DGDA. Blandine Kawanda demande aux douaniers de se défaire de l’ancienne mentalité

Kinshasa, le 4 juin 2002

Reportage de Cheik FITA

Photos : Patrick NTUMBA

Vendredi 3 juin 2022, Mme Blandine Kawanda, Directeur Général de la DGDA, Direction Générale de Douane et Accises s’est adressée au personnel de la direction provinciale de l’entreprise. C’était à l’entrée du bâtiment de la direction provinciale de Kinshasa, sur le boulevard du 30 juin en diagonale du saute-mouton de l’ex rond-point Mandela. Près de deux cents agents étaient réunis, la plupart des femmes habillées en pagne de la DGDA, la police de l’entreprise en uniforme et bien rangée et les directeurs en grande tenue de douaniers.

Malgré une sonorisation qui laissait à désirer, la DG Blandine Kawanda a parlé d’une voix ferme mais courtoise, pas du tout influencée dans son discours par les youyous de bienvenue.

Mme Kawanda a rappelé à « ses collègues douaniers » que dès son entrée en fonction, il lui avait été soumis le problème salarial des employés. Elle y a donné une suite favorable en améliorant les conditions de vie des douaniers. « Dans ma vision je plaçais l’Homme au centre de l’action. … Tout ce que j’ai comme projets pour la DGDA, je ne peux pas le réussir sans vous… Le processus qui m’a poussé à faire de l’amélioration de vos conditions une priorité. »

En contrepartie de cette amélioration des conditions de vie, Mme Kawanda a déclaré attendre des douaniers un changement de mentalité en se défaisant de la corruption, en accentuant la lutte contre la fraude, en maximisant les recettes. Cette vision, correspondait à la vision du Chef de l’Etat.

« Je vous rend cette dignité qui est due à cet uniforme que nous portons. Nous représentons l’autorité de l’Etat. Et ce que j’ai fait, c’est pour que maintenant vous puissiez restaurer cette autorité. Qu’un opérateur économique devant vous ait peur, vous respecte… Vous attrapez quelqu’un devant une infraction, il obtempère ! C’est tout. Cette infraction doit être bien établie. Il ne faut pas inventer des infractions pour tracasser inutilement. »

Et pour être bien comprise, elle chutera sur ces propos :

« J’ai donné la carotte, j’ai le bâton de l’autre côté. »

« Nous sommes là pour faire respecter les règles. Nous appliquons les textes règlementaires et légaux. Celui qui ne le fait pas, va subir la rigueur de la loi. »

« Vous êtes brigadiers, vous êtes sous les ordres, dès aujourd’hui, vous exécutez les ordres. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Please reload

Veuillez patienter...