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http://www.voaafrique.com/a/menace-sur-les-reseaux-sociaux-avant-la-fin-du-mandat-de-kabila-en-rdc/3637256.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vidéo du slogan-phare des congolais

pour fin mandat de J. Kabila

kabila oyebela

réserve photos du site

Suivez  attentivement cette Vidéo.

Antenne monde de la société civile de la RD Congo ou:

comment contrôler La CENI et les élections en RD Congo…

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VIDEO à voir et à partager 

Cheik FITA :  Philosophe, journaliste, dramaturge et metteur en scène congolais. Coup de projecteur sur l'homme, son parcours, sa philosophie, ses oeuvres, Ses convictions, son approche de l'actualité congolaise et belgo-congolaise, son avis sur le boycotter des musiciens du Congo par les combattants ...

Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

 

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 09:15

Depuis un temps, lors du discours prononcé à l’occasion de la fête nationale de leurs pays,  les ambassadeurs des pays occidentaux gratifient l’auditoire de propos que le pouvoir de Kinshasa gobe très difficilement.

Le mardi 21 juillet 2015, une semaine après l’ambassadeur de France, c’était au tour de monsieur Michel LASTSCHENKO, Ambassadeur de la Belgique de se livrer à cet exercice quelque peu acrobatique : ne pas froisser le pays hôte tout en ne pratiquant pas la langue de bois.

La meilleure technique ? De petites piques par-ci par-là, savamment calées entre des propos (un peu trop) aimables.

Bon diplomate, l’ambassadeur de Belgique a commencé son discours par des salutations dans les quatre langues nationales de la RD Congo :

« Bamama, Batata, Bandeko,  Mbote !... » Et il a terminé sa communication par un tonitruant : «  Je lève aussi mon verre à la santé de S.E Le Président Joseph Kabila Kabange et à la santé de LL MM le Roi et la Reine ».

Entre les deux bouts, a-t-il abordé la situation  du processus électoral chaotique congolais ? A-t-il osé faire allusion à la fuite en avant du régime avec ses tentatives désespérées de s’accrocher au pouvoir, la violation de la constitution ? As-t-il parlé du nécessaire consensus via un dialogue pour de bonnes élections ?

Dans le discours ci-dessous, nous avons  mis en gras, ce minimum qui ne pouvait pas ne pas être dit.

En passant, il a confirmé que Le Roi venait de donner son agrément pour  la venue en Belgique de Dominique Kilufia, comme nouvel ambassadeur de la RD Congo.

Bruxelles, le 23 juillet 2015

Cheik FITA

Photo. Michel Lastschenko, ambassadeur de la Belgique en RD Congo avec Henri Mova Sakani, ancien ambassadeur de la RD Congo en Belgique. source: page facebook  ambassade de RD Congo à Bruxelles

Document.

Discours de Mr Michel Lastschenko, ambassadeur du Royaume de Belgique en RD Congo. Mardi 21 juillet 2015

Excellence Monsieur le Représentant du Chef de l’Etat,

Eminence Monsieur le Cardinal,

Honorable  Présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques et de Coopération , chers collègues

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,

Monsieur le Procureur de la République près la Cour Constitutionnelle

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres

Messieurs les Gouverneurs

Honorables membres de l’Assemblée Nationale, du Sénat et du Conseil économique et Social,

Messieurs les Présidents des Cours et Tribunaux, messieurs les magistrats,

Messieurs les Officiers Généraux et officiers supérieurs

Messeigneurs les Evêques et prélats

Mesdames et Messieurs les représentants des Provinces

Mesdames et Messieurs  membres du Corps diplomatiques et consulaires

Mesdames et Messieurs les Bourgmestres

Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités

Liebe Landsleute

Chers compatriotes

Beste landgenoten

Chers amis 

Bamama, Batata, Bandeko,  Mbote !

Tozali na esengo ndenge boye mingi mpe toyambi bino epayi na biso. Soki ezalaki bolingo na bino te, feti oyo ya ba noko (belge) nde ekokaki kozala lolenge oyo te. Na yango natombeli bino boyeyi malamu, mpe tosepela elongo. Merci mingi bandeko. 

Bamama, Batata, Bampangi na munu,

Nkonso yi mvu, Mono na Nkento ya munu, beto kele na kiesse ya koyamba beno na inzo ya beto mpene pene na nzadi,  yayi kele inzo ya beno.

Muke na kutonda beno.

Ba Tatu  ne ba Mamu mioyo yenu bonso

Bua bualu bua Difesto dia dipanda dietu, mema ne mwena kuanyi tudji ne disanka dikole bua ku nuleja dinanga dia ditunga dia mwana wa bena belge kunudi; tuasakidila wa bungi kunudji nenu bonso.

Njambo Kwa wote

Tunafurahi sana kwa kuwapokea.

Kinshasa ina unganisha wa congomani wote kutoka mashariki, mangaribi, kaskazini, kussini.

Aksanti! Karibu kwa wote sana.

Mijn echtgenote en ik verheugen ons ten zeerste U vanavond welkom te heten in de tuin van de  Belgische Residentie. Het is in 2015 de derde keer dat wij het genoegen  hebben U te ontvangen  voor onze Nationale Feestdag, een tijd van vreugde en gezelligheid, een tijd ook om in het warme Kinshasa in gedachten even bij onze families en vrienden in het moederland te vertoeven.  Wij willen in het bijzonder vanavond  welkom heten aan onze landgenote, Mevrouw Hilde Jacques die vandaag haar verjaardag viert .

Mon épouse, les membres de l’Ambassade de Belgique et moi , sommes particulièrement heureux de vous accueillir dans ce jardin pour la fête nationale. Le 21 juillet est partout dans le monde une fête qui réunit tous les Belges et les amis de la Belgique, et c’est sans doute à Kinshasa, que cette manifestation répond le mieux à cet objectif d’amitié et de fraternité.  Nous célébrons cette année le 184e anniversaire de la prestation de serment de notre premier roi, le Roi Léopold 1er , l’occasion aussi d’adresser à LL MM  le Roi et la Reine  un hommage respectueux, puis nous  fêtons aujourd’hui le 2e anniversaire de la prestation du Roi Philippe  comme Roi des Belges.

Qu’il me soit permis de remercier l’artiste congolais Isaac Mondele , qui est parmi nous ce soir, et qui vient d’offrir à l’ambassade ce très beau portrait du Roi, un portrait qui accueillera désormais tous les visiteurs  de la résidence. Cher Isaac Mondele je ne manquerai pas d’informer S. M. le Roi et le Ministre belge des Affaires étrangères du geste plus qu’aimable et généreux que constitue le don de cette très belle œuvre d’art.

 Le grand avantage de la saison sèche à Kinshasa est évidement qu’il ne pleut pas. Pour les Belges l’avantage de ces journées de saison sèche est que le ciel est souvent gris, un peu menaçant, nous donnant vraiment l’impression avec la douce chaleur de la nuit  que nous sommes bien à Bruxelles un 21 juillet, nous interrogeant avec une sorte d’inquiétude joyeuse s’il pleuvra ce soir ou pas. C’est cette situation climatique particulière qui fait que la réception dans ce jardin nous donne tant à penser à Bruxelles en ce moment-même où débute une soirée où la bière coulera à flot, où des cornets de frites ou de crème glacée feront la joie des petits et des grands. Je voudrais remercier les différentes entreprises qui sont associées à cet évènement, mais en particulier remercier le Centre Wallonie Bruxelles pour son appui logistique et le Ministère belge de la Défense sans lequel nous ne serions pas en mesure chaque année de vous faire goûter quelques bières qui font la renommée de notre pays

 Excellences,

Mesdames et Messieurs

 L’écrivain congolais Fiston Mwanza Mujila, qui vit et travaille en Autriche  écrit dans le très beau récit poétique qu’il a publié il y a deux ans déjà, qu’en saison sèche à Kinshasa «  le fleuve s’ennuie à longueur de journée….sans savoir trop pourquoi », sans savoir sans doute qu’il est une métaphore de la vie, que les eaux que nous voyons le jour et nous imaginons s’écouler la nuit ,sont des peuples, des foules, des nations et des langues ,tant l’immense Congo porte en lui des espérances et des défis, apparemment contradictoires , mais en fait unis par cette grandiose et puissante voie fluviale, l’une des plus importantes au monde avec le Nil, l’Amazone, le Gange , l’Euphrate et le Fleuve jaune.

