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Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 21:57

 

AFFICHE MANIF 14H30 

 

Samedi 28 janvier 2012 à 14h30, une grande marche dénommée « debout Congolais »sera organisée à Bruxelles à partir de la gare du Nord. Ce sera pour protester une nième fois contre le hold-up électoral du Président sortant Joseph Kabila, et pour soutenir le Président Tshisekedi.

Deux mois après les élections, les  Congolais ne décolèrent toujours pas contre ce hold-up qui n’a pour finalité dans le chef de ceux qui l’ont conçu, planifié et exécuté que le pouvoir pour le pouvoir, au grand mépris des souffrances des millions de Congolais qui s’étaient exprimé pour une alternance, contre la corruption érigée en système, la concussion, le bradage de nos richesses, et contre l’aventurisme et l’amateurisme au sommet de l’Etat.

Cela faisait quelques semaines que les bourgmestres de différentes communes de Bruxelles n’accordaient plus  d’autorisations de manifester aux Congolais.

Selon monsieur Joseph Mbeka et Marie-Claire Lusamba initiateurs de la manifestation, une longue séance de travail a eu lieu avec la police bruxelloise afin, non seulement de tracer le parcours de la manifestation, mais aussi analyser les garanties pour une manifestation sans incidents.

Invité spécial: le député fédéral Laurent Louis  à qui sera donné la parole pour une comunication.

L’occasion sera ainsi donnée aux congolais : de transmettre à l’opinion belge le sens de leurs différentes manifestations, d’effacer définitivement l’image négative que certains médias ont failli inculquer à l’opinion, et surtout combattre et contredire une phrase très tendancieuse distillée à dessein par certains : « l’ordre d’arrivée ne changera pas, malgré les irrégularités et les bourrages». Ceux qui décident de frauder, de bourrer les urnes, c’est toujours pour tenter de changer l’ordre d’arrivée !

Cheik Fita

Bruxelles, le 25 janvier 2012

Contacts : 0032486855392  -0032 487855460

 

  CHEIKFITANEWS-MARIE CLAIE JOE MBEKS- (25-01-2012 20-47)

AFFICHE MANIF 14H30

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 22:44

CHEIKFITANEWS-DSCN4301--2-.JPG

24 avril 2007, espace Matonge. Colette Braeckman en conférence devant un public congolais. PHOTO cheikfitanews 

En date du 12 janvier dernier, nous avons publié une lettre d’indignation d’un groupe de Congolais, adressée à notre consoeur Colette Braeckman sous le titre : « HOLD-UP ELECTORAL DE KABILA. COLETTE BRAECKMAN SE FAIT REMONTER LES BRETELLES »

Notre consoeur a répondu à cette lettre.

À la lecture de cette réponse, l’on peut se poser une question :

Le fond et la forme de cet article de  Braeckman  faciliteront-ils oui ou non une convergence de vues entre la journaliste et la  communauté congolaise?

Ci-dessous la réponse de Collette Braeckman

Bruxelles, le 24 janvier 2012

Cheik Fita

 Quelques éléments de réponse à une poignée d’”indignés” congolais.

“J’ai bien reçu votre lettre exprimant vos sentiments d’ « indignation » à la suite de mes articles et j’ai eu l’occasion de voir la large diffusion de votre prose sur Internet. Je salue aussi les diverses ONG et le sites qui relaient votre point de vue avec obligeance.
Quelques points ont retenu mon attention et je me permets de vous les communiquer.

1.Ayant suivi les derniers jours de la campagne électorale et le déroulement des élections à Kinshasa, j’ai pu constater, de visu, le climat de violence et de méfiance qui a marqué le dernier jour de cette campagne et le déroulement du scrutin. J’ai constaté le déployement des forces de sécurité, les provocations auxquelles elles ont été confrontées et les réponses, parfois violentes, qu’elles ont apporté. J’ai relevé aussi la dignité et le sérieux de la plupart des électeurs, la vigilance des observateurs, la bonne volonté de la plupart des responsables des bureaux de vote qui ont tenté de trouver des solutions aux nombreux problèmes qui se posaient. J’ai observé  la réalité d’un « vote sanction », le désir de voir les conditions sociales s’améliorer au plus tôt et la critique généralisée d’une certaine corruption du système. Partout ces aspirations ont été exprimées de vive voix et elles se sont traduites dans les votes enregistrés dans la capitale.

2. N’ayant pas suivi les élections à l’intérieur du pays, je n’ai pu, pour me faire une idée d’ensemble, que m’en remettre aux conclusions des principales missions d’observation : les Africains, les Européens, la Commission Carter.  Si les observateurs africains n’ont pas critiqué le déroulement du scrutin, en revanche les missions « occidentales » ont relevé des cas de fraude, d’irrégularités.  En outre, de nombreux témoignages, confirmant des scènes que j’avais pu observer moi-même dans la capitale, ont fait état d’actes de violence et d’intimidation commis par les partisans de M. Tshisekedi durant les opérations de vote. Cela aussi fait partie des « irrégularités » et certains résultats enregistrés dans le Kasaï sont au moins aussi surprenants que des scores obtenus dans le Katanga.
Cependant, aucune de ces missions d’observation n’a remis en cause « l’ordre d’arrivée des candidats », ce qui signifie que  M. Kabila aurait obtenu davantage de votes que son challenger immédiat M. Tshisekedi. Cela fait de lui, arithmétiquement, le vainqueur des élections présidentielles. Seul Mgr Monsengwo a remis ce fait en cause, mais les chiffres qu’il avançait ont par la suite été démentis. Dans d’autres pays, le vaincu félicite le vainqueur et se prépare pour l’échéance suivante. Tel n’est pas le cas au Congo…

