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Liste des 85 Multinationales Qui soutiennent la guerre en RD Congo

Coltan-en-rd-congo-cheikfitanews.jpg

Le saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les télévisions, les ordinateurs, les armes : missile. Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport, l’ONU n’a pris aucune sanction et n’a pas fait appliquée l’embargo préconisé. - 

.lire la suite en Cliquant sur ​​le lien suivant:  http://direct.cd/2013/07/19/liste-des-85-multinationales-qui-soutiennent-la-guerre-en-rdc.html

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 18:39
Droits de l’Homme en RD Congo : auditions en sous-commission au Parlement européen

Jeudi 26 avril 2018 de 11h15 à 12h30 a eu lieu au Parlement Européen à Bruxelles, en sous-commission des Droits de l’homme une audition sur la situation des droits de l’homme en RD Congo, et en particulier dans le grand Kasaï.

  • A huit mois des élections en RD Congo dont la présidentielle à laquelle est exclu monsieur Joseph Kabila le Président sortant,
  • Au vu des manœuvres de tout genre de la part du clan Kabila pour retarder ou empêcher la tenue des élections,
  • Au vu de la tension que la période électorale suscitera,
  • Au vu de l’absence de signal fort de la part du Président Kabila de céder le fauteuil présidentiel,

Il est logique que l’Union Européenne cherche à anticiper. D’où l’importance de cette audition qui facilitera         la rédaction des recommandations à l’intention de la plénière du parlement européen pour des résolutions, voire des sanctions.

Sont intervenus :

  • M. Abdoul Aziz Thioye, Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l'homme (UNJHRO), Représentant du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, MONUSCO-HQ (par vidéoconférence depuis Kinshasa) sur la situation générale des droits de l'homme dans le pays,
  • Mme Modi Ntambwe, présidente de la Fédération des associations africaines de Flandre, sur les violences sexuelles et sexistes et sur les moyens de mieux protéger les droits de l'homme et de mettre fin aux conflits et à la violence,
  • M. Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire général pour l'Afrique de la Fédération internationale des droits de l'homme, sur les violations des libertés fondamentales et des libertés civiles dans le contexte des élections dont la présidentielle, prévues en décembre de cette année,
  • M. Bart Ouvry, Ambassadeur et chef de Délégation de l’Union Européenne en RD Congo.

Les observations finales ont été faites par   M. Pier Antonio Panzeri, président de la sous-commission des droits de l'homme et de Mme Michèle Rivasi, première vice-présidente de la délégation à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.

A l’issue de l’audition, l’Info en Ligne des Congolais de Belgique a recueilli les avis de Madame Modi Ntambwe et de Mr. Paul Nsapu qui avaient été conviés à cette audition.

 

ci-dessous la vidéo de cette interview.

 

Bruxelles, le 26 avril 2018 

Cheik FITA

DOCUMENT

Intervention FIDH, Ligue des Électeurs, Groupe Lotus, ASADHO

Parlement européen

26 avril 2018

Mesdames, Messieurs les parlementaires,

La FIDH, ses organisations membres et partenaires en République démocratique du Congo (RDC) vous remercient de l’opportunité que vous leur donner de vous parler au sujet de la situation extrêmement préoccupante en RDC.

La RDC traverse une crise de plus en plus grave dont les répercutions dramatiques impactent en premier lieu les populations civiles. Plus de 16 millions de personnes en sont touchées et près de 13 millions ont besoin d'aide humanitaire dans l'ensemble du pays. Cette crise est en large partie due à la stratégie déployée par le clan du président Joseph Kabila depuis près de trois ans : à savoir semer la violence et réprimer les voix contestataires pour repousser les élections et se maintenir au pouvoir. Légalement, Joseph Kabila aurait du quitter le pouvoir fin 2016. Au motif que les conditions n’étaient pas réunies pour organiser les scrutins, il a finalement négocié sous la médiation de l’Église catholique, un accord politique avec les principaux partis d’opposition. Cet Accord du 31 décembre 2016 a constitué un prétexte pour rester au pouvoir une année supplémentaire.