Je songeais à ces fleuves lointains , à ces différents courants légendaires , à travers leurs cheminements,  leurs bifurcations, leurs méandres , leurs empierrement ou ensablement parfois, en songeant aussi au monde qui est le nôtre en cette deuxième décennie du siècle,  à cette violence aussi partout présente aujourd’hui  – au Congo aussi malheureusement-, à toutes ces nations au Proche et  au Moyen Orient, en Afrique du Nord, en Afrique sahélienne, en Afrique de l’Est , en Asie, qui sont sinon déchirées par la guerre du moins en proie à des violences barbares, à l’Europe aussi , que la désunion guète parfois et qui n’échappe pas  - qui n’échappe plus- aux actes les plus désespérés et les plus sanglants, le monde comme le fleuve donc, comme son histoire qui est, pour reprendre à nouveau ce qu’écrivait Fiston Mwanza Mujila «  une blessure aiguë et simultanée, une blessure sale, une espèce de cadavre gonflé et à la fois concassé » 

Nous venons de célébrer il y a trois semaines le 55e anniversaire de l’Indépendance de la République démocratique du Congo, un anniversaire qui compte dans la vie d’une nation , d’autant plus que le pays se trouve au centre du continent, cette Afrique , qui malgré les drames qui la marquent et la martyrisent , est le continent , qui selon les plus grands experts économiques internationaux, est en passe de devenir , est d’ailleurs devenu après le spectaculaire développement de l’Asie depuis l’an 2000, le continent dont la croissance économique est la plus remarquable au monde.

 Est-ce à dire que la République démocratique du Congo est définitivement sortie de la prophétie du malheur qui faisait dire il y a des décennies, au lendemain des indépendances, que l’Afrique noire était mal partie,   sans doute non.  Pas encore.

 Mais il est certain que malgré des analyses sur son développement et sur ses orientations qui restent toujours valables à bien des égards , l’Afrique a changé ses paradigmes de développement, est redevenue une terre de promesses  et d’opportunités économiques, même si l’on doit constater , particulièrement en République démocratique du Congo que la croissance n’est pas suffisamment inclusive, que nos investissements périclitent trop souvent , que l’enthousiasme est trop souvent aussi  absent lorsque l’on évoque avec des industriels et financiers européens les opportunités présentes dans ce vaste pays.

J’y reviendrai

Nous vivons dans un monde où la réalité, la vérité d’un pays est de plus en plus difficile à saisir, malgré la vitesse de l’information, malgré la télévision ou internet qui nous font vivre l’évènement en direct. Mais parfois, trop souvent en fait, sans prendre le recul de la réflexion. Car ce qui est visible et apparent ne nous dit pas forcément grand-chose de ce qui se passe de façon moins visible.   Je reviens à ma métaphore du fleuve. Lorsque je le regarde chaque matin, il semble couler de façon lisse et régulière. Mais je ne sais rien des courants contradictoires qui le traversent sous la surface, même si j’en devine la force. Ce qui est paradoxal, ce qui fait la difficulté de nos analyses, des décisions politiques que nous recommandons à nos gouvernements, où des questions économiques et financières que des hommes d’affaires installés en Afrique sont appelés à trancher, est que l’Afrique comme tout autre continent est animée de mouvements de fonds contradictoires. Où est le lien entre la montée en puissance politique et économique des femmes et la progression d’un islam radical et en vérité tronqué dans son enseignement, dont on voit tous les jours les ravages, notamment au Nigeria ou au Cameroun ?  Comment concilier l’importance d’internet dans des pays où un modernisme,  que rien n’arrêtera,  cohabite avec des archaïsmes traditionnels qui échappent à toute rationalité occidentale ? La politique, la religion, l’économie , l’écologie , ont toutes leur place dans cette Afrique en marche, mais elles se développent, me semble-t-il,  selon des logiques et même avec des programmes logiciels  qui semblent échapper à toute cohérence, qui se heurtent les uns aux autres, et dont la conséquence  visible   paraît être  une grande confusion, alors que ce chaos apparent trouve sans doute un point d’équilibre quelque part. Malheureusement aussi ces tensions sont causes d’injustices, de spoliations, de violences diverses, comme si pour créer ce point d’équilibre il fallait passer par la loi de la jungle, la loi du plus fort.  C’est ce que nous disent les malheureux réfugiés d’Afrique qui s’échouent sur nos plages, au terme de traversées dont les dangers et les risques témoignent de la violence et de la misère que ces hommes, femmes et enfants tentent de fuir.

 Pour le diplomate européen, curieux des évolutions, il y a une interrogation ; comment interpréter l’affirmation nouvelle de  cette souveraineté  voulue par l’Afrique comment comprendre  cette appropriation de son destin   , de ses moyens et de ses ressources économiques , de cette volonté  d’un avenir radieux, alors que la corruption persiste et se développe même, alors que la misère s’aggrave parfois pour de larges couches de la population même si la pauvreté diminue dans son ensemble,   alors que le réel envol économique est encore trop souvent perturbé par les vents contraires que sont ces vielles pratiques prédatrices de la richesse nationale ?  C’est un défi que de comprendre tout ceci, d’essayer de comprendre l’Afrique  de comprendre sa logique si souvent irrévérencieuse à l’égard de nos schémas européens, toujours perturbante en fait.  Le danger qui nous guette à cet égard est une absence de vigilance, une absence d’attention. Il nous faut désormais nous battre non seulement pour le développement économique et social de l’Afrique, pour son épanouissement politique et démocratique , mais aussi lutter contre une sorte d’inquiétant glissement insidieux de nos opinions publiques et donc à terme de nos dirigeants politiques et leaders d’opinion , vers une sorte de placidité , d’acceptation de ce qui pourra advenir dans ces pays qui nous paraissent trop souvent négligés par leur propre gouvernements.

 Excellences

Mesdames et Messieurs

Chers amis

Avec les Congolais, nous nous sommes félicités et réjouis le 30 juin dernier du 55e anniversaire de l’Indépendance. Cette célébration nous a permis de revenir sur le chemin parcouru depuis 1960, un chemin parcouru ensemble mais souvent aussi de façon séparée.  Cette différenciation s’explique naturellement par les bouleversements et les transformations radicales ou subtiles qu’ont connus nos deux pays sur le plan institutionnel, politique, économique et social. Mais un cheminement commun aussi, car malgré les soubresauts dans nos relations, les brouilles et les réconciliations, jamais le lien entre Bruxelles et Kinshasa n’a été rompu.  Même lorsque le ciel se couvrait de nuages, même lorsque l’orage grondait entre nos capitales et que nous tremblions sous le tonnerre, nous sommes toujours revenus l’un à l’autre, poussés par des aspirations communes et les liens indicibles qui unissent nos populations, quelles que soient les difficultés. Nos échanges restent riches et nos contacts sont permanents à tous les niveaux, plus fervents et fertiles peut-être qu’ils s’éloignent du pouvoir et touchent le cœur des gens.