3. Au vu des résultats  obtenus par tous les candidats de l’opposition, je persiste à penser que si trois d’entre eux avaient réussi à s’entendre et à présenter un front uni, un programme commun et une répartition équilibrée des postes, ils auraient eu une chance de l’emporter. Comme  ce ne fut pas le cas, à qui faut-il imputer les conséquences de ce manque d’unité ? Malgré le coup de force qu’a représenté le changement de la Constitution, où le scrutin à deux tours a été représenté par un vote à un tour, l’opposition gardait une chance de modifier la donne, à condition de le vouloir vraiment et de mettre en place une stratégie adéquate.
4. Relatant la conférence de presse de M. Felix Tshisekedi (où les journalistes professionnels étaient en nette minorité par rapport aux militants et où la prise de parole commença avec un retard de 45 minutes) j’ai jugé utile de rappeler, outre l’essentiel de ses propos,  qu’il était le fils de son père. Reprenant une pratique éprouvée en la matière, aurais je du mettre ce fait en doute ? Comment imaginer que cet élément d’information  rappelé aux lecteurs pouvait être considéré comme une critique ?
5. En ce qui concerne la situation dramatique de l’Est du Congo, j’en ai déjà parlé souvent, dans des reportages, des articles, des livres et je le ferai encore. Je vous invite vivement à vous y rendre à votre tour  pour marquer sur le terrain votre solidarité avec ces populations qui souffrent.

6. Je vous remercie pour l’attention avec laquelle vous lisez mes articles, pour le ton correct de votre mise au point, dont pour une fois les injures sont absentes, et je vous assure de tout l’intérêt que je porte au débat démocratique au Congo et plus largement, au développement de ce pays qui m’est cher, à moi aussi.
Je vous confirme aussi mon intention de continuer à écrire librement sur des sujets d’actualité congolaise en dépit des menaces éventuelles, des intimidations et des procès d’intention, qu’elle qu’en soit la provenance.

Bruxelles, le 23 janvier 2012.

 CHEIKFITANEWS-DSCN4301--1-.JPG

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 11:53
CHEIKFITANEWS-DI-RUPO-TV5-DSC09442.JPG
 
Dimanche 22 janvier 2012 l’émission « Internationales » sur TV5 Monde et sur les antennes de RFI, a accueilli monsieur Elio Di Rupo, Premier Ministre belge. Durant quarante-cinq minutes, les journalistes Xavier Lambrechts (TV5MONDE), Bruno Daroux (RFI) et Jean-Pierre Stroobants (Le Monde) ont fait le tour de la politique belge avec leur invité: la crise de la zone euro et l'avenir de l'Union européenne, la politique intérieure belge, la politique internationale et … Les dernières élections chahutées de la RD Congo.
En ce qui concerne les élections congolaises, le Premier Ministre belge a tenu à souligner d’entrée de jeu que par la bouche de son ministre des affaires étrangères, monsieur Didier Reynders, la Belgique avait condamné les irrégularités.
 À la prestation de serment de monsieur Kabila, seuls les ambassadeurs avaient représenté la communauté internationale.
Dans tous les cas, la Belgique n’était pas arbitre des élections congolaises.
Néanmoins, la RD Congo était un pays important avec ses 70.000.000 d’habitants et qu’il avait malheureusement de grandes difficultés.
Et de poursuivre: la rectitude, la droiture et l’honnêteté dans les résultats sont la seule garantie pour le futur congolais.
Les Congolais devraient en prendre conscience.
Pour l’avenir proche, la Belgique était en attente des résultats des législatives, quoique les informations actuelles à ce propos n’étaient pas bonnes.
 En conclusion, monsieur Di Rupo dira: « Ce que la Belgique veut, c’est qu’il y ait pour le peuple congolais un chemin de paix, de stabilité et de prospérité .
 
 Bruxelles, le 24 janvier 2012
 Cheik Fita

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 12:52

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Les manifestations en occident contre le hold-up électoral de Joseph Kabila ont atteint un point de non-retour, le samedi 21 janvier 2012 à Paris : des enfants d’origine congolaise âgés de moins de dix ans ont marché et lancé des messages contre Kabila et son hold-up électoral, contre monsieur Sarkozy soutien en coulisse de l’imposture en RD Congo.

La marche est partie de la station métro Sèvres-Lecourbe à 15h00 à destination du parvis de  la liberté et droits de l’homme à la place Trocadéro.

Plusieurs manifestants sont venus de Belgique par train, en voitures et en car.

Près de six cents au début, les manifestants dépasseront les 1500 à l’arrivée.

Sur le parcours un petit incident devant l’Unesco.

Les manifestants crieront « Unesco complice ». Les fonctionnaires de l’institution en vestes et cravates qui étaient dehors s’éclipseront alors, se sentant quelque peu menacés. Ce qui poussera la police anti-émeute à s’interposer. Une altercation aura même lieu entre un manifestant un peu bouillant et un policier. Ce dernier le repoussera (même pas un coup de matraque,après vérification sur vidéo) et le manifestant se retrouvera au sol durant quelques minutes.

La tension montera entre les manifestants et la police. Mais le service de sécurité interne de la manifestation parviendra à calmer les esprits, et la marche continuera.

À partir de ce moment, la police renforcera sa surveillance : des fourgons de la police ainsi que des agents  à chaque grand carrefour, des policiers antiémeutes à la tête et à la queue de la marche.

Le sommet de la sécurité ce sera autour de la Tour Eiffel où la police disposera une cinquantaine de ses fourgons.

Sur le parvis de la liberté et des droits de l’Homme, la parole sera donnée aux enfants qui liront leurs messages : Le départ de Kabila, la prise en compte de la situation des enfants congolais qui sont les premières victimes du cafouillage politique en RD Congo ainsi que du soutien  français à l’imposture….

La manifestation se terminera sans incidents, à la nuit tombante.

Une mésaventure à signaler : celle du car provenant de Bruxelles et dans lequel nous avions pris place.

Peu après son entrée en France, notre car sera arrêté par une voiture de la gendarmerie. Après un contrôle des documents du car, la voiture de la gendarmerie s’en ira.

Plus tard, à la sortie du péage, depuis le car nous apercevrons des motards français en stationnement. Ils se dirigeront vers nous et demanderont à voir le responsable de la délégation.

Ils l’informeront qu’ordre avait été donné d’escorter le car directement jusqu’au lieu de la manifestation.

