph Kabila chercherait par tous les moyens de se maintenir au pouvoir... Comme en 2011.

Quand on sait que toute la territoriale est aux mains de Kabila...

Il est vrai aussi que depuis peu, il circule aussi des vidéos, résultats de montages.

Mais vigilance devrait être désormais de mise.

 

Bruxelles, le 7 juin 2017

Cheik FITA

 

Repost 0
Published by Cheik FITA
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 08:17
Arrivée de Paul Kagame à Bruxelles, mobilisation de l'opposition rwandaise

Monsieur Paul Kagame, Président de la République du Rwanda sera à Bruxelles du 7 au 8 juin 2017.

On peut lire à ce propos ceci sur le site pro-pouvoir  rwandaises.com:

" S.E Paul Kagame sera à Bruxelles à l’occasion des journées européennes de développement. La diaspora rwandaise se mobilise pour lui témoigner son soutien pour le réalisations qu’il a accomplies à la tête du pays et la dignité qu’il a rendue au peuple rwandais. "

Réponse du berger à la bergère, l'opposition rwandaise quant à elle organise une contre-manifestation avec le slogan suivant:

"Manifestation historique le 7 juin 2017, contre la présence à Bruxelles du tyran Paul Kagame"

Cette présence à Bruxelles de Paul Kagame est également un défi que celui-ci lance aux Congolais qui considèrent le pays comme étant "occupé" par le Rwanda, Belle occasion de se mobiliser pour relever le défi lancé par le cerveau moteur de l'occupation et réel patron des "collabo".

Y aura-t-il un résultat probant au rendez-vous?

 

Bruxelles, le 5 juin 2017

Cheik FITA

 

Arrivée de Paul Kagame à Bruxelles, mobilisation de l'opposition rwandaise
Repost 0
Published by Cheik FITA
4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 07:52
Lu pour vous . Joseph Kabila au journal der Spiegel : « Je ne vais pas me suicider après le pouvoir»

 

Nos confrères du journal allemand Der Spiegel ont eu l’opportunité d'interviewer le Président Joseph Kabila.

La RD Congo traverse actuellement une crise politique profonde caractérisée par la présence à tous les niveaux du pouvoir des personnes dont les mandats sont terminés.

Les Congolais voudraient que cette situation de crise prenne rapidement fin.

Parmi les solutions à cette situation, il y a l'organisation rapide des élections.

Les Congolais se posent aussi un certain nombre de questions :

- Joseph Kabila facilitera-t-il l’organisation des élections ?

- Finira-t-il par partir du pouvoir à l'issue de ces élections ?

- Ou a-t-il ou non un plan caché de référendum ?

Que chacun se fasse une opinion en lisant ci-dessous l'intégralité de cette interview en français, traduction google, et le lien pour lire l'interview originale en Anglais.

ILCdB

Info en Ligne des Congolais de Belgique

ooooOOOOoooo

 

Le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, dont le mandat aurait dû se terminer, ne semble pas vouloir renoncer. Dans une interview de SPIEGEL, il discute des retards dans les élections et n'exclut pas la possibilité d'un troisième mandat.

Spiegel: Monsieur le Président, pourquoi rendez-vous rarement les apparences publiques?

Kabila: Je crois que ce qui est beaucoup plus important n'est pas ce que vous dites, mais ce que vous faites. Et je suis faisur.

Spiegel: vous avez régné depuis 16 ans.Qu'as-tu réalisé jusqu'ici?

Kabila: En janvier 2001, lorsque j'ai prêté serment, le pays a été divisé - nous avons eu des combats à l'est, nous avons eu une ligne de front de 3 000 kilomètres (1 644 milles), nous avons eu quatre ou cinq armées distinctes déployées en République Démocratique République du Congo. Notre économie était presque inexistante. Notre infrastructure était très mauvaise. Nous avons eu une situation d'anarchie. Quelle est la situation actuelle? Nous avons un pays uni. Nous avons une monnaie unique. Nous avons réussi à stabiliser l'économie malgré les difficultés. Nous pourrions parler toute la journée de toutes ces réalisations.

SPIEGEL: Mais de l'extérieur, la situation dans votre pays est perçue de manière très différente. L'une des plus grandes déceptions de l'Europe et de l'Ouest est le report des élections démocratiques après la date limite des élections du 19 décembre qui a eu lieu l'année dernière. Vous n'avez pas non plus démissionné.

Kabila: cette déception est une déception pour moi. En 2011, le même Ouest voulait que nous reporter les élections. À l'époque, nous avons insisté pour que ces élections se déroulent comme prévu.

Kabila: c'est principalement parce que nous n'étions pas bien préparés. En 2011, nous avons eu 32 millions d'électeurs inscrits, maintenant nous avons entre 42 et 45 millions d'électeurs inscrits auxquels nous devons répondre. La deuxième et la plus importante raison: après 2011, le groupe rebelle M23 à l'est du pays a commencé une guerre. Nous devions mettre toutes nos ressources à la disposition des forces de défense. Les élections d'alors n'étaient donc pas prioritaires. Nous ne financerons pas les élections quand nous devons nous battre pour gagner le territoire occupé. Ce sont les deux principales raisons pour lesquelles les élections n'ont pas eu lieu à la fin de l'année dernière. Vous pouvez organiser des élections chaque jour, même demain. Mais ce qui sera le résultat d'élections chaotiques? Plus de chaos!

SPIEGEL: La date limite de l'élection manquée a déclenché des émeutes sanglantes. À la suite, la Conférence congolaise des évêques catholiques a négocié un accord entre le gouvernement et l'opposition, y compris votre promesse de tenir des élections d'ici la fin de cette année.

SPIEGEL: Alors, pourquoi est-il possible de tenir des élections en période très difficile alors, mais pas aujourd'hui?

Kabila: Je ne l'ai rien promis. J'aimerais que les élections se déroulent le plus tôt possible. Mais nous voulons des élections parfaites, pas seulement toutes sortes d'élections. Et c'est la commission électorale qui organise les élections dans ce pays - c'est ce que la plupart des gens oublient. Nous avons une commission indépendante qui, conformément à notre constitution, est chargée d'organiser les élections. Cette commission travaille déjà et les résultats sont positifs. Nous nous dirigeons vers 24 millions d'électeurs déjà inscrits. Nous avançons.

Spiegel: on pourrait avoir l'impression qu'il n'y a pas de volonté politique sincère de tenir ces élections. Certaines personnes soupçonnent que vous souhaitez changer la constitution, ce qui inclut les limites du mandat du président après deux périodes législatives de cinq ans. Veux-tu le faire?

Kabila: Quand ai-je parlé de changer cette règle? Personne d'aujourd'hui ne peut produire une déclaration orale ou écrite de moi qui parle de changer la constitution.