Je suis personnellement convaincu que nous ne pouvons pas nous contenter de cette situation. Le climat est serein certes, mais nous devons être les bergers des nuages, les regrouper, les disperser avant qu’ils ne décident de virer à l’orage.  Des groupes de jeunes gens en Belgique et en République démocratique du Congo – je pense au groupe du Vendredi à Bruxelles, à Génération Congo à Kinshasa , à l’association Filimbi – injustement poursuivie selon moi- s’interrogent sur les moyens d’améliorer nos relations, sur la nécessité d’inventer des liens nouveaux  reposant sur l’expertise, l’expérience et l’imagination de chacun. La question n’est pas de se demander uniquement ce que Bruxelles peut apporter à Kinshasa, mais aussi de comprendre que la Belgique peut beaucoup apprendre de l’expérience et des idées qui voient le jour et sont mises en œuvre en République Démocratique du Congo.  L’une d’elle , paradoxalement , est qu’il faudrait renoncer à nos programmes traditionnels de coopération bilatérale, mais tout axer sur la promotion et le développement du secteur privé, créateur d’emplois , un secteur privé dont les exigences de qualité  forceront les autorités et le secteur informel à améliorer   les niveaux de formations professionnelles et d’éducation en général , un secteur privé dynamique qui serait  à son tour le vivier de nouvelles initiatives, la nécessaire dimension supplémentaire indispensable pour le développement du secteur bancaire et du crédit,  et surtout le vecteur de changements profonds de mentalité

 J’évoquais il y a quelques instants les difficultés que nous rencontrions à convaincre des investisseurs à s’établir ici.  Chaque année pourtant nous organisons des missions économiques importantes tant à Kinshasa et dans d‘autres villes du pays,  qu’en Belgique. Dans quelques semaines le Ministre régional wallon de l’Economie Monsieur Jean Claude  Marcourt  sera à Kinshasa à la tête d’une nouvelle mission économique regroupant une quarantaine d’entreprises, et non des moindres, dont, -  je l’espère vivement-,  quelques entrepreneurs. Courageux. Car il faut en effet un certain courage, une patience réelle et une capacité de résistance non dénuée d’humour pour se lancer dans les affaires en République démocratique du Congo, notamment parce que nonobstant de nombreuses promesses, la convention pour la prévention de la double imposition signée entre la Belgique et la République démocratique du Congo n’est toujours pas complètement mise en œuvre ici, et parce que la convention pour la protection mutuelle des investissements, pourtant signée il y a plusieurs années, n’a toujours pas été ratifiée par le parlement congolais .

 Excellences

Honorables, Mesdames et Messieurs

Chers amis,

Toute cette problématique dépasse en fait les problèmes rencontrés par des entrepreneurs étrangers, mais se rapporte, me semble-t-il , à la question centrale de la mise en œuvre et du respect du contrat social entre les gouvernants et les citoyens , à la question de la mise en œuvre et du respect de l’Etat de droit .

 Malgré des efforts et des progrès en ce domaine la perception du monde  persiste, selon laquelle ces principes fondamentaux de la bonne gouvernance ne sont pas encore  établis ou ne sont pas suffisamment respectés en République démocratique du Congo,   comme subsiste aussi la peur, malgré les mesures prises par le gouvernement,   d’un Etat trop souvent perçu comme impuissant pour résister aux prédateurs de ses propres richesses.  Ces perceptions constituent un lourd handicap pour le développement socio-économique du pays. Car si les investisseurs ne se précipitent pas dans ce pays de cocagne  que devrait être en principe la République démocratique du Congo, c’est que nous n’arrivons pas ensemble, Congolais et expatriés vivant ici, gouvernement et diplomates, à les convaincre d’avoir confiance en l’avenir. De nouveaux bâtiments publics sont construits  , comme le splendide hôtel du gouvernement inauguré hier par le Chef de l’Etat sur le boulevard du 30 Juin, de nouvelles routes,  de nouvelles écoles, de nouveaux dispensaires médicaux, sont construits et planifiés comme le sont également   la réhabilitation de centrales électriques existantes ou la construction de nouvelles . Ces projets concrets sont certes une priorité du gouvernement et des provinces, mais l’impression qui domine est que ces efforts sont insuffisants et ne changent pas la physionomie mentale du pays,  que ce qui compte est moins le travail, l’honnêteté et la volonté de promouvoir le bien commun, que la recherche par une minorité  d’avantages personnels et la protection de leurs intérêts privés

Et ce qui complique évidement cette défiance mutuelle sont ces conflits locaux,  destructeurs et mortifères pour les populations concernées, des conflits qui sont toutefois,  sinon insignifiants,   du moins peu importants,  pour la stabilité du pays à l’échelle du continent qu’est la République démocratique du Congo.  Ces guerres locales sont pourtant  suffisamment  perturbatrices  que pour amplifier la méfiance internationale, d’autant plus qu’un accord simple sur le respect par toutes les parties concernées des Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies  et des dispositions de nombreux accords, dont l’Accord cadre d’Addis Abeba devraient permettre de régler rapidement  ce qui paraît parfois être une situation maintenue en état pour les besoins de je ne sais quelle cause.   J’ajouterai donc ma voix à toutes celles qui plaident pour un rétablissement rapide et sans conditions des relations de coopération entre le gouvernement et la MONUSCO dans tous ses domaines de compétences.

Excellences,

Honorables,

Mesdames et Messieurs,

Il est certain que 55 ans après l’indépendance,  le temps des leçons sur les vertus de la démocratie, de l’Etat de droit, du respect absolu des droits de l’homme n’est plus de mise.  La Belgique s’inscrit en tout cas dans cette vision du respect absolu de la souveraineté nationale des autres Etats du monde. Nous sommes parfaitement en mesure de comprendre que chaque Etat a ses propres conceptions de la vie en société, de ce compromis que sont  finalement le contrat social et la démocratie. Nous ne sommes pas suffisamment naïfs de croire que la démocratie est la réponse à tous les maux. Les questions de stabilité, de  consolidation des institutions comptent aussi. Mais je  crois  fermement toutefois, qu’au-delà de ces dimensions de l’Etat, dès lors qu’il se prétend démocratique il faut finalement faire confiance au peuple.  A travers l’histoire des peuples, les questions des passations de pouvoir,  y compris même des successions monarchique, ont toujours été, à moins de déboucher sur des violences incontrôlées, le fruit d’un consensus national, d’un dialogue ouvert et transparent, respectueux de tous et surtout respectueux des règles du jeu et des dispositions constitutionnelles   .  Nous nous félicitons que les consultations politiques menées pour l’instant à l’initiative du Chef de l’Etat démontrent une volonté claire de régler les questions politiques et sociétales du pays de manière consensuelle. Je suis persuadé que ce dialogue indispensable serait favorisé par des mesures de confiance appropriées et unilatérales, y compris en faveur de certaines personnes détenus,  dont plusieurs pourraient jouer un rôle positif pour le pays,  comme les Concertations nationales l’avaient demandé.  Nous sommes prêts en Belgique, avec nos partenaires européens et d’autres membres de la communauté internationale, je n’en doute pas, à contribuer au bon déroulement du processus électoral, dès lors qu’il sera appuyé par l’ensemble de la population et répondra aux exigences de transparence et d’équité que requiert partout dans le monde un tel exercice démocratique.

Beste  landgenoten, chers compatriotes

Ik ben U allen dankbaar voor het werk dat U in de Democratische Republiek Congo uitvoert, voor uw engagement en uw gedrevenheid. Votre travail ici , à Kinshasa mais aussi à travers le pays, est non seulement un témoignage de votre foi personnelle en l’avenir du pays, mais aussi un signal fort, montrant qu’au-delà de l’ambassade et des discours officiels, la Belgique reste active ici et entend le rester pour un meilleur développement du pays. Soyez fiers de ce que vous représentez, soyez en aussi dignes,  car le comportement personnel de chacun répond à une exigence morale générale , et se reflète en bien ou en mal dans l’image que se forment de la Belgique nos amis congolais . Ik moet U niet uitleggen dat de toekomstige maanden bijzonder belangrijk zullen zijn voor de toekomst van het land. Aarzelt dan nooit beroep te doen op de Ambassade , en op mijzelf persoonlijk, blijft eerlijk en voorzichtig in uw gedrag, hebt vertrouwen in het leven en in de toekomst .