Il y aura des protestations, mais en vain. Même ceux qui auraient bien aimé descendre à un aire de repos pour se soulager… Surtout les dames.

Deux motards précéderont le car jusqu’au lieu de la manifestation.

L‘avantage de cette escorte digne de stars, ce que durant le parcours, nous aurions eu priorité absolue, doublant tous les véhicules qui étaient sur notre bande et brûlant allègrement tous les feux rouges, une fois dans Paris.

Au retour, même scénario. Deux motards nous escorteront jusqu’à Saint Denis, avec tout de même une pause casse-croute de 20 minutes à la place de la République.

Près de deux mois après l’élection présidentielle en RD Congo, les Congolais Vivant à l’étranger sont toujours mobilisés… Et de plus en plus.

Les « combattants » de la liberté et de la démocratie en RD Congo, c’est toutes les générations désormais : les enfants de 5 à dix-sept ans, le jeunes de 18 à 39 ans, et les adultes de 40 ans et plus.

Le temps est venu pour que les dirigeants des grandes puissances mondiales prennent en compte le sens exact de la mobilisation des Congolais à travers le monde : la vérité des urnes, la fin de l’imposture, la nécessité de négocier l’exploitation des richesses congolaises dans une formule win-win.

Est-il moralement acceptable que dans un pays aussi riche que la RD Congo, des multinationales s’enrichissent, qu’une clique d’individus s’en mette plein les poches, que depuis un demi-siècle, à la tête du pays, il n’y ait jamais quelqu’un en qui le peuple se reconnaisse, et qu’entre temps, les habitants, surtout les enfants, croupissent dans  une misère indescriptible, ayant presque tous la peau sur les os, faute de nourriture ?

 

 

Paris le 21 janvier 2012

Cheik Fita 

 

VIDEO

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 07:46

 

LOGO CONGRES MONDIAL DES CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER

COMMUNIQUE

Faisant suite à son communiqué du 31 décembre 2011

Voir lien :

http://www.cheikfitanews.net/article-recensement-des-congolais-vivant-a-l-etranger-et-jumelage-entre-jeunes-95825333.html 

La coordination du Congrès Mondial des Congolais Vivant à l’Étranger porte à la connaissance de toutes les Congolaises et de tous les Congolais Vivant à l’Étranger que l’opération de recensement des Congolais vivant à l‘étranger vient de commencer.

1. Comment ce recensement s‘effectuera-t-il?

2. Quel intérêt y a-t-il à se faire recenser?

3. Quelles sont les étapes après le recensement?

 CONSIDERATIONS GENERALES

Les congolais vivant à l’étranger constituent aujourd’hui la plus grande force économique de la RD Congo.

Mais les Congolais vivant à l’étranger le savent-ils?

Oui.

En tirent-ils des intérêts?

Non.

Pourquoi?

Parce que le préalable pour tirer profit de notre grande force économique découlant de notre nombre, c’est de savoir combien l’on est. Une fois cela fait, bien de projets tant pour nos lieux de vie que pour le Congo peuvent être conçus et réalisés.

D’où la nécessité du recensement.

1. MODALITES DE RECENSEMENT

Le recensement se fera de la manière suivante:

a) Une commission « recensement & banque de données des Congolais vivant à l’étranger » coordonnera le recensement à partir de Bruxelles.

b) Les communautés des Congolais de différentes villes seront les interfaces de la commission. Concrètement, la commission écrira aux différentes communautés tout comme les différentes communautés peuvent prendre contact avec la commission.

c) Dans les villes où la communauté n’est pas organisée, n’importe quel compatriote peut prendre l’initiative de contacter la commission.

d) Une fois le contact établi, la commission enverra à la communauté le formulaire ad hoc de recensement. Et c’est auprès du représentant de la communauté de la ville que les compatriotes pourront se procurer le formulaire de recensement.

e) Les personnes recensées obtiendront en retour un numéro de recensement unique.

2. DELIVRANCE D’UNE CARTE DE LEGITIMATION

Après le recensement, ceux qui le désirent pourront obtenir une carte de légitimation, en attendant que l’état congolais daigne bien délivrer une carte nationale d’identité.

Les autres informations liées à la carte et aux différentes activités ultérieures seront communiquées aux différentes communautés et aux personnes qui auront été recensées.

 IMPORTANT

Toutes les données récoltées seront sécurisées les différentes législations de protection de la vie privée seront respectées.

 POUR LA COMMISSION DE RECENSEMENT,

LA COORDINATION  DU CONGRES MONDIAL 

 DES CONGOLAIS VIVANT A L’ETRANGER

 Marcel Nzundu Malieme

Marice Kabemba

Francis Lothaire Tombolo Kalombo

Cheik FITA

Inscriptions:

http://congolais.gpf-services.com 

  Contacts et informations :

 info.congolaisdebelgique@yahoo.fr  -

congolaisvivantaletranger@gmail.com 

Congolaisdeletranger@yahoo.fr  

 

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:34

DEPUTE-LAURENT-LOUIS-CHEIKFITANEWS.PNG

Le député Laurent Louis du MLD lors de son intervention au parlement belge.

Photo capture vidéo du parlement belge. cheikfitanews

REYNDERS-REPONDANT-A-LAURENT-LOUIS--CHEIKFITANEWS.PNG

Didier Reynders au debut de sa réponse, face aux parlementaires

photo capture vidéo du parlement belge . Cheikfitanews

Jeudi 19 janvier 2012 en plénière du parlement belge, Didier Reynders,le ministre des affaires étrangères a véritablement bu la tasse face au député Laurent Louis du MLD dont les propos cinglants collés à l’actualité du moment ont retenti dans l’hémicycle comme de véritables couperets.

Introduisant son intervention par un extrait du discours de Lumumba le 30 juin 1960, le député Laurent Louis a posé au ministre des affaires étrangères la question suivante :

« Avez-vous conscience monsieur le ministre qu’en maintenant un Président contesté et contestable, et en niant la volonté de la population, vous rendez impossible la gestion du Congo qui risque de sombrer dans la guerre civile, assumerez-vous dès lors d’avoir sur les mains le sang qui risque d’être versé à cause de la situation de fait que vous persistez à défendre »

Réponse du ministre ? Presque la même que  lors de la séance en commission des relations extérieures. Mais cette fois avec moins d’assurances et moins d’arrogance.