SPIEGEL: C'est une occasion parfaite de clarifier tout.

Kabila: J'ai précisé cela. Tout ce bruit sur le changement de la constitution est juste un vrai bêtisse.

SPIEGEL: Pourtant, il y a le soupçon que vous suivriez l'exemple des présidents du Burundi, du Rwanda, de l'Ouganda ou du Congo et modifiez la constitution pour prolonger votre temps au bureau.

Kabila: Si vous voulez parler de pays qui ont changé leurs constitutions, parlons de pays en Europe. L'idée que c'est seulement l'Afrique qui a tendance à modifier les constitutions est biaisée et pas correcte. Changer la constitution est constitutionnel. Dans la constitution, il y a le mot «référendum». Vous pouvez modifier la constitution par référendum. Mais nous n'avons pas encore demandé un référendum. D'aujourd'hui, nous n'avons pas encore organisé de réunion ou de discussion sur la façon de modifier la constitution.

SPIEGEL: La constitution congolaise permet en quelque sorte d'interpréter qu'un troisième mandat est possible?

Kabila: notre constitution est très claire. Cette interprétation n'est pas dans la constitution.

SPIEGEL: Donc, il n'y aura pas de troisième mandat pour le président Joseph Kabila?

Kabila: Cela dépend du troisième terme. Nous n'avons pas l'intention de violer la constitution. Comment le faites-vous sans violer la constitution?

Spiegel: Peut-être parce que vous voyez une possibilité d'interpréter la constitution d'une certaine manière.

Kabila: Ni vous ni moi ne pouvons pas interpréter la constitution. Seules les cours constitutionnelles peuvent interpréter la constitution.

Spiegel: Est-ce un «non» clair?

Kabila: un non clair sur quoi?

SPIEGEL: À un troisième mandat de votre présidence.

Kabila: Je ne veux pas parler d'un troisième terme, parce que nulle part dans la constitution on parle d'un troisième terme. C'est une invention provenant de cerveaux éclairés quelque part en Europe ou ailleurs.

SPIEGEL: Ces cerveaux éclairés se demandent pourquoi le président de la République démocratique du Congo n'a pas démissionné à l'époque. Vous auriez été célébré comme le père de la démocratie congolaise, en tant que modèle pour l'Afrique. Qu'est-ce qui rend si difficile de démissionner, Monsieur le Président?

Kabila: Vous venez de vos bureaux climatisés à Berlin et à Cape Town, et j'espère que vous trouverez le temps de comprendre le Congo et ses difficultés. En tout cas, le père de la démocratie est Patrice Lumumba, le premier premier ministre après notre indépendance, qui a été assassiné dans des conditions qui, aujourd'hui, ne peuvent pas comprendre clairement. Donc, pour moi, ce titre n'est pas le plus important. Vous pouvez descendre dans l'histoire comme le père de la démocratie, mais vous pouvez également descendre comme la personne qui a provoqué le chaos simplement en descendant. La constitution est très claire quant à savoir comment et quand le président transmet le pouvoir. Il ne peut donner le pouvoir qu'à un successeur élu.

Spiegel: ce qui signifie que vous devez organiser des élections rapidement.

Kabila: Et c'est pourquoi nous travaillons 24 heures par jour pour que ces élections se déroulent.

SPIEGEL: les pays du G-20 préparent une importante initiative africaine, l'Allemagne promu même une sorte de plan Marshall pour le continent. Mais en échange, ils exigent une bonne gouvernance, des réformes politiques et des élections démocratiques. Ils s'inquiètent particulièrement de votre pays, car il n'existe actuellement plus d'institutions légitimes. Ni le président ni le parlement ne sont légitimes à ce stade.

Kabila: Ce n'est pas à l'Ouest ou à un savant pour décider si nos institutions sont légitimes ou non. C'est pour notre juridiction constitutionnelle de décider. Et deux, comme pour le plan Marshall ou quoi que ce soit, je ne crois pas en cela. Les Africains ont nourri ce genre de langue depuis 50 ans. L'Occident a exploité l'Afrique et maintenant il veut le sauver. Nous vivons avec cette hypocrisie depuis trop longtemps. L'Afrique ne peut être sauvée que par les Africains. Pourquoi parlons-nous d'un plan Marshall maintenant? C'est parce que vous voyez beaucoup d'immigrants s'installer en Europe. Et quand l'Europe sent le danger, elle doit faire quelque chose pour garder tous ces Africains à la maison où ils appartiennent. Mais cela se fait-il de bonne foi?

Non pas du tout. Donc, pour moi, c'est une hypocrisie pure.

Le président Kabila lors de son entretien: "Quand l'Europe perçoit le danger, elle doit faire quelque chose pour garder tous ces Africains à la maison où ils appartiennent".

SPIEGEL: Parallèlement, l'Allemagne fournit quelque 256 millions d'euros par an en aide à la République démocratique du Congo. C'est une autre raison pour laquelle il y a une grave déception de la part du gouvernement allemand, et ils ne savent pas vraiment s'ils ont un partenaire en vous.

Kabila: Eh bien, cela va dans les deux sens. Il y a un manque de confiance en nous, il y a également un manque de confiance en eux.

SPIEGEL: Les investisseurs considèrent la corruption comme un gros problème ici; Plusieurs millions de dollars disparaissent des institutions de l'État.

Kabila: Oui, nous avons un problème avec la corruption comme tout autre pays du monde. Nous nous rendons compte que nous prenons des mesures, c'est une lutte qui prend du temps.

SPIEGEL: Votre ancien ministre de la fonction publique a découvert que sur 1,2 million de fonctionnaires sur les livres, plus d'un demi-million n'existent pas

réellement. Mais ces salaires sont néanmoins payés et l'argent semble disparaître.

Kabila: Et comment a t-il découvert cela? Parce que nous avons lancé un nouveau programme de transparence.

SPIEGEL: Le ministre voulait réorganiser le secteur de la fonction publique, mais après un désaccord avec le gouvernement, vous avez séparé les voies et il a rejoint l'opposition.

Kabila: Il n'est pas parti à cause de ça. Il est parti parce que son parti voulait devenir l'opposition (parti), phénomène courant ici.

Spiegel: Le ministre vous a écrit une lettre rejetant le changement de constitution et un troisième mandat au président Kabila.

Kabila: Je vous ai expliqué cette question.

Spiegel: il existe d'autres gouverneurs respectés comme Moïse Katumbi. Il a fait un bon travail dans la province du Katanga dans le sud du pays. Il a essayé de travailler avec vous, mais il s'est tourné contre vous en 2015.

Kabila: Je ne veux pas être poussé à parler des individus. L'une des raisons pour lesquelles un certain nombre de personnes ont décidé d'entrer dans l'opposition étaient les réformes que nous avons menées. Le Katanga, par exemple, est plus grand que l'Allemagne. Nous avons dû le subdiviser, ce qui est constitutionnel - et nous devons respecter la loi.