Je voudrais profiter de cette fête du 21 juillet pour dire à nouveau à quel point nous sommes tous heureux à l’ambassade de servir notre pays et  la coopération bilatérale entre la Belgique et la République démocratique du Congo dans ce très beau et très accueillant pays. L’année prochaine, à l’automne, nous espérons pouvoir vous accueillir pour l’inauguration de notre nouvelle ambassade

Notre fête cette année, ce soir, est l’occasion de remercier mes collaborateurs – en particulier évidement mon assistante personnelle,  Katleen De Vos qui,  avec mon épouse, Catherine  veille à ce que notre ambassade et notre maison restent ouvertes à tous et servent aux mieux les intérêts du Royaume. Qu’il me soit permis toutefois, avant de clôturer mon propos de saluer et de rendre hommage à cette dizaine de collaborateurs qui nous ont quitté cet été ou partiront dans les jours qui viennent vers Bruxelles ou d’autres horizons. Je veux en particulier saluer Thomas Stevens, Conseiller politique qui nous quitte au bout de quatre ans, et qui mériterait bien, tant il connaît la vie politique congolaise d’être nommé Ministre, député ou sénateur honoraire.  Comme me le disait un parlementaire ce soir encore, avec le départ de Thomas, le Palais du Peuple ne sera plus le même. Salutations aussi et remerciements à  Ruth Osisi, Nela Bogavac, Frank Rysselinck et Paul Legrand de la section consulaire,  à Anthony Charles du département administratif et immobilier , à Eric Willemaers et Koen Van Acoleyn  de la section de coopération, à Bart Uyttendaele, Directeur adjoint de la CTB,   à Mario Verleye, Guy Vanuytrecht et Eric Pigneur  des services de l’Attaché de Défense Je salue enfin Mme Marianne Lemarchand, Présidente du Conseil d’Administration du Lycée Prince de Liège qui quittera très bientôt Kinshasa . 

Nous vous remercions pour votre engagement, regretterons votre absence, et vous souhaitons à vous et à vos familles,  le meilleur pour l’avenir. 

Je remercie aussi l’Ambassadeur Henri Mova qui vient de quitter ses fonctions à Bruxelles pour assumer un difficile et prestigieux mandat politique à Kinshasa, et souhaite le bienvenu à Bruxelles à S. E l’Ambassadeur Dominique Kilufia à qui S. M le Roi vient de donner son agrément

 Excellences

Honorables

Mesdames et Messieurs

Chers Amis

Il ne sert à rien de se mêler d’un débat auquel l’on n’est pas invité.  Le débat politique congolais est un débat entre Congolais. Mais notre silence  si on nous l’impose ne voudra pas dire notre indifférence, et ce retrait, cette discrétion  ne nous empêcheront pas de croire et d’affirmer que les principes et les valeurs incarnés par la Constitution de 2006 sont des principes honorables, équilibrés et justes, suffisamment forts et stables que pour permettre la consolidation de l’Etat à travers et au-delà des échéances électorales.   Nous sommes conscients aussi que notre responsabilité s’arrête à nos conseils, et que le libre arbitre de ceux que nous n’arriverons pas à convaincre est aussi respectable que le nôtre. Il faut pouvoir accepter les limites de notre pouvoir de persuasion , accepter notre impuissance , et laisser nos interlocuteurs prendre seuls leur destins en main , si telle est leur destinée et s’ils en acceptent les conséquences. Je suis convaincu qu’il est important lorsque que l’on assume des mandats politiques ou des responsabilités de gouvernement d’avoir toujours à l’esprit cette réflexion du philosophe et théologien Paul Ricoeur selon laquelle « nous ne sommes libres pour et avec autrui que  dans des institutions justes » 

Je me garderais  donc de donner d’autres conseils.  Comme l’écrit Fiston Mwanza Mujila  - dont le livre  «  Le fleuve dans le ventre » m’accompagne depuis des mois-,   « le fleuve Congo n’entérinera pas de sitôt son troisième âge. Quoi qu’il arrive, quoi  qu’il adviendra, il demeure et demeurera beau, flexible, rageur et provocant » telle les générations futures, les enfants de ce pays et du monde entier, traversant nos nuits et nous menant de  l’océan des rêves  à l’accomplissement de leurs espérances

Je vous invite, à lever votre verre au bonheur, à la prospérité et à l’harmonie de la République démocratique du Congo et de la nation congolaise, au bonheur, à la prospérité  et à l’harmonie du Royaume de Belgique. Je lève aussi mon verre à la santé de S.E Le Président Joseph Kabila Kabange et à la santé de LL MM le Roi et la Reine.

Je vous remercie.

 

 

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 07:33

 

La plupart des médias du monde ont parlé de l’élection présidentielle burundaise du mardi 21 juillet 2015. Quels sentiments les burundais avaient-ils en cette journée électorale? Et les africains ?

Selon plusieurs sources, les Burundais ne sont pas bousculés pour aller voter. Avant cette journée électorale, durant plusieurs semaines dans la capitale burundaise, il y a eu des manifestations contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, parce qu’inconstitutionnel. Il y a eu des morts, des milliers d’habitants ont fui le pays, des membres de la CENI, commission électorale nationale indépendante, ont démissionné, même le vice-président de la république a dû quitter le pays, plusieurs médias ont été  fermés et souvent détruits, les observateurs internationaux ont refusé d’aller assister à ce qu’ils ont qualifié de parodie d’élection… Le jour des élections qui est généralement un jour de joie, s’est transformé en un jour de tristesse et de deuil.

Malgré cela, Pierre Nkurunziza, le Président sortant s’est entêté. Il a non seulement maintenu sa candidature, mais son régime a organisé les élections. Pourtant, cela fait déjà dix ans qu’il est à la tête du pays, après deux mandats.

Dix ans, c’est peu ? Oui, apparemment, il veut plus, quinze ans. Pourquoi pas vingt, trente ou toute sa vie au pouvoir? Pourquoi cet entêtement ? Pierre Nkurunziza pense-t-il qu’il est le seul burundais capable de diriger le pays ? Devrait-il rester au pouvoir, même au prix de l’exil de milliers de ses compatriotes ? Ou au prix de la vie de certains autres ? En quoi sa petite vie est-elle supérieure à celle des autres burundais?

Que cherche Nkurunziza, servir ses compatriotes ou le pouvoir pour le pouvoir ? Peut-on chercher à servir un peuple tout en le terrorisant et en le tuant ?

Les burundais, comme tous les peuples du monde auraient aimé que cette journée électorale soit un jour de réjouissances. Hélas, les ambitions d’un individu en ont décidé autrement. Pour assouvir sa soif de pouvoir, Pierre Nkurunziza a préféré mépriser ses concitoyens.

Les africains ont ainsi suivi avec tristesse cette énième élection sur leur continent qui consacre la bêtise et discrédite tout un continent. Oui, dans l’imaginaire des habitants des autres continents, le comportement de ce despote africain qui se cramponne au pouvoir est conforme au mode de vie des autres africains.

Oui, par son comportement, Pierre Nkurunziza a non seulement méprisé les burundais, il a également humilié tous les africains.

Bruxelles, le 22 juillet 2015

Cheik FITA

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 05:45

Le régime de monsieur Joseph Kabila a planifié l’élection et l’installation des premiers gouverneurs de nouvelles provinces pour fin juillet-début août 2015. Les nouvelles provinces verront atterrir à leurs têtes des gouverneurs atypiques. L’élection de ces gouverneurs est-elle conforme à la constitution ? Si non, cela n’est-il pas le germe de futures contestations, si pas de la désobéissance civile ?

Le premier problème qui se pose par rapport à ce coup de force que se prépare à effectuer le régime de monsieur Kabila, est que les députés provinciaux actuels avaient été élus en 2006 et installés en 2007 pour cinq ans. Depuis 2012 à l’expiration de leurs mandats, ils ne représentent plus les citoyens qui les avaient élus.

 Et s’ils  se maintiennent, c’est parce que la CENI, commission électorale nationale indépendante, a été incapable d’organiser les élections dans les délais. Les effets pervers de cette incapacité devraient-ils retomber sur les citoyens ?

Et les députés provinciaux de 2007, sont-ils conscients qu’ils n’ont plus de légitimité ?  Qu’ils sont devenus des députés « monyato » ?

Si oui, quand ils décident de jouer à ce jeu illégal, ignorent-ils qu’ils posent un acte de haute trahison ?

La deuxième préoccupation par rapport à ce forcing est que la CENI a prévu d’organiser les élections provinciales en octobre 2015. Et la CENI, malgré ses contreperformances régulières, reste l’institution habilitée à organiser les processus électoraux.