Et le député Laurent Louis de conclure :

"le Congo n’est pas indépendant puisque ce pays et surtout le peuple Congolais n’a pas le droit d’élire son Président. Puisque le Président de la RD Congo, avant d’être le président des congolais, c’est avant tout le président de la communauté internationale. Pour permettre à cette même communauté internationale et la Belgique de se servir des richesses du Congo alors que la population elle meurt de faim tous les jours quand elle n’est pas assassinée par Kabila que vous défendez »

Le dossier « Congo » commence progressivement à prendre de l’ampleur dans le monde politique belge. La montée en puissance du député Laurent Louis et son franc-parler pourraient augurer l’arrivée sur la scène politique belge d’une nouvelle génération de politiciens.

Comme quoi les relations belgo-congolaises sont véritablement en vases communicants.

Ceux qui voulaient tuer la démocratie au Congo sont maintenant devant un effet boomerang.

Le musicien congolais Franco l’avait déjà chanté:

« Boma ngai na boma yo tobomana »

 

 Cheik Fita

Bruxelles, le 20 janvier 2012

 

 

 
 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 23:04

 

 

Mercredi 18 janvier 2012 dans l’après-midi, monsieur Didier Reynders, ministre belge des affaires étrangères a été longuement entendu à la commission des relations extérieures de la chambre.

En un mot comme en mille, monsieur Didier Reynders appuyait la lettre de monsieur Di Rupo à Kabila et pour lui, ce dossier de la présidentielle congolaise était clos : Le Président, c’est monsieur Joseph Kabila.

La Belgique est le seul pays occidental à s’avancer si loin. Ironie de l’histoire, la Belgique se retrouve aujourd’hui dans la même situation que lors de l’accession de notre pays à l’indépendance : seule contre tous.

Notre billet du 17 janvier dernier était une véritable prémonition.( 17 JANVIER 1961-17 JANVIER 2012 BELGIQUE-RD CONGO, L’OMBRE DE LUMUMBA ? )

 

Comment s’est passée la séance ?

Les députés initiateurs des questions étaient-ils satisfaits par les réponses du ministre des affaires étrangères ?

Plusieurs dossiers étaient à l’ordre du jour dont les élections chahutées de la RD Congo : L’enrichissement de l’uranium par l’Iran, les armes à sous-munition, les élections russes, la situation en Bosnie, le Kazakhstan, la Palestine.

Trois députés  avaient adressé des questions au ministre des affaires étrangères sur la question du Congo :

George Dallemagne du CDH

Dirk Vandermalen de SPA

Et Peter Logghe du Vlaams Belang.

Le député du CDH  décrira les déficiences du processus électoral congolais. Pour la présidence, il  demandera si le ministre maintenait toujours sa petite phrase à savoir :

« Cela n’influait pas sur l’ordre d’arrivée » malgré :

-         Les fraudes avérées,

-         Les bourrages d’urnes,

-         Le rapport de la firme belge Zetes  qui reconnaissait  la présence d’un million de doublons,

-         La disparition de  17% des données dans les régions pro-opposition…

-         Que l’Union européenne ne concluait jamais sur l’ordre d’arrivée,

-         Tous les rapports qui confirmaient des fraudes massives à tous les échelons de compilation

-         Qu’aujourd’hui on ne pouvait plus affirmer que joseph Kabila avait gagné,

-         Que la Belgique était le seul pays au monde a affirmer cela…

Deuxième question de monsieur Dallemagne.

Le ministre pouvait-il affirmer qu’aux législatives, les leçons de la présidentielle avaient été tirées par la CENI, qu’en serait-il de l’aide de la Belgique ?

Que pensait-il de la déclaration des évêques  congolais selon laquelle les résultats des élections législatives telles que présentées étaient inacceptables et que c’était une honte pour la RD Congo.

Quel était la réponse du ministre des affaires étrangères face aux déclarations d’un agent de l’ANR, (service de renseignement congolais) qui disait qu’il était de leur devoir de tout mettre en œuvre pour faire gagner monsieur Kabila ainsi que ses parlementaires. Quitte à infiltrer mêmes les missions diplomatiques étrangères.

Deuxième intervenant, le député Dirk Vandermalen de SPA

S’excusant sur le fait que sa question avait été rédigée le 19 décembre 2011 et que dans l’entretemps bien d’événements étaient survenus, le député Dirk Vandermalen de SPA voulait s’assurer que le ministre avait tiré les leçons de la suite des élections, étant donné qu’il avait déclaré qu’il ne pourrait se rendre à la prestation de serment de monsieur Kabila à cause de cet impair.

Que ferait la Belgique, irait-elle conforter la position de l’union européenne ?

Que pensait-il du fait que les experts britanniques et américains arrivés à Kinshasa avaient de la peine à accéder aux données, la coopération avec la CENI étant très difficile ? Et que dans l’entretemps, les experts américains avaient tout bonnement rebroussé chemin ?

Compte tenu de la similitude entre la présidentielle et les législatives en ce qui est du chaos, pensait-il maintenir l’enveloppe financière de la Belgique au profit du processus électoral congolais ?

La tranche conditionnelle 2009-2013 serait-elle maintenue ?

Dans l’accord gouvernemental il était bien spécifié que le processus électoral ne pouvait être soutenu que s’il était crédible, ou l’on ferait comme si de rien n’était ?

Le député du SPA signalera qu’il était très déçu par les propos de l’ambassadeur de Belgique en RD Congo : il mettait de l’huile sur le feu.

Le troisième intervenant, le député  Peter Logghe du Vlaams belang s’excusera aussi du fait que sa question avait été écrite le 21 décembre 2011 et que dans l’entretemps, bien d’événements étaient survenus.

Son souci était de savoir si le gouvernement avait pris des dispositions pour les ressortissants belges au cas où la situation dégénérait.