Spiegel: M. Katumbi a été condamné à trois ans de prison pour prétendue fraude et a fui le pays. La Conférence des évêques catholiques a qualifié le procès d'une farce, dans le seul but de se débarrasser d'un rival politique. Vrai ou faux?

Kabila: Eh bien, ce n'est pas à moi de dire si c'est vrai ou faux. C'est au système judiciaire. Être évêque catholique ne signifie pas que vous êtes un saint. Je n'ai pas demandé aux évêques de remplacer le système de justice dans ce pays. Il n'y a pas de cas entre le gouvernement et M. Katumbi en tant qu'individu. Il doit s'occuper du système de justice dans ce pays.

Spiegel: M. Katumbi s'est engagé à revenir bientôt. Est-ce votre pire cauchemar?

Kabila: je n'ai pas de cauchemar.

Spiegel: M. Katumbi pourrait appeler les Congolais à monter des manifestations de masse. Il est possible que des millions de personnes puissent se présenter pour l'accueillir.

Kabila: Et ensuite, quoi de suite? Si vous pensez que quelqu'un est au-dessus de la loi parce qu'il a 1 ou 2 millions de personnes qui le suivent, nous ne serions pas un pays légal.

Spiegel: M. Katumbi est perçu comme un nouveau porteur d'espoir, également en Occident. Les médias influents rapportent positivement sur lui. Quelle est votre stratégie pour faire face à ce défi?

Kabila: Il n'y a pas de défi et je n'ai pas besoin d'une stratégie. Les Congolais décideront de l'avenir de ce pays. Nous parlons de la démocratie. La démocratie a été assassinée ici lorsque Patrice Lumumba a été assassiné. Et qui a ramener la démocratie dans ce pays? Nous sommes ceux qui l'avons fait après avoir poussé la dictature en 1997. Maintenant, le Congo devient un sac de boxe. Congo, Congo, Congo et les droits de l'homme. Mais nous n'agissons pas sur la base de ce que pense l'Occident.

SPIEGEL: L'Union européenne et les États-Unis ont déjà imposé des sanctions financières aux membres de haut rang de votre gouvernement, y compris à votre chef du renseignement. Les diplomates occidentaux parlent même de la possibilité de vous imposer des sanctions. Est-ce quelque chose que vous pouvez ignorer complètement?

Kabila: J'ai toujours essayé de vivre ma vie en tant que personne juste et humble. Lorsque ces sanctions ont été annoncées, l'Europe aurait dû remettre en question les personnes qui ont été sanctionnées et trouver la vérité. Cela n'a pas eu lieu. Comment l'Europe peut-elle agir équitablement? Basent-ils leurs décisions sur le ouï-dire?

SPIEGEL: Sur les évaluations qui sont basées sur la recherche de leurs officiels.

Kabila: s'il vous plaît, s'il vous plaît? Vos officiels occidentaux! Je suis tout contre le néo-colonialisme et ces actions ne font que le perpétuer.

SPIEGEL: Alors, vous dites que les évaluations sont sans fondement?

Kabila: Ce que je veux dire c'est: la bonne chose aurait été de partager les évaluations avec nous et les personnes impliquées. Mais les sanctions ne nous empêcheront pas d'organiser les élections. Et ce n'est pas le genre de pression qui nous poussera à faire autre chose.

Spiegel: Votre père a été assassiné par une aide et un gardien de corps qui était l'un de ses plus confiance. À qui faites-vous confiance?

Kabila: Je crois que Dieu existe et j'ai confiance en Dieu. J'ai confiance dans le jugement des Congolais, que nous avançons dans la bonne direction.

Spiegel: nous entendons des personnes âgées dans les rues en disant: Nous ne voulons pas un autre Mobutu, un tyran, qui a pillé le pays depuis 32 ans.

Kabila: À qui sont les personnes qui comparent Mobutu? Je ne pense pas que ce soit une question appropriée en ce qui me concerne.

SPIEGEL: Eh bien, alors, répondez à cette question: lorsque les élections auront lieu exactement?

Kabila: J'aimerais que vous rencontriez la Commission électorale pour obtenir cette réponse. Le Congo est un continent en soi. Ne regardez pas le Congo par la fenêtre de Berlin. Nous n'avons même pas 10% de l'infrastructure que vous avez en Allemagne. Pouvez-vous imaginer la tenue d'élections à 2 000 kilomètres d'ici?

SPIEGEL: Alors, il faudra peut-être plus longtemps pour organiser les élections ?

Kabila: Cela pourrait prendre plus de temps ou pas. Comme je l'ai mentionné plus tôt: si vous organisez des élections chaotiques, vous aurez le chaos.

SPIEGEL: Où trouvez-vous votre rôle ou votre poste après la fin officielle de votre mandat?

Kabila: Eh bien, je vais laisser cela à moi-même. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas me suicider. Et je continuerai définitivement à servir mon pays

Lien de l'article original
http://www.spiegel.de/international/world/spiegel-interview-with-congo-president-joseph-kabila-a-1150521.html

Lu pour vous . Joseph Kabila au journal der Spiegel : « Je ne vais pas me suicider après le pouvoir»
Repost 0
Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 10:13
Genève , plainte de Moïse Katumbi contre l’État Congolais : nouvel étau autour du pouvoir de J. Kabila

Vendredi 2 juin 2017 à Genève, devant de dizaines de médias internationaux et congolais, au nom de son client Moïse katumbi, Maître Eric Dupond-Moretti a déposé une plainte contre l'état congolais auprès du comité des Droits de l'Homme du Haut-Commissariat de Nations-Unies.

Voici le texte d'introduction de la communication du cabinet Dupond-Moretti à cet effet :

« Conformément à l’article 1er du Protocole facultatif se rapportant au Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, Monsieur Moïse KATUMBI, citoyen de nationalité congolaise, né le 28 décembre 1964 à KASHOBWE (République Démocratique du Congo) entend porter à la connaissance du Comité des Droits de l’Homme du Haut-Commissariat des Nations-Unies une série de faits dont il a été victime et qui caractérise des atteintes graves et réitérées à ses droits les plus fondamentaux. Pour les besoins de la présente procédure, Monsieur Moïse KATUMBI entend élire domicile au cabinet de ses avocats : Cabinet DUPOND-MORETTI & VEY Maître Eric DUPOND-MORETTI Maître Antoine VEY Avocats à la Cour

Quels sont les faits surlesquels s'est appuyé l'avocat pour mener son action ?