Quelle raison constitutionnelle peut donner au gouvernement le droit de s’arroger les attributions de la CENI? Et à deux mois des élections officielles ?

La troisième préoccupation, c’est le penchant à la corruption.

Il est de notoriété publique que lors de différentes élections des gouverneurs, les députés provinciaux ont accordé leurs suffrages au plus offrant. Ces élections constitueront pour eux une belle occasion pour se refaire une santé financière.

Plus préoccupant encore, c’est le régime lui-même. En 2011, il s’était maintenu par le bourrage des urnes et la falsification des chiffres à la CENI qui lui obéissait au doigt et à l’œil.

Les députés provinciaux de 2007, enclin déjà à la corruption, pourront-ils résister aux injonctions de l’exécutif, surtout si celles-ci sont accompagnées de grosses enveloppes de billets verts ?

En filigrane, n’est-il pas visible que  finalement, c’est le clan kabiliste qui voudrait installer ses gens à la tête de différentes régions pour des raisons inavouées ?

Une fois cette mascarade électorale terminée, la population pourra-t-elle considérer ces nouveaux gouverneurs comme étant l’émanation de sa volonté ?

Afin de mesurer la gravité de l’acte que se prépare à poser le gouvernement congolais, il est prudent de jeter un coup d’œil à ces quelques articles de la constitution :

Article 5

La souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple qui l’exerce directement par voie de référendum ou d’élections et indirectement par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

Article 28

Nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal.

Article 64

Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution.

Article 80

Le Président de la République investit par ordonnance les Gouverneurs et les Vice-gouverneurs de province élus, dans un délai de quinze jours conformément à l’article 198.

Articles 198

Le Gouverneur et le Vice-gouverneur sont élus pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois par les députés provinciaux au sein ou en dehors de l’Assemblée provinciale. Ils sont investis par ordonnance du Président de la République. Les ministres provinciaux sont désignés par le Gouverneur au sein ou en dehors de l’Assemblée provinciale.

Ces articles de la constitution ne montrent-ils pas à suffisance que le régime de monsieur Joseph Kabila foule délibérément aux pieds la dite constitution ? Vis-à-vis des 70.000.000 de Congolais, comment pourrait-on qualifier ce comportement du régime actuel ?

Ne sommes-nous pas en présence d’une mise en place ni plus ni moins d’une gestion moyenâgeuse de l’état congolais ?

 

Bruxelles, le 20 juillet 2015

Cheik FITA

Billet. Premiers gouverneurs des nouvelles provinces en RD Congo, fin de la république et retour au moyen-âge
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 06:40

 

 

Du 16 au 17 juillet 2015 à La Haye aux Pays Bas, un groupe de Congolais de Belgique a participé à la finalisation d’une création artistique en compagnie d’artistes d’autres nationalités dont un grand nombre de Hollandais.

Au stade actuel, nous ne pouvons donner qu’un nombre limité de détails sur la nature de l’œuvre compte tenu du secret qui entoure généralement la création d’une oeuvre artistique avant qu’elle ne soie officiellement présentée au public.

L’originalité de cette œuvre artistique réside dans le fait qu’elle est une retombée des innombrables manifestations de Congolais qui avaient eu lieu à travers le monde entier en réaction au hold-up électoral de 2011 de monsieur Joseph Kabila.

Lors d’une manifestation ayant eu lieu à La Haye, des Congolais s’étaient trouvés face à face avec des artistes Hollandais. Comment le contact avait-il eu lieu ? Quels propos avaient-ils échangé ? Une fois les manifestants congolais partis, les artistes hollandais commencèrent à se poser des questions sur l'incident. De fil en aiguille, cela déboucha sur la conception d’un projet artistique dont la finalisation vient d’avoir lieu avec cette participation des Congolais. Quelques participants à la finalisation de ce projet ont donné leurs impressions sur la façon dont se sont déroulés les travaux entre personnes d'origines culturelles diverses... En attendant la sortie de l’œuvre. (Voir vidéo ci-dessous)

Bruxelles, le 18 juillet 2015

Cheik FITA

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 10:02

 

Le site burkinabé faso.net a annoncé que « Le Conseil national de la Transition (CNT) a adopté une résolution portant mise en accusation de l’ex-président Blaise Compaoré et d’une douzaine d’anciens ministres. C’était dans l’après-midi du jeudi 16 juillet 2015, à l’occasion d’une séance plénière. »

Le site continue : « Les députés du Parlement intérimaire du Burkina Faso ont voté jeudi 16 juillet à Ouagadougou la mise en accusation de l'ex-président Blaise Compaoré devant la Haute Cour de justice pour «haute trahison» et «attentat à la Constitution». Blaise Compaoré avait été renversé le 31 octobre dernier après une insurrection populaire consécutive à sa volonté de modifier la Constitution afin de pouvoir briguer un nouveau mandat. »

Source : http://www.lefaso.net/spip.php?article65888

Une fois au pouvoir, les Présidents africains ne veulent plus partir ou  cherchent désespérément à se maintenir. Dans leurs manœuvres politiciennes, ils emprisonnent les opposants, en tuent d’autres, tripatouillent la constitution. Le pouvoir n’étant pas éternel, l’heure du départ, souvent forcé, finit toujours par arriver. Alors, ces présidents et leurs acolytes déguerpissent pour être ensuite rattrapés par leurs forfaits.

Mais combien tirent des leçons de l’expérience des autres ?

La Haye, 17 juillet 2015

Cheik FITA

 L’après-pouvoir, Blaise Compaoré poursuivi pour haute trahison
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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 09:56

 

Lors de la célébration de la fête nationale française 2015, monsieur Luc Hallade, ambassadeur de France a prononcé un discours de circonstance sous forme de bilan car, devant quitter bientôt définitivement la RD Congo.

Et d’entrée de jeu il a lancé : « Comme l’a dit dans d’autres circonstances un personnage qui a marqué la vie politique du Congo: =Comprenez mon émotion- ».

Le discours du diplomate français a été ainsi ponctué de plusieurs clins d’œil , très interpellateurs, à la vie politique de la RD Congo comme l’en témoignent ces quelques phrases tirées du dit discours :

« Reconstruction de l’Etat Congolais,

Consolider la paix et approfondir la réconciliation entre les fils et les filles du Congo, soit au contraire retourner en arrière et défaire ce qui a pu être fait depuis 13 ans,

Réconciliation sincère, une mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation et des politiques publiques appropriées,

Il faut surtout cultiver le sens de l’intérêt général pour mieux combattre ou au moins harmoniser les intérêts particuliers,

Être à l’écoute de la population, de ses attentes, de ses espoirs et de ses frustrations.

La République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier, à son propre profit,

Calculs politiques,

L’alternance politique,

La politique ne peut et ne doit pas être un métier ou une fin en soi.

La stabilisation et sa reconstruction.

Dévouement, constance et droiture,

Sincère… et loyal,

Ce n’est qu’ensemble que l’on réussit de grandes choses.

Dans ce pays...  où l’Etat de droit reste encore trop souvent un concept flou.

La  nécessité du rassemblement de son peuple pour assurer la grandeur d’un pays. »

Le discours de l’ambassadeur de France, plein de mots de remerciements à la MONUSCO, aux différents partenaires, aux sponsors, aux artistes devant animer la soirée, au personnel… A superbement ignoré le numéro un de la RD Congo, monsieur Joseph Kabila, tout un message.

 

Bruxelles, le 15 juillet 2015

Cheik FITA

photo d'illustration: journal le phare de Kinshasa

Document. Discours de l’ambassadeur  de France en RD Congo à l’occasion de la fête nationale française.

Son Eminence le Cardinal Laurent Monsengwo, Monsieur le Président du Sénat, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, Mesdames et Messieurs les Ministres, Monsieur le Gouverneur de la ville-province de Kinshasa, non découpée, Honorables députés et sénateurs, Messieurs les Officiers Généraux, Messieurs les Hauts Magistrats Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques, Mesdames, Messieurs, Chers amis, Chers compatriotes,

Ce 14 Juillet est un peu particulier pour moi et ma famille.