En novembre dernier, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) – largement cooptée par le régime – a publié un nouveau calendrier électoral prévoyant l’organisation des élections le 23 décembre 2018, soit deux ans après la fin du second et dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila. Les peurs sont grandes que certaines des contraintes financières, légales et logistiques contenues dans ce calendrier soient utilisées comme de nouveaux prétextes pour repousser encore les scrutins ou pour falsifier les résultats des élections. Le fait que le président Kabila n’ait toujours pas démontré qu’il comptait abandonner le pouvoir contribue aussi à renforcer le sentiment que le processus électoral demeure pris en otage par le camp de Kabila.

De même, nonobstant le meeting de l’ UDPS autorisée avant-hier comme pour préparer un nouveau deal politique, les autorités n’ont donné aucun signe positif en matière de réouverture de l’espace démocratique, condition pourtant essentielle pour que les élections soient crédibles. Les libertés de réunion, d’expression et d’information continuent d’être violemment attaquées. Depuis 2015, plus de 300 personnes sont mortes au cours de manifestations pacifiques principalement du fait de la répression des services de sécurité. Des centaines de membres de l’opposition, des mouvements citoyens, de manifestants pacifiques ont été illégalement arrêtés et détenus souvent au secret, sans accès à leurs avocats et proches. De nombreux médias ont été fermés, des journalistes intimidés et jetés en prison.

Les défenseurs des droits humains et les activistes pro-démocratie ne sont pas épargnés, au contraire. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme a documenté en RDC « une tendance quasi-systématique d’arrestations et de détentions arbitraires, de criminalisation et de harcèlement de la part des autorités congolaises » à leur encontre. Le 25 février dernier, lors de la répression des marches organisées par le Comité laïc de coordination, l’activiste des droits humains, Rossy Mukendi Tshimanga, membre du Mouvement Citoyen Collectif 2016, a été tué à bout portant à Kinshasa par des agents des forces de l’ordre. Plusieurs membres du mouvement citoyen Filimbi sont actuellement derrière les barreaux et harcelés par la justice. Mes pensées vont notamment aux Filimbi Carbone Beni, Mino Bompomi, Grâce Tshiuza, Cédric Kalonji et Palmer Kabeya, tous enlevés depuis le 30 décembre 2017 par des miliciens proches du régime congolais alors que ces activistes menaient des activités de sensibilisation sur les marches pacifiques organisées le lendemain. Ils sont poursuivis par la justice sur la base de chefs d’accusation totalement fallacieux. D’après nos sources, Carbone Béni a été torturé pendant sa détention. Ces cas, pour n’en citer que quelques uns, sont emblématiques de la répression qui s’abat sur les défenseurs congolais et qui fait partie d’une stratégie plus large de musellement des voix critiques mise en œuvre par le régime pour renforcer son contrôle du pouvoir.

Depuis mars 2017, toute manifestation politique publique est interdite dans l’ensemble du pays en vertu d’un ordre du Vice-premier Ministre et Ministre de l’intérieur. Malgré cela, les congolais et les congolaises ont continué à se mobiliser courageusement pour demander le respect de l’Accord du 31 décembre et la tenue des élections.

Les dernières manifestations organisées les 31 décembre 2017, 21 janvier et 25 février 2018 par des représentants laïcs de l’église catholique se sont soldées par de multiples abus commis essentiellement par des membres de la police et de l’armée. Les forces de défense et de sécurité ont notamment tiré à balles réelles et utilisé des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes à l’encontre de civils et dans l’enceinte d’églises catholiques. Ils ont procédé à des passages à tabac et à des arrestations et mises en détention illégales. Au moins 18 personnes ont été tuées et des centaines blessées et illégalement arrêtées.

Parallèlement, depuis 2016, le niveau de violence liée à l’activité de groupes armés, de milices locales et des forces de défense et de sécurité a considérablement augmenté dans de nombreuses provinces du pays. Nombre de ces actes de violences sont ordonnés, nourris, tolérés et commis par les autorités congolaises dans le cadre d’une stratégie du chaos qui semble délibérée et constitue un prétexte aux retards électoraux successifs. En 2017, les forces de sécurité congolaises ont été les principales pourvoyeuses de la violence en RDC.