Les voici :

« I. LES FAITS A. La première série de violences dont ont été victimes Moïse KATUMBI, ses employés et ses partisans

B. La mise en cause de Moïse KATUMBI dans le cadre d’une première procédure judiciaire, totalement arbitraire, conduite dans le but évident de l’éliminer de la vie démocratique de son pays C. L’arrestation arbitraire des soutiens de Moïse KATUMBI et le départ forcé de ce dernier, à raison de l’aggravation de son état de santé

D. La mise en cause de Moïse KATUMBI dans le cadre d’une seconde affaire judiciaire, conduite, comme la précédente, sur des bases totalement arbitraires

E. L’enquête menée par la Conférence Episcopale Nationale du Congo sur le cas de Moïse KATUMBI, constatant l’acharnement judiciaire arbitraire dont il avait été l’objet dans le but de l’écarter de l’élection présidentielle

F. L’impossibilité pour Moïse KATUMBI de rentrer en République démocratique du Congo et d’y mener une campagne électorale dans le cadre d’un processus démocratique libre »

La requête de 30 pages se termine par cette déclaration du Gouverneur Moïse Katumbi :

« Au vu des circonstances de l’espèce ci-dessus exposées, Moïse KATUMBI dépose la présente communication devant le Comité des Droits de l’Homme, des faits visés et de tout autre fait que l’enquête susceptible d’être ouverte, viendrait mettre à jour. A titre incident, Moïse KATUMBI entend porter à la connaissance du Comité l’appel qu’il lance à la protection de la MONUSCO, dans le cadre de son mandat tel que rappelé par la résolution n°2348 adoptée le 31 mars 2017 par le Conseil de sécurité, comportant la mission de contribuer à assurer la sécurité des civils menacés de violences physiques et d’appuyer la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016 et du processus électoral »

57 pièces sont ainsi jointes à la requête.

après le dépôt de la plainte, le Gouverneur Katumbi et son avocat ont tenu une conférence de presse à l'Hotel Intercontinental de Genève.

Pour Me Dupond-Moretti, « Il faut que les choses se sachent », si l'action est judiciaire, elle est également médiatique car l'opinion devrait être suffisamment informée sur les pratiques du Président Joseph Kabila.

Cette plainte contribuera à serrer d'avantage l'étau autour du pouvoir de Joseph Kabila.

30 minutes après la conférence de presse, le Gouverneur Moïse Katumbi a eu un face-à-face avec la communauté congolaise de Suisse.

Un véritable oral où il n'y avait pas de questions taboues, à la limite du défoulement.

Près d'une cinquantaine d'intervenants de tous les profils ont pris la parole :

- Juristes,

- Ingénieurs,

- Combattants,

- Activistes des Droits de l'Homme,

- Katumbistes,

- Classe ouvrière,

- Étudiants,

- Médecins,

- Enseignants…

Et ça tirait dans toutes les directions :

- Son bilan à la tête de la province du Katanga,

- La nationalité de son épouse… Moïse Katumbi répondra : « J'aime beaucoup ma femme. Elle n'est pas rwandaise, elle est burundaise... »

- La source de sa richesse,

- La meilleure était l'intervention d'un congolais de Suisse, qui se dit aussi candidat à la présidence et qui a réclamé pince sans rire un débat contradictoire avec Moïse Katumbi… Ce que l'ancien gouverneur a accepté sportivement.

- Et bien évidemment un bon lot de potins qui s'échangent dans nos milieux autour d'une bière.

Pour les chiffres, Moïse Katumbi en a avancé plusieurs dont :

- La production du cuivre qui a atteint sous son mandat un millions trois cent milles tonnes, ce que même l'ex-Union Minière du Haut Katanga plus tard Gécamines n'avait jamais atteint,

- L'asphaltage de plusieurs centaines de kilomètres de route,

- La reconstruction de ponts dont le plus emblématique est celui du Lualaba,

- La rénovation de l'Hôpital Sendwe de Lubumbashi ainsi que de plusieurs écoles,

Une chose qui n'a pas été dite, ce que Moïse Katumbi avait été élu député en 2006 avec plus de 100.000 voix de préférence. Ce qui n'est pas rien dans le contexte politique congolais.

Moïse Katumbi peut s'enorgueillir d'avoir dirigé une province de 496871 km2: seize fois plus grande que la Belgique, habitée par 13.207.000  personnes,

La province qui a le plus contribué au budget du pouvoir central, sans nécessairement une rétrocession conséquente.

Et durant tout l'échange, Moïse Katumbi est resté calme. Pour Katumbi, nous devons être très unis afin de faire partir le système politique actuel qui se cramponne, au mépris des vies humaines dont les plus récentes sont celles du Kasaï et du Kivu.

 

Genève, le 03 juin 2017

Cheik FITA

Genève , plainte de Moïse Katumbi contre l’État Congolais : nouvel étau autour du pouvoir de J. Kabila
Repost 0
Published by Cheik FITA
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 09:45
Pouvoir pour le pouvoir, réfugiés du Kasaï traversant la frontière avec l'Angola

Depuis plusieurs mois, l'insécurité et la mort frappent le grand Kasai. L'Info en ligne des Congolais de Belgique est tombée sur une des rares vidéos qui montrent l'exode des Congolais du Kasaï fuyant le pays afin de se réfugier en Angola voisin.

Cette vidéo a été publiée par une chaîne de télévision angolaise. Des images humiliantes d'une marée humaine de Congolais clochardisés, réduits à l'état de loques humaines : hommes, femmes, enfants et vieillards fuyant la terre de leurs ancêtres.

Pourquoi ?

Parce qu'une clique d'individus a décidé de se maintenir au pouvoir quel qu'en soit le prix.

Même au prix de l'exode massif des populations, en créant l'insécurité, en terrorisant la population, en répandant la désolation et la mort.

Ces images inhumaines ressemblent, toutes proportions gardées à l'exode des syriens qui fuient le régime de Bachar El-Assad.

Les élections auraient été organisées selon les délais constitutionnels, il n'y aurait pas tout ça.

Tous ceux qui ont comploté pour qu'il n'y ait pas élections en RD Congo,

Tous ceux qui ont profité de cette cacophonie pour accéder à un poste de l'exécutif, 

Tous ceux qui sont actuellement aux commandes de la RD Congo à tous les niveaux, hors mandat du peuple, sont-ils conscients qu'ils devront répondre un jour de cette catastrophe humaine ?

Voilà où peut mener la recherche du pouvoir pour le pouvoir.

Bruxelles, le 1er juin 2017

Cheik FITA

 

 

Pouvoir pour le pouvoir, réfugiés du Kasaï traversant la frontière avec l'Angola
Repost 0
Published by Cheik FITA
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 00:41

Dans la caisse de résonance du pouvoir kabiliste qu'est l'assemblée nationale de la RD Congo, il arrive de temps à autre que des communications des parlementaires de l'opposition passent en direct à l'antenne de la RTNC, cassant ainsi la monotonie des discours flatteurs et de bas étage de la mouvance présidentielle.