Combien de belges y avait-il en RD Congo ? Y avait-il des unités militaires prêtes  à intervenir au cas où ?

Dans sa réponse, monsieur Didier Reynders commencera par rappeler que la RD Congo était un état indépendant et qu’il était impérieux de le traiter comme tel et d’adopter les propos en conséquence.

Pour la présidentielle congolaise, tout le monde était d’avis le premier jour de la bonne tenue des élections. Les irrégularités ont commencé à être dénoncées après, dans le processus de compilation.

Cela étant, les conclusions du Centre carter dénonçaient des irrégularités, mais affirmaient aussi que cela n’influait pas sur l’ordre d’arrivée.

Aucun rapport n’avait dit le contraire.

Ainsi, en réunion restreinte des Vice-Premiers ministres autour du Premier ministre, il avait été décidé d’écrire la lettre aux forces politiques congolaises et au Président Kabila.

Le dossier était clos.

Les députés à l’initiative des questions étaient-ils satisfaits ?

Pour George Dallemagne, la RD Congo était en pleine crise morale et politique. Et le processus électoral avait fragilisé le pays au lieu de le consolider.

Il n’était qu’à voir les manifestations des congolais,

Leur désarroi ici en Belgique et au pays.

Il sied de suggérer une initiative, et ne pas sous-estimer la crise politique.

Pour le député Verlanden, en se basant sur les critiques de ceux qui étaient sur terrain,

En se basant sur les observateurs neutres,

En se basant sur les observations de l’église catholique qui avait mis 30.000 observateurs,

Leur jugement au final est alarmant. Il y avait problème.

Quelle a été le jugement des Etats-Unis ? Ils ont été  déçus par la cour suprême de justice.

Le régime a-t-il été sensible à tout cela et a-t-il montré une volonté de collaborer ?

Et de conclure qu’il était désolé. Tout allait dans le même sens. Et il ne changeait pas d’avis. La compilation n’avait pas eu lieu correctement.

Et de demander : Quel serait la position de la Belgique vis-à-vis du Congo ?

Dans l’accord gouvernemental on avait stigmatisé la corruption du régime Kabila sur le plan économique et sur le plan politique.

Visiblement, lors de ces élections, le pouvoir en place aura décidé d’influencer les résultats avec l’argent… Avec la corruption !

Les élections du 28 novembre n’étaient pas une avancée mais un recul.

L’exécutif congolais qui est déjà fort avait besoin d’être contrebalancé par un bon législatif.

Est-ce le cas avec ces élections ?

Le député Peter Logghe du Vlaams belang  restera lui sur un questionnement :

Quelles sanctions suite aux irrégularités ?

Quelles mesures contraignantes à court terme ?

Quelles garanties pour la suite ?

La séance avait été suivie au balcon par une vingtaine de congolais qui avaient même rouspété au moment où monsieur Didier Reynders déclarera que pour la présidentielle congolaise, le sujet était clos.

C’est à 16h26 que la page du dossier Congo sera tourné.

Les congolais que nous interviewerons dehors se déclareront tous déçus par le ministre belge des affaires étrangères… par la Belgique officielle.

Les manifestations contre le hold-up électoral de monsieur Kabila continueront donc de plus belle.

Prochaine grande manifestation à Bruxelles, le 16 février 2012, en communion avec les congolais au pays, et en souvenir de la marche des chrétiens qui avait eu lieu le 16 février 1992 pour la réouverture de la conférence nationale souveraine.

 

Cheik Fita

Bruxelles, le 18 janvier 2012

 

 

DOCUMENT

Ci-dessous un extrait du rapport analytique de la séance

 

11.01 Georges Dallemagne (cdH): Monsieur le président, monsieur le ministre, je reviens sur un sujet qui fait, à juste titre, couler beaucoup d'encre au regard de la perplexité découlant des résultats des élections tant présidentielles que législatives en RDC.

Vous avez pris la décision de ne pas vous rendre à Kinshasa pour participer à l'intronisation de M. Kabila. Ce fut, selon moi, une bonne décision.

Dans votre communiqué du 17 décembre – ma question date un peu -, vous souligniez, à juste titre, que "la Belgique n'a cessé d'appeler les institutions responsables à tout entreprendre pour rendre le processus électoral transparent, afin que les résultats soient crédibles. Je regrette que la Cour Suprême de Justice n'ait pas usé de ses prérogatives pour un examen plus approfondi, critique et indépendant des résultats". Pourtant dans le même temps vous spécifiiez que: "ces déficiences ne paraissent pas de nature à remettre en cause l'ordre des résultats".

Sur quelles informations vous basez-vous pour arriver à cette conclusion? C'était, selon moi, une analyse que l'on pouvait faire dans les premiers jours, voire dans les premières semaines après la publication des résultats, mais depuis lors, les rapports qui se sont succédé vont toujours dans le même sens.

Je vois que vous ne partagez pas mon point de vue, mais tous les rapports dénoncent de nombreuses fraudes. Je pense ici au rapport de la firme belge qui était chargée de la constitution des listes électorales selon lequel il y aurait eu plus d'un million de doublons, à d'autres rapports qui dénoncent des fraudes massives, des bourrages d'urnes, au rapport selon lequel plus de 17 %… (coupure micro). Il y a également le rapport de la Fondation Carter, qui est d'ailleurs souvent cité de manière erronée et surtout le rapport de l'Union européenne qui ne conclut jamais que l'ordre des résultats n'est pas remis en cause. On le lui fait dire, mais il ne le dit nulle part. D'ailleurs, Mme Nedelcheva, qui s'est encore exprimée sur cette question, insiste pour qu'on ne lui attribue pas des conclusions qu'elle ne tire pas.

Quoi qu'il en soit, tous ces rapports montrent que les fraudes ont été massives, ce à toutes les étapes de la compilation des résultats des élections présidentielles en RDC.

J'ai en ma possession des PV de certains bureaux de vote qui montrent des résultats différents de ceux qui ont été publié par la Céni.

Tout cela démontre qu'en réalité … (coupure micro).