Depuis cinq mois, une vague de violence inouïe s’est emparée du territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri au nord-est de la RDC, pourtant stable depuis ces dernières années. Des hommes armés ont massacré des civils dans leurs villages qui ont été pillés et brûlés, et ont procédé à des décapitations, et à des viols. Plusieurs centaines de personnes ont ainsi perdu la vie. Ces violences ont été présentées par les autorités locales comme résultant de tensions inter-ethniques entre les communautés Lendu et Hema, mais certaines informations laissent entendre que ces attaques n’avaient rien de spontané mais étaient au contraire préméditées et planifiées, et appuyées par des agents du gouvernement.

Depuis mi-2016, les provinces des Kasaï connaissent également une crise sans précédent. Nos organisations ont recueillis en juillet 2017 les témoignages bouleversants de civils ayant fui les massacres et permettant d’établir que des crimes contre l’humanité ont été commis dans le Kasaï, en majorité par les services de sécurité congolais et la milice Bana Mura qu’ils ont contribué à créer et armer. Ces crimes demeurent totalement impunis, ce qui ne fait qu’alimenter la violence et l’instabilité.

Le report des élections à 2018 a été justifié par le président de la CENI, M. Corneille Nangaa, du fait des violences dans les Kasaï, en partie orchestrées et planifiées par des agents de l’État. En février dernier, il a annoncé que l’éruption de violences en Ituri pourrait être de nature à « impacter négativement » le calendrier électoral. Ces violences sont utilisées par les autorités pour justifier les reports électoraux.

 

Il serait faux de dire que la logistique de l’organisation des élections ne constitue pas un défi réel. Néanmoins, le pays y est déjà parvenu en 2011 et 2006 alors que la situation sécuritaire était également très instable. Le principal blocage demeure avant tout politique et la tenue ou non d’élections crédibles dépendra en grande partie de la stratégie adoptée par le clan Kabila pour préserver ses intérêts et des pressions exercées par la communauté internationale pour le pousser à s’orienter vers le premier des scenarii évoqués. Ce qui est sûr, c’est que tout nouveau report des scrutins ou simulacre d’élections risque d’entraîner des troubles et des violences généralisés et ne permettrait pas à la RDC de sortir de la crise actuelle qui a déjà fait des milliers de victimes.

 

Différents scenarii semblent aujourd’hui possibles. Les élections pourraient se tenir dans les délais et de manière transparente, équitable, libre et inclusive ce qui permettrait une alternance consensuelle du pouvoir et une possible sortie de crise, mais demeure très improbable si les autorités ne prennent pas une série de mesures urgentes allant en ce sens. C’est le seul scenario qui permettrait d’éviter de nouvelles violences et pertes en vies humaines. Il se pourrait aussi que les scrutins se tiennent avant la fin de l’année 2018, mais ne soient pas suffisamment crédibles ; ou encore que les élections soient à nouveau reportées. Si l’élection présidentielle venait à être considérablement retardée, les autorités pourraient également se lancer dans une révision de la Constitution pour permettre à Joseph Kabila de briguer un troisième mandat. Dans les trois derniers scenarii, il est fort probable que des violences à grande échelle aient lieu voire qu’une nouvelle guerre éclate, risquant de plonger l’ensemble de la région dans une instabilité grave.

Mesdames et messieurs les parlementaires,

L’Union européenne a un rôle important à jouer pour éviter que le pire ne se produise. Les recommandations de la FIDH et de ses organisations congolaises sont les suivantes :

Concernant l’organisation des élections

  • Mettre tout en œuvre pour que l’équipe mixte d’experts internationaux dont l’Union européenne fait partie aux côtés de l’UA, de l’ONU, de la SADC et de l’OIF soit opérationnelle dans les meilleurs délais et ait les capacités de se prononcer publiquement sur l’évolution du processus électoral et en toute indépendance ; Ces experts devraient prendre des positions publiques à chaque étape importante du processus électoral (audit du fichier électoral, processus d’adoption de la Loi portant répartition des sièges, dépôt des candidatures, contentieux des candidatures, convocation des élections, de la campagne électorale et des scrutins, dépouillement des votes et compilation des résultats) et notamment participer à l’audit du fichier électoral en cours.