Parmi ces communications d'auteurs jouissant d'une véritable liberté de pensée, notre rédaction a épinglé l'intervention du député Kiakwama Kia Kiziki.

Ci-dessous le texte intégral, ainsi la communication vidéo diffusée par la RTNC.

Mr Kiakwama a interpellé le Premier Ministre Bruno Tshibala, ex-UDPS mais désormais passé armes et bagages dans l'autre camp : celui de Joseph Kabila.

Le concerné en tiendra-t-il compte ?

Peu probable, s'il est déjà atteint par le mal qui gangrène le camp du pouvoir.

Quant à l'issue du débat, nul n'est dupe, à l'issue de ce simulacre de débat démocratique, le vote final est connu d'avance : comme des moutons, les 4/5 du parlement voteront dans le sens voulu par leur « Autorité morale ».

 

Info en Ligne des Congolais de Belgique

Bruxelles, le 1er juin 2017

Communication politique

Allocution de l’Honorable Gilbert KIAKWAMA kia KIZIKI A l’occasion du débat général sur le projet du Budget du Gouvernement Bruno TSHIBALA (Kinshasa, le 31 mai 2017)

Honorable Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Membres du Bureau, Honorables Députés et chers collègues, Excellence Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement.

Nous devions aujourd'hui parler du budget de notre État. Après avoir lu la documentation qui nous a été remise, j’ai eu un cas de conscience. Me taire, ou parler pour refuser d'être complice après 29 ans d’engagement volontaire dans l’Opposition. Je me suis alors souvenu de ces mots de George Orwell qu'un ami sincère m'a soufflé il y a quelques jours ; je cite : " un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime! Il est complice" (fin de citation).

Honorable Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés et chers collègues,

Chacun aura compris que, pour les Congolais d'aujourd'hui et de demain, je ne serai pas complice!

Honorable Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Membres du Bureau, Honorables Députés et chers collègues,

Que sommes-nous en définitive pour ce pays? Telle est aujourd'hui la question que chacun de nous doit se poser. • Quels congolais sommes-nous quand nous acceptons d'investir un Gouvernement dont les limites sautent aux yeux? En effet, un budget d'un Etat détermine et séquence les priorités de l'Etat. Mais, comme je l'ai plusieurs fois rappelé à cette tribune, le budget doit être mis en œuvre par des hommes. Autant que notre Parlement, ces hommes, membres du Gouvernement sont illégitimes du fait que l'Accord du 31 décembre 2016 qui devait leur redonner une légitimité politique à eux, au Président de la République sortant et aux élus sortants a été largement foulé aux pieds du fait d'une mauvaise foi politique, d'une précipitation insensée et d'une peur irrationnelle.

Dès lors, tout ce qui se fait dans la sphère politique du pays, actuellement, n'est qu'aveuglement politique et faux semblant. • Quels Congolais sommes-nous quand nous prétendons accepter un projet de budget de 7 milliards de dollars américains. A ce propos, je vais tout de suite vous rassurer. L’on peut venir dans cette Assemblée Nationale hors mandat nous présenter un budget de 100 milliards de dollars américains. Vous n'impressionnerez personne car, comme les précédents budgets, nous savons qu’il ne sera pas appliqué.

2

Honorable Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Membres du Bureau, Honorables Députés et chers collègues,

Ce projet de loi budgétaire est irrecevable pour plusieurs raisons. Faute de temps, j'en énumère rapidement 3 qui sont rédhibitoires.

Premièrement, ce projet de budget n’explicite pas la source de financement des élections. A le lire et à moins de recourir à des anticipations de crédits d’impôts ou à des fonds maffieux, Monsieur le Premier Ministre, votre Gouvernement est, d'ores et déjà, incapable de financer nos élections de décembre 2017. Votre Gouvernement refuse l'aide financière internationale parce qu’il devra la justifier et il n’aura plus de prétexte pour un report des élections au-delà de décembre 2017. Alors, à quoi jouez-vous? Quel est l'objectif poursuivi réellement ? En quoi êtes-vous utiles à la consolidation d'une nation congolaise forte?

Deuxièmement, ce projet de budget ne tient pas compte des faibles taux de réalisation de tous les budgets votés dans ce Parlement depuis 2006. Les Experts qui vous ont mené à endosser ce document bâclé savent qu’ils sont éternels et que vous, Premier Ministre étiqueté Opposant, vous êtes tributaire de la volonté de vos partenaires du moment.

Et troisièmement, ce projet de loi budgétaire est irrecevable du fait qu'il prétend à une augmentation irréaliste et irréalisable de 68.8% du budget de l'Etat. Quel genre de Congolais "gèrent le Congo" quand on pousse le Premier Ministre à répéter de telles énormités économiques en situation de récession avec des entreprises exsangues; une industrie minière – pivot - malade; un impôt mal pensé et mal appliqué comme ne cesse de le répéter la fédération des entreprises du Congo (FEC) ; un chômage endémique ; un impôt sur les personnes peu ou prou existant ; des taxes administratives négociées à coups d'invisibles ou selon le ratio maffieux 1/3-2/3 ; des assignations toujours bienveillantes pour empocher les dépassements ; une inflation en expansion bref, comment peut-on, pour son propre pays manquer autant d'éthique et de patriotisme?

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Cher Bruno.

Vous êtes, 18 ans, plus jeune que moi. Mais, vous étiez mon aîné dans l'Opposition au près du regretté Président Etienne TSHISEKEDI. Vous étiez mon aîné dans la lutte pour l'avènement de la démocratie et un Etat de droit dans notre pays.

Au moment où nous discutons ce budget 2017, nos amis, que dis-je ? Nos frères Franck DIONGO, Eugène DIOMI, Jean-Claude MUYAMBO, etc. sont en prison, et d'autres Congolais dont les jeunes patriotes du mouvement citoyen Filimbi, des activistes valeureux des droits de l'homme, le Banquier Michel LOSEMBE, l'étonnant ancien gouverneur du Katanga KATUMBI sont très injustement contraints à l'exil!

Alors, il me vient à l’esprit une question Excellence :" A quoi serviront ces budgets si péniblement confectionnés, si tous les Congolais ayant des colonnes vertébrales sont promis à la prison, à l'exil, à la vendetta d'Etat ou à une "mort accidentelle" comme notre regretté et digne patriote Floribert CHEBEYA?"