On ne peut vraiment pas dire que Joseph Kabila a gagné les élections présidentielles et toute personne qui se veut être de bon compte doit avouer que l'on ne connaît pas le résultat du suffrage du peuple congolais et donc, la volonté de ce dernier.

Je note d'ailleurs que la Belgique est le seul pays au monde à estimer que l'ordre des résultats n'est pas affecté par les fraudes massives qui ont eu lieu pendant l'élection présidentielle. J'ai entendu la commission américaine du Sénat, j'ai entendu une série de pays, mais je n'ai pas entendu cela. Si vous avez des exemples, je les écouterai avec grand intérêt. À moins de disposer d'informations totalement différentes, on ne peut, aujourd'hui, affirmer que l'ordre des résultats n'est pas modifié par les fraudes constatées lors de l'élection présidentielle.

En ce qui concerne les élections législatives, vous avez affirmé qu'il fallait effectivement que les autorités congolaises tirent les leçons de l'élection présidentielle. Je vous cite. Vous espériez que "les leçons de la compilation des résultats des présidentielles seraient tirées lors de la compilation, cette fois transparente et crédible, des résultats des élections législatives." Vous aviez même proposé l'aide de la Belgique pour la compilation et la révision de la compilation des résultats. Et je note qu'en date du 12 janvier, les évêques congolais estiment que "ce qui se passe au niveau de la compilation des résultats des élections législatives est inacceptable. C'est une honte pour notre pays. Le processus électoral a été entaché de graves irrégularités, qui entachent la crédibilité des résultats publiés."

Monsieur le ministre, quelles sont les démarches finalement entreprises par la Belgique pour proposer son assistance dans le dépouillement et la compilation des résultats des législatives? Quelle est l'aide précisément proposée? Quel a été l'accueil réservé à cette proposition de la part des autorités congolaises? (…) ont été mis(es) en œuvre? Quelles sont vos informations sur l'état d'avancement du dépouillement et la qualité de ces dépouillements? Estimez-vous que les leçons de la présidentielle ont été retenues ou rejoignez-vous les craintes des évêques congolais? Comptez-vous toujours vous rendre à l'ouverture de la nouvelle assemblée nationale congolaise dans un contexte – c'est peu de le dire – qui ne correspond pas vraiment aux souhaits que vous aviez exprimés pour le dépouillement des législatives?

Par ailleurs, monsieur le ministre, j'ai été surpris par la lecture d'un article dans La Libre Belgique, qui révèle, dans son édition du 19 décembre dernier, un exposé du directeur de l'Agence nationale de renseignements congolaise, datant d'août 2010 et qui est pour le moins surprenant, puisqu'il s'agit d'un véritable plan de bataille pour faire gagner le président sortant.

D'après La Libre Belgique, ce cadre de l'ANR explique à ses subordonnés que "notre institution doit s'investir pour la réélection de Joseph Kabila Kabange à la prochaine présidentielle ainsi que celle des membres de sa famille politique dans toutes les institutions républicaines."

Le cadre explique ensuite à ses troupes qu'elles doivent devancer les événements et saisir le taureau par les cornes en peaufinant les stratégies qui assureront la victoire du chef de l'État et des membres de sa famille politique aux élections générales. Parmi les instructions données par ce cadre de l'ANR, on trouve: "suivre et contrôler les médias" et plus saisissant encore: "prendre en charge toutes les représentations diplomatiques et celles des organisations du système des Nations Unies en vue de connaître les contacts étrangers des candidats tant à la présidentielle qu'aux législatives nationales" et "infiltrer toutes les représentations pour démasquer les activités pouvant déstabiliser l'élection du chef de l'État et des membres de sa famille politique".

Étiez-vous au courant de telles pratiques de prise en charge de nos postes diplomatiques? Est-ce que nos propres postes diplomatiques ont été pris en charge par les services de l'ANR? Pouvez-vous nous confirmer que nos représentations ont fait l'objet d'infiltrations par des agents de l'ANR? De telles activités sont-elles conformes au droit international? Dans le cas contraire, avez-vous pris des initiatives à cet égard? La sécurité de nos diplomates et de leurs contacts n'est-elle pas affectée par de telles pratiques?

11.04 Didier Reynders, ministre: Monsieur le président, voici quelques éléments. Tout d'abord, pour autant que ce soit nécessaire, je voudrais rappeler que la RDC est devenue indépendante depuis un certain temps et que, dès lors, je crois qu'il faut traiter ce pays comme un pays indépendant. Je n'ai pas toujours le sentiment que c'est le cas dans tous les débats que nous développons à ce sujet; c'est donc toujours utile de le rappeler, même quelque temps après l'accession à l'indépendance.

Deuxième élément, en ce qui concerne les élections présidentielles, j'ai déjà eu l'occasion, y compris ici à la Chambre, de m'exprimer sur le sujet. Je ne vais pas rappeler tout ce que j'ai dit, à la fois sur la bonne tenue des élections et du dépouillement le jour de l'élection. Tout le monde l'a constaté et différents groupes au sein de cette assemblée également. Je ne vais pas rappeler non plus toutes les irrégularités - que j'ai eu l'occasion de signaler, comme tous ceux qui se sont exprimés sur le sujet - pendant le processus de compilation qui a mené à la proclamation des résultats.

C'est tellement vrai que, malgré toute une série de demandes et d'hésitations qui ont pu avoir lieu sur le sujet, j'ai pris la décision de ne pas me rendre à l'installation et à la prestation de serment du président. Cela étant, on peut toujours retourner les situations. J'ai lu - je crois que c'était dans cette même salle -, dans les conclusions du Centre Carter, la mention du fait que, jusqu'au moment où le Centre a travaillé, il n'y avait pas d'indications d'inversion de l'ordre des candidats. Vous pourrez me dire que personne ne s'est prononcé à ce sujet, mais je n'ai lu aucune phrase en sens inverse, dans aucun rapport officiel d'observateurs se trouvant sur le terrain.

Je voudrais simplement vous dire que cette analyse a été confirmée en cabinet restreint, en présence du premier ministre et de l'ensemble des vice-premiers ministres et cela a conduit d'ailleurs à un échange de correspondance entre le premier ministre et le président Kabila. Sur ce volet-là, en ce qui me concerne et en ce qui concerne le gouvernement, et je l'espère la majorité, le dossier est clos.