  • Organiser des visites et des réunions de haut-niveau avec des représentants des autorités congolaises, de la CENI, de l’opposition et de la société civile à des échéances stratégiques du processus électoral, telles qu’énumérées ci-dessus, afin de maintenir la pression pour que des élections crédibles aient lieu avant la fin de l’année et apporter un appui aux acteurs engagés en faveur de la tenue des scrutins ;

Concernant le respect des droits humains et l’appui à la société civile

  • Condamner publiquement et avec la plus grande fermeté les crimes graves commis en RDC, notamment dans le cadre de la répression des manifestations, à l’est du pays et dans les provinces des Kasaï ; rappeler aux autorités congolaises que certains de ces crimes peuvent relever de crimes contre l’humanité et les exhorter à ouvrir des enquêtes transparentes et indépendantes permettant de poursuivre et juger leurs responsables, quelque soit leur rangs et fonctions au sein de l’appareil politique et sécuritaire congolais ;

  • Condamner systématiquement et publiquement les actes de violences commis à l’encontre de partisans de l’opposition, de défenseurs des droits humains, d’activistes pro-démocratie, et de journalistes ; Appeler les autorités congolaises à procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de ceux arrêtés et détenus arbitrairement et mettre un terme à toutes les formes de violence, menace, intimidation et harcèlement, y compris judiciaire, à leur encontre ; Appeler les autorités congolaises à lever l’interdiction des rassemblements publics et à respecter les libertés fondamentales ; Condamner fermement l’absence de volonté des autorités congolaises de mettre fin à l’impunité généralisée et l’absence de mise en œuvre des mesures prévues par l’Accord du 31 décembre 2016, notamment les mesures de confiance ;

Concernant l’approche d’ensemble, combinant les deux éléments essentiels mentionnés ci-dessus pour une sortie de crise :

  • Engager la procédure de consultation prévue par l’article 96 de l’accord de Cotonou pour les situations de violation des droits humains et s’en servir comme outil de consultation renforcée pour une sortie de crise. Nous invitons l’UE à utiliser l’Accord de Cotonou comme un moyen de pression utile, permettant de mettre à plat dans un dialogue renforcé l'ensemble de ses leviers de pression (sanctions individuelles par exemple) et de soutien en cas de volonté d'avancer de la part des autorités congolaises (tels que le soutien technique et financier au processus électoral) ;

  • Limiter au maximum les fonds non humanitaires bénéficiant à l’État congolais et maximiser ceux alloués directement à la population, y compris aux réfugiés, et à l’appui à la société civile, aux défenseurs des droits humains et aux médias indépendants – notamment ceux menant des activités d’observation et de documentation de la situation des droits humains dans le contexte des élections et dans les régions en proie à la violence ;

  • Continuer de conditionner son soutien financier au cycle électoral et à de possibles futurs programmes de réforme de la police et de la justice à l’adoption de mesures spécifiques par les autorités congolaises en matière de respect et de protection des droits humains : arrêt immédiat des violations, enquêtes indépendantes et impartiales sur les crimes commis dans les Kasaï et dans le cadre des élections, libération des prisonniers politiques, des défenseurs des droits humains et des membres des mouvements citoyens, respect des libertés individuelles d’expression, de réunion et d’information ;

  • Étendre de nouveau la liste des mesures restrictives individuelles déjà adoptées (gel des avoirs et interdiction de visas) si les autorités ne prennent pas des mesures urgentes pour garantir le respect des droits humains, notamment des droits civils et politiques, et la tenue d’élections libres, inclusives et transparentes avant la fin 2018.

Droits de l’Homme en RD Congo : auditions en sous-commission au Parlement européen
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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 23:25
Lu pour vous. RDC: Tshisekedi prononce son discours face à des milliers de militants

Les autorités avaient donné leur feu vert à la tenue de cette réunion publique du principal parti d'opposition congolais au cours duquel son leader Félix Tshisekedi, élu à la tête de cette formation il y a 3 semaines, a pris la parole. Le meeting s’est déroulé dans le calme, devant quelques milliers de militants venus écouter le leader de l'UDPS. Félix Tshisekedi est déterminé à démontrer qu'il est bel et bien celui qui pourra mener l’opposition congolaise jusqu’à la victoire à la présidentielle. Félix Tshisekedi a donc salué la décision des autorités d’autoriser ce rassemblement, tout en incitant les autorités à aller plus loin sur le chemin de la décrispation.