3

Excellence,

Vous avez choisi votre voie. Il en va à présent de votre responsabilité personnelle d'homme, de père, de haut cadre, de Congolais de tenter d'être courageux et de vous battre sur l’honneur pour la réalisation impérieuse de 4 OBJECTIFS ci-après :

1. Vous devez nous conduire aux élections coûte que coûte, le plus rapidement possible et avant le 31 décembre 2017. Nous Congolais, nous voulons élire nos Députés, nos Sénateurs et notre nouveau Président de la République. Nous n'avons plus le temps des atermoiements d'appareils. Bien sûr vous nous direz que la CENI est indépendante. Puisqu’elle est indépendante, dites-lui s’il vous plait, qu’elle nous produise urgemment un calendrier électoral et un fichier électoral fiable. Prenez garde de ne pas donner raison à ces compatriotes qui répètent de plus en plus souvent je cite : "Ces gens sont venus il y a 20 ans par la force, c'est l'unique langage qu'ils comprennent’’. Fin de citation. Ayez chaque jour à l'esprit cette citation qui traduit fidèlement la colère des Congolais! Vous voilà enfin Premier Ministre. Très bien! Pour vous dire le vrai, les Congolais ne sont pas dupes. Ils n'attendent RIEN de votre Gouvernement si ce n’est l’organisation des élections au 31 décembre en 2017!

2. S’agissant de ces élections, il vous revient de vous battre pour garantir aux Congolais l’équité, les libertés d'expression, d'opinion, de mouvement et l’impartialité à travers nos 26 provinces. Nous sommes prêts pour les élections et, à l'instar des partis alliés de la MP, nous voulons parcourir toutes nos provinces pour demander à nos compatriotes de s'enrôler en grand nombre afin, de sanctionner les errements de votre pouvoir.

3. Il vous faudra aussi avoir le cran d'exiger que les prisonniers d'opinion emblématiques, que vous connaissez bien pour les avoir laissés derrière vous à la prison de Makala, soient libérés.

4. Enfin, il vous faudra avoir la dignité et le courage d'exiger le retour de tous les exilés politiques et de la société civile dans leur pays. Une Nation se bâtit dans la Vérité et la Justice ! Vous ne bâtirez jamais une nation apaisée et moderne dans l'exclusion ; vous ne bâtirez jamais une nation apaisée et moderne dans le ressentiment ; vous ne bâtirez jamais une nation apaisée et moderne dans la flatterie et la tricherie ; vous ne bâtirez jamais une nation apaisée et moderne dans le règlement de comptes.

Monsieur le Premier Ministre

Notre peuple est fatigué par tant d’abaissement et de médiocrité politiques.

Je vous remercie.

 

Gilbert KIAKWAMA kia KIZIKI Député National sortant - Circonscription de Mbanza-Ngungu (Kongo Central) Président a.i de la Convention des Démocrates Chrétiens (CDC)

Repost 0
Published by Cheik FITA
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 07:12
Lu pour vous. La CENI, efficace ou inefficace à Kinshasa ?

Dans un article publié le mercredi 31 mai 2017 sous la plume de Tshieke Bukasa, et intitulé : «Enrôlement : le calvaire des Kinois continue ! » le quotidien kinois « Le Phare » décrit ce que vivent les  Kinois lors de l'enrôlement.

Dimanche 28 mai 2017, la CENI, Commission Électorale Nationale Indépendante a démarré avec pompe l'enrôlement de la population de Kinshasa.

La suite de l'opération "enrôlement" est-elle conforme au flonflon du début?

Comment cet enrôlement se déroule-t-il ?

Combien de temps d'attente faut-il ?

Combien de personnes se présentent-elles au bureau d'enrôlement ?

Combien de personnes sont enrôlées par jour ?

Les électeurs sont-ils satisfaits ?

La CENI fait-elle preuve de professionnalisme ?

Le rythme actuel permettrait-il à la CENI de tenir ses engagements ?

L'article du journal « Le Phare » donne quelques éclairages.

Bruxelles, le 31 mai 2017

Cheik FITA

Enrôlement: le calvaire des Kinois continue!

Trois jours après le lancement de l’opération d’enregistrement des
électeurs dans la capitale, Kinshasa, les populations de 4 communes concernées (Barumbu, Gombe, Lingwala et Kinshasa) sont toujours dans le désarroi.

Hier mardi 30 mai 2017, les candidats à l’enrôlement des centres de
l’ISTA et du collège St Charles Lwanga à Barumbu ont déploré le calvaire qu’il faut surmonter pour avoir ce simple document. « Des parents et responsables jettent l’éponge chez eux. Le bureau ouvre en retard, il n’y a qu’une machine pour tout ce monde que vous voyez. Je suis là depuis dimanche, jusque ce mardi midi, je n’arrive toujours pas à avoir ma carte… », s’est plaint Gill Christ Kaleka B., jeune étudiant trouvé sur le site de l’Institut supérieur des techniques appliquées(ISTA).
Quant à J.C. V., dépité d’attendre depuis plusieurs heures, il a tout
simplement conclu que cette nonchalance des agents de la Commission électorale nationale indépendante(CENI) est une stratégie pour décourager les électeurs de Kinshasa. « Je suis déçu du spectacle vécu à la CENI. Je ne rentre plus là-bas ! De 06h35 à 18h30, juste pour avoir un jeton que des particuliers revendaient jusqu’à 5.000Fc ! Le même jeton a servi 5 à 10 fois. Officiellement, le bureau a enrôlé 50 personnes, mais officieusement, plus de 100 personnes pour la seule journée d’aujourd’hui… », a-t-il témoigné, avant de renseigner que ça ne vaut plus rien d’être détenteur d’un jeton d’ordre d’arrivée.
Fonctionnaire de l’État, papa Ngombo, après avoir longuement attendu au collège St Charles Lwanga, continue à se demander où se trouve l’expérience cumulée de la CENI? « Franchement, ce pays n’a pas de chance… », a-t-il conclu, regrettant que les requérants soient obligés de passer une journée entière devant les salles d’inscription pour obtenir leurs cartes d’électeurs.
Somme toute, dénonce la population, les trois premiers jours d’enrôlement se ressemblent, malgré les dénonciations et observations faites aux organisateurs.

Déficit logistique

Outre le favoritisme et le népotisme qui s’installent dans les centres d’enrôlement, la population décrie la lenteur des agents électoraux et l’insuffisance des ordinateurs dans tous les bureaux.
Certains agents électoraux commis dans des centres semblent ne pas bien maîtriser les outils informatiques mis à leur disposition.
Hier mardi, quelques centres d’inscription seulement ont ouvert leurs portes, alors que d’autres étaient encore fermés, faute d’agents électoraux. Des sources concordantes renseignent qu’ils poursuivent des formations au niveau de la CENI. D’autres manquent des machines.
«Ce n’est pas du tout normal que pour quatre communes seulement, on n’arrive pas à remplir la tâche comme il faut. Qu’adviendra-t-il lorsqu’il faudra servir les 24 communes ? Avec ce rythme, il y a risque de voir des émeutes éclater dans les communes populeuses ! », a averti une maman quinquagénaire.