Troisièmement, en ce qui …

(brouhaha)

Le président: J'ai beaucoup de sympathie pour le Congo et les Congolais mais nos coutumes veulent que les personnes qui assistent aux débats parlementaires se taisent et n'interviennent pas dans le débat. Sinon, je fais évacuer la tribune, malgré toute la sympathie que j'ai pour vous!

11.05 Didier Reynders, ministre: Monsieur le président, je rappelle simplement que le premier ministre a dès lors communiqué pour féliciter tous les acteurs qui ont participé à l'opération électorale au Congo et pour annoncer la volonté de travailler avec les autorités congolaises. Notre objectif, je le rappelle quand même, est de tout faire pour que le processus démocratique progresse au Congo, comme ailleurs dans le monde - il y a beaucoup d'endroits où nous travaillons dans la même direction -, et nous essayons aussi de développer des actions de coopération au bénéfice de la population au Congo.

Troisième élément. Pour ce qui concerne la procédure en matière de dépouillement et surtout de compilation des résultats des élections législatives, qui ont eu lieu aussi le 28 novembre, la Belgique a effectivement envisagé de fournir une aide supplémentaire à la Céni pour la compilation des résultats des élections législatives. Lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni ont émis en décembre l'idée d'une assistance technique pour la suite du processus électoral, notre ambassadeur à Kinshasa leur a immédiatement offert son soutien. C'est ainsi qu'il les a accompagnés dans leurs démarches auprès du président de la Céni, le 19 décembre dernier. Cette offre ne s'est finalement pas concrétisée car aucune des solutions proposées ne permettaient d'apporter une aide significative dans le très court laps de temps qui nous était imparti. Les États-Unis ont finalement envoyé début janvier une mission de quatre experts, mais il ne s'agit pour l'instant que d'une mission préparatoire à une autre mission qui serait chargée de formuler des propositions pour rendre plus transparent le traitement des résultats des prochaines élections provinciales et locales.

Les termes de référence de cette deuxième mission sont toujours en train d'être discutés. Ces experts n'assistent donc pas la Céni dans le processus de compilation des élections législatives. Quant aux Britanniques, ils ont un financement prévu pour l'envoi d'experts africains mais attendent toujours une proposition concrète de la Céni.

Le dépouillement des bulletins de vote est terminé mais le processus de compilation des résultats a pris du retard et la Céni a décidé de reporter l'annonce des résultats qui était prévue pour le vendredi 13 janvier. La publication des résultats aura normalement et finalement lieu le 18 janvier pour les 165 circonscriptions des provinces congolaises et le 26 janvier pour la ville-province de Kinshasa. C'est là que la Céni rencontre le plus de difficultés. La compilation est aujourd'hui terminée dans presque tous les centres locaux de compilation des résultats. Les résultats ont été immédiatement affichés dans la plupart de ces bureaux. Nos informations sur la qualité du dépouillement et de la compilation sont malheureusement parcellaires. Il n'y a pas d'observateurs présents. Seule la division électorale de la Monusco, qui fournit un appui logistique à la Céni, nous a donné quelques indications, soulignant notamment le fait que l'enregistrement des PV à Kinshasa avait été beaucoup moins problématique que lors de la présidentielle.

De ce fait, si nous comprenons les craintes de la CENCO, nous ne pouvons pas encore, à l'heure actuelle, prendre une position définitive sur la qualité et la validité de ce processus de dépouillement.

Ma visite au Congo ne pourra, je le répète encore une fois, avoir lieu qu'après la publication des résultats définitifs des élections législatives et normalement l'installation d'une nouvelle assemblée. Je rappelle qu'après la publication des résultats provisoires, prévue pour les 18 et 26 janvier, il y aura encore une période de recours devant la Cour suprême. Nous devrons également tenir compte de la manière avec laquelle le processus de compilation des résultats se sera déroulé, je l'avais déjà évoqué.

Monsieur Dallemagne, je n'ai pas connaissance de tentatives d'infiltration dans notre représentation diplomatique au Congo. Toutes les mesures de protection sont prises. Si nécessaire, les règles internationales seront rappelées aux autorités congolaises, mais je pense que notre ambassadeur le fait très régulièrement.

Monsieur le président, je rappelle que nous souhaitons apporter un soutien, comme énoncé dans la déclaration gouvernementale, à l'évolution démocratique du Congo, comme d'un certain nombre d'autres États. Le processus en ce qui concerne le soutien financier est, pour l'instant, arrêté en attendant l'évolution de la situation.

Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, tout déplacement au Congo, quelles que soient les communications à l'égard du président Kabila par la suite, sera décidé en fonction d'une évaluation de l'évolution de la situation et, notamment, de la compilation des résultats des élections législatives. Ma position n'a pas changé.

L'attitude à l'égard de l'élection présidentielle a été concertée au sein du cabinet restreint avec le premier ministre et l'ensemble des vice-premiers ministres. La position du premier ministre a été très clairement de communiquer avec le président Kabila, à la fois pour féliciter l'ensemble des forces congolaises pour leur participation au processus électoral mais aussi pour annoncer notre volonté de faire en sorte que la situation progresse au Congo. Cela étant, c'était bien un message adressé au président Kabila après sa prestation de serment

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 22:23

CHEIKFITANEWS-MLD-P1017461

 

Le 14 octobre 2012, les belges iront aux urnes pour les élections communales et provinciales.

Les  différents partis confectionnent progressivement leurs listes.

C’est dans ce cadre que le MLD, a reçu le lundi 17 janvier 2012 en soirée des délégués de la communauté congolaise de Belgique ainsi que d’autres pays africains pour échanger sur la confection des listes du MLD en Wallonie et à Bruxelles.

Le député fédéral Laurent Louis et président du MLD a remercié ses visiteurs pour leur confiance.