source: RFI

Lire la suite en cliquant sur le lien suivant:

http://www.rfi.fr/afrique/20180424-rdc-tshisekedi-tres-offensif-son-premier-discours-tete-upds

Lu pour vous. RDC: Tshisekedi prononce son discours face à des milliers de militants
Lu pour vous. RDC: Tshisekedi prononce son discours face à des milliers de militants
Lu pour vous. RDC: Tshisekedi prononce son discours face à des milliers de militants
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Lu pour vous. RDC: Tshisekedi prononce son discours face à des milliers de militants
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Published by Cheik FITA
24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 20:54
Sommet de la SADC, des fleurs pour « le gouvernement» congolais et la CENI

A l’issue du sommet extraordinaire de la double Troïka de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC)  tenu à  Luanda le mardi 24 avril 2018,  il a été publié un communiqué en 16 points dont 4 consacrés à la RD Congo.

Apparemment, la liste des points ressemble à un véritable satisfecit adressé au  régime de Kinshasa ainsi qu’à la CENI.

Voici ces points concernant la RD Congo :

12. Le sommet a pris note des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord politique de décembre 2016 et dans le calendrier établi pour les élections se tenant le 23 décembre 2018 en République Démocratique du Congo.

A cet égard, il a salué le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, les acteurs politiques et la commission électorale nationale indépendante (CENI) pour les étapes franchies.

13. Le sommet a invité tous les acteurs politiques en République Démocratique du Congo de rester attachés à la mise en œuvre du calendrier électoral et de veuiller au maintien d’un climat propice à la tenue des élections pacifiques et crédibles.

14. Le sommet a pris note des progrès remarquables réalisés en République Démocratique du Congo. A cet effet, il est revenu sur la décision qu’il avait prise consistant à dépêcher un Envoyé spécial en République Démocratique du Congo. Il a salué la République de Namibie et son Excellence Hifikepunye Lucas Pohamba ; l’ancien Président de la République de Namibie qui s’était montré disponible de servir d’envoyé spécial de la SADC en République Démocratique du Congo.

15. Le sommet a assuré la République Démocratique du Congo qu’il continuera de soutenir le processus électoral, le renforcement de la stabilité politique, le maintien de la paix et de la sécurité.

 

Bruxelles, le 24 avril 2018 

Cheik FITA

Sommet de la SADC, des fleurs pour « le gouvernement» congolais et la CENI
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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 10:25
photo, congo virtuel

photo, congo virtuel

Le 24 avril 1990, il y a de cela 28 ans, le Maréchal Mobutu alors Président du Zaïre, sous la pression du peuple et sous la pression de la Pérestroika accepta le multipartisme, à son corps défendant.

Le 24 avril 2018, Joseph Kabila un des successeurs de Mobutu arrive à Luanda est en consultation à Luanda, dans un véritable climat de fin de règne. Et notre confrère congovirtuel écrit :

" Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, est arrivé ce mardi 24 avril 2018 à Luanda (Angola) où il doit participer au sommet extraordinaire de la double Troïka de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui se tient ce même jour. Ce sommet doit explorer les voies et moyens de soutenir la RDC et le Lesotho dans la recherche des solutions aux crises politiques et sociales qui s’y observent. Il doit aussi aider à consolider la démocratie dans cette région australe de l’Afrique. "

Le 24 avril 1990, au moment où à Nsele Mobutu prononçait son discours de capitulation face à l'évidence de laisser la démocratie s'installer,  à Limite, (pas sur le bouvard du 30 juin à l'immeuble Marana Line, comme écrit avant) Etienne Tshisekedi , leader de l'UDPS, parti jusque là clandestin,réclamait le départ de Mobutu du pouvoir.

Le 24 avril 2018 à la place sainte Thérèse à Ndjili, le nouveau Président de l'UDPS, successeur d'Etienne Tshisekedi tiendra un meeting. Que dira-t-il? Pas en tout cas que le successeur de Mobutu s'éternise au pouvoir, déjà que depuis 15 mois, celui-ci n'a plus de mandat.

 Prestroika là-bas, troïka ici. Deux dates, deux similitudes.

Bruxelles, le 24 avril 2018 

Cheik FITA 

24 avril: le successeur de Mobutu en consultation, l'UDPS en meeting
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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 22:33
Quel est l’état de santé d’A. Gizenga ? Réponses du PALU/BENELUX

Où se trouve le patriarche Antoine Gizenga ? Quel est son état de santé ?