Tshieke Bukasa

Lu pour vous. La CENI, efficace ou inefficace à Kinshasa ?
Repost 0
Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 21:19

 

Sur proposition du Haut Représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique, le Conseil de l'Union Européenne a publié le lundi 29 mai 2017 au journal officiel de l'Union une décision confirmant les mesures restrictives contre Boshab, Shadari, Mende, Kalev et cie.

Ci-dessous le texte de cette décision.*

 

Journal officiel de l'Union européenne

LI 138/6


DÉCISION D'EXÉCUTION (PESC) 2017/905 DU CONSEIL

du 29 mai 2017

mettant en œuvre la décision 2010/788/PESC concernant l'adoption de mesures restrictives à l'encontre de la République démocratique du Congo

LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,

vu le traité sur l'Union européenne, et notamment son article 31, paragraphe 2,

vu la décision 2010/788/PESC du Conseil du 20 décembre 2010 concernant l'adoption de mesures restrictives à l'encontre de la République démocratique du Congo et abrogeant la position commune 2008/369/PESC (1), et notamment son article 6, paragraphe 2,

vu la proposition du haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,

considérant ce qui suit:

(1)

Le 20 décembre 2010, le Conseil a adopté la décision 2010/788/PESC.

(2)

Le 12 décembre 2016, le Conseil a adopté la décision (PESC) 2016/2231 (2) en réponse aux entraves au processus électoral et aux violations des droits de l'homme qui y sont liées en République démocratique du Congo (RDC). Le 6 mars 2017, le Conseil a adopté des conclusions dans lesquelles il s'est déclaré gravement préoccupé par la situation politique en RDC provoquée par le blocage dans la mise en œuvre de l'accord politique inclusif du 31 décembre 2016, ainsi que par la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays, où un usage disproportionné de la force a été observé.

(3)

Compte tenu de la gravité de la situation en RDC, il convient d'ajouter neuf personnes à la liste des personnes et entités faisant l'objet de mesures restrictives qui figure à l'annexe II de la décision 2010/788/PESC.

(4)

Il convient dès lors de modifier l'annexe II de la décision 2010/788/PESC en conséquence,

A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:

 Article premier

L'annexe II de la décision 2010/788/PESC est modifiée conformément à l'annexe de la présente décision.

 Article 2

La présente décision entre en vigueur le jour de sa publication au Journal officiel de l'Union européenne.

Fait à Bruxelles, le 29 mai 2017.

Par le Conseil

Le président

C. CARDONA

 

Motifs de la désignation

Évariste Boshab, ancien vice-Premier ministre

et ministre de l'intérieur et de la sécurité


 

En sa qualité de vice-Premier ministre et ministre de l'intérieur et de la sécurité de décembre 2014 à décembre 2016, Evariste Boshab était officiellement responsable des services de police et de sécurité ainsi que de la coordination du travail des gouverneurs provinciaux. À ce titre, il s'est rendu responsable de l'arrestation de militants et de membres de l'opposition, ainsi que d'un recours disproportionné à la force, notamment entre septembre 2016 et décembre 2016, en réponse à des manifestations organisées à Kinshasa, pendant lesquelles de nombreux civils ont été tués ou blessés par les services de sécurité. Evariste Boshab a donc contribué, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l'homme en RDC.

Gédéon Kyungu Mutanga
 

Lorsqu'il était à la tête des milices Bakata Katanga, entre 2011 et 2016, Gédéon Kyungu Mutanga a contribué à de graves violations des droits de l'homme et à des crimes de guerre tels que des exécutions de civils et des attaques contre eux, notamment dans les zones rurales de la région du Katanga.

Gédéon Kyungu Mutanga dirige actuellement un groupe armé impliqué dans des atteintes aux droits de l'homme dans la province du Kasaï et soutenant des forces gouvernementales responsables de violations des droits de l'homme. Gédéon Kyungu Mutanga a donc contribué, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves atteintes ou violations des droits de l'homme en RDC.

Alex Kande Mupompa, Gouverneur du Kasaï central

En tant que gouverneur du Kasaï central, Alex Kande Mupompa est responsable du recours disproportionné à la force, de la répression violente et des exécutions extrajudiciaires, qui sont le fait des forces de sécurité et de la PNC au Kasaï central depuis 2016, y compris les assassinats illégaux présumés de miliciens Kamuina Nsapu et de civils à Mwanza Lomba, Kasaï central, en février 2017.

Alex Kande Mupompa a donc contribué, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l'homme en RDC.

Jean-Claude Kazembe Musonda, ancien gouverneur du Haut-Katanga


 

En tant que gouverneur du Haut-Katanga jusqu'en avril 2017, Jean-Claude Kazembe Musonda a été responsable du recours disproportionné à la force et de la répression violente qu'ont exercé les forces de sécurité et la PNC dans le Haut Katanga, notamment entre le 15 et le 31 décembre 2016, période pendant laquelle 12 civils ont été tués et 64 blessés en raison d'un usage de la force létale par les forces de sécurité, notamment des agents de la PNC, en réponse à des protestations à Lubumbashi.

Jean-Claude Kazembe Musonda a donc contribué, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l'homme en RDC.

Lambert Mende, ministre des communications et des médias, et porte-parole du gouvernement


 

tant que ministre des communications et des médias depuis 2008, Lambert Mende est responsable de la politique répressive menée envers les médias en RDC, politique qui viole le droit à la liberté d'expression et d'information et compromet une solution consensuelle et pacifique en vue de la tenue d'élections en RDC. Le 12 novembre 2016, il a adopté un décret limitant la possibilité pour des médias étrangers de diffuser en RDC.

En violation de l'accord politique conclu le 31 décembre 2016 entre la majorité présidentielle et les partis d'opposition, en mai 2017 la diffusion d'un certain nombre de médias n'avait toujours pas repris.

En sa qualité de ministre des communications et des médias, Lambert Mende est donc responsable d'avoir fait obstacle à une solution consensuelle et pacifique en vue de la tenue d'élections en RDC, notamment par des actes de violence, de répression ou d'incitation à la violence, ou des actions portant atteinte à l'État de droit.

-Muhindo Akili Mundos, commandant de la 31e brigade des FARDC


 

Muhindo Akili Mundos était le commandant des FARDC, dans le cadre de l'opération Sukola I, responsable d'opérations militaires contre les Forces démocratiques alliées (ADF) d'août 2014 à juin 2015. Il a recruté et équipé d'anciens combattants d'un groupe armé local pour participer à des exécutions extrajudiciaires et à des massacres à partir d'octobre 2014.

Muhindo Akili Mundos a donc contribué, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l'homme en RDC.