Il a donné une brève historique du parti, ses convictions, ses valeurs, les obstacles qu’il rencontre en tant que jeune parti... Il a insisté sur le fait que l’adhésion à un parti se fait d’abord par conviction et partage des mêmes idéaux.

Les membres de la communauté congolaise ont rappelé un proverbe : « C’est dans le malheur qu’on reconnait ses vrais amis. »

Il y a eu des élections en RD Congo qui se sont soldées par un hold-up électoral scandaleux.

Bien d’hommes politiques belges sont restés muets. Le député Laurent Louis a été un des rares à prendre clairement position contre le hold-up électoral de monsieur Kabila.

Dans la communauté congolaise de  Belgique, le mot d’ordre pour les élections du 14 octobre est déjà connu : « Vote sanction. » Oui vote sanction contre les partis traditionnels, surtout francophones… à cause de leurs connivences avec Joseph Kabila le président sortant en RD Congo.

D’autres séances de travail entre le MLD et des membres de la communauté congolaise de Belgique auront lieu pour finaliser le projet.

 

Cheik Fita

Nivelles, le 17 janvier 2012

 

NOTA BENE VIDEO EN COURS DE MONTAGE

CHEIKFITANEWS-MLD-P1017466

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 13:09

 

Cheik FITA DSCF4212

 

17 janvier 1961, dans la brousse près de l’aéroport Luano d’Elisabethville, l’actuelle ville de Lubumbashi au Katanga, Patrice Emery Lumumba est assassiné. Une main tire les ficelles dans l’ombre : la Belgique, ancienne puissance coloniale.

Sept mois plus tôt l’ex Congo Belge a accédé à l’indépendance avec Kasa-Vubu  comme Président, et Lumumba comme Premier Ministre. Le régime étant parlementaire, le vrai chef de l’exécutif, c’est Lumumba.

En ce 30 juin 1960, Lumumba prononce un discours musclé en présence de Baudouin 1er, Roi des Belges.

Le 14 juillet, deux semaines seulement après l’indépendance du Congo, la province minière du Katanga entre en sécession. Elle demande l’aide militaire et logistique belge. En prenant le prétexte de la protection de ses nombreux ressortissants présents dans la province, la Belgique envoie des troupes militaires au Katanga, en réalité pour ses gros intérêts via l’UMHK, Union minière du Haut Katanga, Gécamines plus tard.

Aujourd’hui, 17 janvier 2012,  51 ans après, la Belgique compte parmi ses habitants près de cent mille personnes d’origine congolaise.

Lors des élections congolaises du mois de novembre dernier,  deux principaux candidats se sont affrontés : Joseph Kabila le Président sortant, et Étienne Tshisekedi, leader de l’opposition depuis 30 ans.

A l’arrivée, suite à une grande tricherie et des bourrages d’urnes sans noms conçus, planifiés et exécutés par monsieur Kabila  et sa famille politique, monsieur Kabila se fait proclamer Président et par la CENI, commission électorale nationale indépendante, et par la cour suprême de justice, institutions à la solde du président sortant.

Se considérant comme ayant gagné les élections, monsieur Tshisekedi prête serment comme président élu de la RD Congo.

Plusieurs  jours durant, les congolais de Belgique ainsi que les belges d’origine congolaise manifestent à Bruxelles contre le hold-up électoral de monsieur Kabila.

La police bruxelloise réprime très sévèrement les manifestants anti-Kabila. Des communes de la capitale belge interdisent même les manifestations anti-Kabila.

Le 3 janvier 2012, monsieur Elio Di Rupo, nouveau Premier Ministre envoie à monsieur Joseph Kabila une lettre de … Félicitations !

Etonnement, colère dans la communauté congolaise de Belgique.

Dimanche 15 janvier, invité sur la chaine de télévision RTL-TVI, durant 20 minutes, monsieur Di Rupo parle de tout, mais pas un seul mot sur le Congo.

Le lundi 16 janvier 2012 matin, invité à la radio francophone RTBF, le Premier Ministre belge ne dit mot sur la RD Congo. Hasard ?

Pourtant, sa lettre à Kabila lui a valu quelques jours plus tôt, une question orale au sénat.

En cette date anniversaire de la mort de Lumumba, bien malin celui qui serait en mesure de définir clairement la politique belge actuelle vis-à-vis de la RD Congo.

La Belgique officielle est-elle devenue capable ou non d’être en phase avec les aspirations profondes du plus grand nombre des Congolais ? Est-elle devenue capable d’accepter le leader en qui les Congolais se reconnaissent ?

Plus proche d’elle, au niveau de la communauté congolaise de Belgique. Quel signal la Belgique officielle lance-t-elle ?

Si ce signal est ambigu, voire négatif, 51 ans après la mort de Lumumba, cela ne semble-t-il pas un peu long ?

L’ombre de Lumumba plane-t-elle toujours à ce point au dessus des relations belgo-congolaises ?

 

Cheik Fita

Bruxelles, le 17 janvier 2012.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 09:23
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 Le processus électoral congolais de 2011 qui aurait dû clarifier la vie politique du pays est actuellement en plein brouillard.
Loi électorale foulée aux pieds, constitution bafouée, cour suprême régentée, forcing pour confisquer l‘impérium… la RD Congo est à la limite d’un état voyou.
La raison? Des individus et des groupes d’individus se considérant au dessus de la loi.
Dernière démonstration en date, la création par l’ex-majorité présidentielle d’une « une cellule chargée de gérer le contentieux électoral au sein de cette famille politique» 
Dans un pays où l’on a un pouvoir judiciaire, quelle interprétation donner à pareille initiative?
Quand on connaît le niveau de fraude ayant caractérisé les élections, il est prudent de regarder par deux fois l’initiative de l’ex-majorité présidentielle.
Veuillez suivre dans la vidéo ci-dessous, l’avis de monsieur Emmanuel Omadjela de la DTP-Europe, « Dynamique Tshisekedi Président ».
 
 
Cheik Fita
 Bruxelles, le 15 janvier 2012

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Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

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RD Congo, sans un seul coup de feu

 

 

 

 

 

 

RD CONGO, LA DÉMOCRATIE assassinée?

De Cheik FITA

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