Depuis une semaine, il circule des rumeurs sur l’état de santé d’Antoine Gizenga, les unes plus folles que les autres.

Qui ne dit pas la vérité ?

Qui croire ?

Le lundi 23 avril 2018, l’Info en Ligne des Congolais de Belgique a reçu dans son émission « Interview »  une voie autorisée du PALU, le parti d’Antoine Gizenga : Mr Alain Kisengo, Représentant Permanent du PALU au BENELUX.

La plupart des questions que l’opinion se pose ont été abordées :

  • Là où se trouve le patriarche Antoine Gizenga,
  • Son état de santé. Alarmant ? Désespéré ?

Profitant de l’émission, l’Info en Ligne des Congolais de Belgique a également voulu connaître la position du PALU par rapport aux enjeux politiques de l’heure en RD Congo :

  • La fameuse « machine à voter » de Corneille Nangaa, de la CENI, la Commission Electorale Nationale Indépendante,
  • Le soutien ou pas du clan de Joseph Kabila d’une candidature du PALU à  la présidentielle, en reconnaissance du soutien de Joseph Kabila par le PALU en 2006  et en 2011.

Plus de détails dans la vidéo de l’émission « Entretien » ci-dessous.

 

Bruxelles, le 23 avril 2018

Cheik FITA

Quel est l’état de santé d’A. Gizenga ? Réponses du PALU/BENELUX
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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 23:07
Alain Shekomba, un indépendant qui va briguer la présidentielle en RD Congo

Alain Shekomba, un indépendant qui va briguer la présidentielle en RD Congo

En marge de notre séjour à Malabo en Guinée Equatoriale, en compagnie d’autres confrères venus d’Afrique et d’Europe, nous avons interviewé monsieur Alain Shekomba, candidat indépendant à la présidentielle congolaise de 2018.

Alain Daniel Shekomba dirige une grande entreprise à Malabo.

Il s’est prêté volontiers au jeu de questions-réponses avec la presse.

Parmi les questions lui adressées :

  • Les raisons ayant motivé sa décision de briguer la présidence,
  • Les atouts dont il dispose, et qui le différencie des autres candidats,
  • La difficulté d’être indépendant avec une loi qui fait la part belle aux grands regroupements, au détriment des indépendant par exemple,
  • L’éventualité d’être élu Président, mais sans majorité parlementaire.

 

Nous sollicitons l’indulgence des vidéo-nautes pour la qualité du son qui a été légèrement altérée suite à une faille technique.

 

Bruxelles, le 22 avril 2018

Cheik FITA

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Alain Shekomba, un indépendant qui va briguer la présidentielle en RD Congo
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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 03:49
Document. Recommandations du colloque de Malabo « Droits de l’Homme et  société civile ».

Le vendredi 20 avril 2018 a eu lieu à Malabo la clôture du colloque international des Droits de l’Homme et de la société civile.

Voici les recommandations qui ont été adoptées à l’issue de ce colloque.

 

Recommandations

  1. que les médias, la société civile et les gouvernements africains travaillent en synergie au niveau national et international,
  2. que soit créé un observatoire chargé de défendre les attaques infondées contre l’image de l’Afrique,
  3. que la Guinée Equatoriale soit plus présente aux sessions de la commission africaine de Droits de l’Homme et des peuples,
  4. que la République de la Guinée Equatoriale soit dotée d’un plan national de promotiion, de protection et de défense des Droits de l’Homme,
  5. que les journalistes africains de la diaspora et ceux exerçant dans les médias étrangers puissent travailler en collaboration avec leurs collègues des médias locaux,
  6. que les législations africaines dépénalisent les délits de presse,
  7. que les sociétés civiles développent des mécanismes de surveillance des politiques gouvernementales,
  8. que les gouvernements africains assurent le financement de la société civile et des médias locaux, tout comme les organisations et médias internationaux sont financés par leurs gouvernements,
  9. que le colloque de Malabo soit le premier d’une série   de rencontres entre sociétés civiles, médias et gouvernements africains pour répondre aux préoccupations de notre continent. 
  10. qu’un comité de suivi des recommandations formulées ci-dessus à l’issue de ce colloque soit mis en place.