Vous voudrez donc bien me pardonner ce protocole un peu raccourci.

C’est probablement la dernière fois que je m’adresse à vous en tant qu’ambassadeur de France en RDC. Je vais en effet, d’ici quelques semaines, quitter mes fonctions et ce beau pays, dans lequel j’aurai passé, au total, 8 ans de ma vie et de ma carrière professionnelle, et qui m’aura beaucoup apporté.

Comme l’a dit dans d’autres circonstances un personnage qui a marqué la vie politique du Congo: «  Comprenez mon émotion ».

J’aurai connu, d’abord comme Conseiller, puis comme Ambassadeur de France, une période particulièrement dense et riche de l’histoire de la RDC : celle de la transition, du 1 +4 et du ClAT; le référendum sur la Constitution en 2005, les élections de 2006, celles de 2011 et les multiples évènements et soubresauts qui ont marqué, entre 2003 et 2015, la vie politique, économique et sociale du Grand Congo, à l’histoire aussi agitée que le Fleuve qui vous fait face ce soir.

Quel bilan en tirer? Le Congo est-il, comme le dit son hymne qui vient d’être chanté, «plus beau qu’avant»?

Oui, bien sûr. Le Congo est en paix, avec ses voisins et à l’intérieur de ses frontières, à quelques régions près malheureusement. Il lui a fallu pour cela surmonter bien des obstacles. Il a pu aussi compter sur l’indéfectible soutien de la Communauté internationale, illustré notamment par l’action stabilisatrice de la MONUSCO, qui a succédé à la MONUC.

Depuis plus de 15 ans, avec leurs défauts et leurs insuffisances, mais aussi avec les grandes qualités, la valeur et la bravoure de leurs contingents, la MONUC, puis la MONUSCO, ont contribué au rétablissement et à la préservation de la paix en RDC, à la protection de ses populations civiles, à la réforme de son armée, à la défense et à la promotion des Droits de l’Homme, à l’organisation des élections.

La Communauté internationale y a consacré plus de 20 milliards de dollars, une somme énorme, à la mesure des défis et des enjeux de cet immense pays, au cœur d’une Afrique encore trop souvent soumise à la violence, aux guerres et à l’instabilité, voire au terrorisme.

Mais elle a surtout accompagné, jour après jour, année après année, la reconstruction de l’Etat Congolais, indispensable au rétablissement de l’autorité publique et de sa crédibilité aux yeux des autres nations, mais aussi de sa population.

Beaucoup de chemin a été accompli, et beaucoup reste à parcourir. Les mois qui viennent seront déterminants pour, soit consolider la paix et approfondir la réconciliation entre les fils et les filles du Congo, soit au contraire retourner en arrière et défaire ce qui a pu être fait depuis 13 ans, depuis les accords de Sun City qui ont mis fin à la guerre qui a déchiré le Congo et provoqué la mort de millions de Congolais.

La paix est une condition nécessaire du développement. Mais ce n’est pas une condition suffisante. Il faut aussi une réconciliation sincère, une mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation et des politiques publiques appropriées.

Il faut surtout cultiver le sens de l’intérêt général pour mieux combattre ou au moins harmoniser les intérêts particuliers.

Ceci implique de la hauteur de vue, une vision claire et déterminée de ce que l’on veut construire ou reconstruire, et aussi d’être à l’écoute de la population, de ses attentes, de ses espoirs et de ses frustrations.

C’est à ces qualités que l’on reconnaît les hommes d’Etat, ceux qui laissent dans l’histoire de leur pays voire de l’humanité le souvenir de bâtisseurs de paix, d’espoir et de développement, a contrario de ceux qui défendent des intérêts égoïstes ou des visions de court terme.

Un paradoxe m’aura particulièrement marqué durant ces 8 années passées au Congo. La population congolaise, qui a beaucoup souffert et continue à beaucoup souffrir, a fait preuve d’une capacité de résilience remarquable. Beaucoup d’autres nations, confrontées aux mêmes épreuves, se seraient effondrées.

Pourtant le Congo est toujours là, et les Congolais debout, comme un peuple fier qui croit à son destin.

Mais dans le même temps, l’élite politique, majorité comme opposition, semble continuer à penser que la politique de ce grand pays se joue, se fait et se défait dans un cercle et un périmètre restreints, comme si, au sein du vaste Congo, la République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier, à son propre profit.

De ce point de vue, une décentralisation bien pensée et bien construite, dénuée d’arrière-pensées et de calculs politiques, pourra contribuer à élargir le cercle de cette élite, qui a trop longtemps confisqué le pouvoir à son profit.

De ce point de vue aussi, l’alternance politique, quelle que soit la forme qu’elle prendra, pourvu qu’elle soit démocratique, est ou sera une bonne chose. Il faut savoir quitter le pouvoir, comme il faut savoir quitter ses fonctions, aussi intéressantes et prestigieuses soient-elles.

Il y a tellement de choses à faire dans ce beau pays! Tellement de ressources et de richesses à mettre en valeur, que la politique ne peut et ne doit pas être un métier ou une fin en soi.

Il faut un certain courage pour cela. « De l’audace, encore de l’audace » ...

Permettez-moi ce soir, pour clore ce chapitre politique, de souhaiter pour le Congo que ses responsables, quels qu’ils soient, sachent faire preuve de courage et d’audace pour conduire le pays sur la voie de l’apaisement et de la réconciliation.

«Nul n’est prophète en son pays» dit la maxime. Mais certains ont plus que d’autres la responsabilité et le devoir moral de montrer la voie.

Puisque ce discours est en forme de bilan, permettez-moi aussi de me féliciter devant vous de la place éminente que mon pays a jouée et continue de jouer pour accompagner la RDC dans sa stabilisation et sa reconstruction.

Je n’en suis bien sûr ni le seul responsable, ni même le seul comptable, loin de là. A cet égard, je voudrais devant vous rendre un hommage appuyé et adresser des remerciements mérités à toutes celles et tous ceux qui m’ont accompagné et soutenu pendant les années de mon mandat.

A tout seigneur tout honneur. Je commencerai par remercier mon épouse, et à travers elle mes enfants, nos enfants.

Sans une famille solide et unie, sans l’affection des miens, notamment dans les moments difficiles ou délicats qui ne manquent pas, jamais je n’aurais pu exercer mes fonctions avec dévouement, constance et droiture. J’ai toujours été sincère dans mon engagement pour ce pays et loyal vis-à-vis du mien. Mais cette sincérité et cette loyauté s’enracinent dans celles que j’ai toujours eues à l’égard de mon épouse, de ma famille. Je la et les remercie, du fond du cœur, de m’avoir fait confiance et de m’avoir toujours soutenu, dans les joies comme dans les peines, dans les succès comme dans les échecs.

Je remercie aussi mes collaborateurs, français et congolais. On dit souvent qu’on a les chefs qu’on mérite. Je ne sais pas si la réciproque est vraie. Mais si j’en crois mon expérience, alors je dois avoir beaucoup de mérite pour avoir eu des collaborateurs et collaboratrices qui ont travaillé avec dévouement, engagement et loyauté à mes côtés. Sans eux, rien de ce que j’ai pu accomplir n’aurait été possible.

Merci donc à vous toutes et à vous tous. Je ne vous oublierai pas. Et, pour celles et ceux qui restent au Congo, je vous demande de continuer à défendre, aux côtés de mon successeur, les mêmes valeurs de solidarité, entre vous et avec nos amis congolais.

J’ai souvent parlé de l’« équipe France ». C’est à mes yeux plus qu’un concept. C’est une réalité vivante, qui se construit jour après jour. Continuez à promouvoir cet esprit d’équipe, sans lequel rien n’est possible et sans lequel tous les efforts individuels restent vains.

Ce n’est qu’ensemble que l’on réussit de grandes choses.

« Last but not least » comme disent nos amis anglo-saxons, je voudrais remercier toutes les Congolaises et tous les Congolais, petits et grands, qui m’ont fait la joie et l’honneur de leur amitié et de leur confiance durant toutes ces années.