Général de brigade Éric Ruhorimbere, commandant adjoint de la 21e région militaire

En tant que commandant adjoint de la 21e région militaire depuis le 18 septembre 2014, Éric Ruhorimbere s'est rendu responsable du recours disproportionné à la force et des exécutions extrajudiciaires perpétrées par les FARDC, notamment contre les milices Nsapu, ainsi que des femmes et des enfants.

Éric Ruhorimbere a donc contribué, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l'homme en RDC.

Ramazani Shadari, vice-Premier ministre et ministre de l'intérieur et de la sécurité

Dans ses fonctions de vice-Premier ministre et ministre de l'intérieur et de la sécurité depuis le 20 décembre 2016, Ramazani Shadari est officiellement responsable des services de police et de sécurité ainsi que de la coordination du travail des gouverneurs provinciaux. À ce titre, il est responsable de la récente arrestation d'activistes et de membres de l'opposition, ainsi que de l'usage disproportionné de la force depuis sa nomination, tel que les mesures de répression violente prises contre des membres du mouvement Bundu Dia Kongo (BDK) au Kongo central, la répression à Kinshasa en janvier et février 2017 et le recours disproportionné à la force et à la répression violente dans les provinces du Kasaï.

À ce titre, Ramazani Shadari contribue donc, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l'homme en RDC.

Kalev Mutondo, directeur (officiellement administrateur général) de l'Agence nationale du renseignement (ANR)


 

Depuis longtemps directeur de l'Agence nationale du renseignement (ANR), Kalev Mutondo est impliqué dans l'arrestation arbitraire et la détention de membres de l'opposition, de militants de la société civile et d'autres personnes, ainsi que dans les mauvais traitements qui leur ont été infligés, et en porte la responsabilité. Par conséquent, il a porté atteinte à l'État de droit, fait obstacle à une solution consensuelle et pacifique en vue de la tenue d'élections en RDC, et planifié ou dirigé des actes qui constituent de graves violations des droits de l'homme en RDC.

 

 

 

Repost 0
Published by Cheik FITA
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 07:39
PHOTO actualite/cd

PHOTO actualite/cd

Dimanche 28 mai 2017, la CENI, Commission Électorale Nationale Indépendante a démarré (enfin), l'enrôlement des électeurs de la ville province de Kinshasa.

Le Président Joseph Kabila a été le premier à se faire enrôler, en volant la vedette à André Kimbuta, le gouverneur de la ville, et logiquement premier citoyen de la ville, Joseph Kabila étant premier citoyen du pays, et devant en principe être le premier enrôlé, mais là où la première carte avait été livrée.

Après six longues années d'absence, la CENI est venue enfin à Kinshasa pour l'enrôlement des électeurs.

S'il est une chose que le régime de Joseph Kabila ne peut indéfiniment éviter, c'est l'organisation des élections.

S'il est un mode par lequel l'opposition peut espérer accéder au pouvoir sans trop de casses, ce sont les élections.

Mais on ne peut parler des élections sans parler du recensement de la population.

Kinshasa, miroir de la République est le laboratoire grandeur nature pouvant permettre à l'opposition d'évaluer ses différentes capacités :

- De mobilisation de l'électorat pour qu'il s'enrôle en masse,

- D'adhésion de la population au besoin de changement et d'alternance, une fois le suffrage exprimé,

- D'organisation grâce au contrôle de la transparence lors du vote, lors du dépouillement et du comptage des bulletins de vote après l'élection, lors de la compilation des résultats, et lors de la proclamation de ceux-ci bureau par bureau.

Depuis les dernières années du règne de Mobutu, Kinshasa la capitale a toujours été acquise à l'opposition. Mais depuis lors quels dividendes pour les kinois ?

Pour rappel, en 2006, l'opposition via le MLC avait gagné les élections à Kinshasa. Logiquement, c'est elle qui devait diriger la ville province de Kinshasa. Hélas, c'est le kabiliste André Kimbuta qui trône toujours. Que des conséquences désagréables depuis lors.

Le gouverneur de la ville aurait été quelqu'un de l'opposition,

- Il y aurait eu moins de tracasseries dans l'organisation des manifestations de l'opposition dans la capitale,

- Il y aurait eu moins de morts lors des événements du 19 septembre 2016 par exemple,

- Même l'enterrement de feu Étienne Tshisekedi aurait posé moins de problèmes.

Voici les chiffres des derniers enrôlements ainsi que de la présidentielle de 2011 pour deux provinces : Kinshasa acquise à l'opposition, et le Katanga « province d'origine » de monsieur Joseph Kabila :

province

électeurs inscrits

électeurs votants

part.

votes nuls/blancs

votes exprimés

Kabila

Tshisekedi

Kamerhe

Kengo

Kinshasa

Katanga

3 287 745

4 627 302

1 868 549

3 224 483

56,75 %

69,68 %

55 140

86 531

1 813 409

3 137 952

544 529

2 823 234

1 162 183

221 922

67 288

34 297

13 023

4 514

 

(source CENI)

Pour l'enrôlement de 2017, le « Rassemblement » est en devoir de mobiliser les kinois afin que le nombre d'inscrits approche les dix millions. C'est une bataille à ne pas perdre pour le « Rassemblement ».

Bruxelles, le 29 mai 2017

Cheik FITA

Repost 0
Published by Cheik FITA

ANNONCES...MESSAGES

 

Lu pour vous, A propos de la surfacturation du passeport congolais, cri d'une victime de l'arnaque: 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.livetvmonde.com/2015/01/rtnc-radio-television-nationale_17.html

 

http:// http://www.rfi.fr/afrique/

 

http://www.voaafrique.com/p/4938.html

 http://www.radiookapi.net/

http://www.tv5monde.com/TV5Site/afrique/

 

http://www.congoindependant.com/

 

http://congolaisdebelgique.be/

LIBERTE DE LA PRESSE.  Charles Goerens, eurodéputé et ancien ministre luxembourgeois 

Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

 LIVRES:  RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

(Cliquez sur la Couverture pour l'agrandir

et lire le résumé)

couverture démocratie assassinée

Moins Homme dite la guerre de Kolwezi. Théâtre

DISPONIBLES

.Chez Hermene Kaba, galerie entrée d'Ixelles, quartier Matonge, chaussée de Wavre

. Centre culturel Africaine Flamande, Kuumba, 35 rue de l'église, Matonge, Ixelles

Liens de sites recommandés

 http://www.antennemondesocietecivile-rdcongo.com/

 http://aprodec.blog4ever.com/

http://www.congoindependant.com

http://www.cheikfitanews.net/ 

http://www.congonetradio.com/

 http://banamikili.skyrock.com/

 

antennemondesocietecivile-rdcongo.com​

RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

551273_3366720923513_1133855912_3219857_1574178445_n.jpg

 

à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

FOCUS

Liens