Fait à Malabo, le 20 avril 2018

 

 

Document. Recommandations du colloque de Malabo « Droits de l’Homme et  société civile ».
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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 18:24
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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 04:20
Malabo, vers l’émergence d’une société civile africaine plus forte ?

Jeudi 19 avril 2018, deuxième jour du colloque de Malabo a été marqué par  l’audition suivie de débats d’une quinzaine de communications, d’ orateurs de différents profils : Défenseurs de droits de l’Homme tant de Guinée Equatoriale que de différents pays africains ainsi que de la diaspora, d’experts en médias, de professeurs d’université, de membres de la société civile et de mouvements citoyens.

C’est à un véritable exercice de radioscopie de l’état des lieux et des perspectives de la presse, de la société civile et de la situation des droits de l’Homme en Afrique que se sont livrés les participants au colloque de Malabo.

Au fur et à mesure des communications et des débats,  des questions véritablement existentielles sur le présent et l’avenir de l’Africain et de l’Afrique se sont imposées, avec en toile de fonds la nécessité d’apporter une solution pour l’avenir immédiat et à moyen terme du continent.

Dans la plupart des états africains, les médias, la société civile et les mouvements des droits de l’Homme sont des mal-aimés.

Paradoxalement, le colloque de Malabo réunit la plupart de ces acteurs qui sont souvent muselés ou embastillés chez eux.

Pourtant, via les médias, la société civile, , les mouvements des droits de l’Homme ne demandent qu’une chose aux dirigeants :

Subvenir aux besoins de la population  à savoir :

L’accès aux besoins les plus élémentaires qui sont aussi parmi les droits de l’Homme : l’eau, l’électricité, l’enseignement, les soins médicaux.

La société civile et les associations des droites de l’Homme  reprochent aux dirigeants africains la mauvaise gouvernance : ne pas consacrer les revenus nationaux au profit du plus grand nombre grâce par exemple à la réalisation de grandes infrastructures : routes, habitation...

Or, dès l’arrivée à Malabo, tous les participants qui mettent les pieds  pour la première fois en Guinée Equatoriale sont impressionnés par les infrastructures de la ville : routes, bâtiments imposants abritant les ministères et autres services de l’état, logements sociaux, distribution de l’électricité et de l’eau jusque dans le fin fonds des villages... Rien à voir avec certaines capitales au visage hideux comme Kinshasa  en RD Congo par exemple. Et la ville de Malabo a fière allure:  rien à envier à plusieurs villes occidentales.

Un pays africain avait pareille prestance : la Libye de Kadhafi.

Dans les communications et débats du colloque de Malabo, cela a été évoqué.

Les participants au colloque en sont arrivés à un constat : l’assassinat de Kadhafi avait été planifié quelque part. dans quel but ? Au profit de l’Afrique ?

Une question s’est alors posée :

L’Afrique devrait-elle vivre perpétuellement pareilles tragédies, chaque fois qu’un leader pan-africaniste émerge ?

De cette interrogation, plusieurs autres ont émergé :

Que peut la société civile africaine pour anticiper pareilles situations ?

Que peuvent les médias africains pour être utiles en pareilles circonstances ?

Ne serait-il pas nécessaire qu’une « Déclaration de Malabo » soit faite afin de canaliser désormais le combat et l’implication de la société civile africaine, non seulement vers plus de  respect des droits de l’Homme, mais qu’une grande synergie soit opérée entre les organisations de la société civile africaine dont celle des droits de l’homme aussi, et les médias pour que désormais, le moteur qui impulsera l’avenir de l’Afrique et de l’Africain soit en Afrique et entre les mains des africains et non ailleurs, et entre les mains étrangères ?

Le Président de la Guinée Equatoriale qui s’est déjà démarqué de la plupart de ses paires de l’Afrique Centrale ne devrait-il pas pousser la logique jusqu’au bout en soutenant, et les médias africains, et les défenseurs africains des droits de l’homme , et la société civile africaine ?