Votre pays est attachant. Vous êtes attachants. Sinon, je n’aurais pas demandé à y revenir comme ambassadeur, 4 ans après l’avoir quitté comme 1er Conseiller.

Ce sont votre amitié et votre confiance qui m’ont donné la force et le courage d’accomplir, du mieux que je l’ai pu, ma mission dans ce pays. Je vous en sais gré et me souviendrai longtemps de vous, de vos joies et de vos peines partagées, des échanges toujours francs et constructifs que nous avons pu avoir, de l’aide et de la compréhension que vous m’avez apportées.

Enfin, à mes compatriotes, à ceux qui vivent ici comme à ceux qui sont de passage, je voudrais dire la fierté qui est la mienne de les avoir représentés, assistés, défendus parfois dans ce pays certes accueillant mais pas toujours facile, où l’Etat de droit reste encore trop souvent un concept flou.

Soyez fiers vous aussi de ce que vous accomplissez Ici, pour vous-mêmes, vos familles, vos sociétés ou organisations, mais aussi pour l’image et l’influence de la France.

S’il n’y a qu’un seul ambassadeur en titre, il y a autant de représentants de la France qu’il y a de Français en RDC. N’oubliez donc jamais que vous aussi, dans vos sphères d’activité respectives, vous représentez la France.

Notre pays a lui aussi connu une histoire agitée. Nous avons fêté cette année le 70ème anniversaire de la fin d’une guerre qui a bien failli le voir disparaître, n’eût été l’audace et la clairvoyance de certains et le courage voire le sacrifice de beaucoup.

Souvenons-nous, même si nous ne les avons pas connues, de ces heures sombres. Souvenons-nous aussi que ce n’est que rassemblés que les Français ont pu reconstruire la France. Et s’il est un conseil que nous pouvons, modestement, donner à nos amis congolais, c’est bien celui-là: la nécessité du rassemblement de son peuple pour assurer la grandeur d’un pays.

En 1945, comme l’a dit le Général de Gaulle de Paris à la Libération, la France s’est remise debout. Puissent les Congolais faire de même en 2015 et dans les années à venir.

Un bon discours étant un discours bref -sauf à Cuba sous Fidel Castro et dans quelques autres contrées ou à des époques révolues, j’arrêterai là mon propos, pour vous laisser profiter de l’excellent buffet préparé comme chaque année par Noël Camilieri et toute l’équipe du CafConc.

Accordez-moi cependant encore quelques instants d’attention pour remercier tous les «sponsors» -mais je préfère parler de partenaires et d’amis-qui ont bien voulu contribuer à l’organisation de cette soirée, dont j’espère que vous garderez comme moi le souvenir d’une soirée réussie et conviviale. Après tout, le 14 Juillet se veut aussi la Fête de la Fraternité:

Le Club Français des Affaires et son Président, David Guamieri, AGS, AGB, Air France, Bank of• Africa, BIVAC, Bolloré Africa Logistics, BRACONGO, le CafConc, CFAO, le CMK, Congo Paint, Delmas, Distritec, Gras Savoye, KPMG, Nestlé, Orange, la Pâtisserie Nouvelle, PERENCO, PERNOD RICARD, Pullman Grand Hôtel, Rayon Vert, SERVAIR, SMS, SODEICO, TENKE FUNGURUME MINING, TOTAL.

Qu’ils trouvent tous ici l’expression de mes sincères remerciements.

Merci aussi à toute l’équipe de la Résidence et de l’Ambassade de France qui, comme chaque année, n’a pas ménagé sa peine pour faire de cette soirée un évènement auquel, je le sais, chacun de vous a toujours à cœur de participer et d’être présent.

 Une petite précision enfin sur le programme des festivités de ce soir:

Vous allez assister dans quelques instants à un défilé de mode, à l’occasion duquel une jeune créatrice congolaise que nous avons voulu, mon épouse et moi-même, mettre en lumière: Mme Fanny MANDINA, présentera ses créations, que portent déjà certaines femmes ce soir, dont la beauté est ainsi mise en valeur. Elles se reconnaîtront.

Je remercie la Sté VLISCO et sa directrice générale Mme Monique GIESKES, d’avoir bien voulu lui apporter leur soutien pour l’organisation de ce défilé.

Après quoi, pendant que vous goûterez aux charcuteries et fromages français apprêtés par Noël et son équipe, l’animation musicale sera assurée par 4 groupes congolais:

Deux « abonnés »de cette réception: la Chorale Mgr Luc Gillon et l’orchestre Afrojazz, et deux « nouveautés» sur la scène congolaise, ou du moins celle de la Résidence:

Le groupe « Deuxième Bureau» de Rémi Bernier, à la batterie, Evan Mac Millan à la guitare et Anders Mantius à la basse. Ces trois musiciens, qui vous joueront des standards du rock, prouvent qu’on peut, malgré de lourdes occupations professionnelles, s’adonner à la musique à ses moments perdus. J’imagine que dans leur cas, elle leur permet de se détendre et ils en ont fait leur 2ème bureau, ce qui ma foi en vaut bien d’autres ... Et enfin un groupe de toujours jeunes musiciens qui sont les héritiers et dépositaires de la rumba congolaise authentique, les « Bakolo Miziki », qui vous feront danser au son des standards de la musique d’ici, qui a inspiré tant d’artistes contemporains.

Je les remercie tous d’avoir accepté de venir animer cette soirée, pendant laquelle il vous sera loisible, entre deux verres de vin ou de champagne, d’éliminer vos kilos superflus sur la piste de danse ou plutôt l’herbe des jardins de la Résidence, qui s’en remettra.

Bonne soirée à tous et à toutes, et place au défilé de mode, dont je ne doute pas qu’il retiendra mieux votre attention que mon discours, décidément trop long.

14 juillet à l’ambassade française de Kinshasa, pas un mot sur Kabila, mais une citation de Mobutu
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Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 07:26

Pour accomplir certains forfaits, les conspirateurs recourent parfois à des complices. Le régime de monsieur Joseph Kabila a décidé d’imposer bientôt des gouverneurs sortis du néant pour les nouvelles provinces.

Le coup pourrait-t-il réussir sans complices ? Non.

Qui seront complices ? Les députés provinciaux congolais élus en 2006, installés en 2007 et dont le mandat avait pris fin en 2012.

En prévision de la fin des mandats électifs, La CENI, Commission électorale nationale de la RD Congo, doit obligatoirement organiser à temps les nouvelles élections. Hélas, le constat est là, la CENI a failli. Est-ce pour autant que de personnes honnêtes devaient se sucrer en continuant à siéger sans mandat ?

Bientôt, il pourrait y avoir pire : l’exécutif congolais voudrait faire porter un chapeau  à ces élus provinciaux de 2006-2007: "élire" des pseudo-gouverneurs pour les nouvelles provinces.

Opération politicienne inopportune, improvisée et porteuse de germes de crises.

Tous ceux de ces « députés » qui se prêteraient à ce jeu macabre ne devront-ils pas se considérer comme des traitres à la nation ?

Les femmes et surtout les enfants de ces messieurs ne devraient-ils pas les interpeller ? Attirer leur attention sur le danger d’écrire leurs noms sur une mauvaise page de l’histoire du pays ?

L’histoire de l’humanité est jalonnée d’exemples regrettables de personnes ayant joué ce vilain rôle. Ne pas en tirer de leçons est imprudent. En tant que médias, nous avons le devoir de tirer la sonnette d’alarme. Que les éventuels futurs complices  du forfait ne disent pas un jour qu’ils n’avaient pas été avertis.

 

Bruxelles, le 14 juillet 2015

Cheik FITA 

 

photo d'illustration: assemblée provinciale du Katanga. source, la croisette.org 

Députés provinciaux congolais de 2007 à un pas de trahir la nation ?
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Published by Cheik FITA - dans cheikfitanews
13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 07:46

 Alors que le calendrier de la CENI, commission électorale nationale indépendante, a prévu des élections provinciales le 25 octobre 2015, Évariste Boshab, ministre PPRD  du régime Kabila , chargé de l’intérieur a annoncé qu’entre le 28 juillet et le 13 août prochains, il y aura élections des gouverneurs de nouvelles provinces !

Qui éliront ces gouverneurs et sur base de quels textes de lois ?

Voici un extrait de cette information diffusée, sur le site de la radio Okapi :  

« A l’occasion, il (Évariste Boshab) a annoncé pour bientôt la programmation des sessions extraordinaires des Assemblées de nouvelles provinces démembrées.

Pour l’ancienne Province Orientale et la province de l’Equateur, par exemple, la programmation de ces sessions extraordinaires est prévue entre le 21 et le 23 juillet en cours.

Les provinces qui seront issues de la province du Katanga et du Kasaï-Oriental, souligne le vice-Premier ministre, organiseront leurs sessions extraordinaires entre le 28 et le 30 juillet, tandis celles qui seront démembrées de l’actuelle Bandundu et du Kasaï-Occidental programmeront les leurs entre les 5 et 7 août prochains.

Devant les journalistes, Evariste Boshab a expliqué que les gouverneurs de ces nouvelles provinces seront élus pour les uns entre le 27 et le 30 juillet, pour les autres entre 3 et 5 août ; et pour les autres encore entre le 11 et 13 août 2015. »

Selon l’article 198 de la constitution congolaise (modifié par l’article 1er de la Loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la République Démocratique du Congo),

« Le Gouvernement provincial est composé d’un Gouverneur, d’un Vice-gouverneur et des ministres provinciaux.

Le Gouverneur et le Vice-gouverneur sont élus pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois par les députés provinciaux au sein ou en dehors de l’Assemblée provinciale. Ils sont investis par ordonnance du Président de la République. »

Problème.

Il se fait que :

-          Il a existé onze assemblées provinciales issues des élections du 29 octobre 2006 et installées au premier semestre 2007.

-          Cinq ans après, le mandat de députés de ces assemblées provinciales avait pris fin, soit en 2012.

-          Hélas, et ces députés provinciaux, et les gouverneurs élus par ces assemblées, et les sénateurs élus dans les mêmes conditions n’ont donc plus de légitimité. S’ils siègent encore, ils font des prolongations par défi. En  lingala on dirait : « Na canaille kaka ».

Que disait la constitution de 2006 à propos des nouvelles provinces ?

«  Article 2 La République Démocratique du Congo est composée de la ville de Kinshasa et de 25 provinces dotées de la personnalité juridique. » (Alinéa de l’article 2 de la constitution de 2006)

Et dans les dispositions transitoires et finales de cette même constitution, il est dit :

« Article 226 Les dispositions de l’alinéa premier de l’article 2 de la présente Constitution entreront en vigueur endéans trente six mois qui suivront l’installation effective des institutions politiques prévues par la présente Constitution. En attendant, la République Démocratique du Congo est composée de la ville de Kinshasa et de dix provinces suivantes dotées de la personnalité juridique : Bandundu, Bas-Congo, Equateur, Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental, Katanga, Maniema, Nord-Kivu, Province Orientale, Sud-Kivu »

36 mois après l’installation des institutions de la IIIème république, c’était en 2010 ! Cette année là, les mandats des députés provinciaux étaient encore légitimes, ils pouvaient rentrer dans les nouvelles provinces et élire leurs gouverneurs.

L’éminent professeur en droit Boshab arrive ainsi avec un retard de cinq ans. Ce que voudrait réaliser le sieur Boshab, en lingala, on l’appelle « double canaille ». Oui, il sait très bien que les députés provinciaux sur lesquels il veut s’appuyer sont des imposteurs !

Vouloir imposer aux Congolais aujourd’hui en 2015 ce qui aurait dû avoir lieu en 2010, ce n’est ni plus ni moins qu’une insulte à toute une nation, c'est du mépris.

Bruxelles, le 13 juillet 2015

Cheik FITA

 

photo d'illustration : montage image de Démocratie chrétienne et 24hcongo.com

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 21:00

Lors de la brocante du dimanche 12 juillet 2015 au quartier Matonge de Bruxelles, plusieurs orchestres de jeunes se sont relayés à un stand d’animation planté sur la    rue Longue vie, à côté du restaurant Inzia. C'est ce restaurant qui a été à l'initiative de l'animation et en a pris la charge. 

Des  jeunes d’origine congolaise faisant partie du groupe musical « Stratégie » étaient aussi du nombre. Ils ont réussi à véritablement  inoculer  le virus de la danse à un bon nombre de spectateurs de diverses nationalités.

Bon nombre d’entre ces spectateurs  n’ont pu résister de se trémousser sous le rythme entraînant  de la rumba congolaise. Malgré le temps gris sans soleil avec un petit vent frais, le public est resté jusque peu avant 20 heures, quand la police a demandé que la musique soit arrêtée afin de ne pas déranger les riverains.

Bruxelles, le 12 juillet 2015

Cheik FITA

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 13:00

Monsieur Ambroise Mbaka Kawaya Swana, ancien PDG  de la Gécamines, générale des carrières et de mines du Congo, est décédé le vendredi 10 juillet 2015 en Afrique du Sud où il suivait des soins.

Monsieur Ambroise Mbaka Kawaya Swana est Ingénieur civil métallurgiste de l’Université de Lubumbashi (UOC). Il est spécialiste  en raffinage de cuivre par voie électrolytique et en hydrométallurgie des métaux non ferreux.

Avant de se retrouver à la tête de la grande société minière congolaise, monsieur Ambroise Mbaka avait gravi progressivement plusieurs échelons et commandé successivement plusieurs directions de l’entreprise. Après la Gécamines, monsieur Mbaka fut directeur Technique  à la Minière de Bakwanga (MIBA) en 2000, puis Vice - Ministre des mines de 2000 à 2002 avant d’être nommé à la tête du cadastre minier de la RD Congo de 2003 à 2004.

Il y a peu, en collaboration avec le gouvernorat du Bas-Congo, monsieur Ambroise Mbaka avait pu produire la première cathode du cuivre du sous-sol de cette province. (Source : congoreperes.com)

Mandataire en mines, Consultant en géologie, mine, métallurgie et traitement des minerais,  l’Ingénieur Ambroise Mbaka était membre du Conseil économique et social de la République démocratique du Congo.

Avec la disparition d’Ambroise Mbaka Kawaya Swana, la RD Congo perd un grand expert du secteur des mines.

L’info en ligne des Congolais de Belgique présente ses sincères condoléances à la famille du Disparu.

Bruxelles, le 12 juillet 2015

Cheik FITA

 Mines en RD Congo, l’ingénieur Ambroise Mbaka Kawaya Swana n’est plus
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Cheik Fita et, dramaturge et Journaliste congolais 

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RD CONGO 2011 LES ELECTIONS DE LA HONTE


Depuis les élections congolaises de novembre 2011, des voix n'ont cessé de dénoncer le hold-up électoral de "Joseph Kabila" et son clan.

Avec la publication du rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, ils sont dans leurs petits souliers et ceux à qui avait été confiée la mission d’organiser les élections, et ceux qui ont eu l’outrecuidance de se proclamer élus et  « majorité ». 

Aux uns et aux autres, il ne reste plus qu’à préparer les valises. Des élections générales doivent impérativement avoir lieu afin de mettre fin à la tricherie, à l’imposture et à la honte dont une clique s’est permis de couvrir tout un peuple.

Le Congo et les Congolais méritent mieux.

Voici le lien pour lire le rapport final de la mission d'observation de l'UE

http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/RFEUEOMRDC2011comp_0.pdf 

NOTA. Ce lien mis antérieurement, ne semble plus opérationnel

http://www.eueom.eu/files/pressreleases/english/RFEUEOMRDC2011comp.pdf

 

VU SUR FACEBOOK...

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à lire aussi à ce sujet dans l'express.fr:

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

AnicetMobet

Par AnicetMobet (Express Yourself), publié le 14/05/2012 à 07:00, mis à jour le 15/05/2012 à 11:25

lien : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html 

 

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