 

Malabo, le 19 avril 2018

Cheik FITA

Malabo, vers l’émergence d’une société civile africaine plus forte ?
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Published by Cheik FITA
19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 05:28
 Malabo, la pique du Président de Guinée Equatoriale contre certains occidentaux sous prétexte des Droits de l’Homme

Mercredi 18 avril 2018 à Malabo en Guinée Equatoriale, le Chef de l'Etat, monsieur Obiang Nguema Mbasogo, a ouvert le colloque international sur les droits de l'homme et la société civile.

Comme l’a affirmé le Président Equato-Guinéen dans son discours d’ouverture, ce colloque est organisé par « la Fédération internationale des droits de l'homme, en collaboration avec le gouvernement de la République de Guinée Equatoriale » .

Il a ajouté immédiatement : « Ce qui justifie la reconnaissance de l'importance que le gouvernement de mon pays attribue à ce thème, très essentiel pour le développement, l'équilibre et la paix dans toute société humaine, moderne et civilisée. »

Suivra alors une grande réflexion sur le thème du jour, dans le temps et l’espace.

En fin de discours, le Président Obiang Nguema Mbasogo atterrira sur l’attitude de certaines puissances étrangères et leurs lobby d’interpréter d’une façon très partisane, la notion des Droits de l’Homme en Guinée équatoriale.

Ci-dessous un large extrait du discours du Président Obiang Nguema Mbasogo :

« Malgré le respect et l’application des Droits de l'Homme, la démocratisation des pays, la bonne gouvernance et la transparence, et malgré la noble volonté de promotion du bien-être des populations, ces problèmes (Droits de l’Homme , NDLR) sont utilisés frauduleusement ces dernières années comme un prétexte par certains pays occidentaux et leurs lobby, pour organiser des instabilités dans des pays plus faibles tels que la Guinée Equatoriale. »

Le Président Obiang Nguema Mbasogo sera plus concret encore en ajoutant :

« En effet, les campagnes médiatiques diffamatoires, avec les attaques des organisations internationales dans le domaine des droits de l'homme financées par ces puissances qui sans même avoir visité le pays diffusent des situations dramatiques de droits humains, financées par ces puissances sans même avoir visité le pays. Ils diffusent des situations dramatiques inexistantes de droits de l'homme, juste pour trouver un prétexte afin de justifier les soi-disant "interventions humanitaires ". »

Et d’enfoncer le clou :

« La Guinée équatoriale a été victime de cette campagne diffamatoire sur laquelle ce sont appuyé certaines puissances pour envahir le pays avec des mercenaires en 2004 et tout récemment en décembre de l'année dernière avec des opérations ont échoué grâce à l'appui des pays africains. »

Et se référant à son pays, le Président Obiang Nguema Mbasogo enchaînera :

« Comme on peut le voir, le processus normatif des droits de l'homme a donné naissance à diverses dénominations selon le sujet et l'objectif à réglementer.

… Ici en Guinée Equatoriale, nous avons des illustrations concrètes du respect des droits de l'homme qui se réfèrent à ces droits attribués aux personnes dans n'importe quelle assertion :

  • Droits politiques qui font référence aux droits de l'homme en tant qu'acteur politique de la société;
  • On peut en dire autant des droits économiques,
  • Des droits sociaux et culturels;
  • Des droits des femmes et des enfants servant à protéger ces groupes;
  • Des  droits des peuples qui réglemente l'égalité des peuples et des nations, ect ... »

Avant de déclarer ouverts les travaux du colloque, le Président de la Guinée Equatoriale lancera un message aux responsables étatiques de la Guinée Equatoriale qui ont dans leurs attributions  les droits de l’homme et la société civile:

« Je termine en encourageant les départements de l'administration publique chargés de la surveillance et la protection des droits de l'homme, de la société civile et la population en général afin d’assurer l'efficacité du respect des droits de l'homme en Guinée équatoriale, en tant que garant de la paix , la stabilité et les biens du peuple. »

Avant le discours présidentiel d’ouverture, quelques orateurs s’étaient exprimé :

  • Eugenio Nze Obiang, ministre de l’information, presse et radio,
  • Paul Nsapu Mukulu, Président de la ligue des électeurs de la RD Congo et Secrétaire Général de la FIDH, Fédération Internationale des Droits de l’Homme,
  • Et Alfonso Nsue Mokuy, Vice-Premier Ministre.

 

Malabo, le 19 avril 2018

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